Politique

Dr MKG

Prix Nobel de la Paix 2018 : Dr Mukwege parmi les lauréats, sentiment mitigé

Le Francophoneplus 18 octobre 2018
Par Jean Bonsenge

Le 05 octobre, le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné au Congolais Dr Mukwege et à l’Iraquienne Nadia Murad (ex-esclave sexuelle), par l’Académie Suédoise. En ce qui concerne le gynécologue Dr Dénis Mukwege, il se dégage un sentiment de fierté couplé de celui de morosité. Un sentiment de fierté par le fait qu’il est le tout premier Congolais à être décerné ce prix prestigieux. Il est aussi le tout premier Africain de notre ère d’être le lauréat dans son domaine d’attribution, unique en son genre, de réparer les femmes victimes de violences sexuelles, utilisées comme arme de guerre par les seigneurs de guerre à la partie Est de son pays, la RDC. En dépit de multiples menaces pour sa vie, il n’a cessé d’administrer les soins holistiques à ses patientes à l’hôpital Panzi, dont il est le fondateur, au Sud-Kivu, en RDC. Cette consécration à double portée, nationale et planétaire, constitue un plus dans la lutte contre les violences sexuelles faites à la femme en général et celles perpétrées en temps de conflits en particulier. Un atout supplémentaire à tous les mouvements féministes qui luttent contre les violences sexuelles à l’instar de # Me Too, Time’s Up, #BalanceTonPorc, tous nés de la 4ème vague féministe. La libération de la parole déclenchée par l’affaire Harvey Weinstein, l’ex-producteur Américain sur diverses allégations de harcèlement sexuels l’année dernière, un an, jour pour jour, trouve ici un support de taille. Car cette libération de la parole met le bourreau à nu et entame ainsi la délivrance de la femme violée, harcelée, abusée et celle dont est atteinte son intégrité physique. En plus le prix Noble à Mr Mukwege est un plus sur la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui recommande aux États membre l’égalité, la paix et la sécurité pour les femmes en temps des conflits adoptée le 31.10.2000 et lancée en RDC le 19 septembre 2007. De l’ autre côté ce prix Nobel décerné au Dr Mukwege distille aussi un sentiment de morosité, car son engagement à offrir les soins gynéco-obstétriques remonte dans les années quatre-vingt-dix, et déjà à cette époque, il avait sonné la sonnette d’alarme, et plus particulièrement au moment où la destruction des femmes dans leur intimité commençait à prendre de l’ampleur, rien de concret n’a été fait surtout de la part de la communauté internationale, « au début je pensais que c’est une barbarie passagère, mais, malheureusement ça s’est confirmée que c’était devenue une façon de faire. A-t-il déclaré en 2013 sur France 24. « Il y a des gens qui veulent s’enrichir du coltan, de la cassitérite, et de l’or du Congo et donc pour avoir ces minerais il faut qu’ils tuent, qu’ils violent, qu’ils détruisent les femmes. Quand je dis la souffrance a atteint des limites inhumaines, je ne vois pas quelqu’un qui est humain que ce discours peut déranger » a -t-il renchéri. Il sied de rappeler qu’à l’époque de la colonisation du Congo c’est l’amputation des mains des indigènes Congolais qui était la règle pour accroître la production du caoutchouc. 58 ans après l’indépendance du Congo c’est la destruction de la femme dans son intimité par les seigneurs de guerres qui est devenue la voie par excellence pour avoir accès aux minerais que regorgent le pays. C’est de cette manière que s’estompe la fierté du prix Nobel de la paix 2018 décerné au Docteur Mukwege. Le prix Noble de la paix a été créé au nom d’Alfred Noble, un scientifique qui accordait un intérêt particulier à la Chimie et à la Physique, aussi à la littérature et aux langues. Né à Stockholm en Suède en 1833, il est mort le 10 décembre 1896 en San Remo, en Italie. Noble est connu pour avoir inventé la dynamite en 1867. Le premier prix Nobel de la paix a été décerné en 1901 soit 5ans après sa mort.

Processus électoral : « pressions » sur Marie-Josée Ifoku pour un désistement en faveur d’Emmanuel Shadary

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Candidate à la présidentielle du 23 décembre 2018, Marie-Josée Ifoku dit être sujette à des pressions de tout genre pour qu’elle désiste en faveur d’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du Front commun pour le Congo (FCC).

Dans une déclaration faite le mardi 16 octobre dans un média privé émettant à Kinshasa, Marie-Josée Ifoku a indiqué qu’elle ne cédera pas à ce genre de pressions sur sa personne et qu'elle est prête à aller jusqu’au bout.

« Depuis que j’ai déposé ma candidature, je suis menacée. Chaque semaine qui passe, je reçois un émissaire me demandant d’appuyer la candidature d’Emmanuel Shadary à la présidentielle de 2018. Je ne le ferai pas. J’irai jusqu’au bout. Il y a quelques jours, des agents de l’Agence nationale de renseignements ont été commis à cette tâche. Ils ont fait pression sur moi. Ils m’accusent faussement d’utiliser le nom du chef de l’État pour trafic d’influence », a-t-elle lâché.

Et d’ajouter : « Au début, je n’avais pas voulu en parler car je me disais que je serai accusée de vouloir me mettre en lumière. Mais ce qui s’est passé au beach, le refus de me laisser voyager alors que je détenais, en bonne et due forme, une autorisation de sortie, a dépassé les bornes. Si ça se passe comme ça à Kinshasa la capitale, comment vais-je battre campagne en provinces le moment venu ? », s'est-elle interrogée.

Rappelons que le mardi 16 octobre, Marie-Josée Ifoku a été interdite de sortir du pays par les services d’immigration alors qu’elle voulait se rendre au Congo-Brazzaville.


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

La Rwandaise Louise Mushikiwabo élue à la tête de la Francophonie

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Publié le 12/10/2018 à 14H23

Louise Mushikiwabo : une Rwandaise élue présidente de la Francophonie le 12 ;octobre 2018 Louise Mushikiwabo : une Rwandaise élue présidente de la Francophonie le 12 ;octobre 2018

 © Ludovic MARIN / AFP

La ministre des Affaires étrangères du Rwanda Louise Mushikiwabo, 57 ans, a été élue vendredi présidente de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre du Sommet de la Francophonie d’Erevan, en Arménie, malgré l'image controversée de son pays en termes de défense des droits de l'Homme.

Cette élection offre un succès diplomatique de premier ordre au Rwanda, qui concrétise ainsi ses efforts, constants ces dernières années, en vue d'accroître son influence en Afrique et dans le monde. Louise Mushikiwabo, qui a visité de nombreux pays pour défendre son bilan personnel et l'image de son pays, a bénéficié du soutien des pays africains mais aussi de celui de la France. Elle a été préférée à la sortante, la Canadienne Michaëlle Jean.

Victoire par procuration de Paul Kagame

Son élection est une victoire personnelle pour le chef de l'État rwandais Paul Kagame, qui a imposé son choix à ses pairs africains, et pour le président français Emmanuel Macron, qui espère favoriser un rapprochement avec ce petit pays d'Afrique des Grands lacs.

Paul Kagame, président du Rwanda (2018)Paul Kagame, président du Rwanda (2018)

 © MADOKA IKEGAMI / POOL / AFP

La candidature de Mme Mushikiwabo a pris par surprise la Francophonie. Le Rwanda avait donné l'impression de s'éloigner de la France en remplaçant en 2008 le français par l'anglais comme langue d'enseignement obligatoire à l'école, puis en rejoignant le Commonwealth en 2009. Ce d'autant que les relations avec la France, accusée par Kigali d'avoir joué un rôle dans le génocide de 1994 (environ 800.000 morts), restaient extrêmement tendues, malgré la reprise des relations diplomatiques en 2009.

Mais les dirigeants rwandais ont vite compris qu'ils marchaient sur une jambe seulement en se tournant vers l'Afrique de l'Est anglophone et en délaissant l'Afrique centrale francophone. Ils ont cherché à rétablir l'équilibre. "On est revenu vers notre héritage de l'Afrique centrale francophone quand j'étais aux affaires", confiait Mme Mushikiwabo à l'AFP en juillet à Kigali.

Atténuer le différend sur le génocide

Le Rwanda voit un avantage évident à appartenir aux espaces francophones et anglophones. Il a pour cela pris le parti d'atténuer ses critiques à l'égard de la France pour son rôle dans le génocide. "Cela représente un nouveau chapitre pour les relations entre le Rwanda et la France", estime Buchanan Ismael, un professeur en Sciences politiques à l'Université du Rwanda.

Pour Elissa Jobson, de l'International Crisis Group (ICG), "chercher le leadership de la Francophonie s'inscrit clairement dans le cadre de l'objectif rwandais de jouer un rôle continental et mondial plus important".

M. Kagame est depuis longtemps une voix qui porte en Afrique. Crédité du spectaculaire développement économique du Rwanda, sorti exsangue du génocide, il fait figure d'exemple auprès de certains leaders africains que son autoritarisme ne rebute pas. L'Union africaine (UA) lui a confié le projet de réforme institutionnelle de l'organisation censé lui permettre de devenir financièrement autonome.

La question des droits de l’Homme

Pour s'imposer sur la scène internationale, le Rwanda est parvenu à faire oublier son bilan critiqué en matière de défense des droits de l'Homme. Le régime est accusé de bafouer la liberté d'expression et de réprimer son opposition.

En juillet, le sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture a mis fin à sa mission au Rwanda, dénonçant le manque de coopération des autorités. Deux rapports de Human Rights Watch l'an dernier avaient aussi montré que l'armée recourait aux exécutions sommaires, aux détentions illégales et à la torture.

La libération ces derniers jours de Victoire Ingabire et la remise en liberté conditionnelle d'une autre opposante, Diane Rwigara, pourraient avoir eu pour objet d'influencer le vote de certains pays lors du Sommet francophone en Arménie.

Mais la promotion des droits de l'Homme est l'une des tâches majeures de la secrétaire générale de l'OIF et Mme Mushikiwabo risque désormais d'être très attendue sur le sujet.

Enquête sur les assistants parlementaires frontistes : Marine Le Pen de nouveau convoquée

L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.

LE MONDE |  • Mis à jour le 

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Marine Le Pen, Louis Aliot et Florian Philippot, en décembre 2015 au Parlement européen de Bruxelles.

L’affaire continue de ternir l’image du Rassemblement national (RN), naguère Front national. Mercredi 5 septembre, pour la première fois dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés frontistes, la justice a procédé à une mise en examen pour « complicité de détournements de fonds publics ». Il s’agit du belge Charles Van Houtte, décrit comme un personnage-clé de l’organisation du Front national au Parlement européen.

Les juges financiers Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur un possible « système » de rémunération d’assistants d’eurodéputés d’extrême droite avec des fonds de l’Union européenne qui travaillaient en réalité pour le parti. L’information judiciaire, ouverte pour « abus de confiance » et « escroquerie en bande organisée », vise dix-sept députés et les contrats d’une quarantaine de collaborateurs pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.

Selon les informations du Monde, Marine Le Pen a annoncé, vendredi 7 septembre en marge de sa pré-rentrée à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, avoir reçu une nouvelle convocation des juges dans le cadre de cette enquête.

Comprendre   l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national

Cheville ouvrière

Jusqu’à présent, quatorze mises en examen ont déjà été ordonnées par les magistrats. Outre le RN, sa présidente, Marine Le Pen, son compagnon, Louis Aliot, et Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019, sont poursuivis pour « abus de confiance » ou « complicité d’abus de confiance », délits punissables d’une peine de trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende.

Charles Van Houtte est le premier protagoniste à être mis en examen pour « complicité de détournements de fonds publics », un délit plus grave, punissable de 1 million d’euros d’amende et de dix ans de prison.

Lire aussi :   Assistants d’eurodéputés : la justice saisit deux millions d’euros destinés au RN

Ancienne cheville ouvrière de la gestion de ces contrats d’assistant, désormais en rupture avec le parti, Charles Van Houtte avait livré à la police en septembre 2017 un témoignage embarrassant pour la défense du Rassemblement national, affirmant avoir reçu des « instructions » de Marine Le Pen et confirmant l’existence de contrats fictifs, que contestent les dirigeants du parti. Il avait ainsi dit, durant son audition, que Thierry Légier « était garde du corps de la famille Le Pen et non pas assistant parlementaire ».

« Si mon client a été mis en examen pour complicité de détournements de fonds publics, il semble assez logique que toutes les autres personnes déjà mises en examen le soient aussi pour ce délit », a réagi jeudi Henri Laquay, l’avocat belge qui a assisté Charles Van Houtte lors de son audition devant la juge d’instruction parisienne Claire Thépaut, révélée par RTL Belgique.

Lire aussi :   Les six affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national

Meeting de l' Opposition 29 sep 2018

RD Congo-présidentielle : l’opposition se serre les coudes, mais pas de fumée blanche sur le nom du candidat commun de l’opposition

Le Francophoneplus 02 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

L’opposition politique en RD Congo a organisé un meeting à l’esplanade du Boulevard Triomphal à Kinshasa, le 29 septembre. Les leaders des partis politiques ont rehaussé de leur présence devant des centaines de milliers de sympathisants.  Les quatre candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain étaient présents :  Félix Tshisekedi de l’UDPS, Martin Fayulu de l’ECiDé, Freddy Matungulu du Congo Na Biso, et Vital Kamerhe de l’UNC. Jean-Pierre Bemba du MLC et Moïse Katumbi de l’Ensemble sont intervenus par vidéo conférence au cours du meeting. Le président du MLC propose la mise en place d’une vision collective des projets de société de l’opposition ; le président de l’Ensemble pour le changement quant à lui exige l’application de l’accord de la Saint Sylvestre dans sa globalité, et dans le cas contraire il recommande l’autodétermination, en vertu de l’article 64 de la Constitution. Le meeting a fait montre de l’unité de l’opposition. Mais le peuple attendait beaucoup plus la présentation du candidat commun de l’opposition pour se fixer les esprits sur la personne qui devra affronter Emmanuel Ramazani Shadary le dauphin de Joseph Kabila, le chef de l’État congolais, et candidat du FCC. La fumée blanche n’a pas été au rendez ce vendredi, çà pourrait être une stratégie politique. Ne nous trahissez pas cette fois ci ! pouvait-t-on entendre les sympathisants scander. Le peuple sait qui est qui et qui a fait quoi, voilà pourquoi il exige un candidat crédible de l’opposition peut-t-on comprendre. Les leaders de l’opposition sont prêts pour les élections mais posent encore des préalables relatifs à la machine à voter et les 10 millions d’électeurs fictifs incorporés dans le fichier électoral par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). La CENI confirme quant à elle la tenue des élections le 23 décembre 2018, et jette la responsabilité de la non-tenue de ces élections programmées aux politiciens, dans le cas échéant.

Marie Le Pen

Marine Le Pen : la justice lui ordonne de se soumettre à un examen psychiatrique

Le Francophoneplus 28 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Le Tribunal de grande instance de Nanterre ordonne à Marie Le Pen de se soumettre à un examen psychiatrique avant sa comparution. La présidente du Front National qui s’est métamorphosé en Rassemblement national est mise en examen par la justice française pour avoir poster sur son compte Twitter les images choquantes et violentes d’exécutions sommaires par l’État Islamique en 2015. Elle s’alarme et n’obtempère pas à la décision du Tribunal :"Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweet, la 'justice' me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?" rapporte Femmeactuelle.fr. Hormis les considérations d’ordre politique qu’évoquent Madame Le Pen pour la déstabiliser, le fait qu’elle soit ordonnée à se soumettre à une expertise psychiatrique par la justice corrobore la maxime du philosophe Foucault sur Justice et Pouvoir : la psychiatrie est encore une manière de faire peser un pouvoir politique sur un groupe social, la justice aussi. Le système éducatif, la psychiatrie et la justice sont des institutions apparemment les plus neutres et les plus indépendantes qui exercent la violence politique d’une manière obscure.

Presidential Palace 2018

Irlande : une activiste au palais présidentiel

Le Francophoneplus 24 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Une activiste qui milite contre la politique du logement du gouvernement irlandais a fait intrusion dans le palais présidentiel, et a réussi à aller jusqu’au bureau du président de la République Michael D Higgins, vendredi 21 septembre. En face du chef de l’État, l’activiste l' interpelle sur la crise du logement qui sévie à travers le pays et plus particulièrement à la capitale, Dublin, avant d’être évacuée par les agents de la garde présidentielle, qui ont été, d’ailleurs, mis en cause pour cet incident. Pas de dégâts matériels ni corporels enregistrés ; tout de même, la hiérarchie de la police nationale irlandaise (Garda Siochana) revoit les dispositions sécuritaires mises en place pour assurer la protection du président et elle enquête également sur l’incident car la sécurité du premier citoyen du pays en dépend. « …l’enquête cherchera à comprendre pourquoi la femme n’a pas été arrêtée à l’entrée du palais ni à n’importe quel autre niveau de son trajet avant de se retrouver en face de Mr Higgins, a rapporté RTE, la radio et télévision nationale.

ICC JPB 18

Dossier Jean-Pierre Bemba, la CPI entérine la décision de la chambre d’instance

Le Francophoneplus 19/09/2018
Par Jean Bonsenge

Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance de la CPI avait condamné Jean-Pierre Bemba, de 12 mois d’incarcération et une amende de 300.000 euros pour subornation de témoins. Cette décision est maintenue par la même Chambre. Elle a été rendue lundi 17 septembre, en dépit de l’annulation par la Chambre d’appel des peines précédemment requises. Acquitté en appel par la même Court pour crimes de guerres et crimes contre l’humanité au mois de juin dernier, pour les atrocités commises par ses troupes à Bangui, et ayant consommé plus de 10 ans d’emprisonnement à la Haye, cette peine a été purgée, et donc le Chairman est un homme libre in fine. La CPI a condamné Mr Bemba dans l’affaire II sur base du principe de la dissuasion, pour décourager les pratiques similaires et leurs conséquences, notamment entrave à l’administration de la justice et par ricochet protéger les témoins dans les affaires de même nature, et en position de faiblesse, de se laisser suborner par les prédateurs. Bemba a aussi la possibilité d’interjeter appel à la décision prononcée en vertu des dispositions de l’article 81 du Statut de Rome, pour se blanchir de tout soupçons. Sa condamnation dans cette affaire lui a valu sa candidature pour la présidentielle prévue le 23 décembre prochain en RDC, elle a été jugée irrecevable par la CENI (Commission électorale nationale indépendante).

SF PC

Irlande-présidentielle : Sinn Féin entame la campagne

Le Francophoneplus 18 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

La Députée européenne, Liadh Ní Riada, a été choisie, le 16 septembre, par Sinn Féin, sa formation politique, comme candidate au scrutin présidentiel du 26 octobre prochain. L’équipe de campagne de la candidate, dont fait partie le Conseiller Edmond Lukusa, est descendue sur le terrain pour tâter le pouls de la base : « … je dois dire que nous avons eu une réponse positive pour notre candidate » rapporte un membre du groupe. Madame Ní Riada est dans la course présidentielle avec l’actuel Chef de l’État Michael D Higgins qui se représente pour un second mandat ; le sénateur indépendant Joan Freeman et l’homme d’affaires Seán Gallagher. Une fois élue, Liadh Ní Riada promet d’initier un dialogue citoyen sur l’unification de l’Irlande.

Minaku et Kengo 2018

RD Congo : l’heure des adieux a sonné

LeFrancophonplus 17 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Joseph Kabila, le chef de l’Etat congolais avait fait ses adieux au peuple Congolais lors de son allocution sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès, le 19 juillet 2018. L’ouverture de la dernière session parlementaire le samedi 15 septembre était l’occasion pour les deux présidents de deux chambres de présenter leurs adieux aux députés et aux sénateurs. Pour Aubin Minaku, le président de la chambre basse, le travail abattu tout au long de cette législature a concouru au salut du peuple Congolais. Quant à Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat la paix et la sécurité reposent sur la démocratie. Les nouveaux députés et sénateurs seront connus après le scrutin prévu le 23 décembre prochain.

Candidate a la PR 2018 Mj Ifoku

RD Congo-présidentielle : soutient tous azimuts à la seule candidature féminine à la magistrature suprême

Le Francophoneplus, 04 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Réhabilitée dans ses droits par la Cour constitutionnelle Madame Ifoku Marie Josée est la seule femme qui a osé briguer un mandat à la plus haute fonction de l’État. Elle figure désormais sur la liste définitive des candidats présidents de la République pour le scrutin présidentiel de décembre 2018 dont la publication par la CENI aura lieu le 19 septembre. Etant donné qu’elle est la seule candidate à s’engager dans ce pari à dominance masculine, elle mérite un soutien tous azimuts de plus 50 % de la population congolaise et des hommes qui militent pour la masculinité positive. Elle s’y engage en premier lieu comme représentante des femmes et de leurs intérêts. En second lieu, en sa qualité de présidente de l’Alliance des Elites pour un Nouveau Congo (AeNC) elle défendra certes les intérêts de tout le peuple Congolais y compris ceux des hommes si elle est élue présidente de la République. Mais gare à cette rhétorique misogyne qui dit que les femmes ne votent pas pour les femmes, qu’elles ne représentent pas les femmes, que leurs problèmes ne sont pas si importants que ceux d’intérêt collectif, qu’elles ne s’intéressent pas à la politique, et qu’une fois aux affaires de l’État, elles ne défient pas le système en lui-même. Ce genre de discours constitue un hiatus dans la réalisation de la parité homme-femme, telle que prévue dans la constitution, et de la vraie démocratie.

Minister For Housing Ireland

Irlande : une motion de censure en perspective contre le ministre Eoghan Murphy

Le Francophoneplus 03 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Sinn Féin peaufine une motion de censure contre Eoghan Murphy, ministre de l’Habitat (Minister for Housing). La motion sera accompagnée d’une autre contre la proposition de fermeture de 159 bureaux de poste dans les milieux ruraux par le gouvernement de Leo Varadkar, premier ministre de l’Irlande. Les parlementaires de ce parti de l’opposition qui siègent à Oireachtas (chambre basse du parlement irlandais), ceux de l’Assemblée de l’Irlande du Nord et ceux du Parlement Européen accompagnés des stratèges du parti se réunissent au Comté Cavan ce lundi 3 septembre pour débattre de la motion et de bien d’autres points notamment la prochaine loi de finance, la restauration du partage de pouvoir en Irlande du Nord ainsi que le Brexit. Cependant Fianna Fáil, l’autre parti de l’opposition, n’émet pas sur la même longueur d’onde que Sinn Féin, son leader Micheál Martin est monté au crénon à la radio nationale, RTÉ pour dire que son parti n’apportera aucun soutien à une quelconque motion contre le ministre Murphy. Toutefois, Mr Martin se dit désappointé par la politique gouvernementale sur la santé et l’habitat et propose qu’une enveloppe supplémentaire soit allouée à ces secteurs sur le budget. Aussi le gouvernement devra établir un programme d’habitation accessible à tous. Les jeunes payent des sommes exorbitantes pour leurs loyers et rien n’est fait pour améliorer la situation, s’est-t-il indigné.

His E Mr Trump

Irlande : Visite officielle Donald Trump

Le Francophoneplus 1er septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Le président des Etats-Unis d’Amérique effectuera une visite officielle de deux jours en Irlande le 12 novembre prochain. En provenance de Paris après sa participation à la commémoration du centenaire de l’Armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale de 1914-1918, l’homme fort du pays de l’oncle Sam va s’entretenir avec les autorités du pays, le président de la République Michael D Higgins et le premier Ministre Léo Varadkar. Le chef du gouvernement irlandais salue la visite de Mr Trump : « Ça sera l’occasion de continuer avec les échanges qui ont eu lieu à la maison Blanche en mars dernier : migration, commerce, réchauffement climatique et les questions relatives aux droits de l’homme », a-t-il déclaré. En revanche, l’opposition appel à une marche de protestation contre la visite du président des Etats-Unis. Eamon, leader de Green Party appel aux marches de protestation à travers le pays ; Brendan Howlin, leader de Labour Party lui aussi souscrit à l’appel aux marches : « Donal Trump n’a démontré aucune empathie ni à la démocratie ni aux droits de l’homme » ; le Sénateur Aodhán Ó Ríodáin : « Mr Trump est un homme politique très dangereux et divisant ». Il sied de rappeler que le 19 juin dernier, les Etats-Unis ont claqué la porte du Conseil des droits de l’homme, qu’ils qualifient de protectorat des auteurs de violations des droits de l’homme, notamment le Venezuela, la Chine, l’Egypte, l’ Iran et la République démocratique du Congo. Mr Trump passera une journée à Dublin, la capitale du pays avant de se rendre dans son domaine Trump International Hôtel & Golf Links à Doonbeg, situé à la Comté Clare à l’ouest.

LFP CC 2018

RD Congo : Une cour constitutionnelle pour quelle jurisprudence ?

LE FRANCOPHONEPLUS 31 août 2018
Par Jean Bonsenge
Tous les candidats provisoirement déboutés à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain par la CENI ont introduit leurs recours à la cour constitutionnelle conformément à la loi électorale en vigueur pour renverser la décision prise par la Commission. La CENI a procédé à la publication de la liste provisoire des candidats présidents de la République le 24 août. Six candidatures ont été déclarées irrecevables pour des raisons diverses. Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Christian Badibanga figurent parmi les décalés. Par essence une cour constitutionnelle a pour vocation de veiller à la constitutionnalité des lois et des décisions prises dans une juridiction donnée pour enfin assurer l’Etat de droit et de vérifier la conformité des lois. La jurisprudence quant à elle, constitue la l’ensemble des décisions des juridictions, en somme la philosophie de la loi. Une base de données juridiques en soit ou tout justiciable peut s’appuyer pour faire valoir ses droits. La cour constitutionnelle de la RD Congo a pris une décision emblématique fondée sur l’interprétation de l’article 70 alinéa 2 de la constitution relative au mandat du président de la République, « à la fin de son mandat le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu ». C’est le même syllogisme juridique que la cour a épousé dans son arrêt rendu le 11 mai 2016. C’est ce dernier qui a permis au chef de l’Etat congolais Joseph Kabila de demeurer au pouvoir à la fin de son second mandat en 2016. Cette décision de la cour constitue une jurisprudence sur laquelle chaque futur chef de l’Etat congolais pourra s’appuyer au besoin. La décision de la cour envers les six candidats présidents de la République sera décisive, car elle va, elle aussi, établir une jurisprudence qui pourrait affecter négativement ou positivement les présidentielles dans les années avenir. Les audiences publiques relatives aux recours introduits par les six candidats à la magistrature suprême démarrent ce vendredi, 31 août.

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RD Congo-Présidentielle 2018 : Bemba, Muzito, Badibanga, Gizenga et autres hors course

Le Francophoneplus 27 août 2018
Par Jean Bonsenge

La CENI a publié ce vendredi 24 août la liste provisoire des candidats en lice pour les élections présidentielle et législatives du 23 décembre 2018. Sur les 25 candidatures à la magistrature suprême, six ont été déboutées de la course. ll s’agit de Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Christian Badibanga, Antoine Gizenga, Jean-Paul Moka et Marie Josée Ifoku. Conformément à la loi électorale les candidats peuvent faire recours de la décision de la CENI auprès de la Cour constitutionnelle dans le délai imparti. La CENI motive sa décision de recaller les six candidatures pour des raisons diverses : condamnation pour subornation des témoins par la Cour pénale internationale pour le premier candidat, conflit d’intérêts dans sa formation politique pour le second, double nationalité pour le suivant, imitation de la signature du candidat par les tiers pour le quatrième, versement de caution non exécutée pour le cinquième et identité congolaise non établie pour la dernière, qui est d’ailleurs l’unique femme. Les raisons sus-évoquées, par la CENI, sont purement bureaucratiques et surmontables. La quasi-totalité des candidats présidents de la république recallés évoquent plutôt une motivation politique de la part de la CENI. La publication de la liste définitive est fixée au 19 septembre prochain. « L’oiseau rare », Félix Tshisekedi sa candidature a été retenue en dépit de l’intox centrée sur son cursus scolaire et académique relayée par les médias avant la publication de la liste provisoire. Vital Kamerhe et Martin Fayulu sont parmi ceux dont leurs candidatures ont été validées par la CENI.

RD Congo : Kabila prend de court les détracteurs de la politique comparée

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LE FRANCOPHONEPLUS 18  AOUT 2018
Par Jean Bonsenge

La RD Congo n’est pas le Rwanda, ni le Congo Brazzaville, ni moins le Burundi où les chefs d’Etat ont brigué un troisième mandat après révision constitutionnelle. La RD Congo a pris l’option de marquer l’histoire de l’évolution de la démocratie dans les pays du sud, plus particulièrement en Afrique, parce qu’elle a compris ce que disait Henry Ward Beecher, dans les proverbes de Plymouth Pulpit : « La Constitution est la cuirasse de la défense d’une nation contre les passions des hommes, si vous la foulez aux pieds, la nation se précipitera dans une spirale des conflits, comme un guerrier qui s’engage à une guerre sans armure ». La Constitution de la RD Congo garde encore sa véracité juridique car elle vient de passer l’épreuve à laquelle elle a été soumise depuis 2016, suite à l’éventuelle candidature du Président Joseph Kabila à la présidentielle de 2018. En désignant son dauphin, Emmanuel Ramazani Shadary à l’élection présidentielle via la FCC (Front commun pour le Congo) la plateforme politique dont le Chef de l’Etat, lui-même, en est l’autorité morale, le président congolais prend donc de court les détracteurs de la politique comparée, ceux qui pour eux suivre le mauvais exemple en lieu et place du bon, c’est la règle. Ces derniers avaient déjà planté le décor pour que la RD Congo bascule dans l’irrégularité et se replonge dans un cycle infernal des rivalités. Hormis, les supputations des uns et des autres sur l’acte posé par Joseph Kabila de ne pas se représenter, il faudrait plutôt saluer ici un acte de courage et de dépassement de soi. La communauté internationale dans son ensemble a félicité le retrait du Chef de l’Etat en fonctions, certains pays Africains ont fait de même, d’ailleurs, le président Sud-africain Cyril Ramaphosa a effectué une visite de travail au Congo-Kinshasa, pour exprimer à Mr Kabila ses félicités, suite à son acte de bravoure. Maintenant que la majorité au pouvoir a désigné son candidat à la présidentielle du 23 décembre, la balle est dans le camp de l’opposition, qui doit se consentir sur une candidature commune pour faire face au camp adverse. UDPS, UNC, MLC et Ensemble ont engagé les concertations à ce sujet, et les autres partis de l’opposition devraient en principe leur emboiter le pas. Faute de quoi, le FCC peut remporter le scrutin présidentiel avec ou sans machine à voter.

RD Congo: Retour de Jean-Pierre Bemba

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LE FRANCOPHONEPLUS 01 AOUT 2018
Par Jean Bonsenge

Le sénateur Jean-Pierre Bemba est arrivé à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) comme attendu, ce mercredi 1er août 2018. Ses militants et la population kinoise lui ont réservé un accueil très chaleureux, en dépit de l’intervention de la PNC (Police nationale Congolaise) qui a fait usage des gaz lacrymogènes vers la foule pour dégager la voie et assurer ainsi la sécurité de l’ancien vice-président de la République. Son come-back politique doit maintenant se jouer, dès lors que, les dépôts des candidatures pour la présidentielle du 23 décembre 2018 se clôturent dans une semaine. Le président du MLC est de l’opposition, mais cette dernière peine à trouver le consensus possible sur un candidat commun de l’opposition. Le retour de Moïse Katumbi ce vendredi 03 août pourra accélérer les choses, sinon chacun des candidats fera cavalier seul, et le camp en face peut déjà se frotter les mains et chanter la victoire.

 

Le sénateur JP Bemba
LE FRANCOPHONEPLUS, 30 JUILLET 2018
Par Jean Bonsenge

Le sénateur Jean-Pierre Bemba devait retourner dans son pays natal, la République démocratique du Congo (RDC) ce lundi, 30 juillet via le Nord-Ubangi. A Gemena, sa circonscription électorale, ses militants se préparaient de lui réserver un accueil très chaleureux. Il était aussi prévu qu’il rende hommage, à titre posthume, à son feu père Jeannot Bemba Saolona, décédé en 2009 alors qu’il était qu’en un an de son incarcération par la CPI à la Haye. Tout vient d’être annulé inéluctablement, pour cause, le gouvernement de Kinshasa refuse l’atterrissage de son avion au Sud-Ubangi en provenance de la capitale Belge. L’étape de Kinshasa, la capitale de la RDC est maintenue, et prévue pour mercredi, 1er août 2018. Ses militants et la population kinoise s’apprêtent de lui réserver un accueil digne de ce nom. Depuis Bruxelles le président du MLC (Mouvement pour la libération du Congo) avait déjà annoncé son intention de briguer la magistrature suprême, il est donc candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre 2018. Son Parti, le MLC, lui a déjà investi candidat, lors d’un congrès qu’il a tenu récemment. Le Chairman devra désormais composer avec les autres leaders de l’opposition qui se sont déjà déclarés candidats à la présidence de la République, à savoir Moise Katumbi, Félix Tshisekedi, Kamerhe, Martin Fayulu, en ressortir un candidat commun de l’opposition, afin d’être à même de battre le candidat de la majorité présidentielle. Mr Bemba a été vice-président dans le gouvernement 1+4 pendant la période de transition (2003-2006). Il a été candidat malheureux lors du second tour de l’élection présidentielle en 2006, contre Joseph Kabila, l’actuel Chef de l’État de la RDC. Il vient d’être acquitté par la CPI, au mois de juin dernier, après 10ans d’incarcération pour violation du droit international humanitaire en République Centrafricaine. La majorité au pouvoir fait des élucubrations sur son inéligibilité, mais le MLC, par le biais de sa Secrétaire générale, Eve Bazaiba, leur retorque de ne pas avoir qualité de prévenir le sénateur Bemba d’exercer ses droits civils et politiques. La CENI a ouvert ses BTRC (Bureaux de réception et de traitement des candidatures) depuis le 25 juillet pour le compte de la présidentielle du 23 décembre, et les législatives nationales, la date butoir pour le dépôt des candidatures est fixée au 8 août. Le suspense règne encore dans le camp du FCC (Front commun pour le Congo) la plateforme électorale de la majorité au pouvoir, qui n’a pas encore désigné un candidat à cette consultation électorale. L’autorité morale de ce regroupement politique, le président Kabila, n’a pas encore dit son dernier mot, non plus. La guerre politique ne fait que commencer, jusqu’à ce que la fièvre électorale atteigne son paroxysme. Des surprises agréables ou désagréables ne manqueront pas de s’inviter à la scène.

Chinese President Xi Jinping (C) inspects a guard of honour, accompanied by Rwandan President Paul Kagame (L), upon his arrival at the Urugwiru State house in Kigali on July 23, 2018 during a two-day state visit in Rwanda. / AFP PHOTO / SIMON MAINA

RD Congo : Xi Jinping passe juste à côté de Kinshasa

LE FRANCOPHONEPLUS, 30 JUILLET 2018 
Par Jean Bonsenge

Le président chinois Xi Jinping a effectué sa 4e tournée africaine en passant par Dakar, Kigali, Johannesburg et Port-Louis. Après la mise en route d’un programme ambitieux de développement économique du continent sous les clauses gagnant-gagnant, cette fois ci, l’homme fort de l’empire du milieu a consacré son mini-périple africain sur le développement de son leadership politique et stratégique. Quelques projets de coopération ont vu le jour. La modernisation d’hôpitaux au Rwanda, et construction d’une autoroute qui reliera la capitale du pays à son nouvel aéroport cosmopolite. Sénégal aura aussi une autoroute qui mettra en relief Dakar et la ville Sainte de Touba, parmi tant d’autres projets déjà exécutés. Il y a 5 ans, Mr Xi avait visité le Congo-Brazzaville, l’Afrique du Sud, et la Tanzanie pour déclencher son processus du développement sino-africain. Même-si la RD Congo n’a pas été au menu d’une visite de la direction du pouvoir chinois, Kinshasa a quand-même bénéficié d’un financement à hauteur de 9 milliards de dollars en 2007, destinés aux infrastructures, qui a d’ailleurs défrayé la chronique entre le gouvernement congolais et les institutions de Breton Woods. Dans les 5 ans avenir Mr. Xi pourra encore revenir en Afrique, et cette fois-ci Kinshasa aura l’honneur d’accueillir sur son sol le Chef de l’État chinois. En attendant, les politiques congolais doivent mettre de côté leurs intérêts individualistes et privilégier l’intérêt général en vue de créer un climat de confiance qui fera en sorte que la RD Congo redevienne de plus en plus fréquentable et sollicitée.

Irlande : Gerry Adams visé par un engin explosif

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LEFRANCOPHONEPLUS, 25 JUILLET 2018 
Par Jean Bonsenge

L’ancien président de Sinn Féin a été la cible d’un acte criminel. Sa résidence a été attaquée par un engin explosif dans la nuit de vendredi 13 juillet 2018. On a enregistré quelques dégâts matériels causés par la déflagration de l’engin, mais heureusement, il n’y a eu mort d’hommes ou de personnes blessées. En bon leader, Mr Adams a plutôt appelé les auteurs de cet acte antipathique au dialogue. Une marche de soutien a été organisée, à son honneur, lundi 16 juillet dans la partie Ouest de Belfast en Irlande du nord où des centaines de personnes y ont pris part. Mr Adams a interpellé les dissidents des républicains qui ont fomenté le coup, selon Sinn Féin : « vous êtes soit pour la paix ou contre la paix » a-t-il martelé. La présidente du Parti Mary Lou McDonald a renchéri : « les gens qui ont perpétré ses attaques sont des ennemis de la paix ». Bobby Storey un autre membre influent de Sinn Féin a été aussi visé par les assaillants. Gerry Adams est l’une des figures de proue du microcosme politique irlandais, il a été président de cette formation politique de gauche de 13 novembre 1983 au 10 février 2018. Sinn Féin, parti des républicains en Irlande, fondé en 1905 par Arthur Griffith, milite pour la réunification du pays et la cessation de la juridiction britannique au nord de l’île. Marie Lou MacDonald en est l’actuelle présidente. Gerry Adams a joué un rôle prépondérant dans les négociations qui ont mis fin à la guerre entre les protestants (unionistes, loyalistes) et les catholiques (les républicains, les nationalistes) en Irlande du nord, qui a duré 30 ans et a fait plus de 3000 morts. Ces négociations se sont soldées par la signature d’un accord appelé Good Friday Agreement. Il a été signé par les parties en conflit le 10 avril 1998 instituant ainsi un gouvernement de partage de pouvoir, sous la supervision du Royaume-uni et de l’Irlande (la République). Son lien avec la branche armée du parti, IRA (Irish Republican Army) dissoute et déclarée mouvement illégal depuis plus d’une décennie, n’a cessé de lui tordre le cou tout au long de son leadership. Deux individus sont sous les verrous par rapport à l’acte criminel contre Gerry Adams et son camarade du Parti.

 

Irlande : congrès international des caucus des femmes parlementaires

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LE FRANCOPHONE PLUS 24 juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Le caucus des femmes parlementaires en Irlande organise le 1er congrès international des caucus des femmes parlementaires du 9 au 10 septembre 2018 à Dublin Castle en Irlande. La conférence va accueillir les femmes parlementaires à travers le monde en vue de débattre des questions relatives aux femmes et de quelle manière elles peuvent travailler là-dessus et y apporter des solutions idoines.

RD Congo : la république en voie de militarisation

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LE FRANCOPHONE PLUS 23 juillet 2018 Par Jean Bonsenge

La République démocratique du Congo (RDC) avance lentement et sûrement vers l’instauration d’un nouveau type de régime politique : la militarisation de la nation et de son peuple. La défense nationale et la sécurité intérieure, la police et la population constituent les 3 colonnes de ce processus. Classées dans le top 10 des armées, en termes de puissance sur un total de 34 pays sur l’Afrique, par Global FirePower (GFP) à son édition 2018, les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) occupe une place de choix dans le processus de la militarisation de la nation et de son peuple. Une armée qui faisait la fierté du pays dans le régime précédent avait connu une destructuration au déclin de ce dernier. Les guerres qui se sont suivies l’ont aggravée. Le régime actuel a eu comme mission de doter la république d’une armée Républicaine, forte et dissuasive. Actuellement, les FARDC sont à même de faire preuve de leur capacité de défense contre les ennemis de la République.  Des moyens conséquents y ont été affectés pour y parvenir. Dans les budgets annuels du pays (RDC) la rubrique de la défense nationale et celle de la sécurité de l’État reçoivent la part de lion. Par exemple, dans son budget annuel de 10 milliards de la monnaie locale (Francs congolais), la loi de finances 2017 pour l’exercice 2018, prévoit un total de 218.615 sur les plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés (Annexe XIV). Intérieur et sécurité 172.758. Le site américain GFP indique que le budget de la défense nationale s’évalue à $ 162,000,000. L’accès au database de la SIPRI (Stockholm Peace Research Institute) pourra démontrer un accru d’investissement en armement de la RDC au cours de ces dernières années. Quant à l’armée, la marche d’endurance et activités sportives des militaires et policiers à travers le pays, le 30 juin de l’année en cours, la nomination et promotions à la hiérarchie militaire, le 15 juillet dernier où Célestin Mbala Munsense, Lieutenant-Général, a été nommé par ordonnance présidentielle nouveau Chef État-Major des FARDC succédant ainsi au Général Etumba envoyé en retraite, l’adoption par le Parlement de la RDC d’un accord de coopération militaire et technique avec la Russie en juin dernier sont des indicateurs d’un engagement vers la militarisation. Du côté de la police, elle s’est vue pilotée par un officier militaire de haut rang, nommé le 17 juillet 2017, par le président congolais Joseph Kabila, le Lieutenant-Général Dieudonné Amuli Bahigwa, nouveau Commissaire Général de la Police nationale Congolaise (PNC), en remplacement du Général Charles Bisengimana Rukira. Quant au peuple, l’évasion de plusieurs détenus de la prison centrale de Makala, le 17 mai de l’année dernière et dans d’autres centres pénitentiaires à travers le pays, l’attaque des parquets de Matete et de Kalamu ainsi que du bureau de la police de Mont-Amba en juin de la même année rentrent dans le processus.  Les faits relevés ci-haut constituent les signaux qui ne trompent pas sur la voie de la militarisation de la nation et de son peuple, et aussi un message envoyé aux ennemis de la République.

La RD Congo se recoquille sur sa souveraineté et son émancipation

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LE FRANCOPHONE PLUS 23 juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Le 19 juillet 2018, Joseph Kabila, Chef de l’État de la République démocratique du Congo (RDC), s’est adressé aux deux chambres du Parlement réunies en Congrès. Dans son allocution sur l’état de la Nation il a abordé les thèmes clés incluant sécurité, économie, politique, éducation et social en passant par l’administration publique. Le mutisme demeure sur son avenir politique et surtout sur son éventuel 3ème mandat, d’ailleurs proscrit par la Constitution. Il a renouvelé son engagement de la respecter. En revanche, il n’est pas aussi tenu de faire une déclaration concernant sa candidature, car ça serait anticonstitutionnelle. Une jurisprudence en la matière pourrait se constituer, et toutes les présidentes et tous les présidents de la république en fin mandat seraient obligés de faire autant dans le futur. La CENI (Commission électorale nationale indépendante) va relancer les dépôts des candidatures pour la présidentielle et les législatives nationales ce 25 juillet. Et le président tiendra sa parole. Cependant la quintessence du discours du Président Kabila repose sur la souveraineté et l’émancipation de la RDC : « si la traite négrière, la colonisation, les sécessions, les agressions et les multiples rebellions n’ont pas eu raison, grâce à l’aide de Dieu et à la détermination des tous ses fils et filles, le Congo vivra à jamais, comme nation libre et comme État souverain et indépendant » a-t-il déclaré. Ceci dit la communauté internationale devra absolument revoir ses calculs envers le régime de Kinshasa et à la nation congolaise.

RD Congo : la subjectivité politique en panne

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LE FRANCOPHONE PLUS 16 juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Dépourvues d’idéologies politiques, les formations politiques en République démocratique du Congo (RDC) ont tendance à se liguer en plateformes politiques ou agglomérations politiques en vue de ratisser large. Les conservateurs, les libéraux, font pacte avec les socialistes et les socio-démocrates et vice versa.  Au mois de mai dernier la CENI a répertorié 77 plateformes politiques et 599 partis politiques. La classification des familles politiques traditionnelles droite, centre, gauche n’ a pas encore vu le jour. Et ceci complique l’équation aux électeurs sur quel parti politique ou quelle idéologie politique faut-t-il apporter leur suffrage lors de scrutins. Les deux dernières-nées plateformes politiques sont les Républicains Indépendants et Alliés et le Front Commun pour le Congo (FCC). La première a comme autorité morale, Léon Kengo Wa Dodo, l’actuel président de la chambre haute du Parlement en RDC, la seconde est chapeautée par Joseph Kabila, Chef de l’État en exercice. La signature de la Charte constitutive du FCC, le 1er juillet a connu une adhésion massive des partis politiques animés par certains leaders de proue de la scène politique congolaise, Bruno Tshibala l’actuel premier ministre, Ruberwa, José Makila et bien tant d’autres. C’est au nom du patriotisme que beaucoup y ont adhéré, a lancé Dr. Félix Kabange Numbi, ministre de son état. Pourtant le processus démocratique actionné le 24 avril 1990 par le feu maréchal Mobutu devrait déjà permettre au pluralisme politique d’asseoir les familles politiques classiques. Il faudrait encore attendre des décennies pour avoir une telle configuration politique en RDC : droite, centre et gauche. Qu’à cela ne tienne, l’attitude des votants lors des élections précédentes en RDC a démontré qu’ils jettent leur dévolu sur la personne et non sur l’idéologie ou l’appartenance à un parti politique ou à une plateforme politique. Voter pour la personne candidate est bon pour le maintien du statu quo mais néfaste pour l’alternance démocratique. La subjectivité politique est la manière par laquelle un acteur politique se présente au public pour solliciter son adhésion à son discours, projet de société et/ou programme.

Irlande : Michael D. Higgins pour un second mandat

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LE FRANCOPHONE PLUS 16 juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Comme il fallait s’y attendre Michael D. Higgins, le président irlandais en exercice briguera un second mandat, à sa propre succession, a annoncé un communiqué émanant de la présidence de la république.  Mr. Higgins va se représenter en candidat indépendant en vertu de l’article 12.4 de la Constitution du pays. La convocation de l’élection présidentielle est prévue au plus tard le mois de novembre 2018. Cependant à son élection, comme président de la république, en 2011, il avait rassuré ne pas avoir l’intention d’être à la tête du pays pour deux mandats.  La situation du pays n’étant plus la même que celle de 2011 justifie la requalification de son engagement. Il faut noter ici, le Brexit, la sortie officielle du Royaume-uni de l’Union Européenne au mois de mars 2019 doit être inclue dans l’évolution de la situation en Irlande, dont le président motive sa décision. Le renouvellement de la frontière entre le nord qui fait partie de l’Angleterre et le sud du pays, la république qui reste dans l’Union Européenne ; les échanges commerciaux entre les deux en sont les quelques conséquences logiques. D’ailleurs apprend-on il y a défection au sein du gouvernement de Sa Majestée dirigé par Theresa May. Dans 9 jours, 9 ministres parmi lesquels figure le bouillant Alexandre (« Boris ») Johnson, secrétaire aux affaires étrangères, et ancien Mayor de London, ont claqué la porte sur fond de Brexit, rapporte telegraph.co.uk. Le développement politique à l’intérieur du pays et le Brexit et ses impondérables pourraient avoir influencé la décision du président de se représenter. L’opinion publique est favorable pour sa réélection. Mr. Higgins a aussi reçu l’acquiescement des autres partis politiques comme le Labour Party et Fianna Fáil. Fine Gael suivra la même voie. Quelques candidats déclarés pour occuper la Áras an Uachtaráin (résidence présidentielle) sont Gerard Graughwell (sénateur), Pádraig Ó Céidigh (sénateur indépendant et homme d’affaires), Joan Freeman (indépendant) et la candidature attendue d’un membre de Sinn Féin parti cher à Gerry Adams, en retraite et dirigé actuellement par Mary Lou McDonald. Le Président Michael D. Higgins a toutes les chances d’être réélu pour un second septennat. Le rendez-vous est donc pris vers la fin de l’année. 

Moïse Katumbi : la « télépolitique » marche!

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LE FRANCOPHONEPLUS 09 juillet 2018

Par Jean Bonsenge
En exil forcé, où il se trouve, à Bruxelles, Moïse Katumbi continue de bien gérer sa plateforme politique Ensemble pour le changement comme s’il était, sur place, en RDC. Mercredi, 03 juillet, il a nommé les membres de son cabinet dans lequel Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale, RDC, en est le chef. Lundi dernier, l’autorité morale d’Ensemble avait dit être prêt quant à la présentation des candidats de sa plateforme à tous les niveaux de l’électorat convoqué depuis le 23 juin dernier, par la CENI. Lui-même étant candidat président de la république déclaré aux élections de décembre 2018. Un autre aspect qu’il faut relever dans la composition du cabinet de l’ex-gouverneur du Katanga est qu’elle respecte l’article 14 de la Constitution de la RDC qui statut sur la parité : « La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions. » Un cabinet composé de 46 membres parmi lesquels 23 femmes et 23 hommes reflète cette disposition constitutionnelle. S’il advenait que Moïse arrive aux affaires de l’État, la promotion de l’égalité de genre connaîtrait une avancée significative. Il tablera bien sûr sur la ligne de base tracée par ses prédécesseurs à savoir, Stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, Plan national du genre, Plan régional pour la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, Plan d’action pour l’application de la même résolution et Plan stratégique genre et élections de la CENI. En un artisan de la bonne gouvernance dont la démonstration a été faite au Katanga, l’autonomisation économique de la femme congolaise sera au centre de son action. En attendant son retour tant attendu et hypothétique en RDC, il mise sur la « télépolitique », qui marche d’ailleurs.

Joseph Kabila : le peuple doit s’approprier les élections

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LE FRANCOPHONEPLUS  02  juillet 2018 

Par Jean Bonsenge

Dans son adresse à la nation lors de la commémoration du 58ème anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, le Chef de l’état congolais a évoqué plusieures questions notamment celle liée au processus électoral. Ce 30 juin est unique en son genre car elle coïncide avec l’organisation des élections, plus particulièrement à l’appel de l’électorat, lancement des dépôts des candidatures le 23 juin dernier par la CENI : « Je me réjouis du fait que la célébration de la fête nationale intervienne cette année, en plein processus électoral. Et particulièrement au lendemain de la convocation des électeurs au troisième scrutin libre, démocratique et pluraliste, prévu par la CENI au mois de décembre de cette année. Ce processus vous vous en être appropriés, à différentes étapes de son parcours depuis votre enrôlement massif en 2016 et en 2017 jusqu’au parachèvement des listes électorales. Je vous exhorte à vous y accrocher et à démontrer, s’il en était encore besoin, que c’est bien vous les souverains et c’est à vous de décider du sort et de l’avenir de notre cher et beau pays », a encouragé le chef de l’Etat, rapporte la radio onusienne sur place.

Tout projets de société, tout programmes, toutes politiques dont la population ne s’en approprie pas est voué à l’échec. Il faut qu’il y ait un mouvement centripède de la société vers le programme, ceci sous-tend une appropriation, élément clé pour la matérialisation du programme. C’est ce qui a manqué à la révolution de la modernité, projet de société far au président Kabila et son gouvernement. Depuis le lancement des dépôts des candidatures pour la députation nationale dans toute l’étendue de la république, il n’y pas d’engouement dans les aux bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC). On constate un certain atermoiement de la part des partis politiques qui devraient présenter les listes de leurs candidats députés.

Irlande : Ordination femmes-prêtres et mariage prêtres

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LE FRANCOPHONEPLUS  02  juillet 2018 

Le Pape François effectuera une visite papale en Irlande au mois d' août, 2018. Les billets d’entrées pour assister à l’évènement qui aura lieu au stade Phoenix Park à Dublin, capitale du pays, se distribuent très rapidement. A la veille de la visite du Pape, Josepha Madigan Walter, ministre de la culture dans le gouvernement du premier ministre Leo Varadkar, lance le débat sur l’ordination des femmes-prêtres et le mariage des prêtres. Tout est parti d’un incident à Church of Saint Therese, Mount Merrion parish, une église catholique au sud de Dublin. Le prêtre qui devait officier la messe a brillé par son absence. La ministre de la culture était parmi les paroissiens, qui étaient venus assister à la messe, elle s’est improvisée officiant du culte et a conduit une série des prières avec les membres de la congrégation en lieu et place du prêtre absent.  Commentant cet incident à la radio nationale RTE, elle a déclaré que le moment était venu pour que l’église catholique ordonne les femmes-prêtres et autorise aux prêtres de se marier. La ministre a été soutenue par son chef du gouvernement, le premier ministre Leo Varadkar, il a ainsi déclaré : « je crois à l’égalité de toutes choses y compris à l’endroit du travail et ceci devrait inclure l’autorisation des prêtres de se marier et l’autorisation des femmes de devenir prêtres ». L’État ne va pas y légiférer au nom de la laïcité, s’est-t-il déduit. La réaction de l’église Catholique ne s’est pas fait attendre. Son numéro un à Dublin, Diarmuid Martin, Archibishop (archevêque) est monté au créneau : elle (la ministre : NDLR) a provoqué une détresse aux paroissiens et elle poursuit un agenda, s’est-t-il indigné. Mattie Mc Grath, un député indépendant : la ministre doit examiner sa propre conscience « à-propos d’être sur l’autel et d’être une partisane tenace » de la révocation du 8me amendement de la constitution (sur la légalisation de l’avortement le mois de mai dernier :NDLR). Le pape François ne manquera pas d’éclairer la lanterne de tout un chacun sur l’ordination des femmes-prêtres et le mariage des prêtres lors de sa visite papale en Irlande le mois prochain.

 

 

 

RD Congo : Marie Ange Mushebekwa au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

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LE FRANCOPHONEPLUS  02  juillet 2018 

Par Jean Bonsenge

La 38ème session du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU pour cette année est convoquée à partir du 18 juin 2018 au 06 juillet 2018. La situation des droits de l’homme en RD Congo sera évaluée ce 3 juillet par les Etats Membres, au nombre de 47 dont la RDC en fait partie. La RD Congo sera représentée par Marie Ange Mushebekwa, ministre des droits humains. Marie Ange possède déjà un moral d’acier avant le dialogue interactif, car le même 3 juillet les experts de l’ONU vont présenter leur rapport final sur les violations des droits de l’homme au Kasaï, théâtre des hostilités en 2016 et 2017. Deux experts de l’ONU ont d’ailleurs perdu la vie dans cette région du centre du pays à la même période. En visite de travail récemment à Kananga elle s’est insurgée contre certaines États Membres qui profitent de la tribune du CDH « « pour régler des comptes aux dirigeants qui ne leur plaisent pas » » lors d’une interview accordée à Radiookapi.net. Elle a renchéri pour dire que tous les États Membres siégeant au CDH « ne sont pas les enfants de cœur » ». Pas de cadeaux à faire peut-t-on conclure. La RDC a été élu membre au CDH le 16 octobre 2016 pour un mandat de 3 ans à daté du mois de janvier 2018. Le CDH a comme mission de veiller à la promotion et à la protection des droits de l’homme par les Etats Membres y compris aux engagements qu’ils ont pris par ratification quant à ce.

RD Congo : un arrêté ministériel qui défie la mondialisation

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LE FRANCOPHONEPLUS  02 juillet 2018 

Par Jean Bonsenge

La prolifération des médias en ligne est la résultante du développement des technologies de l’information et de la communication, élément catalyseur de la mondialisation qui se veut un processus d’interconnexion inévitable. Lambert Mende Omalanga, ministre en charge d’informations et médias en RD Congo a pris une mesure par décret ministériel, pour réguler le secteur des médias en ligne d’ailleurs en pleine excroissance.  L’édit fait de dix dispositions a été rendu public le 14 juin dernier. L’un des articles proscrit l’incitation à la haine raciale et/ou ethnique, à la violence et condamne la diffamation. Cependant, le syllogisme juridique ayant conduit à la formulation de la 5ème disposition pose problème, dès lors qu’elle entame la liberté de la presse et par ricochet la privation des droits et libertés fondamentales pourtant garantis par la Constitution du pays. En substance, l’article du décret déclare « tout message publicitaire sur un média en ligne doit passer avant sa diffusion aux institutions publiques chargées de la publicité… ». En tout état de cause, le décret ministériel ne défie non-seulement pas ce nouveau type de presse, qui talonne les médias traditionnels, mais aussi la mondialisation et ses prouesses.

 

Élections en RD Congo Jour J-180 : Nangaa recadre la majorité et l’opposition.

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Par Le Francophone, le 25 juin 2018 à 20:45

La pratique de la politique au Congo-Kinshasa a un caractère un peu festif, sans tenir compte du temps et de l’espace. Alors que l’appel au dépôt des candidatures est lancé depuis le 23 juin dernier, le président de la CENI Corneille Nangaa craint qu’il y ait débordement aux bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC), ainsi qu’aux installations de la CENI, à Kinshasa, capitale du pays, comme aux provinces. De ce fait, les militants qui accompagneront leurs leaders lors de dépôt de leurs candidatures devraient s’arrêter à un périmètre pas moins de 200 mètres.   « « Je voudrais rappeler à l’intention de toutes les parties prenantes au processus électoral que les installations de la CENI sont inviolables conforment à la loi. Je voudrais aussi rappeler aussi que le dépôt de la candidature n’est pas à confondre avec la campagne électorale qui interviendra au mois de novembre conforment au calendrier électoral et conformément à la loi. La CENI ne tolèrera pas la présence des militants devant les BRTC. Limite acceptable, 200 m du périmètre. C’est-à-dire ceux de ces acteurs politiques qui s’amèneront avec des militants pour venir déposer les candidatures, vous aurez à vous organiser pour que vos militants restent dans un rayon d’au-delà de 200 m » » a-t-il stigmatisé, selon la radio onusienne (Radiookapi) en RDC. La campagne électorale prévue pour novembre 2018, selon le calendrier électoral, n’ayant pas encore démarrée, les contrevenants s’en prendront qu’à eux-mêmes. La mesure est applicable à tous, sans discrimination aucune, que le(la) candidat(e) soit de l’opposition ou de la majorité ou indépendant(e).

Élections en RD Congo : UDPS/Tshisekedi prête !

Félix Tshisekedi, nouveau président de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) qui a succédé au líder Máximo, Dr. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, annonce que sa formation politique, issue de l’opposition de la première ère et y demeurant, est prête à déposer les candidatures de ses membres à tous les échelons des élections. Pour l’instant c’est pour la députation nationale. Du côté du MLC (Mouvement pour la libération du Congo), aussi parti de l’opposition, sous la direction du sénateur Jean-Pierre Bemba, acquitté récemment par la CPI, on temporise.

FT

Irlande : Higgins sommé de se prononcer

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Par Le Francophone le 25 juin 2018 à 20:45

Michael D. Higgins, président irlandais en exercice, depuis 2011, est sommé de se prononcer sur son éventuelle candidature à la présidence de la république.  Une certaine opinion l’accuse de mener une campagne insidieuse pour sa réélection. Certains officiels au niveau du gouvernement et des états-majors politiques ont déjà été mis au parfum pour son intention de se représenter, à l’élection présidentielle, prévue en octobre 2018. Gerard Graughwell, l’un des prétendants candidat à la présidence a encouragé Mr. Higgins de faire une déclaration publique à ses intentions, selon le journal Independant. Sa déclaration sur son avenir politique à la fin de son mandat pour ce septennat, permettra aux parlementaires, députés (TDs : Teanna Danna) et sénateurs d’approuver les potentiels candidats président de la république. En ce qui le concerne, l’actuel locataire de Áras an Uachtaráin (Palais présidentielle en irlandais), le sexagénaire, se sent encore vigoureux pour trôner à la tête du pays, même si selon la constitution irlandaise, le président n’assume qu’un rôle protocolaire. La démocratie parlementaire l’oblige. Michael D. Higgins est sociologue et diplômé de NUI Galway. Avant d’être élu président de la république en novembre 2011, il a été député (TD : Teachta Dála) à Galway West sa province natale, puis ministre des arts, cultures et Gaeltacht de 1993 à 1997.

Élections RD Congo: le go est lancé!

C'est par la bouche autorisée, Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) que la convocation du corps électoral pour les élections de décembre 2018 a été annoncée au public. Le président de la CENI a fait cette annonce alors qu'il recevait les leaders des partis politiques et agglomérations politiques à Kinshasa, jeudi, le 21 juin. Son institution convoque l’électorat pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 23 décembre 2018, ce samedi 23 juin. Dès lors que le go est donné, il faudra se mettre en ordre de bataille pour conquérir le pouvoir et l’exercer.

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Sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2010

Le souhait de la France et les réserves de la RDC

Le ministre français des Affaires étrangères est arrivé hier vendredi 25 janvier à Kinshasa. Dans ce déplacement, Bernard Kouchner est accompagné de deux députés du parlement français en charge de relations franco-congolaises. Quelques heures après son arrivée dans la capitale congolaise, il a été reçu par le président de la République, Joseph Kabila. Au menu de leur entretien, le réchauffement de la coopération bilatérale entre la RDC et la France avant d’évoquer d’autres questions relatives aux projets de développement que Paris compte réaliser en faveur de Kinshasa.

Sur ce point précis, le chef de la diplomatie française a indiqué que son pays « est prêt à écouter et à être présent en RDC en termes de projets et de financements ». Non sans reconnaître que la France n’a pas été présente de manière permanente en RDC. Et le ministre Kouchner de préciser : «Un certain nombre de projets ont été présentés par le président Kabila. Je les ai acceptés volontiers».

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Les défis de l’administration de la justice dans l’espace francophone

L’institution judiciaire est chargée de mettre en œuvre, en toute indépendance, l’ensemble des règles et principes gouvernant le règlement des conflits devant les cours et tribunaux. Comment assurer l’effectivité et l’efficacité du service public de la justice, de sorte à faire de l’instance judiciaire un acteur de la paix sociale et l’instrument essentiel de la consolidation de l’Etat de droit ?

Au-delà des questions de l’organisation d’une instance judiciaire fonctionnant effectivement et digne de la confiance des justiciables, l’administration de la justice met en jeu des considérations politiques, sociales, historico-culturelles. Elle s’entend ainsi comme l’action d’exercer le pouvoir judiciaire au sein de l’appareil d’Etat. Tout système de justice, accepté et compris par les justiciables, doit être fondé sur des mécanismes conciliant les exigences basées sur des standards internationaux et les réalités propres à son environnement.

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