Tout sur le Genre

These women are 'tired of clapping and dancing for men'

The women who are facing down intimidation in Sierra Leone
The women who are facing down intimidation in Sierra Leone
In Sierra Leone, standing for election as a woman means you may face the threat of having your home destroyed. On a recent visit to the country, Trócaire's Carol Wrenn met with inspirational women who have faced down these threats.

Earlier this year, these women took the brave step of standing for the 2018 elections in Sierra Leone – most of them for the first time.

Sierra Leone is a country beginning to recover from the devastating impact of war and disease. In 2014/2015, Sierra Leone was affected by an outbreak of the deadly Ebola virus. Over 20,000 people were infected in West Africa, over half of whom were in Sierra Leone.

This is in a country which is still recovering from a 10-year civil war which ended in 2002. That civil war left over 50,000 people dead. Although the country has shown promising signs of recovery, many challenges remain. These include poor infrastructure and high levels of poverty. In particular, women face significant challenges in the country, including violence, high maternal mortality rates, and poor levels of education compared to men.


Marian Finucane speaks to former Ambassador to Sierra Leone Sinead Walshe in 2018

The women I met spoke to me about the inspiring journeys they have taken, and the challenges that women face in their communities.

They want to improve the conditions facing women in the community. This has included calling for wells to be built in their villages so that women would not have to spend hours collecting water. New wells would also mean safer water to drink, and as a result their children would not be as sick so often.

The women told me of their deep concern over he rise of teenage pregnancies in their communities and of the abuse and violence that women face. They also discussed the many businesses in the area that women wanted to start. One woman, Councillor Aminata, said she was able to help some women who needed to access credit, by acting as guarantor in the bank for them.

"Women in Sierra Leone are not permitted to own land, and as a result find it very difficult to find enough money to lift themselves out of poverty."

Sierra Leone is ranked 144 out of 192 in the world for the lowest percentages of elected female politicians. The 2018 elections saw 12% of the seats in the national parliament claimed by women – 18 women were elected, a slight increase on the 15 elected in the previous election of 2012. However, given the total number of seats in parliament increased, the percentage remains the same at 12%.

It was inspiring to meet women who have taken a stand in an attempt to improve the lives of women throughout their communities. They underwent training on public speaking, campaigning, lobbying and advocacy.

Children in Sierra Leone 

As we discussed the reasons why these women wanted to stand for election, some of them spoke of the severe intimidation they faced. This included threats that their family homes would be destroyed, or that they would be evicted from their rented accommodation.

They also spoke of the harassment and humiliation they faced in public. One shocking example was when groups of young men emptied wheelbarrows full of excrement at their front doors. Men who stood for election never had to face this form of intimidation.

As these women told their stories, the camaraderie between them was palpable. This was despite some of them aligning themselves with different political parties. Not all the women I spoke with were successful in their election campaign, but together as a group there was a sense of strength and hope amongst them. Many of those who were unsuccessful are already thinking about their future opportunities.

"These women are ready to stand up for what they believe in. They are ready to challenge the unequal power structures they witness on a daily basis."

One young woman told me "we are tired of dancing and clapping for men". These women are ready to stand up for what they believe in. They are ready to challenge the unequal power structures they witness on a daily basis.

The women who have been elected have a long road ahead of them. They are likely to have to prove their worth in politics to a much greater extent than their male counterparts.

Alongside their sisters who attempted to stand this time around, they can encourage other women to rise up and demand their rights. Hopefully together with supportive men in their communities they will realise their dream of a stronger, healthier Sierra Leone.

Carol Wrenn is Trócaire's Women's Empowerment Advisor.

Femmes FCC 2018

POUR SOUTENIR LA CAMPAGNE DU CANDIDAT E. RAMAZANI
Les femmes du FCC mettent la main "dans la poche"
jeudi 22 novembre 2018

Les femmes membres de la plate-forme Front commun pour le Congo (FCC) se sont retrouvées le mardi dernier dans la soirée à Kinshasa pour apporter leur contribution au financement de la campagne de leur candidat, Emmanuel Ramazani Shadary.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de "Lisolo ya ba mamans". Il était question pour les dames du FCC d’offrir à leur candidat, qui était accompagné de son épouse, le fruit de cotisations volontaires de plusieurs mamans du pays, auxquelles se sont associés certains hommes genrés.
Prenant la parole au nom des femmes membres de "Lisolo ya ba mamans", la députée nationale Geneviève Inagosi a présenté les besoins de la femme congolaise ainsi que leurs attentes en termes de représentativité dans le prochain gouvernement.
"Ce que femme veut, Dieu le veut ", a-t-elle lâché, avant de réaffirmer le soutien inconditionnel des mamans à la candidature de Ramazani Shadary.
S’en est suivi, la projection dans la salle de quelques images et interviews des femmes congolaises pour mettre un accent particulier sur les attentes de la gente féminine, toutes tendances confondues.

80.000 USD REÇUS APRES VENTE DU LIVRE DE SHADARY
Dans son intervention, le candidat du FCC, main sur le cœur, a exprimé sa satisfaction en recevant la contribution des femmes de sa plate-forme. Ce geste, a-t-il indiqué, est une réponse à ceux qui croient à tort que le FCC puise dans le trésor public. "Il s’agit plutôt des cotisations de ceux qui me soutiennent. Ce sont mes ressources personnelles parce que j’ai assumé de hautes fonctions et mon épouse est une femme d’affaires", a confié E. Ramazani. Il n’a pas manqué d’illustrer ses propos pour la vente de son livre le mardi dans la soirée qui a généré plus de 80.000 dollars, rien qu’à sa présentation.
Ensuite, Emmanuel Shadary a exhorté les femmes à se battre sur terrain pour mériter leur place aux cotés des hommes. Suivant les conseils du Président de la République, le candidat du FCC a rassuré les femmes qu’une fois élu, il veillera à l’application du genre dans les institutions.
Au cours de ce dîner organisé par les femmes, Emmanuel Ramazani, accompagné de son épouse, était entouré des cadres du comité stratégique de ce regroupement politique, dont le Coordonnateur Néhémie Mwilanya et le leader de l’AFDC Bahati Lukwebo. Mathy MUSAU

Posted on
November 8, 2017 by admin
DE LA CONSIDERATION DU CONCEPT GENRE ET PARITE HOMME-FEMME EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Par : MUYOBOKE M. Cédric
Master en droit des affaires
Activistes des droits humains

Introduction

Le concept Genre et Parité homme et femme constitue désormais l’un des concepts couramment utilisé pour parler de l’égalité des hommes et femmes. Cependant, certains pays en développement, ce concept reste dans les textes légaux sans toutefois le matérialisé. C’est la raison pour la quelle la représentativité des femmes dans les instances tant publiques que privées est très faible.
En République Démocratique du Congo (RDC), l’analyse du contexte actuel rend évident le déséquilibre persistant du genre qui existe dans tous les domaines de développement : économique, social, culturel et politique. Les femmes congolaises actives ne sont que 2,8% dans les activités salariées contre 12% des hommes. Elles ne représentent que 2% dans les mines, 3% dans l’industrie, 3% dans le service et 8 % dans l’entreprenariat. Elles sont principalement concentrées dans l’agriculture traditionnelle 70% et dans le secteur informel 60%, notamment dans le commerce[1]. La participation des femmes à la de prise de décision ainsi qu’aux ressources économiques nationales et aux facteurs de production reste très limitée. Cette situation s’est accentuée ces dernières années par les effets négatifs de guerres à répétition et par l’insécurité observée actuellement[2].
L’article 14 al. 4&5 de la constitution du 18 Février 2006 telle que révisée à ces jours dispose que « La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
Partant du prescrits de l’article susévoquée la parité homme-femme est elle respectée en République Démocratique du Congo ? Tel est l’objet de cet article et il est conçu en prélude de la perspective des élections à venir. L’article rappelle la classe politique, les dirigeants ainsi que les femmes que l’occasion est opportun pour que la parité homme-femme se materialize.
En ce qui concerne la délimitation de notre réflexion, il convient de dire que nous nous limiterons à la RD Congo, ce qui ne nous empêchera pas de recourir à d’autre pays afin de bien comprendre le respect de la parité homme-femme.
Dans ce travail nous allons, d’une part, analyser la législation Congolaise en matière de la parité homme-femme et d’autre part, confronter l’esprit du législateur à la réalité congolaise. Toute fois, cette analyse ne portera pas sur toutes les institutions publiques ni privées, mais plutôt des quelques institutions notamment: le Gouvernement central, le Parlement (deux chambres), les Assemblées provinciales, les Gouvernorats, les Communes de la ville de Kinshasa, les Communes et Territoires du Sud- Kivu , les Territoires Secteurs de la Province de Tshwapa et la Province de Haut-Lomami.
En ce qui concerne la subdivision du travail, outre l’introduction générale et la conclusion générale ce travail a trois point. Le premier point traitera de la définition des concept, le deuxième point s’occupera du cadre juridique et institutionnel de la parité homme-femme et le troisième sera consacré à la parité homme-femme au niveau des Entités Territoriales Décentralisées.
Définition des concepts: Dans la plupart des pays en développement qui adoptent un fonctionnement démocratique, les rapports entre les hommes et les femmes sont devenus un élément incontournable pour les options à lever dans les stratégies de développement durable.Bien que la réalité naturelle de toute société humaine soit qu’elle est composée des hommes et des femmes, cette constante de portée universelle reste marquée par un constat d’inégalité de rapports de pouvoir entre les deux catégories. Et, cette situation qui interpelle de plus en plus certains observateurs et chercheurs en développement et en politique a donné naissance à une discipline nouvelle pour son analyse, « la sociologie du Genre »[3].

Définition du concept de ” Genre” Selon l’ONU, “Par “Genre” on entend la construction socioculturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre hommes et femmes. ” Poursuivant cette définition, l’ONU précise : ” Alors que le “sexe” fait référence aux caractéristiques biologiques, être né(e) homme ou femme, le genre décrit des fonctions sociales assimilées et inculquées culturellement. Le genre est ainsi le résultat des relations de pouvoir présentes dans une société et sa conception, en conséquence, est dynamique et diffère selon l’évolution du temps, l’environnement, les circonstances et les différentes cultures. [4]“L’apparition de ce concept comme sujet de recherche remonte aux années soixante-dix, selon une étude française intitulée “sociologie du genre”, qui constate que : les préoccupations théoriques relatives au genre en tant que catégorie d’analyse ne sont apparues qu’à la fin du XX è siècle. Les études sur les femmes ont en effet précédé les analyses relatives aux rapports sociaux de sexe[5].

Le concept de “Parité” : Malgré les revendications des femmes pour obtenir plus d’égalité dans les institutions de gestion de la vie publique, dans plusieurs pays la sous représentativité féminine persiste. Pour lutter contre les inégalités au sein des institutions, le principe de parité tente par des lois de corriger ce déséquilibre quantitatif.
C’est dans cette perspective que plusieurs pays ont mis en place des lois et institution en rapport avec le genre et la parité homme-femme.
Dans plusieurs pays le débat sur les mécanismes à adopter pour améliorer la représentativité des femmes dans les assemblées se heurte au choix entre les quotas et le principe de parité.
Succinctement : “Le principe de parité, est défini en politique comme une égalité de représentation des hommes et des femmes dans les assemblées élues. “[6]
Cadre Juridique et Institutionnel de la parité homme-femme en RDC

Cadre juridique

L’article 14 al 4 de la Constitution du 18 Février 2006 telle que modifiée à ces jours prévoie que « la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
L’article 1 de la loi n° 15/013 du 1/août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité dispose que « La présente Loi fixe les modalités d’application des droits de la femme et de la parité homme-femme conformément à l’article 14 de la Constitution.
Ces droits concernent :
l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme ainsi que la protection et la promotion de ses droits ;
le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la Nation ;
la protection contre les violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée ;
une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales ;
la parité homme-femme.»
Article 13 al 3 et 4 de la loi N°11/003 Du 25 Juin 2011 modifiant la loi N° 06/006 du 09 Mars 2006 portant organisation des Elections Présidentielle, Législatives, Provinciales, Urbaines, Municipales et Locales tel que modifiée par la loi n° 1-2016 du 23 janvier 2016 dispose que «Chaque liste est établie en tenant compte de la représentation paritaire homme – femme et de la promotion de la personne vivant avec handicap. Toutefois, la non-réalisation de la parité homme – femme et la non présence de la personne vivant avec handicap ne sont pas motif d’irrecevabilité d’une liste ».
En plus des dispositions susmentionnées la République Démocratique du Congo a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux, régionaux et sous-régionaux relatifs aux droits humains, notamment :
La Déclaration universelle des droits de l’homme ;
Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes ;
La Convention des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfant ;
La Convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’endroit de la femme ;
Le Protocole d’accord de la SADC sur le genre et le développement ;
La Résolution 1325 des Nations-Unies[7].
Ces instruments juridiques internationaux, régionaux et sous-régionaux proclament tous l’égalité de droits entre l’homme et la femme et constituent autant d’engagements pour la République Démocratique du Congo à prendre des mesures légales et administratives pour la jouissance de ces droits par la femme.
Cadre institutionnel

Dans ce sous point, nous présentons les institutions mise en place pour propulser le concept Genre et la parité homme-femme et voir la considération de ces concepts dans quelques institutions étatiques.
Soucieux de la politique de parité homme-femme, la République Démocratique du Congo a mis en place un Ministère du Genre, Enfant et Famille qui a dans ses attributions la protection et promotion du statut de la femme, l’enfant et la famille ; faire les études et mettre en œuvre toutes les mesures visant à mettre fin à la discrimination et à la violence contre la femme en vue d’assurer l’égalité en droit avec l’homme ; aménager le cadre légal et institutionnel pour assurer la participation de la femme au développement de la nation et une représentation significative au sein des institutions nationales provinciales et locales et l’intégration effective de la femme dans les politiques et programmes divers en République Démocratique du Congo[8].
A part le Ministère du Genre, il y a aussi le secrétariat général du Genre et la Cellule de la Planification pour la Femme et l’Enfant (CEPFE). Il sied de rappeler que, le Ministère se charge de la politique du Genre et le secrétariat s’occupe de l’administration et la mise en œuvre de cette politique, la cellule appuie les deux structures[9].
Regard sur la considération de la parité homme-femme dans quelques institutions nationales

Eu égard aux prescrits des articles sus évoqués, il ressort de son contenu que la parité homme-femme est consacrée par un certain nombre des lois par conséquent elle devrait être prise en compte dans toutes les institutions nationales.
La parité homme –femme dans le Gouvernement central
Sur la liste de 46 membres du Gouvernement nous avons cinq femmes et quarante hommes, soit 10,8%[10].
Vice-Premier Ministre
Ministres d’Etat
Ministres
Vice ministre
0
0
1. Ministre de Portefeuille;

2. Ministre du Genre enfant et famille;
3. Ministre de Droits Humains;
4. Ministre de la jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté;
5. Vice-Ministre du budget
Source : Ordonnance n° 17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des Ministères
Comparativement au Gouvernement Français (Gouvernement Edouard Phillippe) composé de 22 Ministres dont 11 hommes et 11 femmes[11]. Il se dégage que la parité est bel et bien respectée en France qu’en RDC.
En France, la loi sur la parité, promulguée en 2000, prévoit que les partis qui ne présentent pas le même nombre de candidats et de candidates aux élections législatives sont soumis à des pénalités financières. Il ne s’agit pas d’une amende à payer, mais d’une retenue sur les financements publics versé par l’Etat aux partis[12].
Il sied de rappeler que la parité devrait être respecté dans le gouvernement central où le Ministres sont nommés et exemptés des aléas et surprises liés aux élections comme tel est cas le pour les députés et autres élus.
La parité homme-femme dans les deux chambres du parlement
Selon les statistiques du 1er juin 2017, la RDC est le 167eme pays au monde en ce qui concerne la représentativité des femmes dans le parlement. Pour les élections du 28/11/2011 sur 492 sièges de la chambre basses, nous avons 44 femmes, soit 8.9%. Alors que pour le Senat, les élections du 19/01/2007 sur 108 sénateurs, nous comptons 5 femmes soit 4.6%[13].
Tenant compte des informations des éléments tirés du tableau présenté par l’union interparlementaire, il se dégage ce qui suit au niveau mondial:
Rang
Pays
Chambre unique ou basse
Deuxième chambre ou sénat

Elections
Sièges
Femmes
%femmes
Elections
Sièges
Femmes
%femmes
1
Rwanda
16/09/2013

80
49
61.3%
26/09/2011
26
10
38.5%
2
Bolivie
12/10/2014
130
69
53.3%
12/10/2014
36
17
47.2%
167
RDC
28/11/2011
492
44
8.9%
19/01/2007
108
5
4.6%
Hormis la notion d’efficacité, indépendance, qualité et durabilité, il ressort que Rwanda a battu le record parce qu’il est le premier pays au monde qui a plusieurs femmes dans le parlement. Sur 80 sièges 49 femmes, soit 61.3% et sur 26 sénateurs, 10 femmes dont 38.5%.
La Bolivie est le deuxième pays au monde où sur 130 sièges, 69 soit 53.3% sont des femmes, sur 36 sénateurs, 17 femmes soit 47.2 %.
La République Démocratique du Congo est le 167eme pays avec un pourcentage très bas de femmes dans le parlement les deux chambres, sur 492 siège à la chambre basse nous avons 44 femmes soit 8,9% et dans la chambre haute sur 108 sièges nous comptons 5 femmes.
C. La parité homme-femme au niveau de dirigeants de l’exécutif provincial
Parmi 26 chefs de l’exécutif provincial il ya qu’une seule femme, en la personne de Marie Thérèse GERENDBO Gouverneur de la Province du Nord Ubangi, autrement dit 0.38%. Nous ne pouvons pas oublier Madame IFOKO qui assume l’intérim à la Province de TSHUAPA.
Sur ce point, nous constatons la quasi-inexistence de la parité homme-femme au niveau des de Gouverneurs des Provinces alors qu’au départ dans les 15 nouvelles Provinces, ils ont été nommés comme commissaires spéciaux, même si les élections ont eu lieu en avril 2016.
La parité homme- femme au niveau des Assemblées provincials
En ce qui concerne les Assemblées provinciales, nous allons présenter les données de 11 anciennes Provinces selon l’ancienne configuration (avant découpage 2015).

Ancienne Province
Nombre des députés
Hommes députés
Femmes députés
%femmes
1
Bandundu
84
84
0
0%
2
Bas congo
28
21
7
25%
3
Kasaï-Occidental
54
50
4
7.4%
4
Kasai-oriental
66
63
3
4.5%
5
Katanga
102
101
1
0.9%
6
Kinshasa
44
34
10
22.7%
7
Maniema
24
24
0
0%
8
Nord –Kivu
42
41
1
0.4%
9
Equateur
108
102
6
5.5%
10
Oriental
96
88
8
8.3%
11
Sud-Kivu
36
33
3
8.3%

Total
684
641
43
6.2%
Source : Recueil national des édits provinciaux adoptés par les Assemblées Provinciaux et promulgués par les Gouverneurs des Provinces 2006-2015.
Sur 684 députés Provinciaux, 43 sont des femmes soit 6.2%. Sur tout le territoire national, seul le Bas -Congo vient en première position avec 28 députés 7 femmes, soit 25 %, contrairement à la Province de Bandundu et de Maniema qui ne comptent aucune femme dans leurs Assemblées provincials.
Après l’analyse l’applicabilité de ce concept au niveau national et provincial nous allons l’analyser aussi au niveau des Entités Territoriales Décentralisées.
III. La Parité homme-femme au niveau des Entités Territoriales Décentralisées
La politique nationale de la parité homme-femme démontre que le ce concept est une notion transversale et doit être prise en compte dans tous les secteurs de développement. Ceci implique son intégration dans toutes les politiques, stratégies, programmes et plans nationaux ainsi que ceux des entités décentralisées. Cette politique se fonde sur le principe selon lequel les femmes et les hommes sont des citoyens égaux qui doivent contribuer pleinement au processus de développement et en tirer les mêmes avantages. Ainsi, les différences existantes entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles doivent être effectivement analysées et prises en compte dans ce processus, afin de rendre plus efficaces les interventions pour le développement et le progrès social[14].
Le processus de la décentralisation a été conçu dans l’objectif de faire participer toutes les couches de la population au développement du pays. Parmi les problèmes persistants relevés par la politique de la décentralisation figure, entre autres, la faible représentation des femmes dans la gestion des affaires politiques, économiques et administratives[15].
Ainsi, des lois y relatives ont été promulguées, prévoyant l’accroissement du nombre des femmes dans les organes de décision au niveau des toutes les instances y compris les entités décentralisées. Par exemple, la constitution du 18 Février 2006 telle que modifiée à ce jour et la loi n° 15/013 du 1eraoût 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité. Ce principe est repris par la loi relative aux élections la loi n°11/003 du 25 Juin 2011 modifiant la loi n° 06/006 du 09 Mars 2006 Portant Organisation Des Elections Présidentielle, Législatives, Provinciales, Urbaines, Municipales et Locales. Ces instruments juridiques permettent de corriger les inégalités liées au genre dans le domaine de la participation à la prise de decision.
Le cadre institutionnel du Genre et /ou Parité homme-femme dans les ProvincesA l’instar du niveau national, nous avons un Ministère provincial ayant le Genre dans ses attributions et une division en charge de cette question dans chaque Province. Dans les communes et territoires nous avons des chefs de bureau chargés du genre et ça devrait continuer jusqu’au Secteur et Groupement[16].Partant de l’entretien que nous avons fait avec Claude, nous pouvons en déduire qu’à part la division qui est une entité déconcentrée qui dépend directement du sécretariat nous n’avons pas d’autres structures qui s’occupent de la question du Genre. Pour n’est pas se borner dans la littérature, en ce qui concerne la parité homme-femme au niveau des Entités Décentralisées, nous avons pris à titre illustratif les tableaux ci-après.

Ville Provincede Kinshasa

Institutions
Effectif des dirigeants
hommes
Femmes
% femmes
Observations

Communes

24

20

4

17%

Ngaliema, Masina, Lingwala et Kasavubu sont les communes dirigées par les femmes. La cinquième et l’adjointe de Gombe
Source : Informations recueillies au près d’un agent de la ville de Kinshasa
Le démontre le tableau ci-haut, Kinshasa une ville sensée être cultivée ne totalise même pas 20 pourcent des bourgmestres femmes. Parmi les 24 bourgmestres nous avons 4 femmes, soit 2%.
Sud- Kivu

Institutions
Effectif
hommes
Femmes
% femmes
Observations
Communes
3
3

0
Tous les Bourgmestres sont des hommes
Territoires
8

8

0

0%
Tous les administrateurs sont des hommes
Source : Informations recueillies au près d’un habitant de Bukavu
Au sud- Kivu, nous avons trois communes dans la Mairie de Bukavu qui sont la commune d’Ibanda, la Commune de Bagira et la Commune de Kadutu. Toutes ces communes sont dirigées par les hommes donc, la parité homme femme n’est pas prise en compte.
Dans la même Province nous avons huit territoires : Fizi, Idjwi, Kabare, Kalehe, Mwenga, Shabunda, Uvira et Walungu dirigés par les hommes. Il s’observe une absence totale de la parité homme-femme.

Province de Haut -Lomami
Institutions
Effectif des dirigeants
hommes
femmes
% femmes
Communes
3
3
0
0%
Territoires
5
4
1
20%
Source : Rapport du chef de division Genre-Enfant et Famille dans la Province de Haut -Lomami Béatrice Ilunga et Lakur Sakir Aimée Chargé d’Etude au Ministère de la Décentralisation qui était en Mission à Haut-Lomami
La Province de Haut –Lomami a trois communes qui sont : Dimayi, Kamina et Sobongo. Ce Province a aussi cinq territoires : Bukama, Kabongo, Kamina, Kaniama et Malemba-Nkulu. Parmi tous ces dirigeants, nous avons une seule femme.
A l’instar de la Province du Sud-Kivu, Haut-Lomami et de la Ville Province de Kinshasa nous allons examiner cette notion dans la Province de TSHUAPA qui a six territoires: Bwende, Mokoto, Jolu, Befale, Bokungu et Ikela et 23 Secteurs: Bolwa, Jera, Lofoy, Wini, Nongo, Byanga, Mokoto, Befumbo, Duale, Lomoko, Lwile, Lofomo, Tumbenga, Tshwapa, Djulu, Lingomo, Luo, Yala, Lolaka, Luando, Lombo, Lokina et Lwayi.
TSHUAPA :

Institution
Effectif de dirigeants
Hommes
Femmes
% femmes
observations
Territoires
6
6
0
0%
Touts les territoires sont dirigés par les hommes
Secteurs
23
23
0
0%
Touts les Secteurs sont dirigés par les hommes
Source : Monsieur Wawa Mabruk Christian Chargé d’Etudes au Ministère de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, qui était en Mission à TSHUAPA.
En termes de pourcentage, dans la Province de Tshuapa nous avons 0% des dirigeants femmes que ça soit au niveau des Territoires et au niveau des Secteurs. C’est-à-dire que l’inexistence de la parité homme-femme est criante.
Conclusion et recommandations
Il ressort de cette analyse que la parité homme-femme, n’est pas du tout respectée dans toutes les instances en commençant par les hautes instances jusqu’à la base, alors que cette notion est consacrée par la constitution et d’autres lois y relatives. Ce bilan nécessite une amélioration puisque le progrès dans sa mise en œuvre reste moins attrayant. Aucune institution ne s’est débattue pour avoir au moins 30% des femmes dirigeantes, en rapport avec l’article 36 de la loi n° 15/013 du 1 Août 2015 portant modalités d’applications des droits de la femme et de parité. Elle dispose qu’en application de la cette loi, des mesures nécessaires à la correction des inégalités existantes sont prises pour l’exécution progressive de la parité homme-femme au moyen de la discrimination positive dans les domaines public et privé.
Comme nous l’avons signalé dans notre développement, la parité homme-femme pouvait se heurter aux aléas des élections, mais curieusement même là où il faut une nomination ou cooptation la parité semble n’est pas être prise en compte.

La raison n’est autre que le manque de la volonté politique car le cadre légal et institutionnel est existant, mais l’application des lois et le courage des décideurs politiques en rapport avec la parité homme –femme font défaut.
Pour pallier à cette épineuse question, il nous est impérieux de faire un nombre des recommandations :
Dans le cadre d’une réforme, il est important de propulser la création du Conseil National des Femmes ;
Organiser les ateliers, conférences et colloques sur la notion de la parité homme-femme du niveau national à la base et en collaboration avec les partenaires tel que l’ONU FEMME ;
Dans le cadre du processus de la mise en œuvre de la politique de la parité homme –femme, organiser les sensibilisations en associant les medias via le Ministères ayant les media dans attributions;
Eveiller la conscience des toutes les femmes sur la pertinence de l’épineuse question de la parité homme-femme, plus au niveau des ETD ;
Booster la création des associations des femmes dirigeants des Entités Territoriales Décentralisées en collaboration avec le Ministère ayant le Genre dans ses attributions;
Soutenir et ou propulser la création du forum des femmes parlementaires au niveau provincial et local en collaboration avec le Ministère ayant le Genre dans ses attributions;
Mettre en œuvre des mécanismes nationaux et locaux visant à sensibiliser les femmes à propos de leurs droits démocratiques pour qu’elles puissent les exercer d’une manière éclairée, indépendante et stratégique pendant les scrutins afin d’opérer des changements ;
Faire en sorte que les organisations autonomes de femmes à l’échelle nationale collaborent avec les organisations locales et communautaires du même type afin de soutenir leurs efforts de promotion et de suivi de l’égalité et de l’équité entre les sexes au sein des institutions gouvernementales locales et des systèmes sectoriels de décentralisation ;
Confier à divers ordres de gouvernement et à différentes institutions des systèmes décentralisés des rôles et des responsabilités visant la promotion de l’égalité et de l’équité entre les sexes, la création de point focauxdu genre à tout les niveaux (national et/ou local)

BIBLIOGRAPHIE
[1] Ministère du Genre, de la famille et de l’enfant, Stratégie national de lutte contre les violences basées sur le genre, Kinshasa, 2009, p.10.
[2] Observatoire de la Parité RDC, Rapport sur l’état de la parité en RDC 8mars2008-8mars2010, p.49
[3] GUIONNET C., NEVEU E., Féminins / masculins, Sociologie du Genre, Ed.. Armand colin, 2007, Paris France.
[4] Http://monuc.unmissions.org
[5]GUIOLLET C., op cit , p. 16
[6] Etude de cas, Institutionnalisation de la parité : L’expérience française. Mariette Sineau.
www.idea.int/publicatios/wip/upload/chapter_04a-cs_France.pdf.
[7] Exposer des motifs de la loi n° 15/013 du 1eraoût 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité ;
[8] Article 1 de l’ordonnance n° 17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères,
[9] Entretien avec célestin-Jacques NGUNZ’ A GIBONGI MM, Coordonnateur Adjoint de la Direction d’études et planification au secrétariat général du Genre en date du 31/07/2017,
[10] Ordonnance n° 17/005 du 08 mai 2017 Portant nomination des Vice-Premiers Ministres, Ministres d’Etats, Ministres délégués, Ministres et des vice-ministres ;
[11] Parité homme-femme- égalité disponible sur, www.france24.com/…/20170517-parite-homme-femme-egalite-strict-minimum-gouv, consulté le 20/07/2017
[12] Alexandre L., Les manquements à la parité coutent aux partis-le monde disponible sur www.lemonde.fr/…/les-manquementsdisponible -a-la-parite-coutent-cher-aux-partis_1705246_8 consulté le 24/07/2017;
[13] Classification des parlements et parité disponible sur www.ipu.org/wmn-f/classif.htm, consulté le 20/07/2017
[14] Banque Africaine de Développement (Fonds Africain de Développement) « Document de stratégie pays 2013-2017 : République Démocratique du Congo ». Juin 2013 (Accessible sur https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/R%C3%A9publique_D%C3%A9mocratique_du_Congo_-_2013-2017_-_Document_de_strat%C3%A9gie_pays.pdf)
[15] Japan International Cooperation Agency (JICA), «Country Gender Profile: Democratic Republic of Congo Final Report », March 2017 (accessible sur http://gwweb.jica.go.jp/km/FSubject1501.nsf/cfe2928f2c56e150492571c7002a982c/a0b426e5087691cf49257afe000cdf45/$FILE/ATTD96S1.pdf/%E8%8B%B1%E8%AA%9E%E7%89%88%202017.pdf)
[16] Entretien avec IYONSA Claude Juriste au secrétariat général du Genre ;

ETHIOPIE: UNE FEMME POUR LA PREMIÈRE FOIS PRÉSIDENTE

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Ethiopie: une femme pour la première fois présidente
AFP/EDUARDO SOTERAS
Les parlementaires éthiopiens ont désigné jeudi à l'unanimité et pour la première fois une femme, Sahle-Work Zewde, présidente du pays, après la démission de celui qui occupait jusqu'à présent ce poste essentiellement honorifique.

La diplomate de carrière Sahle-Work, 68 ans, devient la quatrième chef de l'État en Éthiopie depuis l'adoption de la Constitution de 1995. Ce texte prévoit qu'un président peut être élu pour un maximum de deux mandats de six ans.

Elle était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres auprès de l'Union africaine (UA). Auparavant, elle avait été ambassadrice en France, à Djibouti, au Sénégal, et la représentante permanente de l'Éthiopie auprès de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), le bloc régional est-africain.

Mme Sahle-Work, née à Addis Abeba et qui a étudié en France, est à l'heure actuelle la seule femme chef d'Etat en Afrique.

Lors de son discours d'investiture, elle a salué les réformes réalisées par le nouveau Premier ministre Abiy Ahmed, entré en fonction en avril, et plus particulièrement le choix récent de ce dernier de nommer un gouvernement dont la moitié des postes sont occupés par des femmes. Les ministères de la Défense et le nouveau ministère de la Paix ont notamment été attribués à des femmes.

"Si les changements réalisés actuellement en Ethiopie sont menés à la fois par des hommes et des femmes, leur élan aboutira à une Ethiopie libre de toute discrimination religieuse, ethnique ou basée sur le genre", a-t-elle déclaré.

"Les femmes sont les premières victimes de l'absence de paix", a-t-elle ajouté. "Durant mon mandat, je me concentrerai sur le rôle des femmes en vue d'assurer la paix, ainsi que sur les bénéfices de la paix pour les femmes. J'appelle le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c'est une source d'instabilité".

Elle a également appelé gouvernement et opposition à "se concentrer sur les choses qui nous unissent", afin de "créer un pays et une génération dont nous serons fiers".

- Ouverture -

La nomination de Sahle-Work Zewde a été saluée par le Conseil de sécurité à New York. Annoncée par l'ambassadeur bolivien Sacha Sergio Llorentty Soliz, président en exercice de la plus haute instance de l'ONU, la nouvelle a suscité les applaudissements des diplomates réunis pour un débat du Conseil sur "Les femmes, la paix et la sécurité".

Avant de désigner la sexagénaire, les deux chambres du Parlement avaient entériné la démission du président Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013.

Aucune explication n'a été fournie pour la démission de M. Mulatu un an avant la fin de son mandat. Mais les observateurs estiment qu'elle résulte de négociations en cours entre les quatre partis formant la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Le président éthiopien est officiellement le chef de l'État, mais en dépit d'une importante influence sociale, ses responsabilités sont essentiellement symboliques et honorifiques. L'essentiel du pouvoir est aux mains du Premier ministre, qui représente le pays dans les grands sommets internationaux.

En avril, l'EPRDF a choisi Abiy Ahmed comme nouveau Premier ministre, pour la première fois issu du plus grand groupe ethnique du pays, les Oromo. M. Mulatu vient également de cette ethnie.

M. Abiy a depuis entrepris un vaste programme de réformes, incluant la libération de dissidents, une ouverture de l'espace démocratique ainsi que la paix avec l’Érythrée voisine.

Les femmes ayant précédemment occupé la fonction de chef de l'Etat en Afrique incluent Ellen Johnson Sirleaf, devenue en 2005 la première présidente élue du Liberia et d'Afrique, qui a cédé le pouvoir à George Weah début 2018, et l'ancienne présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, qui a démissionné en mars 2018 car impliquée dans un scandale financier.

Au Malawi, Joyce Banda avait occupé le poste de président de 2012 à 2014 à la suite du décès de son prédécesseur Bingu wa Mutharika.

Droit à l’avortement en RDC : les médecins s’approprient la mise en application de l’article 14.2 du Protocole de Maputo

 MMC

Kinshasa - Le Conseil supérieur de la magistrature a organisé ce samedi 20 octobre à Kinshasa, un atelier de vulgarisation de l’article 14 alinéa 2 point C de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relative aux droits de la femme (Protocole de Maputo) à l’attention des conseillers nationaux de l’Ordre des médecins.

Une chose est d’obtenir la mise en application juridique de l’article 14, alinéa 2 point C du Protocole de Maputo suite à la publication dans le Journal Officiel, le 19 avril 2018, d’une circulaire du président de la Cour constitutionnelle destinée aux chefs des juridictions et offices des parquets de République. Une autre, la plus importante, est de réussir une meilleure application pratique de cette disposition dans les formations sanitaires.

C’est ainsi qu’avec l’appui technique et financier de Ipas, le Conseil supérieur de la magistrature a vulgarisé l’article 14.2 du Protocole de Maputo le samedi 20 octobre à Pullman Hôtel. Sa cible : le Conseil national de l’Ordre des médecins.

Un débat houleux entre représentants du Conseil supérieur de la magistrature et conseillers nationaux de l’Ordre de médecin a fini par convaincre les uns et les autres de la nécessité de mettre en place des mesures d’accompagnement pour une application sans dérapages de l’article 14.2 du Protocole de Maputo.

« Cet atelier a été d’une importance capitale pour nous. L’Etat a ratifié un Protocole qui a des implications aussi bien sur les patients, sur les médecins et encore plus sur les organes de régulation dont le Conseil national de l’Ordre des médecins. A la veille de la rédaction du projet de modification de nos textes, il était nécessaire d’être éclairé sur le Protocole de Maputo », a déclaré Berthier Nsadi Fuene, président national de l’Ordre des médecins.

Comme d’ailleurs tous les participants, Berthier Nsadi Fuene ne doute pas que les six conditions soulignées dans l’article 14 du Protocole de Maputo pour accorder le droit à l’avortement à une femme sont de « grandes décisions qui peuvent, si elles ne sont pas encadrées, ouvrir la voie à des dérapages ».

La grande contribution des médecins 

« Nous avons été éclairés. Il faut maintenant qu’on puisse intégrer les contours de cet article dans nos projets des dispositions internes en toute responsabilité. Ce sera notre plus grande contribution », a ajouté Berthier Nsadi.

« Les juristes et les médecins doivent s’accorder sur les termes clairs. Nous sommes dans le processus d’élaboration des normes qui doivent encadrer la mise en application du protocole de Maputo », a renchéri Timothée Lunganga, expert du ministère de la Santé, qui a parcouru toutes les péripéties ayant conduit à la mise en application légale du Protocole de Maputo en RDC.

Les conseillers nationaux de l’Ordre des médecins ont sollicité l’intégration des dispositions de l’article 14.2.C du Protocole de Maputo dans le Code pénal pour que les médecins soient relativement à l’aise dans leur exercice.

Il sied de souligner qu’en attendant cette intégration dans le Code pénal, la Constitution stipule, dans son article 215, que « les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celles des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord, de son application par l’autre partie ».

Aucun médecin ne doit donc être poursuivi après avoir appliqué l’avortement conformément à l’article 14.2.C du Protocole de Maputo qui invite les Etats à prendre « toutes les mesures appropriées pour protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ».

Socrate Nsimba/MMC 

Kinshasa : lancement du projet « 50 millions de femmes africaines ont la parole »

Publié le ven, 12/10/2018 - 16:10 | Modifié le ven, 12/10/2018 - 16:10

(Femmes Société Actualité National)


Des femmes et leurs enfants le 31/05/2013 à Kinshasa, lors de la cérémonie de lancement officiel du cadre d’accélération de la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Communauté économique de l’Afrique australe et orientale (COMESA) et le ministère de Genre et Famille ontlancé jeudi à Kinshasa le projet « 50 millions de femmes africaines ont la parole », couvrant 36 Etats membres du COMESA, de l’EAC et de la CEDEAO.
Le projet a été lancé au cours d’un atelier sur l’autonomisation des femmes entrepreneurs congolaises. Selon Mekia Mahomed, Comesa Senior Officer Gender Mainstreaning et cheffe de la délégation du COMESA, le projet vise à créer une plate-forme numérique devant permettre aux femmes entrepreneures africaines de communiquer entre elles.

Ce projet est triennal (septembre 2017-décembre 2020). Il est financé par la Banque africaine de développement (BAD), à hauteur de 12,4 millions de dollars américains.

Résolution 1325 : les professionnels des médias s’en approprient !

Kinshasa06-10-2018

Politique - La résolution 1325 peut servir comme instrument en matière de protection des droits humains, de plaidoyer et de lobbying, pour la négociation, pour influencer les publiques et programmes et pour favoriser l’inclusion et la représentation des femmes dans les processus de paix.
Le Cadre permanent de concertation de la femme(Cafco) a tenu à sensibiliser le jeudi 04 octobre 2018, les journalistes et professionnels des médias sur l’agenda femme, paix et sécurité.
60 participantes dont 45 venant des différents organes de presse de Kinshasa et 15 acteurs au développement, des structures des organisations de la société civile ont pris part à cette activité pour être outillés, afin notamment de vulgariser les stratégies de mobilisation.
Il s’est agi de parler de la résolution 1325 qui parle de l’égalité, de la paix et de la sécurité pour les femmes.
Cadre choisi, l’hôtel Sultani Kinshasa/Gombe.
Appuyé par the global network of woman peacebuilders (GNWP), cet atelier avait pour objectifs de sensibiliser les journalistes nationaux et locaux et professionnels des medias à leur rôle dans la promotion de la femme, paix et sécurité(Fpc), et leur obligation de le faire ; identifier les opportunités et stratégies clés pour le renforcement du rôle des médias dans la mise en œuvre de Fps en Rdc.
En effet, la résolution 1325 est l’aboutissement de plus de 20 années de luttes féminines, de plaidoyers et lobbying soutenus.
C’est un cadre politique qui octroie un certain nombre de mandats opérationnels dont les implications concernent les acteurs suivants, les décideurs, politiques et administratifs, les programmateurs et les composantes chargées de l’élaboration des budgets.
La résolution 1325 peut servir comme instrument en matière de protection des droits humains, de plaidoyer et de lobbying, pour la négociation, pour influencer les publiques et programmes et pour favoriser l’inclusion et la représentation des femmes dans les processus de paix.

Plusieurs sujets ont été abordés au cours de ces échanges, entre autres le concept du genre, la représentation des femmes dans les médias congolais, le compte rendu de la session sur le concept genre et la représentation des femmes dans les médias congolais, les femmes, la paix et la sécurité, le contexte et où en sommes-nous en Rdc ainsi que le rôle des journalistes dans la promotion et la mise en œuvre des femmes, la paix et la sécurité.
Il s’est également agi de renforcer les capacités des professionnels des médias sur la résolution 1325 et 1820 ainsi que de fournir des contributions substantiels techniques à la rédaction du module pour la compréhension de consultation des médias sur l’agenda des femmes, paix, sécurité.
La présidente directrice générale de Gnwp, (global network of woman peacebuilders), Mavic Cabrere-Balleza s’est appuyée sur le fait que seulement six journalistes sur les 45 journalistes aient déjà participé à ce genre d’activités. A l’en croire, c’est l’une des raisons pour laquelle cette a été initiée.
Cet atelier a-telle dit, trouve toute sa raison d’être pour permettre aux journalistes de comprendre la résolution, mais aussi mettre les autorités devant leurs responsabilités.
Mme Annie Matundu Mbambi, experte en matière de 1325 et présidente de Wilpf/Rdc a axé son intervention sur la résolution 1325.
Elle a indiqué que la résolution 1325 a été adoptée le 31 octobre 2000 par les Nations Unies, c’est un document important qui peut servir comme instrument en matière de protection des droits humains, de plaidoyer et de lobbying, de négociation ainsi que pour influencer les politiques et programmes ainsi que de favoriser l’inclusion et la représentation des femmes dans le processus de paix.
Les journalistes devront travailler dans le sens de changer l’image négative de la femme, en incluant la dimension genre dans leurs écrits.
En Rdc, la résolution 1325 a été lancée le 19 septembre 2007, mais jusqu’alors plusieurs défis demeurent entre autres, la faible connaissance du Pan(Programme d’action national) par le public, les maigres résultats récoltés dans la participation des femmes aux tables des négociation et aux instances de prises de décisions suite aux pesanteurs culturels, la persistance des violences sexuelles et autres violations des droits des femmes, la faible appropriation du Pan par le gouvernement, le faible appui des partenaires à la mise ne œuvre du Pan…
Il sied de relever que parmi les retombées qui découlent de cet atelier, il y a la mise sur pied d’un réseau des journalistes de la Rdc qui militent pour la promotion de la résolution 1325.
Gisèle Tshijuka/MMC

Elections 2018 : les femmes candidates sollicitent l’accompagnement des Nations Unies

 Kinshasa  - S’inspirant de la Résolution 1325 des Nations Unies, les femmes formées seront bien outillées pour mieux s’exprimer et présenter leurs programmes d’actions pendant la campagne électorale.

Des femmes candidates aux différents scrutins, conduites par Marie-Josée Ifoku, seule prétendante à la magistrature suprême, ont sollicité du Conseil de sécurité, la mise sur pied d'un cadre d'appui aux femmes engagées dans le processus électoral. Aquelques jours des élections générales prévues, le 23 décembre 2018, une importante délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies a séjourné durant 48 heures à Kinshasa, en vue d'échanger avec différentes parties prenantes au processus électoral.

La question du genre étant l'une des priorités des Nations-Unies, peu avant de boucler son périple en terre congolaise, hier, dimanche 7 octobre 2018, cette délégation s'est entretenue avec les femmes candidates aux différents scrutins, conduites par Marie-Josée Ifoku, seuleprétendante à la magistrature suprême. Sachant que la place de choix qu'attribue les Nations-Unies à la question relative au genre, la délégationdu Conseil de sécurité a, peu avant deboucler sa mission de 48 heures à Kinshasa, échangé hier dimanche avec la délégation des femmes candidates aux différents scrutins, conduite par Mme Marie-Josée Ifoku, seule femme en lice pour la succession du président Joseph Kabila.

Au cours de leur échange, ces femmes candidates, toutes tendances confondues, ont, entre-autres, sollicité du Conseil de sécurité l'implication des Nations-Unies dans la mise en place d'un cadre d'appui aux femmes engagées dans le processus électoral qui devra aboutir, en principe, àla première passation civilisée de pouvoir en République démocratique duCongo.

A en croire Mme Marie-Josée Ifoku, cet échange a été « une très belle occasion pour toutes les femmes candidates aux élections du 23 décembre, c'est-à-dire présidentielle, législatives nationales et provinciales, de différents bords politiques, à savoir majorité, opposition et société civile d'exprimer leurs positions en rapport avec le processus électoral », a- t-elle déclaré.

Avant d'ajouter: « ce que nous pouvons retenir de ces prises de parole est que la majorité des femmes avons clairement évoqué la condition de la femme qui est caractérisée par l'injustice, la misère, les inégalités socio-culturelles, l’intolérance ainsi que les violences de tous genres. Ajouter à cela la difficulté à occuper l'espace politique en RDC », a souligné Mme Ifoku.

Par ailleurs, ces femmes ont adressé un cahier de charges à l'endroit de la délégation du Conseil de sécurité qui a été relevé en ces termes: « Nous avons sollicité du Conseil de sécurité des Nations-unies de nous appuyer dans la prise en compte de la voixde la femme congolaise qui est marginalisée. Aussi, nous avons demandé la sécurisation des femmes qui sont engagées et prêtes à se battre pour apporter un changement positif à la vie des congolais. Nous avons également demandé la présence des observateurs des Nations- Unies dans tous les bureaux de vote pour rassurer de la fiabilité des résultats à l'issu des scrutins du 23 décembre 2018 », a indiqué Mme Ifoku.

Cependant,la délégation de CSNU nous a encouragés, malgré les clivages politiques qui existeraient, de rester unies pour que triomphe la cause de lafemme congolaise, a fait savoir 
en substance Mme Marie-Josée Ifoku.

Joyce Kalala/Le Potentiel 

Sécurité et financement au menu de la rencontre délégation Conseil de sécurité- femmes candidates

Publié le dim, 07/10/2018 - 16:42 | Modifié le dim, 07/10/2018 - 16:42

Rencontre entre les femmes candidates aux élections de décembre et la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies ce dimanche 7 octobre 2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Les femmes candidates aux élections de décembre ont échangé ce dimanche 7 octobre à Kinshasa avec la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies autour de la sécurité et de problème de financement des candidates à ces mêmes élections.

«C’était important de retenir nos problèmes en tant que femmes, non en tant qu’opposantes ou femmes de la Majorité. Nous avons évoqué le problème de la sécurité. On doit sécuriser les femmes  pendant ces élections. Nous avons aussi évoqué le problème du financement qui semble être un vrai problème pour la femme, parce que s’il n’y a eu que 12% des femmes candidates et une seule femme à la présidentielle, ce qu’il y a un problème des moyens. Les femmes n’ont pas des moyens, elles vivent dans la misère et prennent tout le poids des décisions politiques prises par les hommes», a rapporté Marie Josée Ifoku, seule candidate femme retenue à la présidentielle.

Selon ces femmes, le conseil de sécurité a promis de les appuyer.

« Nous avons aussi parlé de la violence faite aux femmes. Il y a plusieurs niveaux de violences: au niveau de l’intimidation, de la discrimination. Le Conseil est prêt à nous accompagner», a révélé Mme Ifoku.

( Source: Radiookapi.net)

Statement Festival 2018

Suède : Statement, un festival où les hommes sont personae non gratae

Le Francophoneplus 17 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

La comédienne Emma Knyckare et ses co-équipiers ont organisé du 31 août au 1e septembre 2018 à Gothenburg un festival où les hommes sont indésirables. En sa première édition le festival a comme leitmotive une opposition aux violences faites aux femmes pendant les concerts. Alors que les hommes sont personae non gratae, les transgenres eux, sont les bienvenus. Les féministes radicaux applaudissent. Ceux qui défendent le principe de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes crient à la discrimination basée sur le Genre. La 4e vague féministe qui lutte contre le sexisme de la vie quotidienne en faisant usage de l’internet poursuit son bout de chemin. À titre de rappel, la 3e vague féministe défendait les droits des minorities sexuelles en se basant sur le principe d’intersectionnalité, la 2e vague féministe quant à elle réclamait le droit de disposer de son corps, et la 1e vague féministe concernait le droit de vote. En tout état de cause le dialogue demeure la voie par excellence pour juguler la problématique des violences sexuelles et basées sur le Genre.

Candidate a la PR 2018 Mj Ifoku

Josée « j’ai beaucoup d’avantages à me présenter comme femme »

RD Congo-présidentielle : Ifoku Marie
Le Francophoneplus 14 septembre 2018

La Candidate Présidente de la République, Madame Ifoku Marie Josée, est montée au créneau pour fustiger l’attitude de la CENI qui l’avait déboutée en premier lieu pour faute de nationalité d’origine concernant sa candidature, alors que selon elle, son dossier était complet. Elle remercie les juges de la Cour constitutionnelle pour avoir dit le droit et l’ont réhabilitée dans ses droits. A ses détracteurs, artisans de la subjectivité politique mal saine, l’assimilant à une fabrique de la majorité présidentielle, elle leur retorque : « je n’ai jamais rencontré le président de la République Mr Joseph Kabila, je le vois comme vous tous à la télévision, donc en aucun moment je me suis levée pour appuyer la majorité présidentielle et sûrement pas le candidat dauphin de la majorité …», dans un élément sonore de l’interview qu’elle a bien voulu accorder à la radio onusienne : Radiookapi.net. Elle est donc une candidate autonome sous le label AENC (Alliance des élites pour un nouveau Congo), son parti politique. Madame Ifoku a un parcours personnel qu’il faudra découvrir et se dit avoir beaucoup d’avantages à se présenter comme femme dans la course présidentielle à prédominance masculine. Il faudra noter que les femmes s’inspirent des valeurs intrinsèques du domaine privé et les amènent à la gestion de la chose publique, et elles sont quasiment moins corruptibles que les hommes du fait de la double sanction qu’elles pourraient recevoir de la société dans laquelle elles évoluent et du système judiciaire de la juridiction dont elles sont justiciables. Placer une femme à la tête du Congo est un moyen efficace pour la lutte contre la corruption politique qui a gangréné le pays depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale, le 30 juin 1960 jusqu’à ce jour. Il est donc temps de faire un jumelage entre la subjectivité politique et la subjectivité personnelle enfin de faire bon usage de tous les talents que regorgent la République.

Candidate a la PR 2018 Mj Ifoku

RD Congo-présidentielle : soutien tous azimuts à la seule candidature féminine à la magistrature suprême

Le Francophoneplus, 04 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Réhabilitée dans ses droits par la Cour constitutionnelle Madame Ifoku Marie Josée est la seule femme qui a osé briguer un mandat à la plus haute fonction de l’État. Elle figure désormais sur la liste définitive des candidats présidents de la République pour le scrutin présidentiel de décembre 2018 dont la publication par la CENI aura lieu le 19 septembre. Etant donné qu’elle est la seule candidate à s’engager dans ce pari à dominance masculine, elle mérite un soutien tous azimuts de plus 50 % de la population congolaise et des hommes qui militent pour la masculinité positive. Elle s’y engage en premier lieu comme représentante des femmes et de leurs intérêts. En second lieu, en sa qualité de présidente de l’Alliance des Elites pour un Nouveau Congo (AeNC) elle défendra certes les intérêts de tout le peuple Congolais y compris ceux des hommes si elle est élue présidente de la République. Mais gare à cette rhétorique misogyne qui dit que les femmes ne votent pas pour les femmes, qu’elles ne représentent pas les femmes, que leurs problèmes ne sont pas si importants que ceux d’intérêt collectif, qu’elles ne s’intéressent pas à la politique, et qu’une fois aux affaires de l’État, elles ne défient pas le système en lui-même. Ce genre de discours constitue un hiatus dans la réalisation de la parité homme-femme, telle que prévue dans la constitution, et de la vraie démocratie.

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Irlande : congrès international des caucus des femmes parlementaires

 

LEFRANCOPHONEPLUS, 24 JUILLET 2018

Par Jean Bonsenge

Le caucus des femmes parlementaires en Irlande organise le 1er congrès international des caucus des femmes parlementaires du 9 au 10 septembre 2018 à Dublin Castle en Irlande. La conférence va accueillir les femmes parlementaires à travers le monde en vue de débattre des questions relatives aux femmes et de quelle manière elles peuvent travailler là-dessus et y apporter des solutions idoines.

Joseph Kabila promet l’amélioration de la condition de la femme en RDC

Le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange a assuré lundi 3 mars que grâce à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la partie Est du pays, la condition de la femme congolaise allait également s’améliorer. «Nous sommes engagés à mettre fin à la souffrance de notre peuple et de la femme en particulier», a-t-il déclaré à l’ouverture du deuxième Forum mondial des femmes francophones à Kinshasa.
A propos de la situation de la femme congolaise, Joseph Kabila a évoqué les avancées enregistrées:
«La question du genre a toujours fait l’objet de nos préoccupations, en témoignage notre arsenal juridique qui comprend de nombreux textes qui tendent à améliorer la situation de la femme dans la société congolaise. Les objectifs de la politique du genre sont intégrés dans notre législation et traduits dans notre programme politique».
Le chef de l’Etat a notamment cité la loi qui recommande aux partis politiques de réserver aux femmes le tiers de sièges dans leur quota de représentation au sein des institutions.
Malgré ces avancées, le chef de l’Etat congolais a reconnu que beaucoup reste encore à faire notamment dans les domaines de l’éducation, de la formation ainsi que de la parité (au niveau des responsabilités sociales et politiques).
En outre, il a invité aux participantes à ce forum, venues de 77 pays, à plancher sur le respect de la vie, la tolérance, la démocratie et le progrès social qui, selon lui, sont des valeurs humaines que partage la communauté francophone.

Pour Joseph Kabila, «la pratique de ces valeurs concoure au développement auquel la femme est appelée à contribuer activement ».
Il a jugé utile que chaque citoyen de l’espace francophone puisse croire à l’émancipation du genre et poursuivre le travail de sensibilisation et de conscientisation du rôle de la contribution de la femme au développement.
«La femme, personnel central de nos familles et première dispensatrice des éléments de la langue et des valeurs qu’elle véhicule. C’est elle, qui par ses diverses qualités, forge nos consciences pendant toute notre existence », a déclaré le président Kabila.
Au sujet de la Francophonie, il a indiqué qu’elle était devenue un instrument efficace de l’entretien de l’amitié, de la solidarité entre les peuples ayant la langue française en partage.
Au cours de ce deuxième Forum mondial des femmes francophones, les femmes vont, pendant deux jours, réfléchir sur leur apport dans le développement de la société. Dans les travaux en atelier débutés ce lundi, les participants au forum des femmes abordent plusieurs thématiques à savoir : Femme et paix, Femme et éducation ainsi que Femme et pouvoir.

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Les femmes francophones réclament la promotion de leurs droits

Le deuxième Forum mondial des femmes francophones s’est clôturé ce mardi 4 mars à Kinshasa. Dans les recommandations qu’elles ont formulées à la clôture de cette rencontre, les participantes ont plaidé pour plus de promotion des droits de la femme. Elles ont estimé qu’une femme servira de moteur de développement si elle se trouve dans de bonnes conditions de vie et de travail.
Les femmes qui ont pris part à ce forum ont adressé trois séries de recommandations.
Aux chefs d’Etat et de gouvernement des pays francophones, elles demandent l’intégration de l’égalité entre les hommes et les femmes dans leurs politiques de gouvernance.
Les participantes au forum ont également invité l’Organisation internationale de la Francophonie à pérenniser l’organisation de cette rencontre. Le premier forum des femmes francophones s’est tenu à Paris en mars 2013.

Les femmes francophones ont enfin exhorté la société civile à travailler en réseau pour accompagner les gouvernements dans leurs politiques de promotion des droits des femmes.
La ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, est l’une des oratrices qui ont pris la parole lors de cette cérémonie de clôture.
« Chacune de vos recommandations est une fêlure que nous faisons dans le plafond de verre. Notre stratégie est la stratégie de la brèche. Et partout où nous pourrons nous infiltrer pour faire avancer les droits des femmes, nous le ferons », a-t-elle lancé.
Pour sa part, la ministre congolaise du Genre, Geneviève Inagosi, a plaidé pour une intensification des échanges sur les expériences et les bonnes pratiques en matière de promotion du rôle des femmes dans les activités économiques des pays de l’espace francophone.
Toutes les résolutions adoptées au cours de ce forum seront transmises au 15e sommet de la francophonie prévu au mois de juin prochain à Dakar au Sénégal.
Plusieurs personnalités ont participé à ce forum de Kinshasa. Parmi elles, on a notamment compté Olive Lembe Kabila, première dame de la RDC, Aminata Maiga, première dame du Mali, Catherine Samba-Panza, la présidente centrafricaine ainsi que Mary Robinson, l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs.

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