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Au Salvador, 40 ans de prison pour meurtre requis contre une jeune femme qui a perdu son bébé

Evelyn Hernandez, désormais âgée de 21 ans mais adolescente au moment des faits, a toujours expliqué que l’enfant était mort-né. Le verdict doit être rendu lundi.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 05h25

Temps deLecture 2 min.

Evelyn Hernandez lors d’une audience à Ciudad Delgado, au Salvador, le 15 août.
Evelyn Hernandez lors d’une audience à Ciudad Delgado, au Salvador, le 15 août. JOSE CABEZAS / REUTERS

Une peine de 40 ans de prison pour meurtre a été requise vendredi 16 août devant un tribunal salvadorien contre une jeune femme qui a perdu son bébé, et le verdict doit être rendu lundi.

La législation anti-IVG au Salvador est l’une des plus strictes du monde. Le code pénal prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d’avortement, mais, dans les faits, les juges considèrent toute perte du bébé comme un « homicide aggravé », puni de 30 à 50 ans de réclusion.

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Evelyn Hernandez, désormais âgée de 21 ans mais adolescente au moment des faits, a protesté de son innocence à l’ouverture du procès jeudi. Le bébé était mort-né, a-t-elle toujours expliqué. Elle avait déjà été condamnée en juillet 2017 à 30 ans de prison mais la décision a été annulée en février par la Cour suprême, après 33 mois passés derrière les barreaux.

Pour ce deuxième procès, le ministère public salvadorien a changé de chef d’inculpation : Evelyn Hernandez n’est plus accusée d’homicide aggravé avec préméditation mais d’homicide aggravé par négligence.

« Liberté pour Evelyn ! »

« Demander 40 ans de prison, c’est une véritable folie, c’est une aberration juridique », s’est indignée Morena Herrera, coordinatrice de l’ONG salvadorienne ACDATEE qui milite pour la dépénalisation de l’avortement.

« Nous espérons un verdict d’acquittement : il n’y a aucun élément qui permette de penser qu’Evelyn avait l’intention de mettre fin à la vie du bébé (...) c’était un accident », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Arnau Baulenas, l’un des avocats de l’accusée.

L’affaire remonte au 6 avril 2016, lorsque la jeune femme donne naissance à un bébé dans des toilettes. Transférée à l’hôpital de la ville de Cojutepeque (centre), elle était arrêtée et accusée d’homicide, a expliqué son avocate Elizabeth Deras à l’AFP.

Dans un premier temps, il avait été dit qu’Evelyn Hernandez était tombée enceinte après un viol, mais son avocate a expliqué, sans donner plus de détails, préférer ne plus évoquer ces circonstances à la demande de la jeune femme qui habite dans un quartier contrôlé par les gangs et pourrait faire l’objet de représailles.

Aux cris de « Liberté pour Evelyn ! » et « A bas le patriarcat ! », une cinquantaine de militants pour les droits des femmes ont protesté devant le tribunal de Ciudad Delgado, au nord-est de San Salvador, la capitale. Actuellement, 16 femmes sont en prison au Salvador pour des avortements. Au cours des derniers mois, cinq femmes condamnées pour des cas similaires ont été remises en liberté./ Lemonde/LFP/via le francophoneplus.com

« Open-Arms » : 27 migrants mineurs autorisés à débarquer à Lampedusa

Cent sept autres migrants, majeurs ou mineurs accompagnés, doivent encore rester à bord.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h03, mis à jour à 18h06

Temps deLecture 8 min.

L’« Open-Arms », vu de l’île de Lampedusa, Italie, 17 août 2019.
L’« Open-Arms », vu de l’île de Lampedusa, Italie, 17 août 2019. GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS

Vingt-sept migrants mineurs non accompagnés ont été autorisés à débarquer du navire de l’ONG espagnole Proactiva, Open-Arms, ancré au large de l’île italienne de Lampedusa, située entre la Sicile et l’Afrique du Nord, a annoncé samedi 17 août l’organisation non gouvernementale (ONG).

« Ils seront évacués par les gardes-côtes de Lampedusa », a tweeté l’ONG Proactiva après que le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini (extrême droite), a concédé à contrecœur l’autorisation de débarquer, tout en exigeant que les autres migrants, 107 adultes et mineurs accompagnés, restent à bord.

Open Arms

@openarms_fund


Comienza el desembarco de los 27 menores no acompañados. El cuerpo de di Finanza y Guardacostas italianosos trasladan desde a Lampedusa.

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800 personnes parlent à ce sujet

M. Salvini a écrit plus tôt une lettre au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, dans laquelle il déclare qu’il pourrait autoriser les mineurs « présumés » à quitter l’Open-Arms bien que cela soit en contradiction avec son opinion. Six pays de l’Union européenne se sont dits prêts jeudi à accueillir chacun une partie des migrants de l’Open-Arms.

Crise gouvernementale

Vendredi, le commandant du navire, qui se trouve à quelques centaines de mètres seulement du port de Lampedusa, avait décrit une situation explosive parmi les migrants interdits de débarquer. « Tout le monde est cassé psychologiquement, cette situation est devenue insoutenable », avait déclaré Marc Reig à la chaîne de télévision espagnole TVE. « A chaque seconde qui passe, le déclenchement de la bombe se rapproche. Ou quelqu’un coupe le fil rouge et désactive la bombe maintenant, ou alors l’Open Arms va exploser. (…) C’est inhumain. Nous sommes près de la terre ferme et les gens pourraient s’y rendre à la nage. Ils veulent se jeter dans l’eau. »

La situation de l’Open-Arms est au cœur de la crise gouvernementale que traverse l’Italie, entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 étoile (M5S). Deux ministres issus du M5S, Satellisable Renta (défense) et Danilo Toninelli (infrastructures et transports), ont en effet refusé, jeudi, de contresigner le dernier décret interdisant les eaux italiennes à l’Open Arms, édicté par M. Salvini après la suspension mercredi par un tribunal administratif d’un premier décret similaire. Sans ces deux signatures, le décret de M. Salvini est sans effet.

Le leader d’extrême droite est crédité de 36 à 38 % dans les intentions de vote et sa ligne dure sur les migrants clandestins est l’un des facteurs de cette popularité. Mais face à son insistance pour organiser des élections au plus vite, un front politique semble en train de se former contre lui, par le biais inattendu d’une alliance entre son ex-partenaire M5S et le Parti démocrate, classé au centre gauche.

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François Grignon réitère l’appui de la MONUSCO aux initiatives de la province du Sud-Kivu

Arrivé le 15/8/2019 pour sa 1ère visite officielle au sud-Kivu, François Grignon, Représentant Spécial Adjoint du S.G. de l’ONU en RDC, en charge de l'Etat de droit, a rencontré le Gouverneur de province, Théo Ngwabidje. Photo MONUSCO.

Le représentant spécial adjoint ad intérim du secrétaire général de l'ONU en RDC, chargé de la protection et des opérations, François Grignon, a échangé jeudi 15 août à Bukavu avec le gouverneur Théo Ngwabidje sur l'importance du partenariat entre la MONUSCO et le gouvernement provincial pour une stabilisation durable du Sud-Kivu.

Il a aussi rappelé la poursuite de l’appui de la Mission onusienne aux initiatives de ce gouvernement et de la province du Sud-Kivu en vue de résoudre les défis qui persistent localement.

« Nous sommes ici pour renforcer le partenariat et venir en appui aux initiatives du gouvernement et de la province pour résoudre des défis qui persistent localement. La situation reste difficile dans plusieurs parties du pays. Que ce soit en Ituri, que ce soit au Nord-Kivu, et même au Sud-Kivu », a rappelé François Grignon.

Il estime que la solution pour la stabilisation de la province du Sud-Kivu n’est pas seulement militaire.

« La méthode est simple : nous devons travailler en soutien avec le gouvernement. Nous devons à la fois venir en soutien aux FARDC pour qu’elles puissent avoir toutes les capacités de gérer les situations sécuritaires. Mais les solutions pérennes et durables ne sont pas uniquement sécuritaires. Elles sont aussi politiques et économiques », a ajouté François Grignon.

Il est en visite de trois jours au Sud-Kivu depuis le mercredi 14 août 2019. Il s’agit de sa première visite officielle dans cette province depuis sa nomination le 27 juin 2019. / Radiookapi/LFP/via lefrancophoneplus.com

 

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Sommet SADC : Félix Tshisekedi propose la création d’une coalition régionale pour éradiquer les groupes armés

Le Président Félix Tshisekedi à la 5e édition du Forum sur l’entrepreneuriat organisé par la fondation Tony Elumelu, le 27 juillet à Abuja. Photo Présidence RDC.

« Je propose de créer à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme une coalition régionale pour éradiquer ce fléau de l’insécurité crée par les groupes armés », a sollicité le Président Félix-Antoine Tshisekedi ce samedi 17 juillet au 39ème Sommet de la SADC qui se tient à Dar Es Salaam.

« Je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations », a proposé le Président de la RDC.

Il a, dans son discours, pris l’engagement solennel de faire en sorte que la RDC recouvre rapidement dans sa partie Est, la paix et la stabilité pour lui permettre de contribuer efficacement au processus d’intégration sous-régionale.

« C’est pourquoi j’ai élaboré un vaste programme pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat visant à mettre un terme à l’insécurité qui sévit encore dans sa partie Est, et favorisant la réconciliation de tous les fils et filles de mon pays. Ceci aura comme conséquence l’instauration d’un Etat de droit et l’amélioration du climat des affaires », a promis M. Tshisekedi.

Il a rappelé la partie Est de la RDC est en proie à une insécurité persistante causée par les groupes armés d’origine interne et externe.

« Le plus redoutable de ces mouvements armés est celui des ADF-MTN dont le modus operandi consiste à commettre des actes terroristes, conforme à leur appartenance à DAESH ; ce qui constitue une menace tant pour la République Démocratique du Congo que pour la Sous-région », a noté le Président Tshisekedi.

Le Dr Muyembe récompensé

Le chef de l’Etat a aussi évoqué la maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et récemment celle du Sud-Kivu.

« Compte tenu de la gravité de cette situation, j’avais mis en place au mois de mai dernier une Cellule technique qui travaille sous ma supervision, composée d’experts de renommée internationale, parmi lesquels le Docteur Muyembe, qui a identifié le virus d’Ebola et dont les travaux de recherche ont conduit à la découverte du MAB114, une molécule thérapeutique pour le traitement contre la maladie. Pour votre information, ses (Dr Muyembe) travaux seront récompensés le 30 août prochain par le gouvernement japonais », a rappelé Félix Tshisekedi.

Selon lui, cette stratégie de riposte nous a permis de mettre à l’abri la ville de Goma et de poursuivre l’éradication dans les autres parties qui seraient affectées tels les deux cas détectés avant-hier à Bukavu.

«En même temps, le Rwanda pays voisin, l’Organisation Mondiale de la Santé et la République Démocratique du Congo se sont accordés pour adopter des mesures communes préventives permettant de renforcer la riposte », a expliqué M. Tshisekedi.

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Le Premier ministre éclaircit l’opinion sur le retard constaté dans la publication du gouvernement

    

Kinshasa, 16 août 2019 (ACP).- Le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a éclairci, dans un communiqué remis vendredi à l’ACP, l’opinion sur le retard constaté dans la publication de l’équipe gouvernementale, après plusieurs rumeurs ayant circulé à ce sujet dans les réseaux sociaux.

Selon  cette source, le Premier Ministre espère, après des contacts avec chacun de deux coordonnateurs du Front commun pour le Congo (FCC) et celui du Cap pour le changement (CACH), recevoir d’ici ce samedi  le travail corrigé, complété et validé par la structure de décision de chaque plate-forme.

Dans cette perspective, souligne le  document, le  Chef du futur gouvernement espère enfin pouvoir présenter au début de la semaine prochaine, au Président de la République, une monture sur laquelle il se sera mis d’accord avec chacune de deux plateformes.

Ce « retour à l’expéditeur » ne concerne pas le Premier Ministre, renseigne la source.

Pour rappel, le Premier Ministre a remis mercredi 07 août dernier au Coordonnateur du FCC et à celui du CACH, le chronogramme relatif à la formation du gouvernement de la République.

Conformément à ce chronogramme, le Premier ministre Sylvestre Ilunga a réceptionné solennellement, dimanche 11 août dernier devant la presse nationale et internationale, de chaque coordonnateur, les listes des candidats ministres proposés par sa plate-forme.

Après examen et concertation avec chaque coordonnateur, le Premier Ministre a retourné, le même jour dans la soirée, les listes des candidats ministres qu’il avait réceptionnées avec comme raison « travail inachevé » en accordant ainsi une seconde chance en 2ème session ces plateformes.

« Il n’y a pas de honte à réussir en 2ème session, seule la réussite compte ! », souligne le communiqué du Premier ministre Ilunkamba. ACP/Fng/DNM/May/LPF/ via lefrancophone.com

L’UNFPA s’engage dans la prévention de violences sexuelles en Ituri

Lancement de la campagne de sensibilisation contre la violence faite à la femme et à l’enfant le 06/05/2019 à Kinshasa. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Dans un communiqué de presse daté du 23 juillet à Djugu, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) s’engage, dans un partenariat avec la division provinciale de la santé et Caritas /Bunia, à prévenir les violences sexuelles en Ituri et offrir des services de santé reproductive.

Pour prévenir et prendre en charge les cas de violences sexuelles enregistrées du fait des conflits intercommunautaires en cours dans le nord de la province de l’Ituri, UNFPA et ses partenaires ont organisé une série de formations destinées aux Officiers de police judiciaire (OPJ), des membres de la société civile et du personnel médical local. Ces formations se sont achevées dimanche le 21 juillet.

Selon l'UNFPA, ces formations permettront notamment à la Police nationale congolaise de mieux protéger les femmes et les filles dans les zones de conflit et le déplacement des populations de la province.

Les professionnels de santé formés sont appelés, de leur côté, à transmettre les connaissances reçues à leurs collègues et d’assurer une prise en charge médicale et psychologique des survivants des violences basées sur le genre.

Cette démarche vise à prévenir le VIH/Sida, les infections sexuellement transmissibles et les grossesses.

Dans le cadre de cet engagement, UNFPA lance un appel à mobiliser environ 10,5 millions de dollars américains.

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 Tunisie : disparition de Béji Caïd Essebsi, héritier de Bourguiba à la présidence contrastée

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Le chef de l’État tunisien Béji Caïd Essebsi est décédé jeudi 25 juillet à l’âge de 92 ans. De son engagement pour l'indépendance à sa présidence « progressiste » au bilan contesté, en passant par ses responsabilités au début de l'ère Ben Ali, retour sur le parcours d'un homme qui illustre plus de soixante ans de vie politique tunisienne.

Début de la campagne électorale pour les différents postes au bureau définitif du Sénat

    

Kinshasa, 24 juillet 2019(ACP).- La campagne pour l’élection des membres du bureau définitif du Sénat a débuté mercredi au Palais du peuple, où les candidats aux postes de président, de 1er et 2ème vice-présidents ont présenté leurs programmes d’actions, dans des discours devant les sénateurs réunis en séance plénière, sous la direction de Léon Mamboleo Mohguba Itundamilamba, président du bureau provisoire de la chambre Haute du Parlement.

Chaque candidat a eu droit à 15 minutes pour exposer son programme d’action. Le Palais du peuple a connu une atmosphère électorale avec des bruits assourdissants des partisans, alors que les photos et calicots des différents prétendants au «perchoir» arboraient les murs et clôture du siège du Parlement.

Modeste Bahati Lukwebo qui a pris le premier la parole, a sollicité la confiance de ses collègues sénateurs après avoir rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et l’ancien Président Joseph Kabila Kabange, qui ont permis une alternance apaisée en RDC.

L’élu de la province du Sud-Kivu, président du regroupement AFDC/A (63 ans) compte mettre à la disposition du Sénat, une fois élu, ses compétences avec plus d’humanisme et d’amour du prochain, se présentant comme champion d’une alternance pleine à la chambre Haute.

Son programme est axé notamment sur la prise en charge réelle des sénateurs et membres du personnel administratif, l’amélioration de la qualité de vie de chacun, la production législative qualitative et quantitative, le contrôle parlementaire, les provinces et la diplomatie parlementaire.

«J’appuierai toute initiative à sanctionner les actions négatives, ce qui contribuera à la consolidation de l’Etat de droit, pour l’intérêt de ceux qui vivent dans ce pays.», a-t-il déclaré.

Ayant exercé plusieurs fonctions, professeur des finances publiques et comptabilité à l’Institut supérieur de commerce (ISC), dernièrement ministre d’Etat à l’Economie, ensuite au Plan, Bahati Lukwebo a, pour terminer, parlé des innovations à apporter à l’action du Sénat notamment l’érection d’une cité parlementaire, le paiement régulier et à date fixes des indemnités et salaires du personnel administratif.

Georges Eric Makangu désiste

Diplomate de formation, après un bref discours de campagne, Georges Eric Makangu a désisté en faveur d’Alexis Thambwe Mwamba, candidat du Front commun pour le Congo (FCC). Mais pour lui, l’institution Sénat doit être à l’avant-garde de nouveaux changements.

Vision d’Alexis Thambwe

Présentant sa vision, l’ancien ministre d’Etat à la Justice a souligné la nécessité impérieuse de renforcer le rôle du Sénat en mettant en avant la fonction législative, en collaboration avec l’Assemblée nationale afin de bâtir un Etat de droit.

Alexis Thambwe Mwamba a ensuite parlé du mode d’organisation et des défis à relever en tant que sénateurs, représentants des provinces, s’assurer du fonctionnement de la caisse de péréquation, la modernisation de celles-ci (provinces) comme priorité. Pour lui, les  « sages » du Sénat doivent bénéficier d’un environnement de travail apaisé.

La chambre Haute doit œuvrer pour que le gouvernement mobilise les ressources nécessaires pour relever le niveau de vie des populations, veillé à mettre tout en œuvre pour mettre fin à l’épidémie à virus Ebola.

Pour lui, le Sénat reste la chambre de temps et de la réflexion, qui doit se pencher sur les différents textes de loi relatifs notamment à la jeunesse et  au genre.

Pour l’ancien Garde des sceaux, la position prise par Modeste Bahati par rapport au FCC est une démonstration de la vitalité de la démocratie RDC.  «Nous aurons à vivre ensemble durant 4 ans, 5 mois et vous découvrez ma vraie image», a-t-il conclu.

Les candidats 1ers vice-président

L’ancien premier ministre Badibanga a dit avoir des priorités concernant notamment l’appui aux réformes de l’économie, assurer la transparence avant de s’engager pour que les groupes politiques puissent contribuer à un esprit de compromis de même que des groupes provinciaux du Sénat pour le développement des entités territoriales, selon leurs spécificités.

Evariste Boshab, professeur de Droit constitutionnel, a fait savoir, avec pertinence que  le Sénat constitue une œuvre collective qui nécessite l’apport de chacun à ses travaux.

Un autre prétendant à ce poste Sanguma Temongonde Mossai, serviteur de Dieu et agent de développement, élu sénateur indépendant, a dit être l’église au milieu du village.

Son objectif sera de promouvoir l’intérêt commun, au-delà de toute considération politique. L’objectif est de relever le défi de ne plus accepter que l’intérêt général soit privatisé.

Elever le vagabondage politique au niveau de crime contre l’humanité

Deux candidats 2èmes vice-président du Sénat, Michel Kanyimbu Shindani et John Tibasima ont présenté également leurs discours-programmes devant les élus des provinces.

Le premier a présenté des orientations d’un Sénat qui rehausse son niveau, axées sur la volonté de faire du bien à son peuple, rapprocher le Sénat et les autorités provinciales, élaborer et soumettre un plan de direction de la communication du Sénat, renforcer la capacité de prise en compte de la dimension Genre. Il a invité le Sénat à élever notamment le vagabondage politique au niveau de crime contre l’humanité.

John Tibassima, ancien directeur général de l’Office des mines d’or de Kilo-Moto, ancien ministre de l’Urbanisme et ancien parlementaire, a parlé de sa motivation et exprimé ses prétentions qui se résument en un seul mot  «servir» le Sénat, les provinces.

Il a exhorté ses collègues à porter leur choix sur lui, au regard de son profil. John Tibassima a invité les autres sénateurs à élever le Sénat et le peuple, à travailler dans une collaboration efficace entre le Sénat et l’Assemblée nationale ainsi qu’à rendre régulièrement compte l’évaluation de ses activités, dans le cadre d’un contrat avec résultats à la fin.

D’autres candidats interviendront le jeudi, dans le même cadre. ACP/DNM/May/ LFP, via lefrancophoneplus.com

Les pédophiles condamnés seront désormais CHIMIQUEMENT CASTRÉS en Ukraine, de nouveaux décrets-lois

PAR MICHAEL WING

17 juillet 2019 Mis à jour: 17 juillet 2019

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Il est logique qu’une communauté d’êtres humains fasse tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ses membres les plus jeunes, les plus innocents et les plus vulnérables, et de la manière la plus forte possible.

C’est certainement ce que pense cet auteur.

Il y a des gens qui proposent qu’il devrait y avoir des conséquences juridiques désastreuses pour les pédophiles, ces prédateurs agressifs qui violent et abusent sexuellement des enfants et des mineurs.

Daily Star

@Daily_Star

Paedophiles to be chemically castrated with injections under new laws https://www.dailystar.co.uk/news/world-news/791418/chemical-castration-paedophiles-ukraine-laws 

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Il y a quelques jours, un pays en particulier, l’Ukraine, a adopté de nouvelles mesures juridiques pour sévir contre les pédophiles. La nouvelle loi permet maintenant aux pédophiles condamnés d’être castrés chimiquement par injection forcée afin de freiner leur libido.

La nouvelle loi vise les personnes âgées de 18 à 65 ans qui sont reconnues coupables de viol d’enfants.

Cela fait suite au viol et à l’assassinat d’une jeune fille de 11 ans, Daria Lukyanenko, de la région d’Odessa en Ukraine, qui se serait « défendue »contre le pédophile Nikolay Tarasov, 22 ans, qui l’a violée et tuée, selon le Daily Mail.

Daily Mail Online

@MailOnline

Paedophiles will be chemically castrated under new laws in Ukrainehttps://trib.al/XtyRJLh 

Paedophiles will be chemically castrated under new laws in Ukraine

Men in Ukraine who are convicted of raping or sexually abusing minors will have an injection 'to reduce libido and sexual activity' (pictured, Nikolay Tarasov, a suspected rapist in a recent case).

dailymail.co.uk

Par la suite, les habitants en colère ont encerclé la maison de la famille de l’accusé, et la mère de N. Tarasov l’a « renié ».

Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles de la victime.

Selon l’agence de presse nationale ukrainienne, la nouvelle peine implique « l’injection forcée de médicaments anti-androgènes composés de produits chimiques qui devraient réduire la libido et l’activité sexuelle ».

De plus, une autre mesure légale a été adoptée qui fait passer de 12 à 15 ans les peines d’emprisonnement pour pédophilie. Un registre public sera également mis en place pour les personnes condamnées pour viol d’enfant, et elles seront surveillées toute leur vie par la police après leur libération.

Parlement ukrainien à Kiev (©Getty Images | GENYA SAVILOV/AFP)

« Et il est très peu probable que le violeur ne revienne pas à ses ‘affaires’ après sa sortie de prison. »

Le chef de la police Vyacheslav Abroskin a déclaré au sujet de la fréquence des agressions sexuelles d’enfants : « Cinq enfants ont été violés dans quatre régions de l’Ukraine […] en seulement 24 heures. »

Les chiffres officiels indiquent qu’il y a eu 320 viols d’enfants en 2017 ; cependant, le nombre réel pourrait atteindre des milliers.

Le Kazakhstan, pays d’Europe de l’Est, a institué une loi similaire qui prévoit la castration chimique des jeunes délinquants sexuels. Cela faisait suite à un rapport selon lequel les cas de viols d’enfants avaient doublé entre 2010 et 2014.

Illustration – Shutterstock | NIKITA TV

Ils ont acheté et stocké la cyprotérone chimique, un antiandrogène stéroïdien créé à l’origine pour traiter le cancer.

Le médicament affecte chaque personne différemment, selon l’urologue Dr Mirzakhmet Zhanadilov, et les doses sont donc adaptées à chaque individu. Pour ceux qui sont plus résistants au médicament, d’autres mesures seront également utilisées pour contrôler les niveaux de testostérone.

Coupe du monde féminine : un happy end à l’américaine

Grandes favorites du tournoi, les footballeuses américaines ont été les plus solides pour remporter leur quatrième titre mondial en huit éditions. Un record qui doit beaucoup à leur mentalité.

Par   Publié le 08 juillet 2019 à 00h35 - Mis à jour le 08 juillet 2019 à 08h53

Les footballeuses américaines après leur victoire lors de la Coupe du monde, à Lyon, le 7 juillet.
Les footballeuses américaines après leur victoire lors de la Coupe du monde, à Lyon, le 7 juillet. PHILIPPE DESMAZES / AFP

La fin pouvait-elle seulement être différente ? Il exhale des footballeuses américaines un tel pouvoir de persuasion, qu’aucune autre équipe n’a paru en mesure de contester l’inévitable happy end, dont raffole le public américain. Les Etats-Unis sont désormais quadruples champions du monde (1991, 1999, 2015 et 2019), un record impressionnant de victoires en huit éditions.

Images de joie collective des joueuses endossant des bannières étoilées, trophée brandi par les nouvelles championnes, après la victoire 2-0 face aux Néerlandaises, slogans victorieux « USA ! USA ! USA ! » scandés par les 20 000 fans américains débarqués en masse d’outre-Atlantique… Le début de soirée, dimanche 7 juillet, a eu comme un goût de déjà-vu pour les 57 900 spectateurs du stade de l’Olympique lyonnais, théâtre de la finale.

Insolentes d’assurance, elles n’avaient plus qu’à enfiler chacune, à même la pelouse, un maillot spécial au flocage implacablement prémonitoire, « Champions »« C’est vraiment un groupe de joueuses formidables et plus encore des personnes exceptionnelles. Elles ont montré une résilience fantastique, une alchimie… Elles ont mis leur cœur et leur âme dans cette aventure », a confessé la sélectionneuse, Jill Ellis, très émue quatre ans après avoir déjà mené son équipe au titre au Canada.

Lire aussi  Coupe du monde féminine : Jill Ellis, la sélectionneuse américaine mal-aimée, mais qui gagne

« L’équipe des Etats-Unis est la plus déterminée à l’emporter »

Les Néerlandaises, ovationnées lors de leur tour d’honneur malgré la défaite, ont beau avoir vaillamment résisté pendant une mi-temps, elles n’ont jamais montré qu’elles se pensaient capables de changer le scénario. C’est l’énorme fossé qui sépare les habituées de la plus haute marche du podium et les néophytes qui disputaient leur deuxième Coupe du monde et leur première finale.

ALGÉRIE

20/07/2019 09h:58 CET

L'Algérie championne d'Afrique: une nuit de folie!

HuffPost Algérie

RAMZI BOUDINA / REUTERS

Les Algériens ont vécu une nuit de folie. En Algérie comme ailleurs dans le monde, ils ont laissé leur joie explosé et se sont laisser emporter par l’ivresse du sacre.

Au sifflet final de l’arbitre la joie explosait déjà. On arrive à peine croire que ceux que personne n’attendait à cette CAN 2019, sont les champions incontestés de l’Afrique.

 

 

Alioui Mehdi@MehdiAlioui

Réaction des supporteurs au premier but de Bounedjah

Vidéo intégrée

Alioui Mehdi@MehdiAlioui

Explosion de joie au dégagement du dernier coup franc sénégalais puis le coup de sifflet final au stade du 5 Juillet 😆

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7 C’est le début d’une nuit de folie. Une longue nuit au rythme des klaxons, feux d’artifices, yoyuous, chants, danses et défilés interminables jusqu’au petit matin.

Hamdi@HamdiBaala

A red night in Algiers.

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La même joie et fierté emplit le coeur des Algériens où qu’ils soient. On a tellement rêvé de cette coupe, la “Kahloucha” comme l’appelle affectueusement les supporters des Fennecs, qu’on réalise à peine qu’elle rentrera cet après-midi à Alger avec ses conquérants.

Une joie contagieuse qui se propage chez tous ceux qui ont voulu que ce sacre soit Algérien.

Institut monde arabe

@imarabe

À la 85ème minute, la ferveur des supporters algériens ne faiblit pas!

Vidéo intégrée

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Cette victoire ne fait pas oublier aux Algériens qu’ils sont dans la rue depuis 22 vendredis. Alors on reprend des slogans de la contestation et on crée de nouveaux pour cette nuit si spéciale.

Les anciens de l’EN ont aussi exprimé leur joie de voir leurs successeurs emporter ce trophée africain.

Anthar Yahia

@Anthar6Officiel

ghoulam faouzi

@GhoulamFaouzi

🇩🇿Fier de votre parcours, vous avez joué avec courage, passion et surtout avec le coeur. Victoire méritée, vous avez su montrer qu’avec le coeur rien n’est impossible pour un Algérien 💪
One two three viva l’Algérie

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Les Algériens se réveillent lentement ce matin au terme d’une longue nuit festive.

Une autre folle journée les attend aujourd’hui. Les Fennecs rentrent cet après-midi avec leur coupe. Un défilé dans les rues de la capitale et un bain de foule est prévu pour célébrer les champions d’Afrique.

 

Le Président Félix Tshisekedi invité au Forum de Paris en France

Kinshasa, 14 juillet (ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine  Tshisekedi  Tshilombo,  est invité au Forum de Paris sur la Paix qui se tiendra du 11 au 13 novembre 2019,  a annoncé  dimanche  l’ambassadeur de la France en RDC, David Pujolas, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la France à la  résidence française à Kinshasa.

«L’interdépendance croissante entre les problématiques  de développement et de sécurité, l’implication d’acteurs de plus en plus nombreux et variés plaident en faveur d’un dialogue plus poussé et de solutions innovantes dans la recherche d’une paix durable. C’est le sens du Forum de Paris sur la Paix qui se tiendra du 11 au 13 novembre 2019 », a souligné l’ambassadeur David Pujolas.

L’ambassadeur français en RDC a encouragé le Chef de l’État congolais pour son implication dans la recherche de la paix dans la sous région des grands lacs. Pour lui, la volonté du Président Félix Tshisekedi de renforcer l’intégration régionale, notamment autour des Grands Lacs, ne peut que recueillir l’assentiment et le soutien de ses partenaires. 

Le Forum de Paris réunit toutes les parties prenantes « pour faire avancer des solutions concrètes, lorsqu’il n’y en a pas, autour de six thématiques majeures : Paix et Sécurité, Développement, Environnement, Nouvelles technologies, Économie inclusive ainsi que Culture et Éducation.

Les questions de gouvernance mondiale feront également partie des points cruciaux qui seront débattues au cours de cette conférence.

Elle sera aussi le lieu pour faciliter la création de coalitions hybrides en mobilisant à la fois les protagonistes traditionnels et les nouveaux acteurs de cette gouvernance : Etats et organisations internationales, mais également ONG, entreprises, agences de développement, fondations, organismes philanthropiques, groupes religieux, associations, universités et la société civile dans son ensemble.

L’Ambassadeur de France a, dans ce même discours,  rappelé que la France a été parmi les premiers pays à ouvrir un dialogue constructif avec les nouvelles autorités congolaises, à travers la rencontre entre les Présidents Tshisekedi et Macron, puis la visite à Kinshasa le 20 mai dernier, du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian.

Le  partenariat entre la RDC et la France, a-t-il dit, repose sur deux piliers, à savoir la sécurité et le développement durable et inclusif.

La sécurité, la santé, l’éducation, la protection du climat ainsi que l’énergie et l’agriculture sont autant de domaines dans lesquels la France et la RDC souhaitent travailler main dans la main.

« Nous voulons que l’éducation soit au cœur de notre partenariat. Nous avons déjà commencé à y travailler pour un accès le plus  large à une éducation de qualité », a-t-il soutenu, ajoutant en ce qui concerne la santé, qu’ils sont tous engagés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

David Pujolas a aussi  félicité la RDC pour l’obtention de l’organisation des IXème Jeux de la Francophonie qui se tiendra à Kinshasa en 2021.

Dans le domaine économique, M. Pujolas a souligné l’intérêt des entreprises françaises pour la RDC, illustré par le succès de la 6ème  édition de la Semaine Française de Kinshasa et la création, pour la première fois cette année, d’un pavillon d’entreprises françaises à la Mining Week de Lubumbashi.

Enfin, il a annoncé l’organisation par la France, à l’initiative du Président Macron, de la saison culturelle Africa 2020.  M. Pujolas a réaffirmé le soutien de la France à la création artistique en RDC, notamment à travers son réseau d’instituts français et d’alliances françaises.

La cérémonie à au lieu grâce au partenariat de l’ambassade de France , notamment Pullman, BRACONGO, Orange, SOFIBANK, le Groupe Forest, le magasin diplomatique Beauty Free N’Djili, la Chambre de commerce et industrie franco-congolaise, Delta Energie, Delta Connexion, et le conseiller de la Chambre du commerce extérieur de la France en RDC.

Les Présidents français et congolais se sont rencontrés pour la première fois en mars dernier à Nairobi, au Kenya, en marge d’un sommet sur l’environnement (One Planet Summit). ACP/DNM/Wet. 

 

Quadripartite RDC-Angola-Rwanda-Ouganda : Félix Tshisekedi à Luanda pour discuter sécurité et économie

[Photo d'illustration]Le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la célébration de la journée mondiale de la presse à Kinshasa, le 3/05/2019. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Le président congolais Félix Tshisekedi prend part est arrivé, vendredi 12 juillet à Luanda en Angola. Il devra prendre part au mini-sommet sous régional de Luanda, qui fait suite à la tripartite Congo-Angola-Rwanda (CAR), tenu à Kinshasa, le 30 mai dernier.

A l’issue de cette réunion, Felix Tshisekedi, João Lorenco et Paul Kagame avaient convenu de se retrouver régulièrement dans le cadre du CAR pour évoquer des questions d'intérêt commun dans la sous-région, notamment la sécurité ainsi que les questions de développement (économie).

Au mini-sommet de Luanda, le CAR a associé l'Ouganda afin de résoudre les différents problèmes dans la sous-région. C’est la raison de la présence du Président Youweri Museveni.

En marge de cette réunion de Luanda, le Chef de l'Etat Felix Tshisekedi fera le point en tête à tête avec son homologue João Lorenco du projet de chemin de fer Kolwezi-Bengwela

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[Reportage] CAN 2019: la victoire algérienne célébrée partout en France

mediaDes supporters algériens ont célébré la victoire de leur équipe ce dimanche 14 juillet sur les Champs-Élysées. Les Fennecs disputeront la troisième finale de leur histoire face au Sénégal.Zakaria ABDELKAFI / AFP

Des milliers de supporters de l'équipe de football d'Algérie ont explosé de joie ce dimanche 14 juillet après la victoire de leur équipe en demi-finale de la CAN 2019 face au Nigeria (2-1). Après 29 ans d'absence, les Fennecs vont jouer une nouvelle finale africaine. À Paris comme à Lyon et Marseille, la fête a battu son plein toute la nuit de dimanche à lundi 15 juillet. Mais des heurts ont également eu lieu.

À Paris, à Lyon comme à Marseille, des scènes de liesse ont éclaté suite à la victoire de l'Algérie face au Nigeria (2-1). Une soirée de fête ternie par quelques heurts et incidents, feux de poubelles et barricades notamment. À Marseille, plusieurs personnes ont été interpellées après avoir allumé des feux et jeté des projectiles alors que les forces de l'ordre leur interdisaient l'accès au Vieux-Port.

Au total, plus de 280 personnes ont été interpellées dimanche soir en France suite à des heurts, selon un bilan du ministère français de l'Intérieur. Sur ces 282 personnes précisément, 249 ont été placées en garde à vue (voir encadré ci-dessous). Mais pour le reste, l'ambiance était à la fête et l'on aura même vu des supporters de l'Algérie et du Sénégal fraterniser à Paris avant la finale (voir plus bas).

Sur la Canebière

À Marseille, un seul nom est sur toutes les lèvres ce dimanche 14 juillet après la victoire de l'Algérie, Riyad Mahrez. « Il nous a régalé, Riyad il a très bien joué, c'est grâce à lui qu'on plante les deux buts, le coup franc qu'il met à la fin du match alors qu'on commence à être un peu en galère, c'est magique. Riyad, c'est bien sûr l'homme du match, le Ballon d'or africian, un héros national », s'extasie un supporter de l'Algérie rencontré sur la Canebière.

Cette joie des supporters algériens de France est à la hauteur du stress généré par ce match, avec ce but victorieux arrivé à la toute fin du temps additionnel sur coup franc. « Moi, j'ai failli mourir, après le penalty (l'égalisation du Nigeria, NDLR), j'ai n'ai pas vraiment voulu regarder la suite parce que je stressais. Je stressais aussi beaucoup au dernier match », raconte une supportrice, au micro de notre correspondant dans la Cité phocéenne, Stéphane Burgatt.

► La CAN fait la Une de la revue de presse Afrique ce lundi 15 juillet

D'autres fans des Fennecs ont même eu du mal à y croire au moment du but de Riyad Mahrez à la fin du match. « Je re-regarde le but depuis une heure et y'a même un commentateur qui est en train de pleurer, là », témoigne un supporter se repassant en boucle le but de la victoire sur son téléphone portable.

Des scènes de liesse ont éclaté au Vieux-Port à Marseille où des supporters algériens ont célébré la victoire de leur pays.Boris HORVAT / AFP

Cette qualification fait du bien à l'Algérie, et cette troisième finale inespérée, après celle perdue de 1980 contre... le Nigeria, et celle de 1990 remportée contre... le Nigeria, met du baume au cœur à beaucoup de supporters. « On a eu beaucoup d'épreuves surtout cette année. Au moins, ça va nous remonter le moral, ce match », s'emeut une Algérienne, citée par notre envoyé spécial dans les rues de Paris, Stéphane Geneste.

Aux Champs-Élysées

Dès le coup de sifflet final, une explosion de joie s'est faite ressentir sur la célèbre avenue des Champs-Élysées, à Paris. « Je suis très fière de mon pays, de mon équipe. Je suis très très heureuse et en plus ça tombe avec les festivités de la fête nationale (française, NDLR), donc il y a les feux d'artifice », raconte soulagée Imen, drapeau sur les épaules et qui regardait le match sur son téléphone.

En quelques minutes, des centaines de voitures et de motos ont rejoint l'Arc de Triomphe après le but de Mahrez. La foule était nombreuse sur les trottoirs de l'avenue la plus connue de la capitale, où il est alors devenu impossible de se frayer un chemin. Pour faire la fête, les Algériens n'étaient pas les seuls. Très vite, ils ont été rejoints par les autres supporters de cette Coupe d'Afrique des nations.

« C'est vraiment génial, il y a des feux d'artifice, de l'ambiance, toutes les nationalités, ça c'est beau », observe Yassine, qui vient de sortir du travail.

Vidéo intégrée

Stéphane Geneste@stephanegeneste

Les Champs-Elysées se remplissent. C'est la fête !
One, two, three viva l' résonne en rythme avec les klaxons !

Le Sénégal en finale

Le rendez-vous est donné ce vendredi 19 juillet en finale pour défier le Sénégal, qui s'était imposé un peu plus tôt ce dimanche face à la Tunisie (1-0). Mais déjà, discussion entre un supporter sénégalais, Loïc, et un supporter algérien, Mohammed, dès le coup de sifflet final sur les Champs. Le premier qui prend la parole supportera l'Algérie.

RENCONTRE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES
Quand un supporter sénégalais rencontre un supporter algérien15/07/2019 - par Stéphane GenesteÉcouter

Cette finale signe également la réussite de deux jeunes entraîneurs, deux « locaux » : Djamel Belmadi, l'Algérien, et Aliou Cissé, le Sénégalais, 43 ans tous les deux. Deux amis qui ont grandi dans le même quartier dans la banlieue parisienne, et qui vont s'affronter pour le titre de champion d'Afrique. Une finale inédite pour deux nations sur le retour au premier plan du football continental.

COMPTE RENDU, LE CAIRE
Algérie-Sénégal: l'affiche de rêve de la Coupe d'Afrique des nations 201915/07/2019 - par Eric MamruthÉcouter

■ De nombreuses interpellations

282 personnes ont été interpellées sur l'ensemble du territoire. L'essentiel de ces est lié aux incidents en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie, mais ce total englobe aussi les débordements des festivités du 14 juillet, indique le ministère de l'Intérieur, sans donner le détail des chiffres.

A Marseille, où l'accès au Vieux-Port avait été interdit aux supporters pour éviter des mouvements de foules avec les spectateurs du feu d'artifice, quelques accrochages ont eu lieu avec les forces de l'ordre. Une douzaine de personnes ont été interpellées, surtout pour des feux et jets de projectiles et 8 policiers légèrement blessés.

Dans la capitale, après plusieurs heures de liesse, la situation s'est tendue vers 1h sur les Champs Elysées. Les policiers, qui ont fait usage de lacrymogènes, ont été la cible de pétards et projectiles. Au cours de ces échauffourées, 50 personnes ont été arrêtées et 202 ont reçu des vidéo-verbalisations pour conduite dangereuse.

A Lyon, outre quelques heurts entre supporters et forces de l'ordre, des dizaines de véhicules ont été incendiés. Impossible toutefois de savoir si ces feux sont le fait de supporters ou liés aux habituels débordements du 14 juillet. A noter aussi que le chauffard qui avait tué une femme et grièvement blessé son bébé jeudi à Montpellier après la qualification pour les demi-finales de l'Algérie a nié être un supporter des Fennecs. L'enquête est toujours en cours.

 

Emmanuel Macron veut un « débat sans tabou » avec les diasporas africaines

De nombreux étudiants, chefs d’entreprise et responsables associatifs originaires d’Afrique sont invités à venir débattre à l’Elysée jeudi.

Par   Publié hier à 11h23, mis à jour à 06h31

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Emmanuel Macron aime faire bouger les lignes. Ou le laisser espérer. En organisant, jeudi 11 juillet à l’Elysée, un « grand débat » avec des représentants des diasporas africaines, le chef de l’Etat tient à affirmer un double message : que l’Afrique ne soit plus perçue par les Français comme une seule affaire de politique étrangère et que le regard sur ce continent ne se limite pas aux « prismes anxiogènes »de la sécurité et des flux migratoires.

La lutte contre l’islamisme armé au Sahel et le contrôle des frontières sont les deux axes forts de la politique poursuivie par Emmanuel Macron en Afrique mais, davantage que ses prédécesseurs, le chef de l’Etat semble avoir intégré que les diasporas africaines – concept large qui regroupe les Africains installés en France, les binationaux et les afrodescendants – sont à la fois un atout pour la diplomatie économique au sud de la Méditerranée et un enjeu de politique intérieure.

Durant les deux heures d’échanges prévus, auxquels ont notamment été conviés quelque 350 étudiants, chefs d’entreprise, « jeunes leaders » – des têtes d’affiche assez attendues comme le chanteur Abd Al-Malik, l’ex-footballeur Lilian Thuram ou la femme d’affaires et animatrice Hapsatou Sy, et une cinquantaine d’élus ou de responsables d’institutions –, l’Elysée promet « un débat spontané, sans tabou, où l’on espère qu’il y aura des interpellations sur la place des diasporas en France et leur visibilité ».

Lire aussi  Emmanuel Macron appelle les jeunes Africains à « construire leur propre avenir »

Les questions d’image et de représentation de l’Afrique en France et inversement de la France en Afrique demeurent centrales. Préparateur de cette journée d’échanges, le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), dont sept des neuf membres actuels sont originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, avait été envisagé comme un outil permettant de faire entendre des voix différentes que celles remontant par les canaux classiques de la diplomatie et de la défense mais aussi comme un instrument susceptible de donner un autre visage à la politique de la France en Afrique. Près de deux ans après sa création, le bilan réel de ses actions reste difficile à établir

CAN 2019 : enfin une victoire pour les Léopards !

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Kinshasa - Les Léopards de la RDC se sont largement imposés dimanche au Caire face aux Brave Warriors du Zimbabwe (4-0), à l'occasion de la 3ème journée du groupe A de la Coupe d'Afrique des Nations Egypte 2019.

C'est dans un inhabituel 4-4-2 que Florent Ibenge a lancé ses poulains sur l'aire de jeu du stade militaire du Caire, avec l'axe de la défense composée de Chancel Mbemba et Marcel Tisserand, entourée de Djos Issama et Glody Ngonda.

Dispositif qui leur a permis de contenir les assauts zimbabwéens et de se faire maîtres de la partie grâce, notamment, à un entre-jeu composé de Youssuf Mulumbu et Wilfried Moke comme récupérateurs, ainsi que Jacques Maghoma et Chadrac Akolo dans les ailes ; au grand bonheur des attaquants et buteurs de la soirée Cédric Bakambu (34e et 65e sur penalty) et Jonathan Bolingi (4e). Ce dernier, blessé, a été remplacé et imité par Assombalonga, buteur à la 78ème minute.

Notons que dans l'autre match de ce groupe A, l'Egypte a eu raison de l'Ouganda sur le score de 2-0. Avec 3 points, la RDC termine ainsi à la 3ème place, derrière l'Egypte (9 pts) et l'Ouganda (4 pts).

N'ayant plus leur destin en mains, les Léopards devront attendre les résultats des matches des groupesC, D, E et F, prévus lundi et mardi, pour être fixés sur leur sort, alors que la Guinée, 3ème du groupe B avec 4 points après sa victoire 2-0 ce même dimanche face au Burundi, est déjà mieux placée par rapport à la RDC.

Diego Yesaya/MMC

Félix Tshisekedi : "Je ne pense pas que je suis une marionnette"

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Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi

Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a accordé, samedi 29 juin à Lubumbashi, une interview exclusive à RFI et France 24. Il s'exprime sur son élection controversée, la formation de son gouvernement, ses relations avec Joseph Kabila ou encore le rôle de la Monusco.

Propos recueillis par Christophe Boisbouvier (RFI) et Marc Perelman (France 24).

Marc Perelman : Monsieur le président, vous allez fêter le 30 juin l’anniversaire de l’indépendance dans l’Ituri, dans le Nord-Est. C’est une région où il y a eu de nombreux massacres, y compris très récemment. Plus de 160 personnes auraient été tuées depuis le début du mois. Mais plus largement, dans l’est du pays, des dizaines de groupes armés sèment le trouble depuis des années. Au-delà du symbole d’aller là-bas pour cette date si symbolique, que comptez-vous faire pour éradiquer ce fléau des groupes armés ?

Félix Tshisekedi : Tout d’abord, je préfère le terme « commémorer » plutôt que fêter, parce qu’il n’y a pas de raison de faire la fête pendant qu’un certain pan de la maison brûle. Donc, ici il y a lieu d’aller vers ces populations, de nos compatriotes qui sont en détresse pour le moment. Et le but est de les réconforter bien entendu, mais aussi de leur apporter des solutions. Et les solutions ici, je les vois à trois niveaux : il y a d’abord le renforcement des capacités de nos forces de sécurité et de défense ; ensuite il y a l’encouragement à avoir des dialogues intercommunautaires, parce qu’il y a des causes endogènes, exogènes à ce conflit ; puis, il y a cette diplomatie régionale que j’ai entamée depuis mon accession au pouvoir pour régler la question au niveau régional, parce qu’il y aussi des implications régionales dans ces conflits dans mon pays.

Christophe Boisbouvier : En avril et à nouveau ces derniers jours, l’Organisation de l’État islamique en Afrique centrale a revendiqué des attaques dans la région de Béni. Confirmez-vous que Daech opère sur le territoire congolais ? Et avez-vous obtenu de la part des Américains lors de votre visite à Washington, du 3 au 5 avril, un soutien opérationnel ?

En tout cas, selon les renseignements en notre possession, les ADF [Allied Democratic Forces, Forces démocratiques alliées] se sont inscrites dans cette logique terroriste prônée par l’État islamique. Donc, oui, je confirme que les ADF sont un mouvement terroriste, islamiste, dangereux, dangereux à la fois pour nous, pour les Congolais, mais également pour toute la région, parce qu’il y a comme une sorte de syndicat du crime, du terrorisme, avec les Shebabs et Boko Haram qui ne sont pas loin. Cela est clair et nous avons l’appui des États-Unis là-dessus, mais pas seulement de toutes les autres nations qui forment l’organisation internationale contre le terrorisme. Le Congo en fait partie depuis mon passage à Washington parce que j’avais demandé évidemment la solidarité de toutes ces nations qui font face au terrorisme.

C. B. : Il y a des Américains au Congo aujourd’hui pour aider les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ?

Cela n’est pas une question à laquelle je pourrai répondre. Mais ce qui est vrai, c’est que j’ai le soutien des États-Unis et de toutes les nations qui sont contre le terrorisme, qui se battent contre le terrorisme.

M. P. : Alors vous avez parlé de l’importance de la coopération régionale pour combattre évidemment le terrorisme, mais aussi ces nombreux groupes armés. Il y en a plus de 70 d’après l’ONU rien que dans l’Est. Il y a un pays important dans ce cas-là, c’est le Rwanda. Le président Paul Kagame est venu aux funérailles de votre père. Une question se pose : y a-t-il déjà des troupes rwandaises qui opèrent sur le sol congolais avec les forces nationales pour lutter contre ces forces armées ?

Ah ça non, je ne crois pas que nous ayons besoin d’en arriver là. Je ne pense pas. Mais en revanche, il y a une très bonne entente que ce soit avec le Rwanda ou avec l’Ouganda, le Burundi. Bref, avec tous les voisins. Donc, c’est pour cela que j’ai, dès mon accession aux affaires de l’État, entamé cette tournée régionale ou ces tournées régionales, parce que j’en ai fait plusieurs. C’est dans le but d’établir une coopération entre ces pays et nous, pour évidemment unir nos efforts, nos intelligences, nos capacités afin d’éradiquer tout cela. Parce qu’il y a à la fois des groupes armés locaux au Congo, mais aussi étrangers qui menacent la sécurité de ces pays. Donc, nous devons travailler de concert pour éradiquer tout cela.

M. P.: Donc, Paul Kagame est un partenaire fiable à vos yeux ?

Ah oui, absolument. Et nécessaire. Paul Kagame, Yoweri Museveni, Pierre Nkurunziza et bien d’autres sont des partenaires essentiels pour la paix et la sécurité dans la région.

C. B. : Ce dimanche 30 juin, l’opposition veut organiser une manifestation à Kinshasa. Le gouverneur de la ville l’interdit, mais l’opposition la maintient au nom du droit constitutionnel à manifester. Approuvez-vous cette interdiction du gouverneur et faut-il craindre une répression brutale comme au temps de votre prédécesseur ?

Bien sûr que j’accepte, je suis d’accord avec cette interdiction, parce que souvenez-vous il y a quelques jours, il y a une manifestation qui a été autorisée et elle a donné lieu à des débordements. Depuis que je suis là d’ailleurs, je n’ai interdit aucune manifestation. Les droits et les libertés des citoyens sont garantis, mais nous avons comme l’impression qu’il y en a qui confondent démocratie et anarchie. On ne peut pas, alors qu’on a l’autorisation de manifester, faire des débordements, s'en prendre à de paisibles citoyens ou à du mobilier urbain. Ce sont des choses inacceptables.

C. B. : Il ne faut pas craindre une répression brutale ?

Il n’y aura pas de répression. Les forces de sécurité sont formées pour maintenir la paix. Il n’y aura pas de répression.

M. P.: Cette marche de dimanche se veut une protestation contre l’invalidation par la Cour constitutionnelle de l’élection de plus de 20 députés de l’opposition au profit essentiellement de candidats de la majorité. Vous avez reçu le président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba Bindu. Il y a peu, vous lui avez demandé de réexaminer cette décision. Il semblerait que certains pourraient être repêchés, mais pourquoi pas tous ?

D’abord, j’aimerais dire ici que je ne dois pas m’immiscer dans la justice, dans le fonctionnement de la justice. La justice doit être indépendante et ne doit pas subir de pression. Lorsque j’ai reçu le président de la Cour constitutionnelle, c’était pour en savoir plus sur ces arrêts qui étaient pour certains scandaleux. Et j’ai eu les explications qu’il fallait. Je lui ai fait part de ma façon de voir les choses parce que, après tout je suis aussi un citoyen, et j’ai eu la réponse qu’il fallait, c’est-à-dire il y a au sein même de la Cour constitutionnelle une procédure en réparation d’erreurs matérielles, comme ils disent.

C. B. : Donc, certaines de ces invalidations vous paraissent « scandaleuses » ?

Oui. Il y a eu des choses inacceptables.

C. B. : Alors certains y voient une manœuvre du camp du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila pour vous affaiblir. Et votre ancien camarade de l’opposition, adversaire malheureux le 30 décembre 2018, Martin Fayulu, dit même que vous êtes devenu « une marionnette » de Joseph Kabila ?

Vous savez, en politique lorsque vous avez un certain statut, et c’est le cas avec moi, je suis président de la République, je dois accepter les bons points comme les mauvais points. Monsieur Fayulu a le droit de s’exprimer à partir du moment où il ne diffame pas, il a le droit de s’exprimer. Nous sommes en démocratie, en tout cas nous essayons de l’être. Moi, je ne pense pas que je suis une « marionnette ». J’ai privilégié, ça il faut le dire, la stabilité de l’État. Nous sommes dans une alternance qui s’est historiquement bien déroulée. Je crois qu’il faut préserver la paix et la stabilité du pays. Et c’est peut-être ça qui fait dire à certains que je suis une « marionnette », parce qu’ils espéraient peut-être qu’il y ait du sang, qu’il y ait de la violence comme nous avons toujours été habitués depuis nos années d’indépendance. Mais cette fois-ci, mal leur en a pris parce qu’il n’y aura pas de sang, il n’y aura pas de violences. Les choses devront se passer normalement. Et voilà, tout ce que je peux dire.

M. P. : À l’origine de ces tensions, il y a évidemment le scrutin présidentiel controversé. Certes, la Cour constitutionnelle vous a proclamé vainqueur. Mais la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), fort de ses 40 000 observateurs, ainsi que des données attribuées à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) elle-même, ont donné Martin Fayulu largement vainqueur. Est-ce que vous comprenez que du coup, la proclamation de votre victoire soit toujours si controversée ?

Je ne le comprends pas. D’abord, parce que ce que vous dites de la Cenco n’est pas vrai. La Cenco n’a jamais démontré ce qu’elle a avancé. Il y a eu prétendument…

M. P. : Elle a donc menti ?

Il faudrait lui poser la question… Il y a eu prétendument 44 000 observateurs de la Cenco, ce qui n’est pas vrai, puisque la Céni n’en a accrédité que 17 000. Et le jour même du scrutin, il y en avait 5 000, un peu plus de 5 000, qui avaient été répertoriés sur l’ensemble du territoire. Donc cela veut dire que les chiffres que la Cenco donne, si elle les a réellement donnés, sont sujet à caution. Ensuite, le candidat malheureux lui-même a eu mondialement l’occasion de démontrer qu’il avait raison, devant toutes les caméras du monde. Il n’a pas réussi à le faire. Pour moi, c’est passé. Aujourd’hui d’ailleurs, je suis en très bons termes avec les évêques de la Cenco et ils ne sont plus revenus sur cette affaire. Regardons devant, c’est le Congo qui m’importe et plus rien d’autre.

C. B. : Comment expliquez-vous que les procès-verbaux de vote du 30 décembre n’aient jamais été publiés par la Commission électorale alors que c’est pourtant la loi.

Ça, il faut demander à la Céni. Nous, nous avons nos propres PV, je vous l’ai dit. Nous les avons confrontés avec eux que certains observateurs avaient. Nous en tout cas, nous avions nos chiffres. Nous étions prêts à aller partout et nous avons été à la Cour constitutionnelle avec ces chiffres-là. Nous avions attendu le contraire, il n’y a pas eu. Maintenant, la Céni, c’est aussi une institution à part. Moi, je ne peux pas répondre des faits de la Céni, mais c’est vrai qu’il y a eu toutes ces irrégularités, qu’on les appelle comme ça ou pas, constatées. C’est pour cela que je dis qu’à l’avenir, pour éviter cela, nous allons maintenant lancer le recensement et l’indentification de la population. Cela nous mettrait à l’abri de ce genre d’erreurs regrettables.

C. B. : En tout cas, de nombreux pays africains, occidentaux ont émis de sérieux doutes sur la vérité des urnes. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a même parlé d’une « espèce de compromis à l’africaine »…

Oui. Mais rappelez-vous en 2011, et même en 2006, où il y a eu deux guerres dans la ville de Kinshasa, on a eu droit aux mêmes contestations. La vie ne s’est pour autant pas arrêtée. Voilà. Ça veut dire qu’il y a quelque part une raison pour laquelle les résultats sont toujours controversés. Et pour moi, c’est à cause du recensement qui n’a jamais eu lieu dans ce pays et de l’identification de la population. C’est pour cela qu’à un certain moment, certains malins peuvent fabriquer des électeurs ou multiplier des électeurs en multipliant les enrôlements etc., mais ça, on compte l’éradiquer en passant par le recensement et l’identification de la population. Si non, nous retomberons toujours dans ce genre de contestations qui sont regrettables et qui amènent parfois des débordements.

M. P. : Je vais en venir à la situation actuelle, lors d’une visite en Angola en février, vous avez évoqué un accord politique entre le FCC de Joseph Kabila et votre coalition Cap pour le Changement (Cach). Y a-t-il un accord entre vous, on ne le connaît pas, écrit ou verbal ? Et qu’y a-t-il dans cet accord ?

Au départ, il y avait un accord verbal pour coaliser nos forces. Parce que la situation est inédite. On n’a jamais eu un président d’un autre bord politique et une majorité parlementaire différente. Et donc, ici on s’est dit : ok, l’idée est là ; on lève l’option de coaliser d’autant plus qu’idéologiquement, nous avons une même sensibilité, c’est-à-dire sociale-démocrate. Maintenant, il faut se mettre d’accord sur le programme du gouvernement, sur la formation même de ce gouvernement, des hommes et des femmes qui vont le composer. Et c’est tout cela que nous sommes en train de faire actuellement. Au lieu de la cohabitation qui aurait été assez, moi je pense dramatique pour notre pays, parce que jamais vécue, nous avons opté pour la coalition parce que, comme je le disais, nous avons une même approche idéologique. Donc ce serait beaucoup plus facile de coaliser nos forces. Le reste, cette spéculation qui prétend à dire qu’il y a eu des arrangements, qu’il y a eu des deals... Si deal il y a, il n'y a que ce deal de mettre nos forces ensemble, c’est tout. Et le reste sera écrit.

M. P. : Il est en train de l’être ?

Il sera écrit.

C. B. : Depuis votre élection, vous avez libéré plusieurs prisonniers politiques, comme un grand ami de votre père, Eugène Diomi Ndongala, libéré le 21 mars. Vous avez limogé le chef de l'Agence nationale des renseignements (ANR), les services secrets. Vous avez permis le retour de Moïse Katumbi qui, chacun sait, est l’ennemi intime de Joseph Kabila. Est-ce que cela a été difficile ? Est-ce que vous avez dû être très très persuasif avec votre prédécesseur ?

Non, mais nous sommes deux hommes d’État, donc on ne peut pas s’empêcher d’en parler. Mais il n’est pas là pour me faire de l’ombre. On en parle parce que, d’un côté j’ai besoin de ses expériences vécues dans certains domaines et, de l’autre, il a aussi besoin d’une certaine assurance aussi de ma part, au nom de la stabilité de la continuité de l’État. Donc, forcément, il faut qu’on échange.

M. P.: Il y a quand même des sujets qui fâchent entre le camp Kabila et le vôtre, et notamment les nominations aux postes clés : au poste de Premier ministre, vous avez refusé plusieurs personnalités, sans doute parce qu’elles étaient trop proches de lui, avant de donner votre accord pour Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Pour la direction de deux grandes sociétés d’État - la Générale des carrières et des mines (Gécamines) et la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC)- vous avez pris des ordonnances qui ont déclenché la colère du FCC de Joseph Kabila, même provoqué des affrontements entre vos partisans. Est-ce à dire que vous avez l’impression que, dans son camp, certains aimeraient que vous soyez un petit peu l’équivalent de la Reine d’Angleterre ?

(rires) Bonne question. En fait, vous devez savoir que c’est très difficile de changer certaines habitudes ancrées en certaines personnes. Mais moi, je reste serein parce que j’ai un cap que je me suis fixé : je veux le changement, le changement, mais alors radical en mettant fin aux mauvaises habitudes telles que la corruption, telles que l’impunité. Et ça je suis déterminé. Il n’y a rien qui m’empêchera de le faire. Et soyez-en sûr, mon prédécesseur ne m’empêche pas de le faire, contrairement à ce que certains pensent. Donc voilà, il n’y a pas de soucis de ce côté-là.

C. B. : Depuis cinq semaines, vous avez donc un Premier ministre, c’est Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Mais vous n’avez toujours pas de gouvernement alors qu’on va arriver à bientôt six mois de présidence. Quand celui-ci sera-t-il formé ? Est-ce qu’il le sera avant la fin programmée de la session extraordinaire du Parlement, c’est-à-dire avant la mi-juillet ?

D’abord, ce que j’aimerais dire, c’est qu’on arrête une bonne fois pour toutes de stigmatiser le Congo comme si nous étions le seul pays au monde où il y a eu plusieurs semaines sans gouvernement. Je vous rappelle que même dans des pays à tradition démocratique, comme la Belgique que je connais très bien, ou l’Allemagne par exemple où il y a eu des mois et des mois sans gouvernement. Donc ce n’est pas du tout un cas unique au Congo. Ensuite, je vous dirais que ce qui se passe, c’est simplement le fait, comme je vous ai dit, de certaines habitudes qui s’étaient installées, et de certains réflexes que les uns et les autres ont gardés. Mais l’essentiel est d’avancer et nous avançons. Nous avançons vers le dénouement. Il y aura bientôt un gouvernement. À quel moment exactement ? Je ne sais pas parce que ces discussions, c’est vraiment poste pour poste, individu sur individu… Ça avance à petits pas. Mais l’essentiel est d’aller vers l’objectif. Et je suis sûr que nous atteindrons cet objectif.

C. B. : Mais vous savez ce que disent tous les Congolais : le camp de Joseph Kabila réclame pour les ministres le même ratio que pour les députés, c’est-à-dire 80% des postes, alors que vous, vous dites, je suis le président, je revendique la moitié ?

Ce ne sera pas 80%, ce ne sera pas la moitié non plus.

C. B. : Ce sera entre les deux ?

Entre les deux.

M. P.: Alors exigez-vous les ministères régaliens, c’est-à-dire l’Intérieur, la Défense, la Justice… pour vous ?

C’est normal, non ?

M. P.: Et ça, c’est acquis ? Vous l’avez obtenu ?

Lorsque vous dites « pour moi », c’est-à-dire je dois avoir un droit de regard et de désignation, oui.

M. P.: Mais ça ne veut pas dire, pour votre parti ?

Mais, non, puisque maintenant nous allons coaliser nos forces. Donc, ça veut dire que nous serons d’une même famille politique grosso modo. Et donc, que ce soit l’un ou l’autre, peu importe, l’essentiel étant qu’il soit choisi par le président. Le président de la République est le garant de la nation et de son bon fonctionnement, et donc je dois avoir des appréhensions positives sur les animateurs de ces ministères régaliens. C’est clair.

M. P.: Très brièvement, là vous vous êtes mis d’accord sur la répartition des postes, mais c’est les noms qui manquent là ?

Entre autres.

C. B. : L’ancien secrétaire d’État américain, Herman Cohen, estime que votre mariage avec Joseph Kabila ne durera pas plus d’un an. Est-ce que c’est envisageable ? Est-ce que si la situation est bloquée, vous seriez prêt à dissoudre l’Assemblée l’année prochaine, comme la Constitution vous en donnera le droit ?

Nous n’en sommes pas encore là et ne soyons pas les prophètes de malheur. Moi, je souhaite tout le bien possible à mon pays et ce scénario, je ne l’envisage pas du tout parce que je crois que nous sommes entre compatriotes, et nous voulons le bien de nos compatriotes, de notre peuple. Et quand on est dans un état d’esprit comme celui-là, on ne pense pas à ces scénarios catastrophes.

M. P. : On a parlé de la situation sécuritaire tendue. La Force des Nations unies, la Monusco, semble souvent impuissante. Votre prédécesseur avait clairement demandé son départ. Êtes-vous du même avis ?

Je ne sais pas s’il avait demandé son départ…

M. P.: Il l’avait demandé, exigé…

Il y a eu des tensions à certains moments avec la Monusco et donc peut-être que dans un élan… Ça peut m’arriver peut-être aussi. Ici pour le moment, nous avons besoin de la Monusco et surtout besoin dans les zones à problèmes. À Kinshasa, par exemple, ou ici à Lubumbashi, on n’en voit pas vraiment la nécessité. Mais par rapport à ce qui se passe à l’Est, par moment - et je vous ai dit, je vous ai parlé de renforcement des capacités de nos forces de sécurité et de défense - la Monusco est un partenaire essentiel, comme la Brigade d’intervention composée de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi. En ce moment, nous avons besoin d’appui par rapport à nos capacités de défense et la Monusco est nécessaire. Oui.

C. B. : Quand vous les voyez, vos homologues, le Rwandais Paul Kagame et l’Angolais João Lourenço vous conseillent d’être « pleinement » président. Est-ce que vous êtes « pleinement » président ?

Je suis « pleinement » président.

C. B. : Vous savez que tout le monde n’en est pas persuadé ?

Ce n’est pas votre dernière question alors.

C. B. : (rires) C’était une petite relance.

Je suis « pleinement » président.


France 24 / MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

Présidence de la République : Des infiltrés s’adonnent à la fuite des documents

 Internet

Kinshasa - 24 heures seulement après la prestation de serment du président de la République, Félix Tshisekedi une instruction de son directeur de cabinet; Vital Kamerhe, signée le 25 janvier 2019 pour réglementer le circuit des dépenses publiques, s'est retrouvée dans la rue.

Depuis lors c'est devenu une tradition. La présidence de la République est devenue poreuse et les secrets d'Etat filtrent de partout. Le chef de l'Etat serait-il mal entouré ? Nombre d’analystes s'en doutent et recommandent à Fatshi de nettoyer ses écuries.

Alors que la formation d'un gouvernement se fait toujours attendre, c'est à la présidence de la République qu'est géré actuellement l'Etat. Pour ce faire, le chef d'Etat, Félix Tshisekedi, s'appuie sur son incontournable directeur de cabinet, Vital Kamerhe.

En effet, le patron de l'UNC est au four et au moulin pour tout ce qui se rapporte à la marche au quotidien de l'Etat. Avec un Premier ministre, en l'occurrence le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui attend encore l'investiture de son gouvernement auprès de l'Assemblée nationale, c'est le cabinet du chef de l'Etat qui fait la doublure du gouvernement. Au point que bien des instructions partent de la présidence s'agissant du fonctionnement régulier de l'Etat.

Il se fait malheureusement que, depuis un temps, des instructions atterrissent souvent dans la rue, alimentant la polémique dans l'opinion. On se rappelle encore que, 24 heures seulement après la prestation de serment du chef de l'Etat, une instruction de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, signée le 25 janvier pour remettre de l'ordre de l'ordonnancement des dépenses publiques au niveau du gouvernement, des entreprises, établissements et services publics s'était curieusement retrouvée dans la rue.

Depuis lors, aucun secret n'est gardé dans les quatre murs de la présidence de la République. Le cabinet du chef de l'Etat est devenu si imperméable que tout ce qui est fait en interne finit toujours par atterrir sur la place publique.

Le tout dernier exemple en date est cette correspondance du directeur de cabinet adjoint du chef de l'Etat en charge des questions administratives, le prof Kolongele Eberande, instruisant la Direction générale de contrôle des marchés publics à actionner la procédure d'urgence en vue de la réhabilitation du palais présidentiel et de la construction de nouveaux bureaux du chef de l'Etat. Bien avant cette correspondance, c'est celle signée par Vital Kamerhe, ordonnant au Fonds d'entretien routier d'actionner une ligne des fonds de deux millions par an en faveur de l'entreprise Zawal pour la construction d'une série des stations-services dans le Kasaï oriental.

En réalité, ces deux correspondances, largement partagées sur les réseaux sociaux, auront été cette petite goutte qui a finalement fait déborder le vase. Dans l'opinion, on commence à s'interroger ; qui est à la base de toutes ces fuites ? A qui profitent-elles ? Est-ce à dire que le chef de l'Etat serait mal entouré ?

Le ver est dans le fruit

Si la présidence agit toujours a posteriori pour démentir l'authenticité de toutes les correspondances lui attribuées, il faut néanmoins reconnaitre qu'il y a réellement un problème. Le président de la République serait infiltré de toutes parts, soit par une catégorie de personnel issu de la dernière mandature, soit par des gens intégrés à la présidence sans réelle expertise.

Il urge pour le président de la République de nettoyer les écuries aux fins de redonner à la présidence de la République toute sa grandeur. C’est aussi une façon de protéger le chef de l'Etat. Garant de la nation, ce n'est pas normal que les décisions de la présidence soient aussitôt balancées dans la rue sans ménagement.

Pour le moment, aucune action disciplinaire, apprend-on, n'a encore été diligentée à la présidence de la Republie pour démanteler le circuit d'où partent les fuites des documents de la présidence. Autour du chef de l'Etat, on ne mesure pas encore la gravité de la situation. Il se fait qu'avec toutes ces fuites des documents officiels, c'est la RDC qui est exposée au cœur même du pouvoir d'Etat.

Les nombreux démentis de la présidence de la République, après chaque révélation ou allégation (c'est selon), ne vont pas résoudre le problème. Loin de là. Le ver est dans le fruit, est-on tenté de dire. Il faut par conséquent une thérapie de choc pour l'extirper. Un nettoyage à fond de l'entourage direct du chef de l'Etat s'impose pour neutraliser les taupes qui se terrent dans son cabinet.

Le Potentiel


(TN/Rei/GW/Yes)

Les stéréotypes sur le viol ont la vie dure

Selon une enquête réalisée par Ipsos, la responsabilité du violeur est atténuée pour 42 % des Français si la victime a eu une attitude provocante en public. Un tiers des sondés pensent le viol comme un « malentendu ».

Par Chloé Martin  Publié hier à 18h41, mis à jour hier à 20h51

Temps deLecture 2 min.

« Rien n’a vraiment changé ». Le constat est amer pour Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie. Celle-ci a publié mercredi 19 juin les résultats d’une deuxième enquête réalisée par l’institut Ipsos, « Les Français.e.s et les représentations sur le viol et les violences sexuelles », quatre ans après la première en 2015.

Un an et demi après le mouvement #MeToo, 83 % des Français pensent que ce mouvement a eu un effet positif sur la libération de la parole des femmes. Mais il ne s’agit que d’un trompe-l’œil. « Cela n’arrive pas à contrecarrer les stéréotypes et les mythes sur le viol et les violences sexuelles qui sont particulièrement ancrés », explique Muriel Salmona. « Quand il y a des avancées, il y a toujours un effet boomerang. »

Les résultats de l’étude le confirment : les stéréotypes sexistes ont la vie dure. En effet, même s’ils sont un peu moins nombreux qu’en 2015, plus d’un Français sur deux – 57 % contre 63 % – considère qu’il est plus difficile pour un homme de maîtriser ses désirs sexuels que pour une femme. Tandis que les femmes auraient davantage besoin d’être amoureuses pour envisager un rapport sexuel (pour 64 % des sondés).

Victimes culpabilisées et parole décridibilisée

Mais c’est surtout dans le domaine de la représentation et la qualification du viol que les mythes sont les plus persistants. Pour un Français sur six, les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées et elles penseraient « oui » quand elles disent « non » à une relation sexuelle. La moitié des personnes interrogées estiment que forcer quelqu’un à faire une fellation n’est pas un viol, mais une agression sexuelle. « Ces réalités ne sont pas suffisamment nommées pour ce qu’elles sont », commente Muriel Salmona.

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Les victimes de viol sont davantage culpabilisées qu’il y a quatre ans, et leur parole décrédibilisée. Un tiers des Français (32 %, contre 29 % en 2015) pensent le viol comme un « malentendu ». La responsabilité du violeur est également atténuée pour 42 % des sondés si la victime a eu une attitude provocante en public (contre 40 % en 2015), tandis qu’ils sont 30 % à considérer qu’un viol résulte d’une prise de risque de la victime. Autrement dit, le viol pourrait être évité si les femmes prenaient toutes les précautions possibles : ne pas aller seule chez un inconnu, ne pas porter de tenue trop sexy, etc.

Culture du viol

Ces idées reçues constituent ce qu’on appelle la culture du viol. « Il y a des stratégies d’atténuation de la réalité, relève Mme Rey-Robert. En France, on fait beaucoup appel à la figure du libertin, du gentleman avec une sexualité rude. Les rapports amoureux fondés sur une forme de violence feraient partie du patrimoine national. »

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Si les Français connaissent majoritairement les conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles, ils surestiment en revanche le nombre de plaintes et de condamnations pour viols. 90 % d’entre eux pensent que les sanctions pénales ont augmenté depuis dix ans alors qu’elles ont diminué de 40 % dans le même temps. « Ce que l’on regarde et lit a une influence sur nos représentations. Dans une série comme New York unité spéciale, les violeurs sont systématiquement trouvés, arrêtés et condamnés », analyse Valérie Rey-Robert. Dans les faits, seuls 10 % des viols font l’objet d’une plainte et 1 % sont jugés en cour d’assises.

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CAN 2019

Six choses à savoir sur la CAN 2019

La trente-deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) débute vendredi à 20 heures, en Egypte. La course à la succession du Cameroun est lancée.

Par   Publié aujourd’hui à 17h00, mis à jour à 19h37

Temps deLecture 3 min.

Mohamed Salah, atout majeur des Pharaons d’Egypte, équipe favorite de cette CAN 2019.
Mohamed Salah, atout majeur des Pharaons d’Egypte, équipe favorite de cette CAN 2019. AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS

Quel que soit le nom du vainqueur, l’histoire de cette CAN 2019, dont on connaîtra l’épilogue le 19 juillet au Caire, aura été animée. En juillet 2017, la Confédération africaine de football (CAF), présidée par le Malgache Ahmad Ahmad, décidait de la faire jouer pour la première fois en été, et de passer de seize à vingt-quatre le nombre d’équipes en phase finale. Le 30 novembre 2018, le comité exécutif de l’instance, réuni à Accra (Ghana), a finalement décidé de retirer l’organisation de la compétition au Cameroun, le pays accusant, selon l’instance, trop de retard dans l’avancée des travaux pour être prêt à accueillir l’événement.

  • L’Egypte, un second choix

Cette décision a provoqué un glissement du calendrier. Le Cameroun organisera la CAN 2021, la Côte d’Ivoire celle de 2023 et la Guinée l’édition 2025. L’Egypte, qui a été préférée à l’Afrique du Sud pour suppléer le Cameroun, va donc accueillir pour la cinquième fois la compétition la plus prestigieuse d’Afrique, après 1959, 1974, 1986 et 2006, dans quatre villes (Le Caire, Suez, Alexandrie, Ismaïlia) et six stades, dont trois dans la capitale.

  • Des températures extrêmes

Le choix de l’Egypte n’a pas manqué d’interpeller bon nombre d’observateurs, et pas seulement pour des raisons climatiques, puisque les températures, en juin et juillet, sont très élevées dans cette partie du continent. La question sécuritaire se pose également, le pays étant régulièrement la cible d’attaques terroristes. La dernière a frappé un bus de touristes égyptiens et sud-africains le 19 mai, près des pyramides de Gizeh, faisant dix-sept blessés.

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  • Un format tout nouveau

L’élargissement de la phase finale à vingt-quatre équipes, une évolution également appliquée en Europe depuis 2016 et en Asie en 2019, a favorisé l’apparition ou le retour de certaines sélections. Le Burundi, la Mauritanie et Madagascar sont trois « petits poucets » à ce niveau, alors que la Tanzanie, le Kenya et la Namibie, absents respectivement depuis 1980, 2004 et 2008, reviennent sur le devant de la scène. Mais ce n’est sans doute pas parmi cette liste rafraîchissante de novices ou de revenants qu’il faut chercher le nom du futur vainqueur.

  • Une équipe égyptienne favorite

Hormis le Burkina Faso, finaliste en 2013 et troisième en 2017, le Gabon, le Congo, la Zambie et le Togo, habitués à l’événement, aucune sélection de marque ne manque à l’appel. A l’heure des pronostics, les Pharaons égyptiens, détenteurs du record de titres obtenus sur la scène continentale (sept), sont les grandissimes favoris. Outre l’avantage de jouer devant son bouillant public, l’Egypte, désormais entraînée par le Mexicain Javier Aguirre, au jeu plus ambitieux que celui de son prédécesseur argentin Hector Cuper, dispose d’un atout majeur avec Mohamed Salah, bien entouré par des coéquipiers talentueux et combatifs.

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  • Le Sénégal challenger

La tentation de faire du Sénégal l’adversaire numéro 1 du pays organisateur est grande, et répond à une certaine logique. Les Lions de la Teranga s’appuient sur une stabilité technique rare en Afrique, puisque le sélectionneur Aliou Cissé est en place depuis mars 2015. Sur le papier, les Sénégalais peuvent revendiquer un effectif de grande qualité. Il y a bien sûr Sadio Mané, coéquipier de Mohamed Salah à Liverpool, et auteur d’une belle saison. Mais Aliou Cissé dispose d’un effectif complet dans toutes les lignes, où brillent le défenseur Kalidou Koulibaly (Naples), le milieu Idrissa Gueye (Everton) et les attaquants du Stade rennais Ismaïla Sarr et Mbaye Niang.

  • Et la rage de gagner des autres

Le Maroc de Mehdi Benatia et Hakim Ziyech peut également être hissé au rang des favoris d’une compétition que son sélectionneur, le Français Hervé Renard, a remportée deux fois, avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire trois ans plus tard. Mais l’équipe est minée par des conflits internes. Les Eléphants ivoiriens et les Super Eagles nigérians peuvent aussi prétendre au titre. Derrière cette hiérarchie que beaucoup d’équipes rêvent de bousculer, apparaissent pêle-mêle la Tunisie, le Ghana, l’Algérie et le Cameroun, tenant du titre. Et comme (presque) toujours, dans une compétition de ce niveau, une équipe que personne n’attendait viendra se hisser, peut-être, en quarts de finale. Et pourquoi la surprise ne viendrait-elle pas de la Mauritanie, que Le Monde Afrique va suivre au quotidien, ou de l’Ouganda ?

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Ministères régaliens, un terrain d’entente finalement trouvé sur la clé de répartition des postes

 Internet

Kinshasa - Tout a fini par marcher comme sur des roulettes mercredi 19 juin à l’Hôtel du Fleuve. Sans pour autant continuer indéfiniment à attendre des éventuelles médiations, le duopole politique au pouvoir FCC-CACH a privilégié la voie du compromis en matière de la répartition des ministères régaliens. Et par-dessus tout, l’Accord est venu couper court aux élucubrations de mauvais augure.

La coalition FCC-CACH, au pouvoir depuis janvier 2019, aurait finalement trouvé un terrain d’entente sur la clé de répartition des postes ministériels. Les négociations et autres retraites entreprises par les deux familles politiques n’ont plus essuyé que des échecs cuisants, selon certaines prédictions.

Le terrain politique ne va plus trembler, si l’on en croit les esprits lucides, qui estiment qu’avec dans la barque l’ensemble des citoyens, sans l’effet d’un probable raté de la formation du Gouvernement, les carottes sont bien cuites. Tant, les négociateurs ont réussi à se tirer de cette question qui prêtait à l’incertitude. Et, rarement la classe politique congolaise aurait été autant à l’unisson : les négociations ont abouti à un compromis, pour faire échec à des irrésistibles détracteurs.

Des sources en provenance de l’hôtel du Fleuve, où les négociateurs des deux camps se sont retrouvés encore mercredi 19 juin 2019 pour parfaire leur compromis politique, renseignent que les derniers points du désaccord ont été vidés. Un consensus se serait alors dégagé autour du partage des ministères régaliens qui constituait, jusqu’il y a quelques jours, le goulot d’étranglement des travaux.

Les deux plateformes sont parvenues à s’accorder sur la répartition des ministères régaliens autant qu’il en été question de la nomenclature du gouvernement. Les ministères de souveraineté ayant fait l’objet de cette concession concernent, pour rappel, la Justice, Défense et les Affaires étrangères seraient accordés au Cach tandis que l’Intérieur serait resté au compte du FCC.

Pour le moment, les négociations se trouvent à l'étape de l'harmonisation des noms qui doivent occuper les différents ministères. Les délégués des deux composantes politiques se sont penchés sur les travaux portant sur l’harmonisation des noms des animateurs des ministères du Gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Il apert de savoir, des sources concordantes, que cette étape passée, la répartition des postes ministériels devrait normalement se négocier sans anicroche. On n’en serait plus à la clé de répartition qui accordait 80% des postes ministériels au FCC, ne laissant au CACH que 20%.

La grille de répartition a servi de base de discussion au Kongo central qui avait abrité les premières assises. Elle aurait été ramenée à des proportions normales sans trop minimiser l’équilibre des forces.

De ce qui précède, la fumée pourra être blanche dans les prochaines heures, à défaut d’un élément perturbateur. Il sied par ailleurs de rappeler que les négociateurs délégués respectivement du FCC et du CACH ont abattu ce travail dont le résultat, mieux, la dernière mouture, sera remise au bureau du Chef de l’Etat pour nomination.

Sur place à l’hôtel du Fleuve, Néhémie Mwilanya, Aubin Minaku, Jaynet Kabila et Tambwe Mwamba ont représenté le FCC dans les négociations tandis-que le CACH par Kitenge Yezu, François Mwamba, Jean-Marc Kabund et Baudouin Mayo.

Raymond Okeseleke/MMC/LFP via www.lefrancophoneplus.com

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi meurt après un malaise au tribunal

Celui qui est devenu en 2012, le premier président librement élu de l’histoire de l’Egypte était en prison depuis six ans.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd’hui à 18h19, mis à jour à 20h39

Temps deLecture 3 min.

Mohamed Morsi en 2015.
Mohamed Morsi en 2015. Amr Dalsh / REUTERS

L’ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d’un malaise pendant une comparution au tribunal, rapporte, lundi 17 juin, la télévision d’Etat. Selon des sources sécuritaire et judiciaire, M. Morsi, en détention depuis 2013, a parlé devant le tribunal avant de s’effondrer. Il a été emmené à l’hôpital, où il est mort, à l’âge de 67 ans. Selon le parquet, l’autopsie n’a rien révélé d’anormal.

Issu du mouvement islamiste des Frères musulmans, Mohamed Morsi était devenu, en 2012, le premier président civil librement élu de l’histoire de l’Egypte, un an après la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Procès de masse

Un an plus tard, il avait lui-même été renversé par l’ex-chef de l’armée, Abdel Fattah Al-Sissi, devenu président et qui dirige aujourd’hui le pays d’une main de fer. A la suite de la destitution de Mohamed Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés. Des centaines de ses partisans ont été condamnés à mort dans des procès de masse parfois expédiés en quelques minutes.

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Mohamed Morsi purgeait plusieurs peines de prison, dont une de vingt ans pour avoir ordonné le meurtre de manifestants en 2012 et une pour espionnage au profit du Qatar, avec lequel il aurait partagé des documents confidentiels.

Selon des sources proches des services de sécurité, les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte, notamment dans la province de Charkiya, région natale de Mohamed Morsi, dans le delta du Nil, où il doit être inhumé. D’après son avocat Abdel-Menem Abdel-Maksoud, il n’était pas en bonne santé : « Nous avons fait plusieurs demandes de traitement. Certaines ont été acceptées mais pas d’autres. »

Le chef d’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, qui était l’un des principaux soutiens de M. Morsi, a rendu hommage lundi à celui qu’il considère comme un « martyr » : « Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde », a-t-il déclaré. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a quant à lui exprimé « sa profonde tristesse ».

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Considéré comme une marionnette

Mohamed Morsi en 2014.
Mohamed Morsi en 2014. Tarek el-Gabbas / AP

Issu d’une famille d’agriculteurs, Mohamed Morsi s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011 déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères s’étaient ralliés, par opportunisme, selon leurs détracteurs. Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat Al-Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime de Hosni Moubarak.

Les manières simples et l’air affable de M. Morsi, marié et père de cinq enfants, avaient contribué à un certain état de grâce durant ses premiers mois de présidence. Puis il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères, en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux.

Dans un pays sous la férule de l’armée depuis des décennies, les pro-Morsi soulignent qu’il a tenté d’évincer les militaires des principaux rouages de l’Etat, ce qui a causé sa perte. Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, des millions d’Egyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer son départ.

Ses détracteurs retiennent ses discours interminables souvent inintelligibles et ses maladresses et gaffes protocolaires lors des rencontres avec des chefs d’Etat. Depuis sa destitution par l’armée, Mohammed Morsi a été condamné à un total de quarante-cinq ans de prison dans deux affaires – incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar.

« Ils ont assassiné l’Etat de droit » : en RDC, les illusions perdues de Martin Fayulu

Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 tente de continuer à exister au sein d’une coalition de l’opposition qui se fissure.

Par   Publié le 13 juin 2019 à 18h00, mis à jour à 10h02

Temps deLecture 8 min.

Martin Fayulu, candidat à la présidentielle congolaise du 30 décembre 2018, deux jours avant le scrutin à Kinshasa.
Martin Fayulu, candidat à la présidentielle congolaise du 30 décembre 2018, deux jours avant le scrutin à Kinshasa. Baz Ratner/REUTERS

En face du luxueux hôtel Pullman où se retrouvent politiciens et hommes d’affaires nantis, il y a une grande villa couchée bordant une piscine proprette. Pas vraiment l’allure d’un quartier général de dangereux séditieux. Mais, à Kinshasa, tout le monde sait que c’est dans ce petit hôtel, Faden House, que la désillusion démocratique provoquée par les résultats à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 se ressasse. Le maître des lieux, Martin Fayulu, 62 ans, se présente toujours comme le « président élu », en mission pour le « peuple qui a décidé et qui doit être honoré ».

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Cet ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine ExxonMobilavait drainé des foules durant la campagne, malgré quelques entraves à ses déplacements, et incarné l’espoir pour le changement démocratique. Il s’estime lâché, trahi, sacrifié, comme un politicien peut-être trop pur, sans doute un peu naïf, qui feint de découvrir le cynisme de la realpolitik. Il feuillette souvent son dictionnaire pour relire la définition du mot « pragmatisme ». Et la Bible qu’il ne quitte jamais, se remémorant souvent ce verset de l’apôtre Pierre qu’il tient à réciter : « Selon que chacun de vous a reçu un don, employez-le au service les uns des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. » Il referme le Livre et d’un ton quasi messianique précise : « Je ne suis pas déçu mais outré tant je trouve cette classe politique sale et inhumaine, sans moral ni éthique. » Il n’a pas pardonné.

« Ils ont assassiné l’Etat de droit »

Au centre missionnaire Philadelphie, une église évangélique prisée à Kinshasa qu’il fréquente, Martin Fayulu peut croiser d’autres fidèles, responsables de ses malheurs. Comme Corneille Nangaa, président de la Commission électorale (CENI), visé par des sanctions américaines pour avoir « sapé » le processus démocratique et pour corruption, et Félix Tshisekedi, l’ami et allié d’autrefois devenu son rival au sein de l’opposition au président Joseph Kabila. Le premier a proclamé la victoire contestée du second à l’élection présidentielle.

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Dans la salle de bain de son bureau, au premier étage de Faden House, Martin Fayulu a rempli sa baignoire de procès-verbaux de centaines de bureaux de vote. Il en tire un au hasard et lit : « Province du Sankuru, Bambole, Fayulu, 126 votes, Tshisekedi, 1 vote ». Puis un autre et un autre. De sa voix monocorde, il refait à sa manière le décompte, réécrit l’Histoire. Au lendemain de l’annonce des résultats, le président kényan, Uhuru Kenyatta, avait dépêché son envoyé spécial, Martin Kimani, pour le convaincre d’accepter les résultats. En vain. « Il avait une idée de créer un poste de vice-président, or ce n’est pas dans notre Constitution. Et puis, il œuvrait pour Félix Tshisekedi », raconte Fayulu.

Il admet du bout des lèvres qu’il a rejoint le « club des déchus », comme il dit. Il y côtoie le Gabonais Jean Ping qui se prétend encore, lui aussi, « président élu » face à Ali Bongo, près de trois ans après le scrutin d’août 2016. Au Congo-Brazzaville, de l’autre côté du fleuve qu’il traversait discrètement en décembre 2018 pour consulter le président Denis Sassou-Nguesso dont il est proche, le leader de l’opposition croupit en prison. Martin Fayulu savoure sa liberté mais se cherche une destinée.

Martin Fayulu et son épouse dans la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa la veille du scrutin présientiel du 30 décembre 2018.
Martin Fayulu et son épouse dans la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa la veille du scrutin présientiel du 30 décembre 2018. MARCO LONGARI/AFP

Il en veut à la terre entière et ne peut s’empêcher de fulminer contre ces diplomates si volubiles pour parler de démocratie et exiger des élections libres et transparentes. Martin Fayulu les a crus, n’a pas douté de leur sincérité, a pensé qu’ils étaient disposés à le défendre. Ils ont fini par « prendre note » des résultats, puis par « saluer un transfert de pouvoir pacifique ». Il en veut à la France, traite son chef de la diplomatie de « guignol », fulmine contre l’ambassadeur américain « devenu directeur marketing de Félix Tshisekedi », se dit dégoûté de l’Union africaine où les dirigeants ne daignent plus vraiment le recevoir.

Malgré tout, il continue de démarcher les chancelleries occidentales et africaines. Sa stratégie évolue peu à peu. Il ne se contente plus de réclamer l’improbable réorganisation des élections, de raviver la menace d’un soulèvement populaire, comme il l’a fait publiquement. Aux diplomates, il parle désormais aussi d’une autre « mission » : assainir le cadre électoral en proposant la création d’un « haut conseil national des réformes institutionnelles ». Et ce, en vue des prochaines élections, en 2023. Tiendra-t-il jusque-là en réussissant à endiguer le déclin de son influence sur le paysage politique, à commencer par son propre camp ?

« Soldat du peuple »

Martin Fayulu se trouve de plus en plus esseulé, marginalisé. Au sein de la coalition Lamuka, dont il était le visage, le symbole, lui, le « soldat du peuple », les tensions s’accumulent. Moïse Katumbi, de retour en RDC après trois ans d’exil, coordinateur de cette plateforme de l’opposition, prend ses distances avec cet allié jugé radical, privilégiant une posture d’« opposition républicaine ». De son fief de Lubumbashi, capitale de la province minière du Haut-Katanga, cet ancien proche de Joseph Kabila semble courtiser le président Tshisekedi qui, tout en ayant facilité son retour, continue de s’en méfier.

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Selon un récent sondage réalisé par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo de la New York University, le riche homme d’affaires adepte des circuits financiers offshore, reconverti en politique, serait la personnalité la plus populaire du pays, damant le pion à Martin Fayulu sur qui il avait misé et investi lors de la campagne. « On sait que certains ne sont pas clairs dans Lamuka. Après les élections, il y en a pour qui le combat est devenu trop dur à mener, constate Martin Fayulu, amer. Katumbi sait exactement ce qu’il fait. Il n’a pas la même conviction ni les mêmes principes que moi. J’ai toujours été écœuré par ceux qui font de la politique pour l’argent. »

Une fois encore, la coalition d’opposants se fissure. Son petit parti ne compte d’élus qu’à Kinshasa. Martin Fayulu lui-même a renoncé à siéger à l’Assemblée nationale et l’élection de 23 députés de l’opposition vient d’être invalidée par la Cour constitutionnelle, au profit de membres de la coalition de Kabila. M. Fayulu privilégie désormais l’autre poids-lourd de la Lamuka, Jean-Pierre Bemba, ancien chef de guerre, ancien vice-président la RDC (2003-2006) et candidat malheureux à la présidentielle de 2006, dont le retour à Kinshasa est prévu le 23 juin. Martin Fayulu a indiqué qu’il l’attendra à l’aéroport. Ce rapprochement présage-t-il d’une scission entre l’ouest et l’est au sein de Lamuka ? En attendant, il dérape, se perd en déclarations farfelues ou mal formulées comme lorsqu’il assure sans ambages que « Jean-Pierre Bemba a passé dix ans en prison pour la libération du Congo ». Sauf qu’il a été acquitté en juin 2018 par la Cour pénale internationale de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » pour des faits commis par ses miliciens en Centrafrique.

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Un peu déboussolé, Martin Fayulu se cherche, s’efforçant de rester sur le devant de la scène, de ne pas disparaître. D’autant qu’il ne dérange plus vraiment politiquement, même s’il continue d’incarner un combat pour la démocratie. Le président Félix Tshisekedi, son ancien allié et son « frère » dont il conteste l’élection, est, pour le moment, plutôt populaire. Il peine néanmoins à s’affirmer comme le réel chef de l’Etat et à contenir l’influence de son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la coalition détient la majorité absolue au Parlement et dans les assemblées provinciales.

Osmose artificielle

Cette première semaine de juin, les tractations pour la constitution du gouvernement ont tourné court. Joseph Kabila et ses stratèges restent inflexibles, exigeant de choisir près de 80 % de sa composition. Félix Tshisekedi veut ramener ce ratio à 50 %, comme lui ont clairement conseillé ses homologues rwandais, Paul Kagame, et angolais, Joao Lourenço, à qui il s’en est ouvert. « Kagame et Lourenço lui ont dit qu’il fallait désormais s’affirmer comme le vrai président », confie une source proche de la présidence. Au risque de provoquer une crise politique au sommet de l’Etat. La session parlementaire censée investir ce nouveau gouvernement s’est terminé le 15 juin. Le plus grand pays d’Afrique francophone reste pour l’instant paralysé par une présidence à deux têtes. Ces derniers mois, des heurts entre les partisans de Kabila et ceux de Tshisekedi ont éclaté, augurant la fin prématurée d’une osmose artificielle, d’un partage inique du pouvoir.

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Martin Fayulu s’en réjouit autant qu’il le déplore. « Félix Tshisekedi a abandonné son programme et renforcé l’influence de Joseph Kabila qui va jouer son jeu d’élasticité du temps dans lequel il excelle, prédit-il. Moi, je ne dis plus que j’ai gagné mais qu’il faut changer le système et que Tshisekedi est une marionnette de Kabila. » Et d’égrener, une fois encore, les noms de ceux qui l’ont trahi. A la colère se mêle la tristesse. Martin Fayulu a été empêché de se recueillir sur le cercueil de son mentor, Etienne Tshisekedi, le légendaire opposant à Mobutu Sese Seko, à Laurent Désiré Kabila, à Joseph Kabila et père de l’actuel président.

Partisans de Martin Fayulu pendant la campagne électorale congolaise, en décembre 2018.
Partisans de Martin Fayulu pendant la campagne électorale congolaise, en décembre 2018. MARCO LONGARI/AFP

Sa dépouille a été rapatriée le 30 mai, plus de deux ans après sa mort à Bruxelles, à l’âge de 84 ans. Le « héros national » a eu droit à des funérailles de trois jours durant lesquels Martin Fayulu s’est démené pour se faire accepter. Les vivants l’ont déclaré « indésirable », selon lui, tenu à l’écart de ce moment historique. « Bien sûr que j’en souffre. Etienne Tshisekedi était un ami rencontré en 1990 lors de la Conférence nationale souveraine, un homme de conviction qui n’était pas dans la compromission. Comme moi », dit-il. A sa manière, il s’inscrit dans son sillage, en s’opposant à son fils, allié de circonstance de Joseph Kabila, le dernier adversaire combattu par « Ya Tshitshi ». Son téléphone portable se met à sonner et crache son hymne de campagne : « Martin Fayuuulu, notre préééésident ».

ACP : « Convocation d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale »

Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.(Photo d'archives)

Revue de presse du lundi 17 juin 2019

La clôture de la session parlementaire du mois de mars a coïncidé avec l’annonce d'une éventuelle convocation de session extraordinaire. Ce sujet est commenté par la presse ce lundi.

La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a annoncé la convocation prochaine d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale dès la mise en place du gouvernement, rapporte l’Agence congolaise de presse(ACP).

Cette annonce a été faite samedi, au palais du Peuple à la clôture de la session de mars 2019, rapporte l’ACP.

Au-delà de l’investiture du gouvernement qui qui se fait toujours attendre, Le Phare note le vœu de la présidente de la chambre basse du parlement de voir ledit gouvernement être mis en place d’ici le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo.

7sur7.cd rappelle que les discussions sur la formation du gouvernement se poursuivent encore entre le Front Commun pour le Congo et Cap pour le Changement en vue de la formation du gouvernement.

 La Prospérité indique, en dehors de l’examen et l’approbation du programme du gouvernement suivi de son investiture, la session extraordinaire pourra, certainement examiner le rapport annuel de la CENI, sans oublier la validation des pouvoirs de nouveaux députés qui viennent d’être proclamés élus par la Haute Cour.

La clôture de la session de mars intervient aussi avec cette communication du député Charles Nawej qui demande pardon à la suite des propos qualifiés d’outrage au chef de l’Etat qu’il avait tenus lors d’une récente plénière de l’Assemblée.

Selon 7SUR7.CD, le député national Charles Nawej du Front Commun pour le Congo, "FCC", accusé d'outrage au chef de l'État, regrette ses propos et demande pardon au président de la République et à la Nation toute entière.

"Je regrette sincèrement être à l'origine de cette entame dans notre cohésion nationale, et réitère la demande de pardon de notre Nation", a écrit Charles Nawej dont les propos ont été rapportés par le media.

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Les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Canada et la Suisse déplorent « l’aggravation des tensions politiques » en RDC

Audience publique à la Cour constitutionnelle de la RDC à Kinshasa, le 15/01/2019 lors des contentieux électoraux de l’élection présidentielle tenue le 30 décembre 2018. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Les chefs des missions des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse et du Canada en poste en RDC déplorent « l’aggravation des tensions politiques » en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié vendredi 14 juin, ces pays indiquent que ces tensions sont suscitées par les décisions de la Cour constitutionnelle qui a invalidé plus de 30 parlementaires, la plupart d’entre eux étant des membres de l’opposition ».

Les ambassadeurs de ces 4 pays notent que « Les récentes décisions de la Cour Constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi nuisent à un climat politique apaisé et mettent à risque l’opportunité après les élections présidentielle et législatives de donner place au changement pour lequel la population congolaise a voté ».

Ils regrettent ce climat d’incertitude et rappellent leur engagement pour l’Etat de droit.

Non à l’instrumentalisation des jeunes

Pour sa part, l’Espace inter plateforme des jeunes (EIPJ)/RDC fustige le comportement des juges de la Cour constitutionnelle qui rendent les arrêts des contentieux électoraux hors délai. Dans une déclaration faite jeudi 13 juin à Kinshasa, cette plateforme regroupant plus de 70 associations de jeunes estime que cette situation serait la cause de ces troubles.

L’EIPJ/RDC condamne aussi toutes les violences observées ces derniers temps à travers le pays, et dénonce l’instrumentalisation abusive de jeunes en les divisant pour des intérêts égoïstes des politiciens.

« L’EIPJ/RDC interpelle la jeunesse congolaise qui est divisée et utilisée abusivement pour des intérêts égoïstes. Le pays va mal, il est grand qu’on ne parle plus de la jeunesse du FCC, jeunesse du CASH, jeunesse de LAMUKA, mais plutôt jeunesse congolaise tout court. Où allons-nous chers jeunes ? Jusqu’à quand serons-nous manipulés par ceux-là qui brillent par l’égoïsme ? Devons-nous continuer à protéger les intérêts des individus au détriment de ceux de notre nation ? Le pays est en danger », a averti Don Okoma Onyumbe, secrétaire exécutif de l’EIPJ/RDC.

Cette plateforme met en garde tous ceux qui, de près ou de loin veulent rendre ce pays ingouvernable pour leurs intérêts et faciliter sa balkanisation.

L’EIPJ-RDC condamne également toutes les tueries perpétrées dans l’Est de notre pays et rappelle au Président de la République sa promesse faite, lors de la campagne électorale d’y placer son quartier général dans cette partie du pays, jusqu’au retour de la paix et la sécurité.

EIPJ entend organiser dans les jours avenirs des manifestations de grandes envergures sur toute l’étendue de la RDC pour sauvegarder l’unité de la jeunesse congolaise « dénominateur commun » du pays.

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En Afrique, l'homosexualité encore largement punie

Trésor Ntore, coauteur de la minisérie "Coming out en France et en Afrique"

Trésor Ntore, coauteur de la minisérie "Coming out en France et en Afrique"
© TV5MONDE

L'homosexualité est aujourd'hui légale dans quinze pays africains. Ailleurs, les peines vont de l'emprisonnement à la peine de mort. La minisérie "Coming out en France et en Afrique", réalisée par Les Hauts-Parleurs, et diffusée sur le site Internet de TV5MONDE, souhaite accompagner les jeunes homosexuels, filles et garçons, et lever le tabou sur le sujet.

Être homosexuel en Zambie ne garantit pas les mêmes droits qu'en RDC. Deux pays frontaliers, avec des droits différents en faveur des LGBT. En RDC, aucune loi ne pénalise l'homosexualité, à la différence de la Zambie.

L'homosexualité en Afrique, entre ouverture et répression

L'homosexualité n'est pas pénalisée dans une partie de la zone francophone de l'Afrique, à savoir en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso, au Bénin, au Mali, en Guinée équatoriale, au Gabon, en Centrafrique, en RDC et en République du Congo.
Sur le continentseule l'Afrique du Sud a autorisé le mariage entre personnes de même sexe, en 2006.

Dans les pays où l'homosexualité n'est pas légale, seuls les hommes sont concernés, comme au Ghana, en Namibie, en Sierra Leone, au Zimbabwe et au Swaziland.

L'homosexualité en Afrique en 2019

L'homosexualité en Afrique en 2019
© TV5MONDE

D'autres condamnent sévèrement les relations entre personnes de même sexe, notamment les pays du Nord du continent (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte). Au Maroc par exemple, les homosexuels encourent jusqu'à trois ans de prison.
Au Kenya, la Cour suprême a rejeté la demande de décriminaliser l’homosexualité le 24 mai 2019.

Au Kenya, la justice refuse de légaliser l’homosexualité :

©TV5Monde

Certains États exposent les homosexuels à de lourdes peines d'emprisonnement, allant de 20 à 30 ans voire même à vie, comme la Tanzanie ou l'Ouganda.

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Ouganda : homosexuels, les "demi-morts"

Dans de rares cas, les homosexuels sont condamnés à morts. C'est le cas en Somalie ou encore au Soudan.

"Coming out en France et en Afrique", une minisérie pour lever le tabou

Lever le tabou sur ce sujet, c'est ce qu'essaie de faire cette minisérie qui s'articule autour de six épisodes d'environ sept minutes. L'objectif principal étant d'accompagner les jeunes homosexuels, filles et garçons, lors de la révélation de leur homosexualité à leur entourage (coming out). Cette minisérie documentaire est diffusée sur les réseaux sociaux, sur le site de TV5MONDE et sur la plateforme France TV Slash, depuis le 27 mai et le sera jusqu'en 2022.

Trésor Ntore, 20 ans, est le coauteur de la série avec Hélène Seingier. Franco-Burundais, Trésor a grandi au Burundi, au Burkina Faso et en RDC, avant de partir en France, à Rennes, pour ses études.
En RDC, il était militant LGBT, après avoir fait son coming out à 13 ans. L'humoriste Shirley Souagnon, l'autre figure clé de la série, accompagne Trésor. Lesbienne affirmée, sa notoriété permet de "donner un peu plus de voix à la série afin que davantage de personnes se sentent représentées", précise Trésor.

L'hostilité à l'égard de l'homosexualité n'a pas toujours été la norme en Afrique. Elle est une réalité héritée en majeure partie de la colonisation, comme l'explique Trésor Ntore : "On a souvent tendance à dire que l'homosexualité a été amenée par les Occidentaux, alors que c'est l'homophobie qui a été amenée par le christianisme, imposé au temps de la colonisation".

Shirley Souagnon explique même qu'avant cette période, l'homosexualité existait déjà, et prend l'exemple de son père "qui s'est rendu compte que son homophobie était liée à des angoisses liées à l'extérieur, et pas à sa propre personnalité". Elle précise : "Mon père savait qu'avant la colonisation et l'esclavage, existaient des peuples noirs, non-genrés et de différentes orientations sexuelles. J'ai la chance d'avoir un père instruit qui fait qu'au-delà du fait qu'il ait la foi, dans l'islam, il n'oublie pas d'où il vient, ni qui il est", dit-elle dans le troisième épisode de la série.

Les six épisodes se passent entre Paris, Rennes, Lille mais aussi Ouagadougou ou Bujumbura. Le documentaire est conçu sous forme de témoignages, où les jeunes personnes interrogées racontent leurs craintes, leurs émotions mais aussi leur libération à l'issue du coming out. "C'est quelque chose qui revient auprès des personnages : beaucoup de personnes se sentent légères après avoir fait leur coming out".

Toutefois, réaliser son coming out n'est pas si simple. "Le poids de la famille est très, très, très important", souligne Trésor Ntore. "Tout comme le poids de la société dans lequel nous évoluons. Si on sent que la société n'est pas assez ouverte, on doute justement de l'intérêt de le faire".

C'est pourquoi des associations oeuvrent en Afrique pour lutter contre l'homophobie, et faire évoluer le regard porté par une partie de la population sur les homosexuels, comme l'association Afrique Arc-en-Ciel (AAEC), présente au Togo, où l'homosexualité est passible de dix ans de prison.

Coupe du monde féminine 2019 : les Bleues, des footballeuses dans le vent

L’équipe de France a réussi son entrée dans le tournoi mondial, vendredi, au Parc des Princes, grâce à une victoire 4 à 0 face à la Corée du Sud.

Par   Publié aujourd’hui à 04h21, mis à jour à 09h22

Temps deLecture 4 min.

Eugenie Le Sommer ouvre le score lors du match d’ouverture de la Coupe du monde féminine contre la Corée du Sud, au Parc des Princes, le 7 juin.
Eugenie Le Sommer ouvre le score lors du match d’ouverture de la Coupe du monde féminine contre la Corée du Sud, au Parc des Princes, le 7 juin. FRANCOIS MORI / AP

Il a soufflé comme un vent de fraîcheur sur le Parc des Princes, aux allures parfois de tempête d’émotions et accompagnée de buts en rafale. Vendredi 7 juin, Miguel, dont les vents, mesurés dans la capitale à plus de 100 km/h, ont conduit les autorités à fermer la fan-zone du centre-ville, n’y est cette fois-ci pour rien. Les fautives portent un maillot bleu, des chaussettes rouges et ont débuté magistralement leur Coupe du monde par une belle victoire 4 à 0 face à une équipe de Corée du Sud impuissante, balayée par la double buteuse Wendie Renard et ses coéquipières.

Impériale et élue joueuse du match, la défenseuse de 1,87 m a marqué par deux fois de la tête suite à des corners (35e et 45e+2), tandis que deux autres joueuses de l’Olympique lyonnais, Eugénie Le Sommer (9e) et Amandine Henry (85e), avaient ouvert puis clôturé le score.

Wendie Renard félicitée par ses coéquipières.
Wendie Renard félicitée par ses coéquipières. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Comme dans un rêve, le scénario imaginé la veille en conférence de presse par la capitaine Henry s’est parfaitement réalisé : « Je me suis fait un petit film dans la tête : un stade plein, une belle performance, avec de belles émotions. » Et elle avait vu juste.

Record d’affluence

La communion avec le public, très différent de celui qui fréquente d’habitude le Parc ou les matchs des Bleus, a été parfaite. Une atmosphère bon enfant, seulement entachée d’un petit couac au niveau de la billetterie, qui a fait rater une bonne partie de la première période à une centaine de malchanceux. La faute, apparemment, à des problèmes de faux billets revendus plusieurs fois en ligne.

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Pas de quoi doucher l’enthousiasme des 45 261 spectateurs, record d’affluence pour une rencontre des Bleues en France. On notait la présence de beaucoup de groupes de jeunes enfants ou d’adolescents, à l’image de cette trentaine de collégiens et collégiennes, en section football, venus d’Athis-Mons (Essonne), mais aussi de nombreuses familles.

De quoi ravir même les plus expérimentées des joueuses françaises, à l’image de la milieu de terrain Elise Bussaglia. « C’est une belle victoire, avec quatre buts, une belle soirée. On avait hâte de débuter, a livré la Bleue aux 189 sélections. Ça a été dur de faire sortir les premières paroles pendant La Marseillaise. On avait les larmes aux yeux. C’était intense mais on voulait démarrer le match fort. »

Autre pilier de l’équipe de France, 33 ans comme Bussaglia, la meneuse de jeu Gaëtane Thiney est revenue sur la manière dont les footballeuses françaises avaient choisi de gérer leurs émotions. « On s’était donné le droit de vivre nos émotions à fond. Si on avait envie de crier, on criait… Si on avait envie de sourire, on souriait… Parce que personne ne peut les contrôler ou les maîtriser. Par contre, on voulait rentrer à fond dans le match et on l’a fait », a confié Thiney.

L’héroïne du soir, Wendie Renard, avouait, elle, une pensée pour son père, décédé lorsqu’elle n’avait que 8 ans : « Ce sont toujours des émotions fortes quand on marque des buts. J’ai pensé à mon papa, si vous voulez savoir. »

« De bon augure pour la suite »

A aucun moment, malgré ce tourbillon d’émotions et de sentiments, les joueuses tricolores n’ont paru tendues ou dépassées par l’enjeu. Pourtant, les Bleues avaient conscience de disputer plus qu’une simple rencontre de football.

Amandine Henry après avoir marqué à la 85e minute.
Amandine Henry après avoir marqué à la 85e minute. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Ce match d’ouverture pouvait déterminer la suite du parcours dans la première grande compétition féminine de football jamais organisée en France, la troisième Coupe du monde après celles des hommes en 1938 et en 1998.

Vingt et un ans après le sacre de Zinédine Zidane au Stade de France, la sélectionneuse Corinne Diacre, réputée pour sa rigueur, avait martelé le même message depuis des jours face à la presse : il ne fallait « pas jouer le match avant l’heure ». Ses protégées l’ont écouté et évité cet écueil.

Force tranquille, première femme à avoir entraîné un club professionnel masculin, l’ex-internationale sait y faire lorsqu’il s’agit de prévenir ses joueuses de tout excès d’euphorie : « Tout n’est pas parfait, on a pris quelques contres notamment en deuxième période. Il y a des petites choses à revoir mais dans l’ensemble on a fait un match sérieux, de bon augure pour la suite. Mais c’est juste une étape, il ne faut pas s’enflammer. On reste les pieds sur terre, il y a un long chemin à parcourir. »

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Après cette première victoire rassurante, dans un mimétisme parfait, toutes ont propagé la parole de l’exigeante entraîneuse. « On sait que l’on n’a rien gagné, hormis ce match 4-0 », a lâché Elise Bussaglia. « On va bosser sur ce que l’on doit améliorer, tout ce qui n’a pas marché dans le jeu. Ça a bien marché sur les côtés mais on peut jouer un peu plus dans l’axe. On doit varier plus notre jeu », a analysé Gaëtane Thiney, perfectionniste.

Les Françaises tenteront de mettre en application ces paroles dès le 12 juin. A Nice, elles affronteront la Norvège lors du deuxième match du groupe A. L’occasion de confirmer qu’elles ont bien le vent en poupe.

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Trump, Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans commémorent l’anniversaire du Débarquement

French President Emmanuel Macron (R) shakes hands with a veteran as he returns to his seat during an event to commemorate the 75th anniversary of the D-Day landings, in Portsmouth, southern England, on June 5, 2019. - US President Donald Trump, Queen Elizabeth II and 300 veterans are to gather on the south coast of England on Wednesday for a poignant ceremony marking the 75th anniversary of D-Day. Other world leaders will join them in Portsmouth for Britain's national event to commemorate the Allied invasion of the Normandy beaches in France -- one of the turning points of World War II. (Photo by Mandel NGAN / AFP)
Emmanuel Macron sert la main d’un vétéran à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, mercredi 5 juin 2019. (MANDEL NGAN / AFP)

Portsmouth avait été le port de départ pour Sword Beach, la plage normande la plus à l’est des cinq choisies pour le Débarquement des Alliés en Normandie.

Par L'Obs avec AFP

Donald Trump, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans ont donné mercredi 5 juin à Portsmouth (sud de l’Angleterre) le coup d’envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944, étape clé de la libération de l’Europe du joug nazi.

Portsmouth (sud de l’Angleterre) avait été le port de départ pour Sword Beach, la plage normande la plus à l’est des cinq choisies pour le Débarquement des Alliés en Normandie (ouest de la France), plus grande opération de l’histoire de ce type en nombre de navires engagés.

Les célébrations, qui se poursuivront jeudi en France, ont commencé avec la projection sur un écran géant d’images du D-Day montrant ces soldats qui, le courage en bandoulière et au péril de leur vie, débarquèrent sur les plages de Normandie.

Une dizaine de vétérans sont ensuite montés sur scène, parfois appuyés sur une canne, avant d’être salués par une ovation debout du public et de représentants ou dirigeants de 16 pays.

Au côté de la reine et des présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron figuraient notamment les Premiers ministre britannique Theresa May, le Canadien Justin Trudeau et la chancelière allemande Angela Merkel.

« C’est quand même dur de mourir »

Donald Trump, qui concluait à cette occasion une visite d’Etat au Royaume-Uni entamée lundi, a lu une prière que son prédécesseur Franklin D. Roosevelt déclama à la radio au soir du 6 juin 1944 en soutien à ceux qui combattaient alors pour « libérer une humanité souffrante ».

Emmanuel Macron a lu pour sa part la poignante lettre d’adieu d’un jeune résistant, Henri Fertet, fusillé à l’âge de 16 ans.

Après 87 jours d’emprisonnement et de torture, il écrivit à ses parents : « Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. […] Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Adieu, la mort m’appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché. »« C’est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France. »

Après la lecture de la lettre, en français, le baryton britannique Willard White a entonné « le Chant des partisans ».

Dans la journée, les chefs d’Etat et de gouvernement devaient assister à l’embarquement de 300 vétérans britanniques qui rejoindront la France en bateau.

Pour commémorer cette journée historique, les 16 pays représentés à Portsmouth ont adopté une « Déclaration » pour « faire en sorte que les sacrifices du passé ne soient jamais vains et jamais oubliés ».

« Au cours des 75 dernières années, nos nations ont défendu la paix en Europe et dans le monde, la démocratie, la tolérance et l’Etat de droit », écrivent-ils.

« Nous réitérons aujourd’hui notre engagement envers ces valeurs communes parce qu’elles soutiennent la stabilité et la prospérité de nos nations et de nos peuples. Nous travaillerons ensemble en tant qu’alliés et amis pour défendre ces libertés chaque fois qu’elles seront menacées ».

Trump au golf

Jeudi matin, Emmanuel Macron retrouvera Theresa May et des vétérans britanniques pour la pose de la première pierre d’un mémorial britannique en Normandie. Ce sera le dernier grand rendez-vous officiel de Theresa May avant sa démission vendredi.

La Première ministre britannique a jeté l’éponge après avoir échoué à mettre en œuvre le Brexit, initialement prévu le 29 mars, et désormais repoussé au 31 octobre. Elle assurera la transition jusqu’à la désignation de son successeur par le Parti conservateur, d’ici à la fin juillet.

Mardi, Theresa May s’est entretenue avec Donald Trump, au deuxième jour de sa visite d’Etat au Royaume-Uni.

Le milliardaire américain a promis un accord commercial « extraordinaire » avec Londres pour l’après-Brexit, estimant que tout était « sur la table » dans la future négociation. Y compris le service de santé public britannique, le NHS, cher aux Britanniques, ce qui a suscité des réactions outrées au Royaume-Uni.

L’imprévisible dirigeant a semblé rétropédaler mercredi, soulignant sur ITV que le NHS était « quelque chose qu’(il) ne considérerai (t) pas comme faisant partie du commerce ».

A l’issue de la cérémonie à Portsmouth, Donald Trump doit se rendre en Irlande pour s’entretenir avec le Premier ministre Leo Varadkar. Il rejoindra ensuite son complexe hôtelier dédié au golf à Doonbeg, sur la côte ouest du pays. Des drapeaux américains étaient visibles aux alentours, ainsi qu’un important dispositif de sécurité.

Le président américain sera jeudi en France pour la suite des commémorations du Débarquement.

L'Obs

L'Obs avec AFP

Donald Trump est à Londres, défendant un Brexit dur et son « ami » Boris Johnson

Le président américain s’est une nouvelle fois affranchi des usages diplomatiques en s’immisçant dans la vie politique britannique avant son départ.

Par   Publié aujourd’hui à 06h25, mis à jour à 15h00

Temps deLecture 12 min.

POOL / REUTERS

A en croire Donald Trump, le Brexit serait une affaire classée depuis bien longtemps si Theresa May avait suivi ses conseils. « Je lui ai dit comment faire, mais elle ne m’a pas écouté », avait-il déclaré en juillet 2018, lors d’une première visite au Royaume-Uni au cours de laquelle il n’avait épargné aucune humiliation à la dirigeante britannique.

Lundi 3 juin, le président américain commencera au palais de Buckingham une visite d’Etat de trois jours avant de participer aux cérémonies commémorant le Débarquement allié en Normandie. Il n’a changé ni d’avis ni de méthode. Piétinant tous les usages diplomatiques, Donald Trump fait de nouveau irruption dans la vie politique britannique avec la même extrême finesse. Ouvertement, il fait cette fois la promotion du « no deal », la rupture radicale avec l’Union européenne (UE). Selon le président, Theresa May a négocié la sortie de l’UE en dépit du bon sens : les Européens « n’avaient rien à perdre » car elle leur a « laissé toutes les cartes » en main, a-t-il estimé dans un entretien au Sunday Times du dimanche 2 juin.

Lire aussi : favori pour succéder à Theresa May, Boris Johnson assume un potentiel « no deal »

Provocation

Toby Melville / AP

M. Johnson, qui a eu la nationalité américaine jusqu’à ce qu’il y renonce en 2017, est idéologiquement proche de M. Trump. Ultralibéral, il promet un redéploiement planétaire au Royaume-Uni et un « no deal » avec l’UE compensé par des accords de libre-échange, notamment avec les Etats-Unis. Un accord que Donald Trump lui promet « très rapidement » mais qui contrevient au maintien transitoire dans l’UE accepté par Theresa May.

Comme si sa bénédiction à M. Johnson ne suffisait pas, le président américain gratifie un futur premier ministre britannique de ses conseils pour une négociation que l’UE considère en réalité comme close. « Si [les Britanniques] n’obtiennent pas l’accord qu’ils souhaitent, [à leur place], je quitterais » la table des négociations, déclare-t-il encore au Sunday Times. En outre, alors que Theresa May s’est engagée à acquitter la somme correspondant aux engagements budgétaires pris par Londres à l’égard de l’UE, M. Trump poursuit : « Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars [45 milliards d’euros]. C’est un chiffre énorme. »

Ultime provocation, le visiteur estime que le gouvernement britannique a commis « une erreur » en n’associant pas aux négociations de Bruxelles Nigel Farage, leader du Parti du Brexit (extrême droite), vainqueur, au Royaume-Uni, des élections européennes et en tête des intentions de vote pour d’éventuelles législatives. « J’aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir », estime-t-il. « Il est très astucieux » et permettrait à Londres de « réussir » à Bruxelles. En réalité, M. Farage se présente comme le champion du « no deal », la sortie de l’UE sans accord considérée comme dévastatrice à court terme pour le pays, et M. Johnson lui emboîte le pas.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Elections européennes 2019 : au Royaume-Uni, le triomphe du Parti du Brexit renforce les partisans d’une sortie de l’UE sans accord

Politiquement, la visite fracassante de M. Trump a lieu au pire moment de faiblesse des autorités britanniques. Theresa May, qui doit s’entretenir avec lui, mardi 4 juin, n’est plus véritablement aux commandes du pays puisqu’elle a promis de démissionner le 7 de la présidence du parti conservateur. Trois ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni est dans une impasse totale et son système politique se trouve menacé à la fois par la polarisation sur le Brexit, qui divise autant les tories que le Labour, et par la montée du parti de M. Farage.

Alors que l’influence du Royaume-Uni est liée à sa capacité à servir de passerelle entre l’Europe et les Etats-Unis, le Brexit et les choix diplomatiques de M. Trump, que Londres ne partage ni sur le climat, ni sur l’Iran, ni sur le Proche-Orient, l’isolent. Le successeur de Theresa May cèdera-t-il aux sirènes du président américain qui enjoint à Londres de couper les ponts avec l’UE pour renforcer ses liens avec les Etats-Unis en négociant un accord commercial ?

« En redevenant indépendante, la Grande-Bretagne peut encore élargir son influence sur le monde », a fait miroiter John Bolton, conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale. La visite à Londres sera l’occasion de pressions pour faire renoncer les Britanniques à leur décision de braver les Américains en autorisant la firme chinoise Huawei à participer au déploiement de la 5G. Dans le Sunday Times, M. Trump menace Londres de cesser le partage privilégié de renseignements sur la sécurité s’ils persistaient.

La reine en a vu d’autres

Les fastes que la monarchie britannique sait réserver aux chefs d’Etat seront déployés en l’honneur de M. Trump : déjeuner avec la reine et le prince Harry (mais sans son épouse, Meghan Markle, qui a autrefois qualifié le président américain de misogyne et a pris prétexte de sa maternité pour décliner) ; banquet royal avec la reine, le prince Charles et Camilla, William et Kate mais sans Jeremy Corbyn, le chef du Labour. Ce dernier boycotte le dîner et soutient les appels à manifester mardi contre le locataire de la Maison Blanche.

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit

Ligue des champions : Liverpool sacré face à Tottenham !

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Les « Reds » de Mohamed Salah et Sadio Mané ont étouffé Tottenham (2-0) lors d’une finale 100 % anglaise de la Ligue des champions, samedi soir, décrochant à Madrid leur sixième couronne continentale. (© EPA )

14 ans après son dernier sacre, Liverpool a de nouveau remporté la Ligue des champions, en battant (0-2) Tottenham, ce samedi, en finale, à Madrid.

Champion d’Europe pour la sixième fois de sa glorieuse histoire, le club anglais parachève ainsi une brillante saison, qui l’a vu échouer à la 2e place de la Premier League après un mano a mano historique avec Manchester City, finalement sacré. Le lot de consolation des Reds devrait suffire à balayer les mauvais souvenirs.

Emballant toute la saison, Liverpool n’a pas eu à forcer son talent, samedi soir, au Wanda Metropolitano de Madrid. Un coup du sort s’est chargé de lui faciliter la tâche d’entrée, lorsqu’après seulement 30 secondes de jeu, Mané a vu son ballon repoussé par la main de Sissoko dans la surface. L’arbitre de la rencontre, le Slovène M. Skomina, n’a pas hésité et a accordé un pénalty aux Reds, que Salah s’est chargé de transformer (1-0, 2e).

Devant au score, Liverpool n’avait plus à faire le jeu. Et dos au mur, Tottenham n’a jamais vraiment réussi à prendre la mesure de l’événement. Les Reds ont eu les plus grosses occasions en première période : Trent Alexander-Arnold a vu sa frappe croisée effleurer le montant droit d’Hugo Lloris (17’), avant que le champion du monde ne détourne un tir puissant d’Andrew Robertson (38’).

Origi, "super-sub"

Après la pause, le gardien des Spurs s’est à nouveau montré décisif devant le latéral gauche écossais (55’). Environ quinze minutes plus tard, il a vu une tentative de James Milner, entré en jeu, passer tout près de son poteau gauche.

Puis, après l’heure de jeu, Mauricio Pochettino s’est résolu à faire rentrer Lucas Moura, qui avait débuté sur le banc malgré son incroyable triplé de la demi-finale retour.Le Brésilien a redynamisé l’entrejeu de Tottenham et les opportunités se sont alors succédé. Durant un quart d’heure cependant Tottenham a réussi à imposer une domination territoriale aux Reds, mais sans jamais vraiment se montrer dangereux.

Pas franchement aidés par un Dele Alli particulièrement maladroit (73e, 78e) et un Kane trop peu incisif, l’avant-garde londonienne n’est jamais parvenue à se montrer à son avantage. De la 80’ à la 81’, Tottenham a tiré trois fois au but, mais Alisson, le portier de Liverpool, s’est à chaque fois interposé. Le Brésilien a ensuite superbement détourné un coup franc de Christian Eriksen (84’).

La "coupe aux grandes oreilles" avait, semble-t-il, déjà choisi son camp depuis un bon moment. Et le but de l’ancien Lillois Divock Origi, en toute fin de rencontre (2-0, 87e), venait confirmer ce qui semblait au final inéluctable : Liverpool, après la frustration d’une énième finale perdue en 2018, touchait enfin au but. La fin d’une malédiction qui vaut tout aussi bien pour l’entraîneur allemand des Reds : après les finales perdues de 2013 (Dortmund, C1), 2016 (Liverpool, C3) et 2018 (Liverpool, C1), Jürgen Klopp est désormais, lui aussi, de la grande famille des champions d’Europe.

 

La fiche technique

Arbitre : Damir Skomina (Slo).

BUTS. Liverpool : Salah (2’ sp), Origi (87’).

TOTTENHAM : Lloris (c.) - Trippier, Alderweireld, Vertonghen, Rose - Sissoko (Dier 74’), Winks (Lucas 66’) - Son, Eriksen, Alli (Llorente 82’) - Kane. Remplaçants : Vorm, Gazzaniga (g.), Davies, Aurier, Foyth, Sanchez, Wanyama, Lamela. Entraîneur : Mauricio Pochettino (Arg).

LIVERPOOL : Alisson - Alexander-Arnold, Matip, Van Dijk, Robertson - Henderson (c.), Fabinho, Wijnaldum (Milner 62’) - Salah, Firmino (Origi 59’), Mané (Gomez 89’). Remplaçants : Mignolet, Kelleher (g.), Lovren, Moreno, Lallana, Oxlade-Chamberlain, Shaqiri, Brewster, Sturridge. Entraîneur : Jürgen Klopp (All).


Le Télégramme / France 24 / MCP/LFP via lefrancophoneplus.com
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Etienne Tshisekedi inhumé à Nsele dans l’intimité familiale

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Après l'étape du stade des martyrs, où, durant deux jours, des hommages lui ont été rendus, Étienne Tshisekedi a été finalement conduit à sa dernière demeure dans un caveau familial, situé dans la commune de la Nsele à Kinshasa.

La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République, Félix Tshisekedi et de son homologue de la république du Congo,Denis Sassou Nguesso.

L’Abbé José Mpundu a procédé à la bénédiction du lieu où repose désormais pour l’éternité l'opposant historique. Pour sa part, Mgr Mulumba , chef de la maison civile du Chef de l'État et frère cadet de l'illustre disparu, a pris la parole pour remercier toutes les personnes qui ont soutenu la famille biologique d'Etienne Tshisekedi pendant la cette dure épreuve.

L’enterrement du « sphinx de Limete » s'est déroulé comme lors de la levée du corps, dans l'intimité familiale sans micros et caméras.


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

Les dirigeants africains rendent hommages à Etienne Tshisekedi

 Internet

Kinshasa - Outre les pays africains, quelques pays comme la Fédération de la Russie, le Pakistan, l’Inde, la Chine ont également rendu un hommage mérité à l’illustre disparu.

Les dirigeants africains ont rendus samedi 1er juin 2019 des hommages mérités à l’ancien Premier ministre honoraire et opposant historique Etienne Tshisekedi au stade des Martyrs où sa dépouille mortelle était exposée pour des honneurs dus à son rang. Parmi les chefs d’Etat qui ont fait le déplacement de Kinshasa, on peut citer Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Edgar Lungu de la République de Zambie ; Faustin-Archange Touadera de la République centrafricaine.

D’autres chefs d’Etat du continent se sont fait représenter. Il s’agit de Yoweri Museveni de l’Ouganda, représenté par son vice-président, Macky Sall du Sénégal, représenté par le ministre de la Culture et communication ; Abdel Fattha Al-Sissi de la République Arabe d’Egypte représenté par le ministre des Eaux et irrigation ; Uhuru Kenyatta du Kenya, représenté par Mme Amida, ancienne vice-présidente.

Outre ces pays, on peut également citer le Royaume du Maroc, le Mali, le Zimbabwe, la Guinée, la Côte-d’Ivoire, l’Ethiopie ; l’Haïti.

En dehors des pays africains, la Chine, la Fédération de la Russie, l’Inde et le Pakistan étaient aussi de la partie. Bref, pas moins d’une vingtaine de délégations ont tenu à rendre hommage à ce digne fils d’Afrique, Etienne Tshisekedi.

Après les hôtes de marque, c’était le tour des corps constitués toute tendance confondue, des membres de la famille biologique et politique de s’incliner devant la dépouille de l’ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi et de procéder au dépôt des gerbes des fleurs. De manière indéniable, Etienne Tshisekedi a su rassembler les filles et fils du Congo au-delà de leur divergence politique et ethnique.

La veille, soit le vendredi 31 mai, c’étaient Paul Kagame et Joao Lourenzo, respectivement président du Rwanda et président d’Angola qui ont déposé des gerbes des fleurs devant le cercueil de l’illustre disparu.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC

RDC : Etienne Tshisekedi admis à titre posthume dans l'ordre national "Héros nationaux" Kabila-Lumumba

Etienne Tshisekedi, le président du Conseil des sages du Rassemblement lors de la clôture du conclave de ce regroupement, le 4 octobre 2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a signé le 31 mai l'ordonnance portant admission à titre posthume d’Etienne Tshisekedi dans l'ordre national "Héros nationaux" Kabila-Lumumba au grade de Grand Cordon.

« L'illustre disparu est récompensé pour ses mérites remarqués à travers sa longue et pénible lutte politique pour l'instauration de la démocratie et le progrès social, l'établissement d'un véritable état de droit et la protection des droits de l'homme », indique l’ordonnance.

Cette élévation vient « récompenser à titre posthume les martyrs et les services rendus à la Nation congolaise par l’intéressé dont la lutte héroïque a permis au pays de connaître sa première alternance pacifique et démocratique du pouvoir politique depuis son indépendance », argumente l’ordonnance.

Coopération régionale : tripartite RDC-Rwanda-Angola ce vendredi à Kinshasa

 Internet
Kinshasa - En marge des obsèques d’Etienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi, Paul Kagame et João Lourenço ont tenu une réunion autour du renforcement des liens de coopération entre les trois pays.

C’est dans la résidence présidentielle de la N’sele que le chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a reçu ses deux homologues du Rwanda, Paul Kagame et de l’Angola João Lourenço. C’était dans le cadre d’une réunion tripartite ce vendredi 31 mai 2019 dans l’avant-midi.

Selon un tweet de la présidence de la République, cette tripartite a porté sur la coopération régionale et le renforcement de l’axe Congo-Angola-Rwanda (CAR). Elle a été précédée d’un tête-à-tête Tshisekedi-Kagame. Au menu, les questions sécuritaires et économiques dont l’adhésion de la RDC à la Communauté économique de l’Afrique de l’Est.

Les trois chefs d’Etat ont profité des obsèques d’Etienne Tshisekedi, dont le corps est arrivé jeudi 30 mai à Kinshasa après sa mort il y a 28 mois.

Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Faure Gnassingbé du Togo et Apha Condé de la Guinée sont aussi attendus à ces obsèques du père idéologique et biologique du nouveau président de la RDC.

Socrate Nsimba/MMC/LFP, via www.lefrancophoneplus.com

La dépouille d'Etienne Tshisekedi est arrivée à Kinshasa

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Attendu depuis 8 heures du matin, la dépouille d'Étienne Tshisekedi, l'opposant historique congolais, est finalement arrivée ce jeudi à 19 heures 25 en provenance de Bruxelles où il était décédé le 1er février 2017.

Avant de faire descendre la dépouille du "Leader Maximo", le couple présidentiel est allé embrasser la veuve de Tshisekedi, Maman Marthe Kisalu, qui a passé plus de deux ans en Belgique depuis la disparition de son mari en attendant ce jour.

 

Gouvernement Ilunga : seuls les membres du FCC-CACH sont appelés à composer l’équipe gouvernementale, selon Néhémie Mwilanya

 Internet
Kinshasa - Le premier gouvernement de la présidence de Félix Tshisekedi, en passe d’être finalisé, ne sera pas autant ouvert à toutes les forces politiques en place. Le gouvernement Ilunga fait figure d’exception. En attendant la publication des membres de l’équipe gouvernementale, des prédictions font l’écho de ce que sera cette mouture, à se constituer essentiellement des membres du FCC et ceux du CACH.

Première force politique du pays, étant majoritaire au Parlement, le Front commun pour le Congo (FCC) n’entend pas composer, au sein du Gouvernement, avec tout quidam qui n’adhère pas au programme commun signé de concert avec le Cap pour le changement (Cach), plateforme soutenant le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. C’est, en effet, ce qu’a indiqué, le weekend dernier devant la presse congolaise, le professeur Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du FCC, au sortir d’un atelier de mise à niveau de communicateurs de cette méga plateforme politique.

L’ancien Directeur de cabinet de l’ex-Président de la République, Joseph Kabila, a souligné que la coalition FCC-Cach est une réalité et donc, une vérité. Ainsi, n’y a-t-il point une quelconque leurre pouvant aller dans le sens d’encenser simplement le jeu politique congolais, en évoquant cette union de deux forces politiques au passé antagoniste.

Pour entériner ses propos, Néhémie Mwilanya a fait allusion au déroulement de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Laquelle élection, rappelle-t-il, a été remportée, à différents postes, les tickets gagnants choisis et adoptés par les deux plateformes.

« Le candidat du Cach a obtenu plus de 300 voix alors que Cach ne comptent que 47 députés à l’Assemblée nationale. De même pour ceux du FCC qui sont passés avec plus de 370 voix, bien que le FCC n’ait que 339 voix », a dit le professeur Mwilanya, tout en ajoutant que le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été nommé non seulement conformément à la Constitution qui, bien sûr, fait mention de la majorité parlementaire, mais aussi, dans la ligne droite d’un accord politique mettant dans le même esprit Kabila-Tshisekedi. Voilà pourquoi, rassure-t-il, l’important s’avère le fait que FCC-Cach soit d’ores et déjà identifié comme coalition.

Pour le coordonnateur de la plateforme dirigée par Kabila Kabange, il n’y a point de raison que d’autres politiques, ne faisant partie de cette nouvelle force ainsi unie, puissent participer au prochain Gouvernement.

« Nous, nous travaillons en tant que coalition. Y a-t-il de raison pour que ceux qui n’en font pas partie puissent participer au Gouvernement ? C’est à eux de souscrire d’abord au programme commun de la coalition. Nous n’avons pas une telle offre jusque-là », a précisé Néhémie Mwilanya, au chevet de professionnels des médias.

En revanche, il sied de noter dans cette foulée que plusieurs acteurs politiques, principalement placés du côté de la plateforme Lamuka, ne se réclament plus de l’opposition après la victoire du fils Tshisekedi. Certains d’entre eux d’ailleurs laissent sous-tendre le vœu de participer au Gouvernement.

Corneille Lubaki/La Prospérité/LFP via lefrancophoneplus.com

Réviser les coutumes sur les tshibindi et tshibawu

FEMME

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Un coq du village, élément symbolique du rites coutumier au Kasai

Tshibindi et tshibawu sont deux termes utilisés dans le Kasaï, au centre de la RDC, entre autres au sujet de l’infidélité des femmes dans le mariage. Le premier est une faute lourde, d’après les lois coutumières concernant des relations sexuelles avec un autre homme que son mari. C’est aussi une malédiction. Le second quant à lui, désigne une « sanction » réservée à l’occasion de tshibindi, si le mari entend pardonner la femme infidèle.

Tshibindi et tshibawu concernent les hommes et les femmes. Toutefois, les femmes en sont le plus souvent victimes. D’ailleurs, beaucoup ignorent même que les deux mots s’appliquent aux hommes.

Réviser les coutumes

La sanction tshibawu, conduit souvent au divorce, et donc, interdiction à l’épouse de revenir sous le toit conjugal. Elle n’a aucun droit de rentrer, même si elle a commis son infidélité à l’insu de tous. C’est donc une loi du cœur, qui fait peser le risque de malédiction pour celle qui aura osé revenir chez son époux après avoir couché avec un autre homme.

La mesure laisse la femme vivre sa fidélité au mari, même si celui-ci a plusieurs concubines, ou en cas d’insatisfaction sexuelle permanente ou d’absence prolongée. C’est donc une mesure faite sur la base de l’égoïsme masculin et de la chosification de la femme. Elle cherche à empêcher les femmes de se prostituer dans le mariage.

Tshibawu même en cas de viol

Ce qui me choque, c’est l’histoire de Dimercia, une femme qui cède aux pressions des cambrioleurs entrés dans la maison conjugale, et qui voulaient tuer son mari s’il ne les laissait pas la violer. Ils vivaient en couple depuis 15 ans dans un quartier chic de Lubumbashi avec leurs trois enfants de 10, 8 et 5 ans. « Je me suis approchée en larme sans hausser le ton et j’ai demandé que soit laissé en vie le père de mes enfants. Ils voulaient violer aussi ma fille après moi, comme nous n’avions pas les 4000 dollars qu’ils exigeaient », explique Dimercia.

L’acte consommé, les cambrioleurs violeurs sont partis. Mais la mère a commencé à vivre une autre difficulté. Son époux lui oppose le  tshibindi.

Un peu de respect pour les femmes

Aujourd’hui, se plaint une femme, « les lois doivent être redéfinies, d’autant plus que la femme est au centre du développement ». Dans la plupart des cas, ces lois sont discriminatoires. Puisque le cas des hommes polygames, comptant jusqu’à plus de deux femmes, passent parfois plus de temps chez leurs préférées. Pendant ce temps-là, les autres femmes souffrent et vivent comme des célibataires. Mais  dans ce cas curieusement, on ne voit pas s’appliquer ces lois. C’est comme si on valorisait plus la sexualité de l’homme, en minimisant les besoins de la femme.

Eric Cibamba
Habari RDC / MCP, via mediacongo.net

Phénomène d'atrophie du sexe masculin : une véritable psychose règne au Kasaï

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Les faits se sont déroulés ce dimanche au village Kalala Nganga Buka, localité située à 30 km de la ville de Tshikapa dans le territoire du même nom. Ces personnes auraient été accusé par trois jeunes gens se disant victime de rétrécissement de leur sexe.

Pris par la colère, les habitants de ce village qui en ont marre de ce phénomène, ont résolu d'en découdre avec ces présumés auteurs.

Selon le Chef du village Ntambwe Kapuku, les corps de ces dernières gisaient encore au sol jusqu'à ce lundi, tout le village s'est vidé de sa population fuyant les représailles de la police.

Deux autres personnes accusées des mêmes faits ont été fortement tabassé dimanche soir et même ce lundi matin dans la ville de Tshikapa, avant d'être sauvées de la justice populaire par la police.

La capitale provinciale vit dans une psychose totale suite à ce phénomène qui se transmet, selon les croyances, par un simple touché. Plusieurs cas d'atrophie du sexe masculin ont été ainsi relatés à Tshikapa.

Sylvain Kabongo (Correspondant au Kasaï)
MEDIA CONGO PRESS / Onde du Progrès

Brexit : Theresa May démissionne avec le « regret de ne pas avoir pu le mettre en œuvre »

Après avoir repoussé l’échéance, la première ministre britannique a annoncé qu’elle quittera finalement le pouvoir le 7 juin.

Par   Publié aujourd’hui à 11h14, mis à jour à 15h10

Temps deLecture 6 min.

 

« Je servirai comme première ministre aussi longtemps que vous voudrez de moi », avait promis Theresa May au lendemain des catastrophiques élections législatives anticipées qu’elle avait maladroitement organisées en juin 2017.

Vendredi 24 mai au matin, devant la célèbre porte noire du 10, Downing Street, la première ministre a tiré les conséquences de la totale perte de confiance, voire de la défiance de ses ministres et des députés conservateurs. Presque trois ans après le référendum sur le Brexit, après trente-quatre mois passés en vain à mettre en œuvre la décision des électeurs britanniques, Mme May a dû, contre son gré, annoncer qu’elle démissionnerait le vendredi 7 juin.

Les députés tories, furieux de ses dernières concessions ouvrant la possibilité d’un second référendum sur le Brexit, ne lui ont pas laissé d’autre choix. Un refus de sa part aurait entraîné un vote de défiance. Pour lui permettre de partir dignement, ils ont seulement accepté de reporter la date de sa démission après la visite au Royaume-Uni de Donald Trump, du 3 au 5 juin et après les cérémonies marquant l’anniversaire du Débarquement allié en Normandie, le 6.

Trois années d’échecs en cinq dates : le bilan de Theresa May

Compromis

Theresa May le 24 mai.
Theresa May le 24 mai. HANNAH MCKAY / REUTERS

« J’ai négocié les termes de notre départ [de l’UE]. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour convaincre les députés de soutenir cet accord, a-t-elle déclaré. Malheureusement, je n’ai pas pu y parvenir. Il m’apparaît à présent clairement qu’il va de l’intérêt du pays qu’un nouveau premier ministre conduise cette tâche ».

Affirmant son « regret profond de ne pas avoir pu mettre en œuvre le Brexit », elle a poursuivi : « Mon successeur devra aboutir à un consensus. Ce consensus sera possible seulement si, des deux côtés du débat, on accepte un compromis ». L’avertissement peut s’adresser en particulier à Boris Johnson, favori pour sa succession, et partisan d’un Brexit dur.

Militante du parti conservateur depuis sa jeunesse, Mme May, 62 ans, s’est dit confiante pour l’avenir des Tories. Alors que les sondages prédisent un score calamiteux (moins de 10 % des voix) aux élections européennes qui ont eu lieu jeudi 23 juin au Royaume-Uni mais dont les résultats ne seront annoncés que dimanche soir, la première ministre en partance a affirmé :

« Je sais que le parti conservateur peut se renouveler dans l’année qui vient. Je sais que nous pouvons mettre en œuvre le Brexit. »

L’émotion a commencé à la submerger lorsqu’elle a dit : « Je vais bientôt quitter la fonction qui a été l’honneur de ma vie de servir. La deuxième femme première ministre, mais certainement pas la dernière ». Les pleurs sont venus lorsqu’elle a évoqué sa reconnaissance de « servir le pays qu’elle aime ». Puis la femme de devoir s’est rapidement éclipsée vers la porte noire plutôt que de donner le spectacle de son trouble.

Lire notre article sur le sujet : Ambiance de fin de règne pour Theresa May après le vote aux européennes au Royaume-Uni

Procédure de nommination en deux temps

TOBY MELVILLE / REUTERS

Theresa May restera en fonction jusqu’à ce qu’un nouveau leader du parti conservateur soit nommé, d’ici au 20 juillet. Au Royaume-Uni, le chef du parti qui commande une majorité au Parlement devient automatiquement premier ministre. La procédure de nomination se déroule en deux temps : les députés sélectionneront les deux meilleurs candidats, puis les adhérents du parti les départageront.

Boris Johnson est l’ultra favori des adhérents. Il n’est guère apprécié des députés, mais ses contempteurs sont en train de se tourner vers lui. Après la victoire annoncée du Parti du Brexit (extrême droite) de Nigel Farage aux élections européennes, M. Johnson apparaît à beaucoup d’élus conservateurs comme le seul capable de mettre en œuvre le Brexit que les électeurs conservateurs réclament. Nombreux sont ceux qui estiment aussi que lui seul peut les aider à se faire réélire lors des législatives qui suivront probablement la nomination du prochain premier ministre, si, comme c’est probable, l’icmpasse parlementaire persiste. Rapidement après la démission de Theresa May, Boris Johnson a pris la parole : « Merci pour vos services stoïques rendus à notre pays et au Parti conservateur. Il est maintenant temps de suivre (vos) exhortations : se rassembler et mettre en œuvre le Brexit », a tweeté celui qui promet de reprendre la négociation à zéro.

Lire son portrait : Theresa May, la naufragée du Brexit

Le calendrier annoncé vendredi pour la démission de Theresa May exclut la nouvelle tentative de vote d’une version amendée de l’accord sur le Brexit qu’elle souhaitait faire au début de juin. Cela signifie probablement que le « deal » avec Bruxelles laborieusement négocié pendant près de deux ans est politiquement mort avec la première ministre qui a tenté en vain de le faire ratifier. Coup de tonnerre dans la vie politique britannique, le départ de Mme May en est aussi un pour l’Union européenne.

En France, Emmanuel Macron, qui salue « son travail courageux », a appelé à une « clarification rapide sur le Brexit ». En Allemagne, Angela Merkel a dit « respecter » la décision de Theresa May, refusant de se prononcer sur les conséquences de la démission sur le Brexit, un processus « qui dépend des évolutions de la politique intérieure britannique ».

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit

Retrouvez tous nos articles sur le Brexit dans cette rubrique.

Lemonde.fr/LFP via lefrancophoneplus.com

Brexit : le bilan de Theresa May en cinq dates

De sa nomination au poste de première ministre britannique, en 2016, à l’annonce de sa démission, retour sur les moments-clés de son mandat.

Publié aujourd’hui à 12h12, mis à jour à 12h38

Temps deLecture 13 min.

La première ministre britannique Theresa May après avoir annoncé qu’elle démissionnerait le 7 juin, ici le 24 mai 2019 à Londres. TOBY MELVILLE / REUTERS

Theresa May a annoncé, vendredi 24 mai, qu’elle démissionnerait le 7 juin. Une annonce qui marque la fin d’une épopée politique hors norme. Tour à tour, au cours de ces dernières années, les commentateurs auront loué la « remarquable détermination » de la première ministre britannique à se maintenir au pouvoir, coûte que coûte, pour s’acquitter d’une « mission impossible », ou déploré son « obstination stérile », échec après échec.

Le 23 mai, les tabloïds britanniques affichaient en « une » une photographie de Theresa May assise à l’arrière de sa voiture, les « yeux larmoyants ». Près de trois ans après le vote sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, et alors que le feuilleton sans fin du Brexit dégrade inexorablement l’image que les Britanniques se font de la vie politique de leur pays, Mme May, « la survivante », a fini par lâcher prise.

Portrait : Theresa May, la naufragée du Brexit
  • 13 juillet 2016 : une première ministre favorable au maintien dans l’UE pour négocier le Brexit

Au lendemain du référendum du 23 juin sur le retrait du Royaume-Uni de l’UE – 51,9 % des Britanniques ont choisi de quitter l’Union –, son artisan, David Cameron, défenseur sans ardeur du « Remain », a compris qu’il devait quitter le pouvoir. Les responsables politiques qui s’étaient présentés comme les champions du Brexit – Boris Johnson, Michael Gove, Nigel Farage… – se sont retirés de la course après la victoire et c’est donc Theresa May, ancienne ministre de l’intérieur, qui succède à M. Cameron le 13 juillet. Alors qu’elle était favorable au maintien de son pays dans l’Union lors de la campagne du référendum, elle reçoit le mandat d’en négocier le départ à la tête d’un gouvernement où les brexiters dominent.

Pour tenter de faire oublier son penchant pro-UE, Theresa May force le ton. « Brexit veut dire Brexit, martèle-t-elle dès le 11 juillet. En tant que première ministre, je veillerai à ce que nous quittions l’UE. Nous allons faire [de cette sortie] un succès. Il n’y aura aucune tentative de rester dans l’UE, aucune tentative d’y rentrer en douce, et pas de second référendum. »

Analyse : Theresa May, une pro-UE pour mener le Brexit
  • 8 juin 2017 : May se prive de sa majorité

Personne ne s’y attendait, et la décision s’est révélée catastrophique. Un an après le référendum, Theresa May est paralysée par les divisions du camp conservateur. Au sein même de son gouvernement, les tenants d’un « Brexit dur », soit une rupture nette avec Bruxelles en dépit de conséquences économiques potentiellement désastreuses, s’opposent aux partisans d’un maintien dans le marché unique.

Mme May pense pouvoir sortir de l’ornière en déclenchant des élections anticipées. C’est un échec cuisant. A l’issue du scrutin du 8 juin, elle perd sa majorité conservatrice. Pour se maintenir au 10, Downing Street, la première ministre dépendra désormais d’une petite formation protestante extrémiste d’Irlande du Nord, le Parti démocratique unioniste. Cette situation nouvelle a de quoi rendre plus complexe encore la question de la frontière irlandaise, le volet le plus périlleux du Brexit, pourtant largement négligé lors de la campagne du référendum.

Les négociations avec les Européens commencent le 19 juin, et c’est considérablement affaiblie que la première ministre les entame. Déjà, depuis le déclenchement de la procédure de sortie, en mars, son discours a changé. Moins radicale mais plus confuse, elle parle de « Brexit fluide et méthodique », d’un « nouveau partenariat positif et constructif » et d’un « accord de libre-échange ambitieux et global ».

Juste après les élections anticipées : Le Royaume-Uni ébranlé par l’échec de Theresa May
  • 14 novembre 2018 : l’accord de May ne convainc pas son camp

585 pages, 185 articles, trois protocoles et plusieurs annexes. Après vingt mois de négociations tortueuses, Theresa May s’est entendue avec l’Union européenne, le 13 novembre, sur un accord de divorce. Le lendemain, elle annonce elle-même, devant la porte noire du 10, Downing Street, qu’elle vient d’obtenir le soutien de ses principaux ministres au sujet de cet accord technique. Un premier succès, mais il reste encore à Theresa May à obtenir une majorité aux Communes.

Et dès le 14 novembre, les réactions au contenu de l’accord ne font que confirmer l’impasse dans laquelle se trouve Mme May. Un point, notamment, cristallise les oppositions : les dispositions concernant l’Irlande, et en particulier le filet de sécurité ou « backstop »Si elles permettent de garantir la fluidité des échanges de part et d’autre de la frontière insulaire, et donc la paix, pour les plus radicaux des europhobes, elles font planer le risque d’un fil à la patte qui relierait le Royaume-Uni pour une durée indéterminée à l’Union.

Deux membres du gouvernement « brexiters » avaient démissionné dès l’été – David Davis, le ministre du Brexit, et l’europhobe enragé Boris Johnson, ministre des affaires étrangères – ; d’autres ministres leur emboîtent le pas après l’annonce de l’accord conclu avec Bruxelles. La contestation de Theresa May au sein du camp conservateur ne cessera dès lors de grandir.

Après la démission de plusieurs ministres : Les tories se déchirent sur l’accord entre May et l’UE
  • 15 janvier 2019, début d’une série noire pour May à Westminster

Repoussé d’un mois au tout dernier moment par Theresa May, qui pensait parvenir à construire une majorité grâce à ce délai et à négocier avec les Européens un accord modifié, le vote sur l’accord passé avec Bruxelles se tient enfin au Parlement britannique. C’est un nouvel échec pour Mme May, qui perd à 432 voix contre 202. En temps normal, face à un tel rejet, la première ministre aurait remis sa démission. Mais la situation est exceptionnelle, il ne reste que quelques semaines avant la sortie effective de l’Union européenne, prévue pour le 29 mars. Elle reste donc au pouvoir et essuiera d’ici à la date fatidique deux nouveaux échecs. Le 12 mars, les parlementaires britanniques vont à nouveau rejeter son accord et réitérer leur opposition une troisième fois le 29 mars. Le gouvernement de Mme May obtient bientôt un report du Brexit jusqu’au 31 octobre.

Décryptage : May et le Brexit en sursis après le vote sanction de Westminster
  • 24 mai 2019, la fronde de trop

Alors qu’un nouvel échec se profilait devant Westminster, la première ministre a été mise devant un choix cruel : fixer la date de sa démission ou être démise de ses fonctions par le Parti conservateur. Elle a finalement choisi la première option en annonçant, le 24 mai, sa démission. Celle-ci sera effective le 7 juin, après la visite du président américain, Donald Trump, au Royaume-Uni.

Au cours des jours qui ont précédé cette annonce, le processus conduisant à la chute de Mme May s’était accéléré tant il devenait évident que le quatrième vote sur l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles marquerait un nouvel échec pour le gouvernement. La défiance des conservateurs a en effet atteint des degrés inédits à la suite de son discours du 21 mai, ouvrant la possibilité d’organiser un nouveau vote sur un second référendum sur le Brexit.

Entre la démission de sa ministre des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, des élections européennes qui s’annoncent désastreuses pour les conservateurs et l’empressement de figures de son camp à se positionner pour sa succession, Therasa May n’a finalement pas eu d’autre choix que de partir.

Reportage : Jours de haine au Royaume-Uni

RDC : le corps d’Etienne Tshisekedi sera rapatrié le 30 mai et exposé au Stade des Martyrs

Obsèques d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles, dimanche 5 février 2017. Photo Wendy Bashi

La dépouille mortelle de l’opposant et ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi sera rapatriée à Kinshasa jeudi 30 mai et sera conduite à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, indique le programme publié ce mardi 21 mars par le ministère des Affaires étrangères.Le vendredi 31 mai, la dépouille sera exposée au Stade des Martyrs pour le recueillement populaire. L’inhumation interviendra le 1er juin, jour des hommages officiels.

Selon ce programme, la levée de la dépouille d’Etienne Tshisekedi à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire s’effectuera dans la stricte intimité familiale et sera limitée aux seuls membres de la famille et aux invités du chef de l’Etat.

Le 1er juin, Etienne Tshisekedi sera « décoré et élevé au statut de Héros national ».

En avril 2018, lors des pourparlers entre le gouvernement, la famille d’Etienne Tshisekedi et l’UDPS, un accord avait été signé entre les trois parties sur l’organisation des funérailles de l’ancien président de l’UDPS au Palais du peuple. Une commission spéciale composée de neuf membres était mise place pour organiser ces funérailles.

L’Etat congolais s’était engagé à prendre en charge tous les frais d’organisation des funérailles du disparu.

Le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa avait par la suite créé des tensions entre sa famille, son parti l’UDPS et le gouvernement de l'époque.

Annoncé pour le 11 mars 2017, le rapatriement du corps du président de l’UDPS n’avait plus eu lieu. La famille, le parti et les autorités congolaises ne se mettaient pas d’accord sur le lieu d’inhumation, la date du rapatriement et l’organisation des obsèques.

RDC : Félix Tshisekedi nomme ses chefs de la maison civile et de la maison militaire et reconduit le chef d’Etat-major des FARDC

Le chef d’Etat-major général des FARDC le général Célestin Mbala, participant à la réunion du Conseil supérieur de la défense au gouvernorat de la province du Haut Katanga. Photo Giscard Kusema.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a nommé ce mardi 21 mai MGR Gérard Mulumba Kalemba, chef de la maison civile du chef de l’Etat. Mgr Gérard Mulumba, jeune frère d’Etienne Tshisekedi et évêque émérite de Mweka remplace Théodore Mugalu.

Le général major Jean-Claude Yav Kabey a été nommé chef de la Maison militaire du Président de la République.

Le général de Brigade François Kabamba wa Kasanda a été élevé au rang du conseiller militaire du Président de la République.

Le lieutenant-général Célestin Mbala Munsense en place depuis juillet 2018 a été reconduit à son poste.

RDC : Sylvestre Ilunga Ilukamba nommé Premier ministre

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier Ministre a été reçu par le Président Tshisekedi le 20 mai 2019. Photo Présidence RDC.

Le chef de l’Etat a nommé, ce lundi 20 mai, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, au poste du Premier ministre. L'ordonnance le nommant a été lue sur la télévision publique (RTNC).

Il remplace Bruno Tshibala qui occupait ce poste depuis le 7 avril 2017.

Docteur en sciences économiques appliquées de l’Université de Kinshasa, Ilunga Ilunkamba, ancien directeur général de la Société nationale de chemin de fer (SNCC) a déjà été 4 fois vice-ministre, deux fois ministre au Plan et aux Finances.

« Je considère ma nomination comme une lourde responsabilité à ce moment crucial de l’histoire de notre pays. Je m’engage à mobiliser toutes mes capacités pour pouvoir faire fonctionner de façon harmonieuse la coalition au niveau du gouvernement et à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens congolais dans la transparence et la bonne gouvernance », a promis Sylvestre Ilunga lors de sa toute première intervention à la presse à la Cité de l’Union africaine.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier Ministre a été reçu par le Président Tshisekedi le 20 mai 2019. Photo Présidence RDC.

Avant de décliner les priorités qu'il a reçues de la part de Félix Tshisekedi :

« Le Président de la République en me recevant a esquissé ce qu’il considère comme les secteurs importants pour l’action du gouvernement, c’est le social, c’est-à-dire, l’éducation, la santé, bien sûr la priorité dans un pays post-conflit comme le nôtre c’est la sécurité et la restauration de la paix ».

Il a remercié le Président de la République, Félix Tshisekedi de l’avoir nommé en lui « assurant de sa confiance dans cette lourde mission », mais aussi M. Joseph Kabila qui l’a proposé comme candidat Premier ministre.

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Les notables du Kongo-Central s'opposent à la construction du pont entre Kinshasa et Brazzaville

Vue du fleuve congo tirée à partir de Kinshasa, montrant la ville de Brazzaville. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les notables de la province du Kongo-Central s’opposent à la construction du pont entre Kinshasa et Brazzaville, dont le lancement des travaux est prévu en 2020. Venant Wabelo, le porte-parole de ces notables, a estimé mercredi 15 mai à Radio Okapi que ce projet est suicidaire pour les installations portuaires de cette province et la survie économique même du Kongo-Central et de la RDC.

« Les gens qui ne veulent pas de notre République créent des situations pour nous affaiblir. Mais, le gouvernement central qui accepte cette situation puise les fonds pour son fonctionnement où ? N’est-ce pas au Kongo-Central ? où est-ce qu’on a mis le projet de construction du port en eaux profondes à Banana ? », s'interroge Venant Wabelo.

Ceux qui tiennent à la construction du pont entre Kinshasa et Brazzaville doivent d’abord commencer par réaliser le port de Banana, recommande-t-il, appelant à la sagesse du président Félix Tshisekedi. Dans le cas contraire, plusieurs actions seront menées pour contrer l’exécution de ce projet, a prévenu Venant Wabelo.

La RDC et Les Emirats arabes unis, à travers la firme DP World, avaient signé vendredi 23 mars 2018 à Kinshasa la convention relative à la construction du port en eaux profondes aux larges de la cité de Banana. Mais, les travaux n’ont pas encore commencé.

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Félix Tshisekedi aux gouverneurs : « Vous êtes les dignes représentants du Président de la République dans vos provinces »

Le Président Félix-Antoine préside une réunion sur la riposte contre Ebola à la cité de l’Union africaine samedi 27 avril. Photo Présidence de la RDC.

« Vous êtes les dignes représentants du Président de la République dans vos provinces respectives. Ceci vous oblige d’adopter dans la gestion de vosentités respectives un comportement exemplaire », a lancé ce lundi 13 mai le Président Félix-Antoine Tshisekedi aux gouverneurs nouvellement investis.

Il s'adressait à eux à l’occasion du lancement à Kinshasa du séminaire de « mise en train de nouveaux gouverneurs élus et leurs adjoints ». C’est dans le but de les mettre « en phase de la gouvernance provinciale selon la vision du nouveau chef de l’Etat ».

« Vous avez l’obligation d’élaborer vos programmes respectifs en intégrant ma vision qui vise le développement intégral de notre pays. En d’autres termes, l’homme sera au centre de toutes vos actions, dans les différents domaines de la vie. Je compte sur chacun de vous pour qu’à l’issue de mon mandat, nous puissions amener ensemble le changement que j’avais promis au peuple congolais au cours de ma campagne électorale », a déclaré le chef de l’Etat.

Combattre les antivaleurs

Félix-Antoine Tshisekedi a aussi rappelé aux gouverneurs que le développement du pays passe par la lutte contre les dévoiements.

« Les antivaleurs qui minent nos institutions constituent le premier obstacle à tout effort de développement. Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement des deniers publics, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l’incivisme, … le respect des droits humains et libertés fondamentales sera assuré », promet M. Tshisekedi.

4 axes de la vision

« Ma vision se décline autour de 4 axes stratégiques qui sont : l’homme, la croissance économique, la bonne gouvernance et la société solidaire », a détaillé Félix Tshisekedi.

Ses priorités sont regroupées dans 20 piliers. Il a cité notamment la pacification du pays, la réconciliation nationale, la consolidation de la démocratie, l’instauration de l’Etat de droit et son autorité à savoir : l’armée nationale, la police nationale, les services de renseignement, la justice, les droits de l’homme, l’administration publique, l’administration du territoire et la décentralisation.

La réhabilitation de l’image de la diplomatie, la lutte contre la corruption et les crimes économiques, la consolidation de la stabilité macroéconomique et l’assainissement des finances publiques ainsi que la réforme du système financier font aussi partie de ses priorités.

M. Tshisekedi place aussi l’éducation, la mise en place de la couverture maladie universelle, la promotion d’emploi, l’autonomisation de la femme et la promotion de la jeunesse, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’entreprenariat, au centre de ses actions.

A cela s’ajoutent la lutte contre les changements climatiques, l’accès à l’eau et l’électricité, l’aménagement du territoire, le développement et la modernisation des entreprises, le développement de l’agriculture, la diversification de l’économie nationale, le développement du commerce, de l’industrie et des PME, la redynamisation du secteur des mines et des hydrocarbures, le développement du tourisme, de la culture et des arts, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la vulnérabilité.

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Présidence de la République : Kasongo Mwema dément les allégations de dépassements budgétaires

Le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la célébration de la journée mondiale de la presse à Kinshasa, le 3/05/2019. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Il n’y a pas explosion des dépenses à la présidence de la République. C’est plutôt la stabilité budgétaire qui est observée en ce moment, a affirmé mardi 7 mai à Radio Okapi le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

« Je crois que c’était important que le président de la République puisse se tenir informé par les bouches les plus autorisées en la matière ; notamment le ministre des Finances, le ministre du Budget et le gouverneur de la Banque centrale », a estimé Kasongo Mwema, parlant de la réunion que Félix Tshisekedi a eue lundi avec ces responsables.

Il en est ressorti que le budget de la présidence était géré de manière stable, selon la même source.

« Une stabilité qui s’explique, selon ces spécialistes, qu’il y a eu effectivement déficit sur deux mois, en janvier et en mars. Mais, il y a eu excédent en février et en avril. Et surtout un excédent qui tourne autour de 243 milliards (de francs congolais) et qui a permis donc de résorber tous les déficits qu’il y a eu sur les autres mois », a conclu le porte-parole de Félix Tshisekedi.

 

Soccer Football - Champions League Semi Final Second Leg - Liverpool v FC Barcelona - Anfield, Liverpool, Britain - May 7, 2019  Liverpool's Divock Origi celebrates scoring their fourth goal with Fabinho and Georginio Wijnaldum   REUTERS/Phil Noble (Reuters)
LIGUE DES CHAMPIONS - DEMIES

Inimaginable, sensationnel, légendaire : Liverpool renverse le Barça et se qualifie pour la finale de la Ligue des champions

Ce match restera sans contestation dans l'histoire du football : terrassé 3-0 au Camp Nou il y a à peine une semaine, Liverpool, pourtant privé de Salah et Firmino, a réussi sa remontada légendaire grâce à des doublés de Wijnaldum et Origi (4-0). Tout simplement incroyable. Liverpool est en finale.

La leçon : Liverpool réussit l'impossible et part en finale de la Ligue des champions

Une claque de Messi et du Barça au Camp Nou à l'aller (0-3). Mohamed Salah et Roberto Firmino forfaits et en tribunes. Tous les signaux étaient franchement négatifs côté Liverpool pour croire en une remontada. Même Jürgen Klopp semblait résigné en conférence de presse, mais le coach allemand espérait que ses hommes sortent avec les honneurs. Ils ont fait bien plus que ça. Liverpool s'est qualifié pour sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive. Avec deux doublés signés des improbables héros du soir : Divock Origi et Georginio Wijnaldum. Totalement passé à côté de son sujet, le Barça encaisse une deuxième remontada de suite en deux ans après l'humiliation subie à Rome en 2018 (4-1 ; 0-3). Terriblement historique pour la bande de Lionel Messi.
Premier et second but de la carrière de Divock Origi en Ligue des champions.
Dans un Anfield qui y croyait dur comme fer, Liverpool débutait sa rencontre de la meilleure des manières. Sur une erreur de Jordi Alba, Sadio Mané récupérait avant de servir Jordan Henderson. L'Anglais obligeait Marc-Andre ter Stegen à la parade mais Divock Origi, titulaire surprise du soir, suivait bien pour entamer la remontée (1-0, 7e). La pression s'intensifiait déjà sur les Catalans, complètement noyés face au pressing des Reds. Progressivement, Barcelone relevait la tête mais Alisson Becker répondait plus que jamais présent sur sa ligne (14e, 18e, 45e+4, 51e, 68e). Dans l'autre surface, Ter Stegen était tout aussi à la hauteur (7e, 9e, 23e). Au coeur d'une rencontre très engagée et à l'intensité certaine.

Au retour des vestiaires, blessé, Andrew Robertson devait laisser sa place. Klopp lançait Giorgio Wijnaldum, qui était tant passé au travers à l'aller, positionné dans une position de numéro 9 où il était complètement perdu. Le Néerlandais s'est racheté et est entré dans le coeur et l'histoire de son club. En à peine deux minutes, Liverpool remettait les compteurs à zéro. Avec un doublé de Wijnaldum : suite à un ballon perdu par Ivan Rakitic et un centre dévié de Trent Alexander-Arnold, Wijnaldum trompait Ter Stegen qui ne pouvait que freiner le cuir (2-0, 54e). Avant qu'un caviar de Xherdan Shaqiri ne trouve la tête du même Wijnaldum entre Gérard Piqué et Clément Lenglet (3-0, 56e). Anfield explosait.

Liverpool retourne en finale, comme en 2018.
Barcelone coulait et l'impensable arrivait : alors que Liverpool avait obtenu un corner et qu'Alexander-Arnold allait laisser Shaqiri s'en chargeait, l'Anglais, d'une inspiration absolument prodigieuse, voyait Origi, tout seul dans la surface alors que les Espagnols se plaçaient. Fou (4-0, 79e). Touché et coulé, Barcelone ne réagissait absolument pas et Virgil Van Dijk était bien concentré pour veiller au grain (88e). Messi ne gagnera pas la Ligue des champions une fois de plus. Ernesto Valverde va vivre des prochains jours enflammés. L'Espagne ne remportera pas la C1 pour la première fois depuis 2013. Liverpool verra le Wanda Metropolitano et une finale, comme en 2018 (défaite 1-3 devant le Real Madrid). Mais ce club a ce petit quelque chose en plus qui fait qu'on a tant envie de porter son maillot. Cette soirée du 7 mai 2019 restera dans les annales d'un football et d'un sport qui ne nous épargne décidément jamais de nouvelles sensations et de nouvelles émotions indescriptibles. Et c'est pour ça qu'on l'aime tant.

Le gagnant : Origi, improbable héros

302 : c'est le temps de jeu de Divock Origi cette saison avec Liverpool en Premier League. Pour, dans le détail, trois titularisations et onze apparitions après trente-sept journées et même un match avec la réserve de Liverpool. Signe que Klopp ne compte pas vraiment sur lui. Et pourtant, c'est bien lui, et non Daniel Sturridge, que l'Allemand envoyait au feu au coup d'envoi pour suppléer Firmino forfait, et pour tenter la remontada. Pour son dixième match dans la compétition, le Belge a ouvert son compteur dans la rencontre la plus importante, et la plus dingue, de sa carrière. Avec un sang-froid dont on ne soupçonnait peut-être pas chez lui depuis son départ de Lille en 2015 contre 12 millions d'euros vers les bords de la Mersey. Bien présent pour conclure après la tentative de Henderson, Origi montrait tout son sens du but, du renard des surfaces sur le quatrième but de la qualification, étant bien plus concentré que tout le onze du Barça réuni. Il ne disputera sûrement pas la finale de Madrid le 1er juin prochain, mais en cas de victoire au bout, les supporters de Liverpool sauront se souvenir de la soirée du 7 mai de Divock Origi.

Le perdant : Valverde peut-il survivre ?

Deux remontada en deux ans. Avec des matches retour terribles et des humiliations qui ternissent clairement l'image d'un club qui n'a plus connu la finale de la Ligue des champions depuis quatre ans. Au-delà des individualités qui ont sombré, et d'un Messi incapable de relever son club qui prenait l'eau en seconde période, un homme va être dans l'oeil du cyclone en Catalogne et en Espagne : Ernesto Valverde. Arrivé sur le banc blaugrana en 2017, le coach espagnol est l'un des premiers responsables de cette situation. À l'image d'un Barça qui ne séduit franchement pas depuis de trop nombreux mois. L'ancien tacticien de l'Athletic Bilbao peut-il survivre à ça ?
Timothé Crépin 

Donald Trump « rejette » un traité de l’ONU visant à moraliser le commerce des armes

Le Traité sur le commerce des armes a été adopté en 2013 par les Nations unies. En refusant de le ratifier, le président des Etats-Unis affiche une nouvelle fois sa défiance vis-à-vis des traités internationaux.

Le Monde avec AFP Publié hier à 21h41, mis à jour à 09h14

Temps deLecture 1 min.

 

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, s’adresse aux personnes réunies à la convention annuelle de la National Rifle Association (NRA) à Indianapolis, dans l’Indiana, le 26 avril 2019.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, s’adresse aux personnes réunies à la convention annuelle de la National Rifle Association (NRA) à Indianapolis, dans l’Indiana, le 26 avril 2019. BRYAN WOOLSTON / REUTERS

Le président américain poursuit un peu plus sa politique isolationniste à l’égard des instances internationales. Donald Trump a annoncé vendredi 26 avril qu’il retirait la signature américaine du Traité sur le commerce des armes (Arms Trade Treaty, ATT), texte adopté en 2013 par l’Organisation des Nations unies (ONU) et visant à moraliser le commerce international des armes.

« L’Amérique rejette ce traité », a lancé M. Trump lors d’un discours à Indianapolis (Indiana) devant la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu. « Nous ne ratifierons jamais ce traité », a-t-il précisé, affichant une nouvelle fois sa défiance vis-à-vis des traités internationaux et de l’organisation multilatérale dont le siège est à New York.

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Un texte signé lors du mandat de Barack Obama

Le texte avait été signé par John Kerry, chef de la diplomatie américaine durant la présidence de Barack Obama, mais n’a jamais été ratifié par le Congrès. Il prévoit en particulier que chaque pays signataire évalue avant toute transaction si les armes vendues risquent d’être utilisées pour contourner un embargo international, violer les droits humains ou être détournées au profit de criminels.

Les armements couverts vont du pistolet aux avions et navires de guerre, en passant par les missiles. Le texte porte sur tous les transferts internationaux (importation, exportation, transit, courtage).

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Ce traité « est le seul instrument à l’échelle mondiale visant à améliorer la transparence et la responsabilité dans le commerce international d’armes », a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, commentant la décision américaine.

« Cela est particulièrement important actuellement, au moment où nous sommes témoins de tensions internationales croissantes et d’un intérêt renouvelé pour l’expansion et la modernisation des arsenaux. »

Bruxelles : la coalition LAMUKA mute en une plateforme politique

 

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Les leaders de la plateforme politique LAMUKA

A l’issue de leurs échanges de deux jours à Bruxelles, les leaders de la coalition LAMUKA ont décidé de la mutation de cette structure en une plateforme politique et opte pour une présidence tournante avec pour objectif de faire respecter la constitution.

en effet, Ils ont décidé de mettre en place une présidence tournante trimestrielle.

C’est Moïse Katumbi, le président de la plateforme Ensemble pour le Changement qui est désigné coordonnateur de LAMUKA pour les 3 prochains mois.

L’ordre de la présidence tournante trimestrielle de la plateforme politique LAMUKA se présente comme suit :

C'est Moise Katumbi qui va ouvrir le bal, après viendra le tour de Freddy MATUNGULU, suivi de Jean pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antipas Mbusa Nyamwisi et à la fin Martin FAYULU le leaders de l'ecidé.

Ci-dessous le communiqué Final


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

Le Conseil de sécurité adopte une résolution édulcorée sur les violences sexuelles

La Nobel de la Paix 2018 yazidie Nadia Murad et Amal Clooney au Conseil de sécurité des Nations unies, réuni le 23 avril 2019 à New York.
La Nobel de la Paix 2018 yazidie Nadia Murad et Amal Clooney au Conseil de sécurité des Nations unies, réuni le 23 avril 2019 à New York. Drew Angerer, AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution accentuant la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits. Mais les États-Unis ont vidé le texte de sa substance.

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L'Allemagne a négocié mardi 23 avril avec ses 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution accentuant la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits, mais s'est heurtée à une très forte résistance notamment des États-Unis.

Au milieu d'un débat sur les violences faites aux femmes, un vote a été organisé sur ce texte après d'ultimes négociations ardues et de nouveaux retraits de mentions dans le texte. Treize pays ont voté en faveur du texte, la Russie et la Chine s'abstenant.

Les prix Nobel de la Paix 2018 congolais Denis Mukwege et yazidie Nadia Murad, ainsi que l'avocate libano-britannique Amal Clooney, ont notamment participé à ce débat.

"Pas une seule personne n'a été traduite en justice pour esclavage sexuel", a dénoncé Nadia Murad en évoquant sa communauté détruite par le groupe jihadiste État islamique (OEI) en Irak et Syrie. "Les espoirs d'une génération entière ont été détruits", a-t-elle ajouté, évoquant un "échec collectif" de la communauté internationale. "Nous prononçons des discours à l'ONU mais aucune mesure concrète ne suit" en matière de justice et "rien n'a été fait", a-t-elle insisté.

"Qu'attend la communauté internationale pour rendre justice aux victimes ?" s'est aussi interrogé Denis Mukwege, en demandant lui aussi l'établissement de tribunaux nationaux ou internationaux dédiés au jugement des coupables de violences sexuelles dans les conflits.

"Si nous n'agissons pas maintenant, il va être trop tard", a déclaré Amal Clooney, avocate de Nadia Murad et d'autres victimes yazidies, en évoquant la détention actuelle de milliers de combattants de l'OEI. "Nous faisons face à une épidémie de violences sexuelles" et "la justice est l'antidote", a insisté l'avocate.

"Nous sommes consternés"

La résolution a été adoptée, mais après amputation de nombreuses mentions à la demande des États-Unis. "Des concessions importantes ont été accordées sous la pression de plusieurs membres permanents qui n'ont pas permis au texte d'aller aussi loin que nous l'aurions souhaité", a ainsi dénoncé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre.

"Nous sommes consternés par le fait qu'un État ait exigé le retrait de la référence à la santé sexuelle et reproductive pourtant agréée" dans de précédentes résolutions en 2009 et 2013, a-t-il expliqué.

"Tout sera édulcoré pendant longtemps"

Depuis plus d'une semaine, Washington s'est en effet efforcé de gommer dans le texte les mentions relatives aux femmes tombant enceintes après un viol, afin de ne pas favoriser les avortements. Selon des diplomates, l'opposition de l'administration conservatrice de Donald Trump a été déterminante pour empêcher un consensus à ce sujet.

"Si nous laissons les Américains supprimer ce vocabulaire, tout sera édulcoré pendant longtemps", s’était ainsi inquiété un diplomate européen dans les pages du Guardian. Selon ce dernier, "les Américains ont changé de camp" et se trouvent à présent dans une alliance "contre-nature avec les Russes, le Vatican, les Saoudiens et les Bahreïnis, balayant les progrès qui ont été faits".

Une position partagée par François Delattre. "Nous déplorons que des menaces de veto aient été agitées par des membres permanents de ce Conseil pour contester 25 ans d'acquis en faveur des droits des femmes dans des situations de conflits armés", a insisté le diplomate.

"Il est inexplicable que l'accès à la santé sexuelle et reproductive ne soit pas explicitement reconnu aux victimes de violences sexuelles, elles qui sont souvent la cible d'atroces exactions et de mutilations barbares", a ajouté François Delattre. Alors que les "victimes ont de toute évidence besoin de ces soins", "cette omission est inacceptable et porte atteinte à la dignité des femmes", a-t-il insisté.

"De même, il est intolérable et incompréhensible que le Conseil de sécurité soit incapable de reconnaître que les femmes et les filles qui ont subi des violences sexuelles en temps de conflit et qui n'ont évidemment pas choisi d'être enceintes, ont le droit d'avoir le choix d'interrompre leur grossesse", a-t-il également dit.

Un mécanisme d'alerte

La Russie était de son côté opposée à la création d'un "mécanisme" onusien permettant de contribuer à poursuivre des auteurs présumés d'abus sexuels, selon un diplomate.

La France avait poussé le 6 avril le groupement des sept pays les plus industrialisés de la planète (G7) à se mobiliser contre les violences sexuelles dans les conflits, via la création d'un mécanisme d'alerte en cas de viols de masse utilisés comme arme de guerre.

Ce mécanisme "permettrait de faire remonter assez rapidement des situations de viol de masse, les signaler, les dénoncer à la communauté internationale et de déclencher un mécanisme de preuves immédiates", selon une source diplomatique française.

Avec AFP

Le Président Félix Tshisekedi confirme la nomination du Premier ministre dans quelques jours

 Internet

Kinshasa - Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé à Kisangani où il séjourne depuis mardi, la nomination imminente d’un Premier ministre, lors de son discours qu’il a tenu à 19 h00 à l’esplanade de l’hôtel de poste de Kisangani, après avoir inauguré le pont Lubunga, jeté sur la rivière Lubunga, à 54 km de la ville de Kisangani.

Le Chef de l’Etat a dans son message, réitéré ses promesses de la campagne notamment la fermeture des cachots clandestins, la lutte contre l’impunité pour éradiquer la corruption et l’enrichissement illicite ainsi que la recherche du bien-être de la population, avant d’affirmer l’accomplissement de quelques-unes depuis son accession à la magistrature suprême.

Le Président Félix Tshisekedi qui a remercié la population boyomaise pour son hospitalité, a souligné qu’il connait les problèmes de Kisangani qui se résument par le manque d’eau potable et de l’électricité, les infrastructures routières délabrées en passant par le social des populations de la Tshopo.

«Tous ceux-ci figurent bel et bien dans mon agenda», a-t-il martelé. Son agenda prévoit une visite mercredi à l’Université de Kisangani (UNIKIS), où il va s’imprégner de l’évolution de la situation, après les troubles du mois de février dernier, qui ont paralysé les activités académiques pendant plus de deux mois ainsi que l’inauguration d’un autre pont avant de s’entretenir avec les notables locaux.

ACP

Jeannine Mabunda, représentante personnelle du chef de l’Etat congolais chargée des questions des violences sexuelles le 31/03/2015. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Jeanine Mabunda, élue ce mercredi 24 avril présidente du bureau définitif de l’Assemblée nationale a promis de placer son mandat sur le domaine législatif, le contrôle parlementaire, la diplomatie parlementaire et le réexamen du social des députés nationaux. Elle l’a dit dans son discours d’investiture prononcé après son élection.

« Notre travail sera axé sur le domaine législatif, sur le contrôle parlementaire, sur le réexamen du social des députés et sur la diplomatie parlementaire. Je voudrais aussi attirer votre attention sur les priorités de la présente session à savoir la mise en place des autres organes de l’Assemblée nationale et l’approbation du programme du gouvernement suivi de son investiture. Votre bureau va engager des consultations en vue de la mise en place des autres organes prévus par notre règlement intérieur notamment les commissions permanentes, les groupes parlementaires, le comité de sage », a promis Jeanine Mabunda.

Selon elle, la mise en place de ces organes est un préalable nécessaire à la convocation de la conférence des présidents qui va décider de l’adoption du calendrier de cette session ordinaire ouverte depuis le 15 mars 2019.

L’élection et l’installation du bureau de cette chambre interviennent, selon Mme Mabunda, à une date historique.

« L’élection et l’installation du bureau de notre chambre interviennent à un moment précis de notre histoire politique. Ce 24 avril 2019, la RDC, à travers le vote de ce jour à l’Assemblée nationale, a témoigné de son long combat pour la démocratie dans ses institutions. Ce 24 avril 2019 coïncide curieusement avec la date du 24 avril 1990, date à laquelle, pour la première fois, on parlait de multipartisme dans notre pays », fait remarquer Jeanine Mabunda.

Elle promet d’engager des discussions pour aboutir à la mise en place des commissions permanentes.

Elle promet de « tout mettre en œuvre en vue de s’acquitter loyalement des charges confiées au bureau de la Chambre basse du Parlement et de faire de son possible pour rester à l’écoute des députés dans la proximité ».

Lire aussi sur radiookapi.net:

Développement de la RDC: les 11 freins économiques que Félix Tshisekedi doit « Déboulonner »

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Malgré ses immenses ressources naturelles, la République démocratique du Congo demeure un pays pauvre. 58 ans après l’indépendance, la RDC reste classée parmi les pays les moins avancés. Le chef de l’Etat a eu raison de déclarer qu’il va « déboulonner » le système qui retarde le décollage du pays. Pour cela, il devra, au préalable, « déboulonner » tous les freins économiques qui bloquent la maximisation des recettes publiques et par ricochet l’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Ces freins économiques sont soit des antivaleurs, soit des dispositions archaïques de la loi, soit des pesanteurs qui ne permettent pas à la RDC ni de capitaliser ses immenses riches naturelles; encore moins de maximiser ses recettes publiques.

Dans le lot de ces freins économiques, nous avons :

1. La corruption. Tolérée, institutionnalisée, démocratisée, la corruption est de toute évidence le premier frein au développement de la RDC. Le pays perdrait jusqu’à 20 milliards USD par an à cause de la corruption. C’est un fléau qui bloque et retarde l’émergence de la RDC. La fraude douanière, fiscale ou de toute autre nature, procède avant tout de la corruption. L’impunité et même la justice à géométrie variable sont des effets de la corruption. Dès lors, la corruption est le premier frein économique à déboulonner en priorité.

2. L’Informel. Plusieurs experts conviennent que l’informel serait l’économie réelle de la RDC. La vendeuse des beignets dans un coin de la rue, le paysan maraicher, le cireur des chaussures, le vendeur ambulants des oranges, le vendeur des charbons, la petite boutique du quartier ou encore cette ménagère qui vend depuis sa maison de l’eau en sachet, toute ces activités devraient être taxées d’une manière ou d’une autre par le fisc. Il y aurait au minimum 10 millions d’agents économiques informels en RDC. Pourtant, tous ces acteurs ne payent rien au fisc. Pire, les milliards de francs congolais brassés dans l’informel échappent au système financier national. Un énorme manque à gagner pour la croissance de l’économie.

3. Les tracasseries. Qu’elles soient policière, militaire, administrative, fiscale ou autre, les tracasseries nuisent au climat des affaires. Là où il y a les tracasseries, les affaires ne marchent pas et l’Etat perd forcément de l’argent.

4. Le paiement non automatisé des amendes et autres taxes dues à l’état. Des millions de francs congolais payés de main en main dans l’administration publique ou aux agents de l’ordre et de sécurité n’arrivent quasiment pas au Trésor public. Cet argent finit toujours dans les poches des individus. Le gouvernement devrait automatiser tous les paiements dans l’administration publique et dans la police pour renflouer ses caisses.

5. Les exonérations indues. La RDC souffre d’une multiplicité des régimes d’exonération. Les exonérations sont accordées par le Gouvernement, selon la diversité des régimes en vigueur. Il y a la Loi de 2001 portant disposition générale applicable aux ASBL et aux Etablissements d’utilité publique qui accorde des facilités aux organisations sans but lucratif, la Loi de 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture, le Code des investissements et le Code minier qui accordent aussi des facilités aux importations des intrants, matériels et autres engins liés aux activités des secteurs susvisés.

A cela s’ajoute le décret n° 13/ 049 du 06 octobre 2013 sur le partenariat stratégique sur les chaînes de valeur ; la loi n° 14/005 du 11 février 2014 portant régime fiscal, douanier, parafiscal, des recettes non fiscales et de change applicables aux conventions de collaboration et aux projets de coopération ; la loi n° 14/022 du 07 juillet 2014 fixant le régime des zones économiques spéciales ; la loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures et la loi n° 15/005 du 17 mars 2015 portant code des assurances.

Selon un expert de la Direction d’Etudes et Planifications du Ministère des Finances, il est impossible de renseigner avec exactitude le poids financier des dépenses fiscales par an. Cependant, les données collectées par l’Observatoire de la Dépense Publique, ODEP, au sein de différentes régies financières, dont la DGI, la DGDA et la DGRAD renseignent qu’en dehors de ces avantages réglementaires, la RDC enregistre des exonérations hors la loi, évaluées à environ 4 milliards USD par an. Le nouveau gouvernement doit faire une évaluation des exonérations afin de se rassurer de leurs bénéfices et impact socio-économique.

6. La multiplicité des taxes. Dans quasiment tous les secteurs socio-économiques les opérateurs se plaignent de la multiplicité des taxes. Dans le seul secteur d’exploitation industrielle du bois, il y a 138 taxes et droits dus à l’Etat. Cette multiplicité de taxe non seulement occasionne les tracasseries de tous ordres mais surtout freine le développement des unités de production dans tous les secteurs. L’Etat devrait mettre en œuvre les recommandations arrêtées lors de différents séminaires sur la fiscalité en RDC. Il est des taxes qui devraient être regroupés et d’autres supprimés parce que le service n’est pas rendu en contrepartie.

7. La non certification des ressources naturelles. La RDC regorgerait selon des études existantes 24 mille milliards USD en ressources naturelles. Dans les mines par exemple, le déficit criant des études d’explorations-évaluations ne permettent pas au gouvernement congolais de vendre ses concessions minières à juste prix. Dès lors, la certification de toutes ces ressources minières non seulement permettrait au pays de capitaliser ses ressources mais aussi de solliciter de crédit sur le plan inter- national pour des projets de développement.

8. Le déficit énergétique. À l’heure du numérique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les PME congolaises ne peuvent se promouvoir sans un accès à l’électricité. Le taux d’électrification étant encore autour de 10%, la promotion de l’industrie est fragilisée. Sans industrie, comment la RDC peut- elle rattraper son retard dans le concert des nations.

9. L’agriculture itinérante sur brûlis. Non seulement elle détruit la riche biodiversité congolaise mais aussi elle a un faible rendement économique. Pourtant, plus de 90% de la production agricole congolaise est issue de cette culture archaïque sans satisfaire les besoins. Conséquence: tous les produits de première nécessité sont importés de l’étranger.

10. La coupe du bois de chauffe. Au-delà de la destruction des forêts, cette pratique est un frein au développement durable de la RDC.

11. Faillite des entreprises publiques. Les entreprises du portefeuille de l’Etat sont la colonne vertébrale de l’économie congolaise. Tant que ces entreprises seront en état de faillite comme c’est le cas présentement, le développement de la RDC reste un leurre. Simplement parce que ces entreprises occupent des secteurs structurant de l’économie congolaise. Les chemins de fer, les voies fluviales, les routes, les aéroports, l’électricité, les mines, les télécommunications, sont autant des secteurs dans lesquels opèrent les entreprises de l’Etat mais avec des moyens quasi rudimentaires.

Amédée MK
Le Potentiel / MCP/ LFP/ via  lefrancophoneplus.com

Notre-Dame de Paris : vidéos de l’incendie

VIDÉO Gagnée par les flammes, la flèche de la cathédrale a fini par s’effondrer. Le feu a désormais repris sur la tour nord de l’édifice religieux.

Publié le 15 avril 2019 à 20h46 - Mis à jour le 15 avril 2019 à 22h36

Un incendie s’est déclaré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, aux alentours de 18 h 50, lundi 15 avril. Le feu a pris dans les combles du bâtiment, monument historique le plus visité d’Europe, ont indiqué les pompiers. Gagnée par le feu, la flèche n’a pas résisté et a fini par s’effondrer.

A 20 h 30, les secours étaient toujours en cours d’intervention, alors que des flammes et de la fumée continuaient de s’échapper de la structure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a reporté à mardi son allocution pour se rendre sur place.

RÉCAP

Incendie de Notre-Dame de Paris : ce que l'on sait

Par Matilde Meslin —  (mis à jour à )
Hier en début de soirée, l'incendie se propageait dans la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Hier en début de soirée, l'incendie se propageait dans la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Photo Yann Castanier. Hans Lucas pour Libération

La cathédrale parisienne a été ravagée par un incendie, qui a été définitivement contenu mardi matin, après quatorze heures de lutte contre les flammes.

L’image a tourné en boucle toute la nuit sur les chaînes de télévision et les réseaux sociaux : l’effondrement de la flèche de Viollet-le-Duc sur la toiture en flammes de Notre-Dame de Paris, sous les regards catastrophés des Parisiens réunis autour de l’île Saint-Louis. Le point sur la situation, au lendemain de l’incendie.

Cathographie de Notre-Dame de Paris

L’incendie

• Le feu est parti des combles de la cathédrale vers 18 h 50. Le procureur de Paris Rémy Heitz a expliqué qu’il y avait «eu une première alerte à 18 h 20, mais aucun départ de feu n’a été constat黫Il y a eu une deuxième alerte à 18 h 43, et là, le feu a été constaté au niveau de la charpente. Entre-temps, l’église avait été évacuée puisqu’une messe avait débuté peu avant», a-t-il ajouté. «Rien dans l’état ne va dans le sens d’un acte volontaire», a-t-il conclu.

• Le feu s’est rapidement propagé au toit, dévorant la charpente, longue de plus de 100 mètres. Baptisée «la forêt» en raison du nombre impressionnant de poutres nécessaires à sa confection, provenant chacune d’un chêne différent, elle avait été construite entre 1220 et 1240.

• 400 pompiers et 18 lances à incendie ont été mobilisés pour sauver l’édifice, les pompiers n’hésitant pas à pomper de l’eau directement dans la Seine, située à quelques dizaines de mètres. Deux policiers et un sapeur-pompier ont été légèrement blessés.

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Pompiers de Paris

@PompiersParis

1/2 : la structure de la cathédrale est sauvée et les principales œuvres d’art ont été sauvegardées, grâce à l'action combinée des différents services de l'État engagés à nos côtés.

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• A 22 h 50, le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, annonçait que les «deux tours de Notre-Dame [étaient] sauvées» et que sa structure était «sauvée et préservée dans sa globalité». La tour nord était menacée par les flammes.

• Mardi matin, un peu avant 10 heures, les pompiers ont annoncé avoir entièrement éteint l’incendie, dont des petits foyers persistaient jusqu’alors.

Les dégâts

• Environ une heure après le début de l’incendie, la flèche de la cathédrale s’est effondrée sur le toit déjà en flammes, faisant s’écrouler une grande partie de la toiture.

• La charpente vieille de huit siècles a totalement disparu, et a fait s’écrouler une partie de la voûte de la cathédrale.

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Agence France-Presse

@afpfr

Images des destructions à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris @AFPphoto 📷Philippe Wojazer

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• Des «vulnérabilités» de la structure de la cathédrale ont été identifiées, notamment au niveau de la voûte, ont annoncé Franck Riester, ministre de la Culture, et Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, arrivés à la mi-journée devant Notre-Dame. Les travaux de sécurisation de la structure devraient durer 48 heures.

• Le grand orgue de Notre-Dame, construit entre le XVe et le XVIIIsiècle, serait intact selon le Huffington post. Même constat pour les vitraux : «Les vitraux n’avaient pas été touchés, les trois belles rosaces de Notre-Dame, qui datent des XIIe et XIIIsiècles n’ont pas bougé.» explique André Finot, porte-parole de Notre-Dame de Paris.

• Deux reliques importantes ont été sauvées, la Sainte Couronne et la tunique de Saint-Louis. Au moins trois autres auraient été consumées par les flammes : une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de saint Denis et une de sainte Geneviève. Elles étaient nichées dans le coq qui surmontait la flèche qui s’est effondrée.

• De nombreuses œuvres d’art ont été sauvées et emmenées à l’hôtel de ville voisin, a déclaré Anne Hidalgo.

Anne Hidalgo

@Anne_Hidalgo

Merci aux @PompiersParis, aux policiers et aux agents municipaux qui ont réalisé ce soir une formidable chaîne humaine pour sauver les œuvres de . La couronne d'épines, la tunique de Saint Louis et plusieurs autres œuvres majeures sont à présent en lieu sûr.

4 219 personnes parlent à ce sujet

L’enquête

• Aux premières heures de l’incendie, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour «destruction involontaire par incendie». La piste d’un départ de feu accidentel depuis le chantier en cours sur le toit de la cathédrale «retient l’attention des enquêteurs en l’état des investigations», selon une source proche du dossier. L’enquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DPRJ).

• Des ouvriers du chantier ont été entendus dans la nuit par les enquêteurs. Le responsable de la société Europe Échafaudage a déclaré que les procédures de sécurité «ont été respectées» et qu’aucun ouvrier n’était présent au moment du départ de feu.

Les réactions

• Très vite, les réactions politiques se sont accumulées en France et à l’étranger.

• Emmanuel Macron s’est rendu sur place aux alentours de 23 heures, après avoir annulé son allocution. Il a déclaré : «Cette cathédrale, nous la rebâtirons».

Vidéo intégrée

BFMTV

@BFMTV

"Cette cathédrale, nous la rebâtirons."

La promesse d'Emmanuel Macron devant Notre-Dame en flammes

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• La plupart des candidats aux européennes ont annoncé la suspension de leur campagne jusqu’à nouvel ordre.

• Le pape François a appelé mardi midi à une «mobilisation de tous»pour que la cathédrale puisse redevenir «le joyau architectural d’une mémoire collective», dans un télégramme adressé à l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Le pape ne s’est pas encore exprimé en public mais il s’entretiendra avec le président Macron par téléphone mardi après-midi, selon l’Elysée.

La reconstruction et son financement

• Restaurer le bâtiment prendra «des années de travaux», selon le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort. «Une restauration entre dix et quinze ans me semble raisonnable», a avancé lors d’une conférence de presse Frédéric Létoffé, l’un des deux présidents du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH).

• «Pour répondre à de multiples demandes», la Fondation du patrimoine a lancé mardi une «collecte nationale» pour la reconstruction de Notre-Dame, qui a déjà récolté 3.7 millions d’euros.

• De nombreuses cagnottes en ligne ont également été lancées, dont l’une d’elles sur Leetchi dépasse déjà les 27 000 euros ce mardi, à 16 h 30. L’entreprise a annoncé qu’elle ne prélèverait «aucun frais» sur «les cagnottes vérifiées» par ses soins.

• Des dons privés ont déjà commencé à affluer : à 16 h 30, plus de 700 millions d’euros de dons d’entreprises (Total, Capgemini, Société Générale, Bouygues, Crédit Agricole, Apple, etc.) et de grandes fortunes françaises (familles Arnault, Pinault, Bettencourt, Ladreit de Lacharrière, etc.) ont été promis pour financer la reconstruction.

• La ville de Paris a annoncé avoir débloqué 50 millions d’euros, et la région Ile-de-France 10 millions d’euros d’aide d’urgence. D’autres communes (Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse…) et collectivités ont suivi, à l’instar de la région Auvergne Rhône Alpes qui s’est engagée sur deux millions d’euros ou la région Occitanie qui va proposer une aide de 1,5 million d’euros. La Banque Centrale européenne (BCE) a également promis une «contribution financière».

• France 2 diffusera samedi en direct à 21 heures une grande soirée avec appel aux dons au profit de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, intitulée «Notre-Dame de Paris, le grand concert». Cette émission spéciale sera animée par Stéphane Bern.

Matilde Meslin

Devastating Notre-Dame fire 'likely to be accidental'

People look up at the damage caused to Notre-Dame Cathedral
People look up at the damage caused to Notre-Dame Cathedral
The massive fire which destroyed Notre-Dame Cathedral was likely to have been the result of an accident and there was no sign it was caused on purpose, Paris public prosecutor Remy Heitz has said.

"We are favouring the theory of an accident," Mr Heitz told reporters, adding that 50 people were working on a "long" and "complex" investigation into what caused the fire.

The fire in central Paris was brought under control early this morning after the blaze brought the cathedral's towering spire and roof crashing to the ground, wiping out centuries of priceless heritage central to French culture and history.

A spokesman for Paris firefighters said that "the entire fire is out".

Lieutenant-Colonel Gabriel Plus said emergency services are currently "surveying the movement of the structures and extinguishing smouldering residues".

He said that now the fire is out, "this phase is for the experts" to plan how to consolidate the edifice.

French President Emmanuel Macron vowed to rebuild the cathedral described as the soul of the nation and expressed relief that "the worst had been avoided" in a blaze that had at one point threatened the entire edifice.

Thousands of Parisians and tourists watched from nearby streets cordoned off by the police as flames engulfed the building and officials tried to save as much as they could of the cathedral's countless treasures, built up over centuries.

"Paris is disfigured. The city will never be like it was before"

The inferno destroyed the roof of the 850-year-old UNESCO world heritage landmark, whose spectacular Gothic spire collapsed as orange flames and clouds of grey smoke billowed into the early evening sky.

Around 400 firefighters battled into the night to control the flames.

Paris fire brigade chief Jean-Claude Gallet said "we can consider that the main structure of Notre-Dame has been saved and preserved" as well as the two bell towers.

But "the whole of the roof has been devastated... a part of the vault has collapsed, the spire is no more", fire brigade spokesman Lt-Col Plus said.

Laurent Nunez, state secretary at the interior ministry, told reporters that with the immediate "danger of the fire over," the focus would be on assessing the damage to the building's structure.

He said officials would meet shortly to see if the building was stable enough to allow fire services to go inside.

"Notre-Dame survived all the wars, all the bombardments. We never thought it could burn. I feel incredibly sad and empty," Stephane Seigneurie, a consultant who joined other shocked onlookers in a solemn rendition of "Ave Maria" as they watched the fire from a nearby bridge.

Gasps and cries of "Oh my god" erupted around an hour after the fire first broke out when the top portion of the church's spire came crashing down.

"We have been dealt a knockout blow," a stricken-looking Paris Archbishop Michel Aupetit told reporters.


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The cause of the blaze was not immediately clear, but the cathedral had been undergoing intense restoration work which the fire service said could be linked to the blaze.

French prosecutors said it was being currently being treated as an accident.

Historians expressed dismay at the collapse of a building that has been a symbol of France for almost a millennium.

AFP news agency

@AFP

Paris was struck in its very heart as flames devoured the roof of Notre-Dame, the medieval cathedral made famous by Victor Hugo, its two massive towers flanked with gargoyles instantly recognisable even by people who have never visited the city http://u.afp.com/JNYT 

Notre-Dame, soul of the French nation

Paris was struck in its very heart on Monday as flames devoured the roof of Notre-Dame, the medieval cathedral made famous by Victor Hugo, its two massive towers flanked with gargoyles instantly...

news.yahoo.com

AFP news agency

@AFP

AFP floor plan, factfile and history of the Notre-Dame Cathedral in Paris@AFPgraphics pic.twitter.com/rrDUwrhGJO

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"If Paris is the Eiffel Tower then France is Notre-Dame. It's the entire culture, entire history of France incarnated in this monument," Bernard Lecomte, a writer and specialist in religious history told BFM TV.

Deputy Paris mayor Emmanuel Gregoire told the channel that workers were scrambling "to save all the artworks that can be saved."

Officials later said teams had managed to salvage an unknown quantity of the cultural treasures.

Mr Macron cancelled a planned national policy speech on recent "Yellow Vest" protests and instead headed to the scene, where he vowed the cathedral would be reborn.

"We will rebuild Notre-Dame because it is what the French expect," he said, describing Notre-Dame as "the epicentre of our life" and the cathedral of "all the French", whether religious or not.

German Chancellor Angela Merkel called Notre-Dame cathedral a "symbol of European culture" as the blaze raged.

The Vatican expressed its "incredulity" and "sadness" over the fire.

One firefighter was injured in the blaze, the fire brigade said, revising an earlier assessment that the individual was in a serious condition.

US President Donald Trump in a tweet said it was "horrible" to watch the fire but caused controversy by offering advice on how to put it out.

"Perhaps flying water tankers could be used to put it out. Must act quickly!" he said.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

So horrible to watch the massive fire at Notre Dame Cathedral in Paris. Perhaps flying water tankers could be used to put it out. Must act quickly!

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But France's civil security service, which oversees crisis management in the country, tweeted back at Mr Trump that the use of water-bombing aircraft was not being considered.

"If used, (this) could lead to the collapse of the entire structure of the cathedral," it said.

Sécurité Civile Fr@SecCivileFrance

Hundreds of firemen of the Paris Fire Brigade are doing everything they can to bring the terrible fire under control. All means are being used, except for water-bombing aircrafts which, if used, could lead to the collapse of the entire structure of the cathedral.

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The cathedral is located at the very centre of the French capital and its construction was completed in the mid-12th century after some 200 years of work.

During the French Revolution in the 18th century, the cathedral was vandalised in widespread anti-clerical violence: its spire was dismantled, its treasures plundered and its large statues at the grand entrance doors destroyed.

It would go on to feature as a central character in a Victor Hugo novel published in 1831, "The Hunchback of Notre-Dame" and shortly afterwards a restoration project lasting two decades got under way, led by architect Eugene Viollet-le-Duc.

The building survived the devastation of two global conflicts in the 20th century and famously rang its bells on 24 August 1944, the day of the Liberation of Paris from German occupation at the end of the World War II.

"Paris is disfigured. The city will never be like it was before," said Philippe, a communications worker in his mid-30s.

Jacky Lafortune, a 72-year-old artist and self-described atheist stood forlornly on the banks of the River Seine staring at the burning cathedral.

Comparing the mood in the French capital to the aftermath of a terror attack he said: "But this stirs much deeper emotions because Notre-Dame is linked to the very foundations of our culture."

Élections gouverneurs : résultats par province (Direct)

 

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Les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs ont eu lieu ce mercredi 10 avril 2019 dans les Assemblées provinciales à l'exception de celles du Sankuru, Maï-Ndombe, du Nord-Kivu. La liste ci-dessous est mise à jour en permanence au fur et à mesure que les résultats nous parviennent.

Suivez les évenements des votes et les résultats dans chaque province :

Lomami: LE FCC Sylvain Mayombo élu gouverneur avec 16 voix sur les 26 possibles

Kwango: Peti Peti Jean-Marie du PALU (Parti Lumumbiste Unifié) élu gouverneur avec 19 voix

Bas-UeleValentin Senga remporte le gouvernorat de Buta

Kinshasa : Le gouverneur sortant de la province du Maï-Ndombe, Gentiny Ngobila (PPRD), élu gouverneur de la ville de Kinshasa avec 29 voix.

Kasaï-Oriental : L’UDPS Jean Maweja Mukeba élu gouverneur.

Le gouverneur intérimaire, Mannix Kabuanga, appelle la population au calme et à l’unité. Il a lancé cet appel, mardi 9 avril, lors d’un point de presse organisé dans le chef-lieu de la province.

Kinshasa: Quelques militants sont déjà présents mais éloignés du lieu de l'hémicycle. Ces derniers scandent des chansons hostiles aux agents de l’ordre. Trois parmi eux, ont déjà été arrêtés après un accrochage avec les éléments de la police.

La tension monte d'un cran à Tshikapa après la victoire de Dieudonné Pieme à l'issue de l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, ce mercredi 10 avril.

Sud-Ubangi : Report des élections du Gouverneur et Vice-Gouverneur pour une date ultérieure suite à l'insécurité.

Tshopo : avec 7 voix, Louis-Marie Walle (PPRD) a obtenu le plus de voix. Toutefois, il se tiendra ce samedi 13 avril 2019, le deuxième tour de l’élection du gouverneur de la province car aucun candidat n’a obtenu le nombre de voix requis.

Equateur Bobo Boloko du FCC réélu gouverneur

Lualaba : Dix-neuf voix pour Richard Muyej (PPRD) Une voix pour Michel Kouvas Une voix pour Fabien Mutomb et un bulletin blanc

Kasaï Dieudonné Pieme, candidat du FCC, est élu Gouverneur avec 25 voix contre 4 voix pour Léon Mulumba candidat de L'UDPS et 2 voix pour L'Indépendant Simon Mulumba. Le candidat Muzavu Muza a lui obtenu 0 voix.

Haut-Uele Christophe Nangaa (FCC) élu gouverneur avec 13 voix contre 7 pour Lola Kisanga

Tanganyika : Zoé Kabila élu gouverneur (FCC, PPRD)

Maniema : le FCC a réussi à faire passer son candidat Augustin Musafari qui a été élu gouverneur avec 13 sur 22 voix dans une assemblée provinciale 100 % FCC.

Kasaï Central : Kabuya et Ngandu au second tour samedi pour l’élection du gouverneur. Martin Kabuya(Afdc-A) a obtenu 15 voix sur 33 votants. Ngandu quant à lui a 9 voix

Ituri Jean Bamanisa (independant) élu gouverneur de province

Kwilu: Willy Itsundal (FCC) l'emporte

Kongo Central Atou Matubwana (independant) élu gouverneur

Sud-Kivu Théo Ngwabije Kasi (FCC)

Haut-Katanga Jacques Kyabula (FCC) Élu


MEDIA CONGO PRESS/ LFP via lefrancophoneplus.com

Félix Tshisekedi : « Si maintenant ce que j’ai dit a gêné des gens, c’est-à-dire que ces gens sont mal intentionnés »

 

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Dans une interview accordée à la voix de l'amérique, le président de la République, Félix Tshisekedi a réagi au communiqué du Front commun pour le Congo (FCC) publié le lundi 08 avril, dans lequel cette plateforme « regrette » les propos du chef de l’État, déclarant vouloir déboulonner le système dictatorial installé au pays.

Le président de la République précise que, dans sa déclaration, il fait allusion aux mauvaises pratiques du passé et non à des individus. Il a souligné qu’il va continuer à s’attaquer aux antivaleurs qui, selon lui, ont « avili le citoyen congolais ».

« Je veux m’attaquer à tout ce qui a avili le citoyen congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. Tous ces antivaleurs de corruption, de violation des droits de l’homme, de brimades, toutes ces habitudes qui consistaient à traquer les opposants parce qu’ils avaient émis un son contraire par rapport aux autorités du pays. Si nous allons dans cette coalition avec le FCC, c’est autour de ces principes que je viens de vous citer. Ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant », a précisé le chef de l’Etat.

Félix Tshisekedi estime que ce sont les gens mal intentionnés qui sont « gênés » par sa déclaration. En outre, le successeur de Joseph Kabila prévient qu’il ne sera pas un président de la République complaisant.

« Ce ne sont pas de problèmes individuels avec qui que ce soit. J’ai proposé qu’on tire un trait sur le passé, notre passé qui est fait de beaucoup de mauvaises choses, en disant que, dès maintenant, on commence une nouvelle ère et nous espérons qu’il n’y aura plus ces pratiques du passé. Si maintenant ce que j’ai dit a gêné des gens, c’est-à-dire que ces gens sont mal intentionnés. Ce qu’ils ne voulaient pas m’entendre dire des choses comme ça parce qu’ils pensaient que j’allais être un président complaisant qui allait continuer les méthodes du passé. Je dis non. Je n’accepterai pas ça. Je ne vais plus retomber dans ces travers. C’est ce que j’entendais par déboulonner le système », a ajouté Félix Tshisekedi.

Pour rappel, le Front commun pour le Congo (FCC) a dans un communiqué publié, le lundi 8 avril dans la soirée, dit « regretter », la teneur de certains propos « militants » tenus par le chef de l’Etat à l’occasion de sa visite aux Etats-Unis, sollicitant l’appui d’une puissance étrangère pour, selon lui, « déboulonner le système dictatorial » en RDC.

Pour les responsables des regroupements de cette plateforme, ces affirmations « surprenantes » remettent « gravement en cause l’héritage démocratique ancré dans notre pays depuis 2006 et qui s’est traduit par la toute première passation pacifique et civilisée du pouvoir à la magistrature suprême jamais intervenue en RDC, passation dont le président de la République est pourtant le bénéficiaire au terme des troisièmes élections libres, démocratiques, pluralistes et apaisées du 30 décembre 2018 ».

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS /LFP via lefrancophoneplus.com

Visite de Félix Tshisekedi aux USA: Un bilan positif, selon certains observateurs

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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé les investisseurs américains à venir investir en RDC. (© Présidence)

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a terminé sa première visite officielle effectuée du 03 au 05 avril aux Etats Unis d’Amérique sur un bilan largement positif, estiment aussi bien en RDC qu’aux Etats-Unis tous ceux qui ont suivi au jour le jour le déroulement de cette visite.

Indubitablement, et considéré dans son ensemble, le séjour du Président F. Tshisekedi à Washington est jugé fructueux et prometteur. Il a réussi à articuler les lignes maitresses des secteurs dans lesquels il envisage une chaleureuse relance de la coopération entre les deux pays. La bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la gestion responsable des ressources naturelles et la sécurité à l’Est de la RDC sont des préoccupations saillantes. Les autorités américaines, du Département d’Etat en passant par le Congrès et le Pentagone jusqu’à la Maison Blanche, ont apprécié la présentation cohérente de ces repères.

Renforcement des relations bilatérales entre les deux nations

Le Chef de l’Etat a eu un échange avec le secrétaire d’État américain, Michael R. Pompeo. (© Présidence)

On note que les Etats-Unis ont salué la fin de la mission officielle du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo par 21 coups de canon et une parade d’honneur au mémorial d’Arlington où il est allé s’incliné avec son épouse, Mme Denise Nyakeru, devant la tombe du Président Kennedy.

Ce rituel qui n’est réservé qu’aux hôtes de marque du gouvernement fédéral américain témoigne de la réussite de la mission aux USA du Président Félix Tshisekedi et rassure du soutien de l’administration américaine pour sortir la RDC de la crise.

Il s’agit notamment du renforcement des relations bilatérales entre les deux nations et de la sécurité dans l’Est de la RDC, de la mise en place d’une task force pour mieux lutter contre la corruption, ainsi que de l’appui aux efforts de la bonne gouvernance et les investissements américains en RDC dans un partenariat gagnant-gagnant.

Invité par le gouvernement américain, Antoine Tshisekedi Tshilombo a été reçu par la quasi totalité des plus hauts responsables de l’administration Trump.

Le Président Félix Tshisekedi a rencontré mercredi, James Richard Perry secrétaire à l’Énergie, avec qui il a discuté de la politique énergétique de la RDC, dont celui de la transition énergétique et du projet du barrage Inga III.

Il s’est entretenu, le même jour dans la soirée avec le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Tibor Nagy, « Monsieur Afrique de Donald Trump », qui lui a réaffirmé le soutien de son pays.

« 2019 est l’année de la République Démocratique du Congo », avait déclaré Tibor Peter Nagy Jr, avant de détailler devant les autres responsables américains présents, tous les progrès réalisés jusqu’à ce stade par le Président Tshisekedi.

Le Chef de l’Etat a eu un échange le même jour avec le secrétaire d’État américain, Michael R. Pompeo sur la promotion de la stabilité et de la sécurité ainsi que sur l’attraction des investissements américains en RDC.

Les deux interlocuteurs ont noté les progrès réalisés jusqu’ici par le Président Tshisekedi. Le chef de la diplomatie américaine a exprimé son « soutien au programme de changement » du nouveau Président congolais axé sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance, la promotion des droits humains, la stabilité et la sécurité », révèle un communiqué du département d’État américain publié le même jour.

Dans un communiqué, le département d’Etat a fait savoir que les États-Unis souhaitent un partenariat visant à offrir au peuple congolais un avenir meilleur et plus prospère.

Le Président Tshisekedi a profité de son séjour sur le sol américain pour visiter le mémorial dédié au célèbre pasteur afro-américain Martin Lutter King, militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis.

Il a également visité la Georges Town University qui a formé le basketteur Mutombo Dikembe, d’origine congolaise. Lors d’une conférence organisée, jeudi par le cercle de réflexion Council on Foreign Relations et à laquelle il était convié, le Chef de l’Etat avait invité les hommes d’affaires américains à investir en RDC tout en leur garantissant un climat d’affaires propice.

Pour lui, les États-Unis sont « le partenaire idéal » pour contribuer aux réformes de l’armée et de l’administration, afin de pouvoir ensuite attirer les investisseurs.

Au sénat américain, le Président Félix Tshisekedi a été félicité par le sénateur américain James Inhofe, président de la Commission des Armées et armements. Ce dernier a salué les avancées de la RDC depuis son avènement à la tête du pays.

Reprise de la coopération RDC-FMI

Faisant d’une pierre deux coups, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a rencontré au siège de l’institution, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde avec qui ils ont convenu de la reprise de la coopération RDC-FMI.

« On va commencer d’abord par remonter les manches, se mettre au travail et déterminer la situation économique ensemble pour faire ce qu’on appelle en langage FMI un article 4, c’est-à-dire c’est un audit de l’économie de la RDC qui va nous permettre d’établir où sont les forces et les faiblesses, où les politiques budgétaires peuvent être améliorées, où la situation peut être améliorée sur le plan de la protection sociale des populations », a déclaré Christine Lagarde.

Pour elle, le travail commence dès ce lundi. « Je crois que le ministre des Finances et certains de ses conseillers restent ici à Washington et la mission du FMI chargée de la RDC est mobilisée et prête à travailler dès lundi… », a-t-elle dit, tout en saluant les nouvelles relations entre la RDC et le FMI.

« Je suis ravie qu’on ait pu renouer la relation et mettre en place ce partenariat pour travailler ensemble sur l’amélioration de la situation économique et de la situation des populations , a-t-elle soutenu.

C’est depuis décembre 2012 que le FMI avait suspendu sa coopération avec la RDC suite à l’absence de transparence dans un contrat minier entre la Gécamines et une firme américaine.

Cependant, le décryptage de la narrative politique du Chef de l’Etat Congolais face aux interlocuteurs américains et aux experts du Council for Foreign Relations, a vite révélé une ambivalence idéique face aux origines de sa propre élection et au regard du contexte de dualité politique au sommet de la RDC.

Tout en étalant un remarquable courage, en qualifiant les sanctions américaines de paradoxales et inopérantes, l’ancien leader de l’opposition radicale a publiquement taxé le régime ayant organisé les élections qui ont abouti à son ascension au pouvoir, par une passation civilisée de pouvoir, de «régime dictatorial à déboulonner ». Propos aux effets sismiques à Kinshasa. Ils ont courroucé ceux que le nouveau président avait lui-même appelés ses «partenaires de l’alternance». Dans certaines officines politiques de Kinshasa l’ébahissement à produit la douleur et l’humiliation d’un coup de poignard dans le dos.

Mais, ne tombons pas dans le piège de l’émotivité et des susceptibilités politiciennes. L’intellectualité parrésiaste (au sens de Michel Foucault) élucide le sens de la discursivité politique par l’herméneutique structuraliste. C’est-à-dire qu’il est plus véridique de décrypter ces propos en prenant en compte l’identité du communicant, le contexte et les enjeux. C’est pourquoi il est proposé ici un examen de ces assertions (jugées traitresses) entre le repère d’une compréhensible adoption américaine et la périlleuse instrumentalisation politique du nouveau président par des forces tant Congolaises qu’américaines.


ACP / la Prospérité / MCP/LFP via lefrancophoneplus.com

Fin de la mission officielle aux USA: Parade et coup de canon à l'honneur du président Felix Tshisekedi

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La République Démocratique du Congo et son Président étaient à l'honneur ce vendredi 5 avril 2019. Les USA ont déroulé tout le protocole d'honneur au Mémorial d'Arlington pour saluer la fin de la mission officielle du Chef de l'Etat congolais Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

L'entrée du Chef de l'Etat congolais à cet endroit historique et mythique a été saluée par 21 coups de canon et une parade d'honneur. C'est un rituel qui n'est réservé qu'aux hôtes de marque du gouvernement fédéral américain.

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, l'hymne national de la République Démocratique du Congo a été exécuté avec maestria par cette troupe d'honneur.

Le Président de la République et la Distinguée Première Dame se sont inclinés devant la tombe du Président Kennedy et visité ce cimetière qui accueille tous ceux qui se sont battus pour les USA depuis des siècles.

La parade d'Arlington est venue couronner une visite officielle très fructueuse. Invité par le gouvernement américain, Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a été reçu par la quasi-totalité des plus hauts responsables civils et militaires de l'administration Trump.

Partout, les officiels n'ont pas tari d'éloge pour ce tout premier Président de RDC véritablement élu démocratiquement selon les propres termes du Sous-secrétaire d'État NAGY qui a du reste décrété, au nom des USA, 2019 l'année de la RDC.

Felix Antoine TSHISEKEDI ramène dans son pays la reconnaissance de sa gouvernance, l'appui des USA dans ses réformes , les bases d'une coopération multiforme , l'appui dans la lutte contre Ebola, la reprise de coopération avec le FMI, etc.

Son grand oral devant les universitaires, politologues et chercheurs ont permis de rétablir la vérité et fait entendre la voix de la RDC.

L'agenda ayant été bousculé en dernière minute, la poignée de main protocolaire avec le Président TRUMP n'est qu' une partie remise.

Jeanine Mabunda va diriger l’Assemblée nationale (PPRD)

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« L’honorable Jeanine Mabumba, élue de Bumba dans la Mongala, va diriger l’Assemblée nationale », annonce, sur Top Congo fm, François Nzekuye.

Le porte-parole du PPRD signale que cette décision a été prise en collaboration avec Cach, la plateforme de Félix Tshisekedi, qui « aura le poste de premier vice-président. Et donc nous avons pris la décision en tenant compte du poids politique de chaque regroupement ».

Le nom de Jean-Marc Kabund A Kabund est cité pour ce deuxième poste, apprend Top Congo fm, de sources proches de la future coalition.

Parité, signal fort 

Au-delà de la compétence, « nous sommes dans un monde qui évolue et où la parité commence de plus en plus à s’imposer », relève François Nzekuye, qui rappelle que « pendant les 2 premières législatures de la 3ème République, ce sont les hommes qui ont dirigé l’Assemblée nationale ».

Pour cette législature, « nous avons pensé bien montrer un signal fort pour faire comprendre au monde que la RDC comprend le rôle de la femme dans la société et que nous pouvons faire confiance en la femme pour des fonctions de très hautes responsabilités ».

Ancienne ministre du portefeuille (2007-2012), Jeanine Mabunda était la conseillère spéciale du président Joseph Kabila pour la lutte contre les violences sexuelles

En plus de Jeannine Mabunda, « il y aura une 2ème dame qui sera questeur de l’Assemblée nationale », annonce aussi le porte-parole du PPRD.

Il s’agit de « en l’occurrence madame Marie-Claire Assani ».


Top Congo / MCP/LFP via lefrancophoneplus.com

Washington : Félix Tshisekedi sollicite l'aide militaire des USA pour faire face à la situation dans l'Est de la RDC

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Pour faire face à la menace des miliciens ADF dans l'Est, le Président Félix Tshisekedi à la recherche d'un « partenariat stratégique » avec les USA. (© Jeff Malet/Jeff Malet)

Chassé de ses places fortes en Syrie et en Irak, l’État islamique (EI) pourrait chercher à établir un califat au cœur de l’Afrique, a averti le président congolais Félix Tshisekedi lors d’une réunion ce mercredi 4 avril à Washington avec l’Atlantic Council, un think tank américain spécialisé dans les relations internationales. Le président de la République est aux Etats-Unis à la recherche d’un « partenariat stratégique », dont l’un des piliers serait l’assistance militaire pour faire face au défi du terrorisme.

« Il est facile de voir comment la défaite de Daesh, l'État islamique, en Syrie et en Irak pourrait conduire à une situation où ces groupes vont maintenant tenter de s’installer en Afrique et tirer parti de la pauvreté généralisée et de la situation de chaos, comme par exemple à Beni et à Butembo, afin d’y installer leur califat », a déclaré le président Félix Tshisekedi, se référant aux massacres qui se déroulent dans ces villes du Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) frappées par une violence meurtrière.

Imputant la violence qui se déroule dans cette région de la RDC aux groupes armés « locaux et étrangers », le président de la République a cité des informations militaires récentes qui, selon lui, font état d'une « menace islamique » émanant des ADF, une milice armée Ougandaise implantée en RDC.

En novembre 2018, l’ambassade américaine à Kinshasa avait dû fermer après avoir reçu des informations selon lesquelles un groupe lié à l'EI planifiait de lancer des attaques contre les intérêts américains en RDC. L'ambassade a rouvert ses portes en décembre.

En mars, les forces soutenues par les États-Unis en Syrie ont déclaré la victoire sur Daesh. Quelques jours auparavant, le président américain, Donald J. Trump, annonçait que l'Etat islamique serait « anéanti dès ce soir ». Montrant sur une carte de la région irako-syrienne le président Trump avait alors expliqué aux journalistes la différence entre la situation de l’EI lors de sa prise de fonction et au moment de la prise du village de Baghouz, dernière poche de résistance de l'État islamique, par la coalition internationale emmenée par Washington. « Le groupe Etat islamique (EI) était vaincu "à 100%" en Syrie », avait-il affirmé.

Félix Tshisekedi veut engager la RDC dans la guerre mondiale contre le terrorisme

Le Président de la République reçu au Sénat américain par le Sénateur Inhofe, président de la commission des armées et armements (© twitter /Présidence RDC)

Lors de ses entretiens à Washington, Le président Félix Tshisekedi a déclaré être à la recherche d’une coopération militaire avec les États-Unis pour l’aider à équiper l'armée congolaise et à améliorer ses capacités de renseignement. Ce soutien, a-t-il ajouté, est également essentiel en vue de faciliter la coopération régionale face à la menace posée par le terrorisme.

Dans l'Est de la RDC, la violence meurtrière perpétrée par les milices et les forces de sécurité congolaises a empêché les agents de santé de traiter la pire épidémie d'Ebola de l'histoire du pays. Les attaques contre les centres de traitement ont contraint certains groupes internationaux à suspendre leurs activités.

Depuis l’apparition du virus Ebola en août 2018, il y aurait près de 1000 cas confirmés et probables et 621 décès dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon le président de la République, la prévalence du virus Ebola est « une raison de plus pour laquelle nous avons besoin du soutien de nos partenaires, en particulier des États-Unis ».

Félix Tshisekedi, qui s’exprimait en français par l'intermédiaire d'un traducteur, a également déclaré solliciter l’aide des États-Unis pour « rétablir » la bonne gouvernance, ce qui contribuerait à assurer la primauté du droit, un système judiciaire fort et l’amélioration du climat des affaires en RDC.

« Ce que nous recherchons, c'est un nouveau type de coopération basée sur une situation gagnant-gagnant - un partenariat qui sera bénéfique pour nos deux pays », a ainsi formulé le chef de l'Etat.

Hier, le président Tshisekedi avait rencontré au Département d'Etat, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Le porte-parole du Département d'Etat, Robert Palladino, a affirmé que M. Pompeo avait insisté sur le fait que « par souci de responsabilité, les Etats-Unis allaient continuer de suivre la RDC afin de permettre au pays d’avancer dans ces réformes ».

Traduction pour MCP, par K.D.
Atlantic Council / MEDIA CONGO PRESS/LFP via lefrancophoneplus.com

RDC : l’artiste Simaro Lutumba est mort à Paris

L’artiste Musicien Lutumba Simaro assistant aux obsèques de Justin-Marie Bomboko le 22/04/2014 à Kinshasa au cimetière de la Gombe. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le guitariste et auteur compositeur prolifique, Simaro Lutumba est décédé ce samedi 30 mars à Paris, à l’âge de 81 ans, rapporte Willy Tafar, son manager.

Simaro Lutumba a fêté ses 81 ans le 19 mars. Ce virtuose de la guitare, par ailleurs considéré comme l'un des meilleurs compositeurs de la chanson congolaise, tire sa révérence mettant ainsi fin à 63 ans de carrière artistique fructueuse.

En 2018, il avait demandé et obtenu des pouvoirs publics des hommages nationaux pour toute son œuvre, préférant que ses mérites soient reconnus de son vivant. Était-ce prémonitoire ? En son honneur, un buste a été érigé au croisement des avenues libération et Nyangwe dans la commune de Lingwala.

Dans "Mabele", l'une de ses tubes devenu un classique dans la musique congolaise, l'auteur demandait qu'un tel buste soit confectionné en sa mémoire après sa mort. Il l'aura vu de son vivant. Et l'avenue Mushi où l'artiste a une résidence a d'ailleurs été rebaptisé avenue Lutumba Simaro.

 

A la surprise générale, Lutumba Simaro confiait la même année 2018 la direction de son groupe musical Bana Ok à Manda Chante, ce brillant chanteur connu du grand public grâce au groupe Wenge Musica, mais dont le propre orchestre "Wenge Référence" n'a jamais véritablement décollé.

« J’ai accompli ma mission. Que les autres suivent mes pas et qu’ils n’empruntent pas des voies immorales. Je me considère comme un professeur de musique. Ce que je demande aux jeunes c’est de bannir des insanités dans les chansons et la danse. Nous ne devons pas imiter aveuglement les cultures des autres. On doit être capable d’enseigner à travers la musique », recommandait alors Simaro Lutumba à l'occasion de ce passage de flambeau.

L'empreinte de Simaro dans la chanson, c'est encore aujourd'hui dans les reprises et même carrément l'imitation de ses rythmes par les chanteurs de la génération actuelle.

Elevé au grade de Commandeur

Il est l’auteur de plusieurs chansons à succès comme « Maya », « Affaire Kitikwala » et « Verre cassé ».

En décembre 2015, il faisait partie d’environ 90 opérateurs culturels dont artistes musiciens, plasticiens, comédiens, écrivains et autres de la RDC qui ont été décorés de médailles du mérite des arts, science et lettres par Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, au nom du président de la République, grand chancelier des ordres nationaux.

Lutumba Ndomandueno Simaro a été élevé au grade de Commandeur.

Lutumba n'a jamais placé sa voix sur une seule de ses chansons. Mais il aura contribué à faire éclore ou à porter haut les talents des chanteurs comme Sam Mangwana, Carlito Lassa, Djo Mpoyi, Malage de Lugendo...qui ont tous interprété avec maestria ses compositions. Et qui doivent se sentir bien seuls avec ce départ.

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Toujours pas d’accord entre Tshisekedi et Kabila sur le nom du Premier ministre

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Trois mois après le scrutin, le nouveau gouvernement congolais n’est toujours pas sur les rails. En cause, notamment, les désaccords entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila sur le nom du Premier ministre.

En effet, Joseph Kabila n’en démord pas, il veut un Katangais à la tête du gouvernement et plus particulièrement Albert Yuma, la patron des patrons congolais. Félix Tshisekedi, lui, verrait plutôt Henry Yav, autre katangais kabiliste, voire Jean Mbuyu; un temps présenté comme le candidat qui mettat tout le monde d’accord.

Mais dans ce vrai combat de coqs, Joseph Kabila n’entend pas baisser la garde. Il est revenu ce milieu de semaine à la charge avec la candidature d’Albert Yuma.

Si le FCC, la plateforme politique de Kabila, dispose d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale et si le président doit « piocher » son Premier ministre dans la famille politique majoritaire dans cette assemblée, il n’en reste pas moins que le choix définitif du Premier ministre revient au Président de la République.  Pour être investi, le Premier ministre doit être avalisé par le président.

Or, pour l’instant, Félix Tshisekedi ne veut pas d’Albert Yuma et il n’entend pas céder sur ce point avant de se rendre, du 3 au 5 avril prochains aux Etats-Unis. En effet, après un aller-retour samedi sur le Maroc, après une escale au Sénégal, Félix Tshisekedi doit se rendre aux Etats-Unis en milieu de semaine prochaine.

Si Félix Tshisekedi ne devrait pas croiser Donald Trump, sauf peut-être entre deux portes comme l’avait fait l’éphémère Premier ministre Samy Badibanga, il devrait rencontrer quelques élus et des responsables du département d’Etat et du Trésor qui ont clairement fait savoir qu’il n’était pas question pour eux qu’Albert Yuma s’installe à la tête du gouvernement congolais.

Motif invoqué pour ce refus, la gestion de la Gécamines et, surtout, la trop grande proximité d’Albert Yuma avec « un homme d’affaires d’origine israélienne ». En fait, cinq noms figurent sur la black list américaine :  Albert Yuma, Zoe et Jaynet Kabila, Moïse Ekanga et Emmanuel Adroupiako. Pour les Etats-Unis, voir un de ces cinq noms adouber par Tshisekedi à la tête de l’exécutif serait la démonstration que le patron de l’UDPS n’est qu’une vitrine de la Kabilie.

Joseph Kabila est tenté d’imposer son candidat coûte que coûte pour montrer que c’est bien lui qui tient les rênes et qu’il n’entend pas se laisser dicter la voie à suivre par Washington, surtout après les sanctions américaines qui ont été confirmées contre le président (Nangaa) et le vice-président (Basengezi) de la Ceni et un de leur conseiller (le fils Basengezi).

Félix Tshisekedi, lui, ne peut baisser pavillon sous peine de se faire remonter les bretelles par l’administration Trump qui ne cesse de lui affirmer son soutien et l’appelle à prendre ses distances par rapport à Kabila. Sans oublier que Félix Tshisekedi doit aussi, et c’est peut-être la halte la plus importante de ce voyage, passer par les bureaux de Christine Lagarde, la patronne du Fonds monétare internationale.

Un FMI qui n’est pas vraiment un grand fan de la gestion des finances publiques en RDC et ce depuis le passage à la tête de l’exécutif de Matata Ponyo. Bref, s’il veut engranger des points et s’il espère obtenir des lignes de crédit, Tshisekedi doit garder le cap.

Le nom du futur Premier ministre sera donc déterminant pour l’avenir de l’attelage Kabila-Tshisekedi.


La Libre Afrique , MCP/LFP via lefrancophoneplus.com

RDC : Les États-Unis se félicitent de la visite du président Félix Tshisekedi prévue à Washington la semaine prochaine

Mike Hammer, nouvel ambassadeur des Etats-Unis en RDC. Photo ambassade des Etats-Unis en RDC

Les États-Unis se félicitent de la visite du président Félix Tshisekedi à Washington la semaine prochaine, indique un communiqué de Mike A. Hammer, Ambassadeur des États-Unis auprès de la RDC, publié ce mercredi 27 mars.

Ce sera le premier voyage du président Tshisekedi en dehors de l’Afrique depuis son investiture.

« Sa décision de faire de Washington sa première étape reflète notre engagement commun envers un Congo plus paisible et plus prospère. La visite du président Tshisekedi offrira l’occasion d’examiner plus en détail notre intérêt commun à lutter contre la corruption, à respecter les droits de l’homme, à améliorer les services de santé et d’éducation pour le peuple congolais, à améliorer la sécurité et à créer plus d’emplois pour les Congolais en attirant plus d’investissements américains », indique le communiqué.

Pour M. Hammer, la première passation de pouvoir pacifique de la RDC a offert l’occasion historique de tracer une nouvelle voie.

« Nous sommes impressionnés par les nombreuses mesures que le Président Tshisekedi a déjà prises pour répondre au désir clair de changement du peuple congolais en luttant contre la corruption, en ouvrant l’espace démocratique et en améliorant le respect des droits de l’homme. Il est clair que le président Tshisekedi met le peuple à l’avant-plan, comme la foule le lui a demandé lors de son investiture », note Ambassadeur des États-Unis auprès de la RDC.

Les États-Unis, indique-t-il, sont tout à fait résolus à soutenir la vision d’avenir du président Tshisekedi et ses efforts visant à améliorer la vie des Congolais.

« Sa visite à Washington renforcera notre partenariat basé sur des valeurs et des intérêts partagés. Les États-Unis se réjouissent de travailler avec le président Tshisekedi pour réaliser le vrai potentiel de la RDC et produire des résultats pour le peuple congolais », affirme Mike A. Hammer.

La prise en compte de la dimension genre, une question centrale dans le mandat de la Monusco (Leila Zerrougui)

Leila Zerrougui

La Représentante du secrétaire général des Nations unies en RDC, Mme Leila Zerrougui a remis mardi au quartier général de la Monusco des médailles et certificats de mérite à 10 membres des Nations Unies pour leurs efforts consentis afin que la dimension genre soit une réalité au sein de cette mission onusienne en RDC.

La prise en compte de la dimension genre est un aspect important sur lequel la mission doit régulièrement présenter des rapports, a rappelé Mme Zerrougui à cette occasion.

 « L’implication des femmes dans les comités locaux de protection a par exemple permis d’accroitre les alertes et améliorer la protection des populations civiles », a-t-elle fait savoir.

Parmi les bénéficiaires des médailles et certificats de mérite, le général Awale Abdounasir, chef de la composante police de la Monusco et le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, Abdoul Aziz Thioye.

Différentes sections de la Monusco venues de Goma, Lubumbashi, Bunia et Kinshasa étaient représentées au cours de cette cérémonie qui s’est terminée par une photo de famille et l’exhibition des danses traditionnelles du contingent ghanéen.

Sport: Quand le président Tshisekedi célèbre sa première victoire avec les léopards

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La République Démocratique du Congo s’est qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nations qui sera  à sa  32e édition, et pour les congolais c’est une victoire qui arrive à un moment décisif du premier mandat du cinquième président de l’histoire du pays, mais également la première  victoire  de l’année pour l’équipe des léopards.

Après une  année 2018 passée en catastrophe, et couronnée par un fiasco jamais égalé, les léopards ont remporté la première victoire de  l’année 2019 ; une victoire qui coïncide avec le premier match sous le règne du président Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo.

Avec la  présence du premier supporter des léopards, le président de la République, présent dans les gradins du stade des Martyrs de la Pentecôte ce dimanche 24 mars 2019, les léopards ont bien offert au nouveau Raïs sa première victoire de son mandat, un signe de porte-bonheur pour toute une nation.

Le peuple congolais en général, et tous les sportifs du pays en particulier saluent cette entame des léopards avec son tout nouveau président.

Pendant que les léopards de la RDC passaient à côté de tous ses matchs depuis le mois de septembre 2017,  contre le Congo Brazzaville, où les congolais avaient célébré pour la dernière fois, la RDC a vécu une série des défaites, mais également des matchs nuls que ça soit en amical ou en  match  officiel.

Cette victoire vient donc renouer des victoires avec les vaillants léopards, et peut être annoncé une nouvelle RDC, à partir du football, comme dans d’autres domaines de la vie.

« Une nouvelle année, un nouveau président, mais aussi  des nouvelles victoires pour le Congo », disent les congolais  dans les rues de Bukavu après le match RDC-Libéria.

Ces derniers (la population) souhaitent que cette bénédiction du nouveau président  accompagne les  léopards jusqu’en Egypte où se  jouera la phase finale, en fin de revenir en RDC avec le trophée, 45 ans après le dernier sacre de la RDC à l’époque du Zaïre (1974).

Eric Shukrani (Correspondant au Sud-Kivu)
MEDIA CONGO PRESS / Prunelle RDC/LFP via le francophoneplus.com

Félix Tshisekedi au mémorial du génocide à Kigali : « Les effets collatéraux de ces horreurs n’ont pas épargné mon pays »

[Archives]Felix Tshisekedi, Président de la RDC, à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Le génocide est un drame et une horreur inacceptables ». Ces mots ont été inscrits lundi 25 mars par le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi dans le registre  du Mémorial du génocide de 1994 au Rwanda à Kigali. Félix Tshisekedi séjourne au pays de Paul Kagame dans le cadre des travaux de la 7ème édition de Africa CEO Forum.

Le Président Tshisekedi a estimé dans son mot qu'il faudrait « condamner et prendre l’engagement de ne plus jamais accepter cela, où que ça se passe dans le monde. »

« Les effets collatéraux de ces horreurs n’ont pas épargné mon pays qui a aussi subi des millions de pertes en vies humaines », a poursuivi le président de la RDC.

Le président Tshisekedi a appelé toute l’Afrique à rejeter définitivement ces pratiques, « en mettant immédiatement hors d’état de nuire, tout individu ou groupes d’individus qui véhiculent une propagande de la haine de l’autre. »

Il a déposé une gerbe de fleur au mémorial du Génocide de Kigali où plus de 300 000 victimes du génocide sont inhumées. Le président Tshisekedi a aussi visité les expositions du Mémorial pour en apprendre davantage sur l’histoire de cette tragédie.

Au mémorial du génocide, le souvenir de cette violence est représenté à travers les photographies grandeur nature des enfants sous lesquelles figurent en légende leurs passe-temps et la manière dont ils ont été tués.

Ce souvenir est aussi transmis aux générations futures par les biens et les restes des victimes, les machettes et autres armes utilisées par les tueurs ainsi que les témoignages des survivants qui y sont exposés, explique le site de la présidence de la République.

Radiookapi/LFP via lefrancophoneplus.com

Kigali : Félix Tshisekedi indique travailler au rétablissement de la paix dans l’Est de la RDC

Kigali, Rwanda-

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a fait savoir ce mardi à la presse congolaise présente à Kigali, où il séjourne depuis le dimanche 24 mars, qu’il est en train de travailler avec ses homologues des pays voisins pour le rétablissement de la paix dans l’est de la RDC.

« Je suis en train d’y travailler en interne comme à l'international. J’ai rencontré des chefs d’État des pays voisins et nous avons toujours évoqué cette question de l’insécurité dans l’Est de la RDC », a expliqué le chef de l’État.

Depuis son investiture à la magistrature suprême en janvier dernier, le président de la République, Félix Tshisekedi a déjà rencontré certains de ses homologues des pays voisins notamment le président ougandais, Yoweri Museveni et le président rwandais Paul Kagame.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que les pays voisins ne sont pas responsables de l’insécurité qui sévit dans l’Est de la RDC.

« Ce ne sont pas ces pays là qui ont cette politique. Ces pays auxquels vous faites allusion sont aussi menacés par une instabilité. Et cette instabilité peut aussi partir de chez nous. Il ne faudrait pas regarder cela avec un seul œil en disant que ce sont les étrangers qui viennent nous déranger », a répondu le chef de l’État au sujet de la responsabilité des pays voisins sur l’insécurité en RDC.

Lors de sa campagne électorale à Beni, Félix Tshisekedi avait souligné qu’il va privilégier les démarches régionales pour mettre fin à l’activisme des rebelles ougandais ADF qui sèment la désolation dans une partie de la province du Nord-Kivu.

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS / LFP via lefrancophoneplus.com

Les députés nationaux s'opposent à la révision à la baisse de leurs émoluments

Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.

Le député Delly Sesanga, membre de la plate-forme Alternance pour la République, a introduit  mercredi 20 mars un amendement pour la réduction sensible des émoluments des députés afin de les ramener à la hauteur des salaires des secrétaires généraux. Le but: réduire les inégalités salariales déplorées en RDC. Mais la plénière de l'Assemblée nationale a rejeté cet amendement, estimant que les élus du peuple ne devraient pas seuls subir des réductions du train de vie des institutions.

FORUM ECONOMIQUE SUR LA CENTRAFRIQUE A BRUXELLES DU 03 AU 04 AVRIL 2019

https://www.youtube.com/watch?v=W1GiQkW1IDI

TELE TSHANGU ENYANYA/LFP via www.lefrancophoneplus.com

 

 

 

 

Faustin-Archange Touadéra, président de la Centrafrique est à Kinshasa

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Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain, et Vital Kamerhe

Le président Centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, est arrivé à Kinshasa ce lundi 18 mars 2019. C’est le directeur de Cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, qu’il a reçu à l’aéroport international de N’djili.

Un tête-à-tête est prévu avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi, à la Cité de l’Union africaine. La visite du président Centrafricain intervient trois jours après celle du président Togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

Il sied de souligner que c’est pour la première fois que Faustin-Archange Touadéra visite la RDC depuis son entrée en fonction en mars 2016.

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS / LFP /via lefrancophoneplus.com

RDC : Félix Tshisekedi ordonne la suspension de l’installation des sénateurs et le report de l’élection des gouverneurs

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement/Limete lors de l’ouverture du conclave à Kinshasa, le 21/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a décidé ce lundi 18 mars de suspendre l’installation des sénateurs nouvellement élus et de la tenue prochaine de l’élection des gouverneurs.

Il a instruit à cet effet le procureur général près la Cour de cassation de diligenter des enquêtes contre les corrupteurs et les corrompus dénoncés au cours de ces élections des sénateurs.

Ces décisions ont été annoncées à l'issue de la réunion interinstitutionnelle tenue lundi à la cité de l’Union Africaine. Selon le vice-premier ministre de l’Intérieur et porte-parole de la réunion interinstitutionnelle, Basile Olongo, la décision du chef de l’état est motivée par son souci de lutter contre la corruption.

« Le Président de la République a pris trois décisions importantes : la première mesure est de suspendre l’installation des Sénateurs. Deuxièmement, l’élection des gouverneurs est également suspendue. Elle est renvoyée à une date ultérieure. Troisième mesure, il a instruit le procureur près la Cour de cassation de pouvoir mener des investigations et débusquer tous les sénateurs qui se sont trempés dans la corruption et les députés provinciaux : donc le corrupteur et les corrompus pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés », a rapporté Basile Olongo.

La réunion interinstitutionnelle s’est tenue en présence des présidents et procureurs près des Cours constitutionnelle, de cassation, du conseil d’état, de la Haute cours militaire et l’auditeur général des FARDC.  Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre et directeur du cabinet du chef de l’Etat étaient présents à cette réunion. Le président et le vice-président de la CENI y ont participé à titre d’invités.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi avait promis dans un communiqué publié le 16 mars de prendre des mesures importantes qui devraient être annoncées ce lundi 18 mars, à la suite des troubles enregistrés après les élections sénatoriales du 15 mars.

« Le chef de l’Etat a reçu les délégués des militants du CACH/UDPS frustrés par le comportement de leurs députés provinciaux, pour les inviter au calme et les informer de la tenue lundi 18 mars à 10h00, d’une importante réunion institutionnelle, à l’issue de laquelle d’importantes mesures seront annoncées, dans le strict respect de la Constitution et de la loi électorale, pour préserver la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du territoire national », rapportait le communiqué.

Election sénatoriale à Kinshasa : les partisans de l'UDPS mécontents de leurs députés

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Des militants de l'Udps en colère

Les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social regrettent le fait que l'UDPS n'ait pas obtenu même un seul député alors qu'il y a 12 députés de leur parti à l'Assemblée provinciale de Kinshasa.

"Comment est-ce que l'UDPS avec 12 députés élus à l'APK n'a pu avoir même un seul sénateur? C'est une haute trahison, nos députés ont trahi le parti, nous allons faire rapport aux président Félix Tshisekedi", a déclaré un combattant de l'UDPS en colère.

Signalons que sur les huit sénateurs élus ce vendredi 15 mars de la ville province de Kinshasa, aucun candidat sénateur de l'UDPS n'a été élu alors qu'ils sont majoritaires.

Daniel Aloterembi
MEDIA CONGO PRESS / LE FRANCOPHONEPLUS/ via lefrancophoneplus.com

Annie Matundu : "Nous devons considérer que le 8 mars, c'est chaque jour"

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Annie Matundu Mbambi indique que l'égalité entre les femmes et les hommes est un principe de droit international et national qui veut que les êtres humains soient traités de la même manière, avec la même dignité, qu'ils disposent de mêmes droits et soient soumis aux mêmes devoirs, selon la Charte des Nations Unies, adoptée en 1945. "En choisissant d'axer la commémoration du 8 mars 2019 sur ce thème, "Penser équitablement, Bâtir intelligemment, Innover pour le Changement", c'est normalement reconnaitre la valeur morale de la personne humaine et la responsabilité des communautés dans la lutte contre l'exclusion sociale des femmes", soutient la championne en 1325.

La présidente nationale de WILPF/RDC commence par s'interroger comment ''Penser équitablement ''quand les femmes congolaises continuent à être marginalisées et sont quasi minoritaires ou absentes dans les instances de prise de décision ? Comment penser équitablement quand le projet de Décret sur la mise en œuvre de la Loi sur la Parité n'arrive pas à obtenir gain de cause, s'interroge cette dame qui estime que cet état de choses explique la faible attention portée sur les questions du genre et de la parité ainsi aux revendications des femmes congolaises, révèle-t-elle.

Répondant à ces préoccupations, elle estime que pour penser équitablement, le Gouvernement doit tenir compte de l'équilibre homme-femme dans la composition du nouveau gouvernement afin d'élaborer des politiques cohérentes et solidaires en faveur de l'égalité entre hommes et femmes. " Nous suggérons que la RDC, dans sa composition ministérielle, élève le Ministère du Genre, Famille et Enfant au poste du vice-premier ministère. Ça sera pensé équitablement ".

Par ailleurs, cette activiste des droits des femmes s'interroge sur comment "Bâtir intelligemment " lorsque la requête aux fins d'inconstitutionnalité des dispositions de l'article 5 de la Loi N°15/013 du 1er Aout 2015 portant Modalités d'Application des Droits de la femme et de la parité reste requête morte à la Cour Constitutionnelle de la RDC. Selon elle, les statistiques actuelles de la nouvelle Assemblée Nationale révèlent que seulement 10 % des femmes parlementaires font parties de cette chambre législative.

Cela exige, martèle-t-elle, un cadre réglementaire bien défini afin de garantir, promouvoir et sécuriser les droits des femmes et la parité à tous les échelons du niveau national, provincial et local. "Nous demandons au Gouvernement de prendre des engagements nationaux qui comble l'écart entre les sexes en matière d'égalité, de lois, de politiques aux plans nationaux et des investissements adéquats".

Ensuite, Annie Matundu n'a pas manqué de s'interroger sur le troisième volet du thème international : Comment "Innover pour le changement" quand les violations des droits des femmes continuent de se produire dans toutes nos provinces ? Que dire de la demande de la gratuité de certificat médical pour les femmes violées qui reste sans audience ?

"Nos traditions pèsent encore de tout leur poids et les mentalités peinent un peu à changer", reconnait-elle, avant d'ajouter que c'est aussi l'occasion pour les femmes congolaises d'influencer positivement l'humanisation et la démocratisation de la société en découvrant les innovations.

VIVRE QUOTIDIENNEMENT LE 8 MARS

Elle est d'avis que les femmes et les filles congolaises ont besoin d'atteindre les Objectifs du Développement Durables (ODD). Ce, en passant par les approches innovantes pour essayer de rompre les inégalités pesantes sur les femmes et jeunes filles de sorte qu'aucune femme ou fille ne soit laissée de côté.

A ce sujet, elle plaide pour le renforcement de leur Cadre permanent de Concertation pour la Femme Congolaise (CAFCO) qui doit servir le toit des associations de femmes sans qu'elles ne perdent leur autonomie. Réunies, elles pourraient ainsi être plus fortes pour mener une diplomatie de plaidoyer pour les droits des femmes volontariste, offensive et militante, soutient-elle.

"Notre action doit être immédiate, efficace et de grande envergure pour permettre au nouveau gouvernement de prendre toute une série de mesures et notamment de défaire les stéréotypes sexistes qui empêchent les femmes et les filles d'exercer pleinement leurs droits", laisse-t-elle entendre. Elle invite les organisations des femmes à penser aux activités ayant trait à la thématique pendant ce mois, tout en sachant que "nous devons considérer que le 8 mars, c'est chaque jour ".

Ainsi, elle recommande à toutes les femmes de faire de la thématique de cette année, une croisade contre les inégalités en se basant sur les nouvelles initiatives visant à renforcer les activités des femmes avec les technologies de l'information et de la communication. Ce combat ne doit pas être celui d'une seule journée et appelle à se mobiliser au quotidien ensemble avec les hommes pour faire progresser les droits des femmes, note-elle.

Le Programme à l'horizon 2030 est l'occasion d'unir nos efforts .Unissons nos forces pour instaurer une véritable égalité entre hommes et femmes et permettre aux femmes d'accéder à l'autonomie dans le monde du travail. "Nous sommes surs que la place des femmes congolaises en RDC est un authentique marqueur de développement", conclut la présidente nationale de WILPF/RDC.

Accord-cadre d’Addis-Abeba : un sommet d'évaluation annoncé à Kinshasa en octobre prochain

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Le jeudi 7 mars dernier, le Président Félix Tshisekedi a rencontré Saïd Djinnit, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs d’Afrique. Leur entretien a notamment tourné autour de l’importance de la stabilité régionale et des préparatifs du haut sommet sur l’évaluation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, annoncé à Kinshasa pour octobre prochain. Lequel sommet  devra, entre autres, évaluer le rapatriement des ex-combattants M23 vers la RD. Congo dont certains d’entre eux sont déjà arrivés près de la ville de Goma, au Nord-Kivu.

Cette évaluation devra en outre permettre de faire asseoir des stratégies de renforcement de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RD. Congo signé en février, au lendemain de la défaite de la rébellion M23,  par 11 pays de la CIRGL, sous la médiation de l’ONU. Ainsi, dans le cadre des démarches de la 7ème réunion de haut niveau des Chefs d’Etat et de Gouvernement ayant souscrit à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba au mois d’octobre 2017 à Brazzaville, 67 combattants, retournés en RD. Congo dans un appareil Cargo aux marques onusiennes, ont atterri à Goma, sous l’accueil du Général de brigade Ilunga Mpeko, commandant de la 34ème Région militaire, des délégués du Mécanisme national de suivi dudit compromis et des représentants des organisations régionales notamment, la CIRGL, la SADC, l’ONU et l’UA. Ces organisations, rappelle-t-on, ont rassuré avoir suivi le mot d’ordre du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, qui, depuis son ascension à la magistrature suprême, jure la main sur le cœur de renforcer la sécurité à l’Est du pays et de mettre fin aux groupes armés tant locaux qu’étrangers, particulièrement les ex-combattants du M23 et ce, dans sa démarche de réunification, la réconciliation, la concorde et la cohésion nationale.

Gaston Kisanga
La Prospérité / MCP, via mediacongo.net

8 mars: Le président Félix Tshisekedi a pris l'engagement de faire de la promotion de la femme une priorité

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Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a échangé vendredi 8 mars 2019 avec 24 femmes d'exceptions à la Cité de l'Union africaine. C'était en marge de la Journée internationale de la femme.

Après échange, le Chef de l'État a promis à ses hôtes, d'intégrer dans l'ordre des priorités la promotion de la femme en valorisant leur capital humain.

« Il faudra résolument adopter des nouvelles approches pour faire évoluer les mentalités. Ensemble, nous allons travailler à éliminer des obstacles culturels, structurels et institutionnels pour qu’aucune femme, aucune fille soit laissée de côté. Nous devons œuvrer en tant que peuple, valoriser notre capital humain en intégrant dans l’ordre des priorités la promotion des jeunes filles et des femmes », a promis le Président de la République.

Parmi ses 24 femmes reçues par le Chef de l'État, figurent notamment des ingénieurs, les pilotes, les juristes etc.

Le 8 mars 2019 est célébré sous le thème : « Penser équitablement, construire intelligemment et innover pour changer ».

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net/via LE FRANCOPHONEPLUS/lefrancophoneplus.com

RDC : le cabinet complet de Félix Tshisekedi

Palais de la nation à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La présidence de la République a rendu public jeudi 7 mars la composition du cabinet du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Il est composé d’un Directeur de cabinet assisté de 4 adjoints, dont une femme ; de 9 conseillers spéciaux, dont deux femmes, et de 17 conseillers principaux, dont trois femmes. La Direction de la communication présidentielle sera également pilotée par unedame. 4 ambassadeurs itinérants sont membres de services personnels du président de la République.

Outre Désiré Casimir Eberande, qui avait déjà été nommé directeur de cabinet adjoint chargé des questions juridiques, politiques et administratives du cabinet présidentiel, voici la liste des membres du cabinet présidentiel telle que lue à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) :

1)  Directeurs de cabinet adjoints en charge des questions :

-  Sociales et environnementales : Olivier Mundende Mugabe - Infrastructures , ressources minières , hydrocarbures , énergies et TIC :  Getty Npanu Npanu - Economie et reconstruction : Guylain Nyembo.

2) Les conseillers spéciaux en matières : 

- Investissement : Jean - Claude Kabongo - Stratégiques : Vidiye Tshimanga -  Lutte contre la pauvreté : Julien Badibanga Kabongo - Coopération et intégration régionale :  Bestine Kazadi - Infrastructures : Alexandre Kayembe - Jeunesse et lutte contre la violence faite à la femme : Chantal Yolou Yelop - Numérisation : Dominique Mugisha -  Couverture des maladies universelles : Roger Kaamba Environnement et développement durable : Musibondo Eyu Lankir.

3) Conseillers principaux :

Collège juridique et administratif : Mbatshia Ntumba Nicole Collège diplomatique : Bushiri Ongala Christian Collèges Politique : Munsangu Daniel Collège des relations avec les institutions , services et organismes publics : Kalubi Marcel Economie et finances : Marcelin Bilonga Mbale Portefeuille : Jean - Marie Bamporiki Namegabe Planification , agriculture , pèche et élevage :  Kazambu Ambroise Commerce international : Désiré Kala Infrastructures : David Mukeba Kalengay Mines et énergies : Eboma Abulavi Michel - Hydrocarbures : Maputu Adam Albert - Postes et TIC : Freddy Lukaso Lolonga -  Urbanisme et environnement : Kelly Lunda - Travail et Prévoyance sociale : Emily Efinda Mole - Santé et Bien - être : Benjamin Bola - Education et recherche scientifique : Jean Punzu - Culture , arts et questions religieuses :  Deo Tshilumba Wa Kabeya

Service personnel Ambassadeurs itinérants :

Patrick Luabeya , Luc Gérard Nyafe, Danny Banza Maloba, Nicolas Kazadi Kadima Haut Représentant et envoyé spécial du Chef de l’Etat : Kitenge Yesu Coordonateur de sécurité interne : André - Didier Mafuta - Représentant personnel : Joseph Buhozo , Yannick Luntadila , José Mbuyi Kazadi Envoyés spéciaux : Remy Nkanku , Patrick Nkongo Mwemba , Massamba Kinuani , Abel Lody. Assistance Financière : Ikena Diaba Rose

Intendant ; Alain Taty Bilolo - Assistant logistique ; Jean - Paul Mulamba - Assistants personnels : Paul Mundela , Michée Mulumba , Fany lunga , Lina Nuvaro Secrétaire particulier : Sylvain Kabongo Chargés de mission : Jacques Ilunga , Pacifique Birindwa , Clarisse Nkanku , Simon Syala Syala , Gabin Kalambay , Francis Kayembe et Taylor Lubanga - Chargée des relations publiques : Bibiche Kabengele - Conseiller privé  du président de la République : Fortunat Bisele.

Communication présidentielle :

Lydie Omanga (Directeur) , Charles Kilosho ( Adjoint) et Jean - Claude Wafwana ( Adjoint).

Presse présidentielle :

Abraham Luakabwanga ( Directeur) , Giscard Kusema ( Adjoint) et Paul Diakese (adjoint) Service médical présidentiel et médecin personnel du chef de l'Etat : Simba Luzolo Christian.

Le cabinet du président de la République a pour mission, selon l’ordonnance présidentielle du 31 mars 2008, d'assister le chef de l’Etat dans l'exercice de ses prérogatives notamment l’étude de toutes les questions qui lui sont soumises par le président. Il a pour charge aussi de proposer au président de la République toute mesure jugée nécessaire ou opportune pour la bonne marche des affaires de l'Etat.

Il est dirigé par le Directeur de cabinet assisté de ses adjoints et d’autres collaborateurs comme le collège des conseillersspéciaux, celui des conseillers principaux, les services personnels du Chef de l'Etat dont les ambassadeurs itinérants, le service du protocole du Chef de l'Etat, la direction de communication et celle chargée de la presse présidentielle.

Une nouvelle fonction à noter dans le cabinet de Felix Tshisekedi, c’est celle du Haut représentant et envoyé spécial du président de la République, confiée à Kitenge Yesu.

Radiookapi.net/ Le Francophoneplus via www.lefrancophoneplus.com

Centrafrique : incertitude autour de l'accord de paix après le départ d'un groupe armé

Centrafrique : incertitude autour de l'accord de paix après le départ d'un groupe armé

L’accord de paix en Centrafrique, signé début février entre Bangui et 14 groupes armés, est dans la tourmente depuis la formation d’un nouveau gouvernement dimanche : un groupe armé majeur a annoncé [de ]quitter l‘équipe gouvernementale et un autre [veut] se retirer de l’accord.

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC, groupe armé localement implanté dans le nord-ouest du pays, mais qui n’est pas présent à l‘échelle nationale) a annoncé lundi “se retirer purement et simplement du processus de paix”.

Dans un communiqué, le groupe armé estime que le nouveau gouvernement formé dimanche est “loin d‘être inclusif” comme le prévoyait l’accord de Khartoum, et “ne prend pas en compte les attentes des signataires”.

“En jouant au On reprend les mêmes et on recommence, le président de la République (…) vient d‘étouffer dans l’oeuf l’espoir” mis par le peuple centrafricain dans l’accord de paix de Khartoum, selon le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Le FPRC, issu de l’ex-coalition musulmane de la Séléka, qui avait pris Bangui en 2013, renversant le président François Bozizé, n’a toutefois pas précisé s’il se retirait totalement de l’accord de paix ou non. Le FPRC a la main sur une large partie du nord du pays.

Dimanche, en application de l’accord signé le 6 février à Bangui et négocié des semaines durant à Khartoum (Soudan), un “gouvernement inclusif” a été formé.

Mais dans la nouvelle équipe gouvernementale, aucun ministère régalien n’a changé de titulaire. Six des 14 groupes armés ont obtenu un ministère.

De plus, le poste de Premier ministre a été attribué à un proche du président Faustin-Archange Touadéra, son ancien directeur de cabinet Firmin Ngrebada.

Les groupes armés, qui réclamaient à l’origine un Premier ministre issu de leurs rangs, n’ont pas eu gain de cause et espéraient des portefeuilles d’importance, selon des sources concordantes.

Dans un communiqué fin février, le FPRC réclamait ainsi huit maroquins ministériels, dont le poste de Premier ministre.

“Barricades”

Depuis la signature de l’accord, quelques incidents armés ont eu lieu en Centrafrique, mais aucun combat de grande ampleur n’a été observé.

Lundi, des barricades ont été montées par le FDPC aux alentours de Zoukombo, dans le nord-ouest à une centaine de km de Bouar, entre Beloko et Bouar.

“Madame la préfète et la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique, ndlr) sont en route pour Zoukombo pour passer un message du Premier ministre au FDPC”, a indiqué lundi matin à l’AFP une source préfectorale de la Nana-Membéré.

“Le Premier ministre veut leur faire comprendre qu’ils auront des places dans le gouvernement”, a indiqué la même source.

Les autorités n’avaient pas officiellement réagi lundi matin. “Il y aura peut-être des incidents, des difficultés, des tentatives de recul, mais est-ce que cela voudra dire que l’accord est obsolète ? Non !”, avait martelé fin février le ministre de la Communication, Ange-Maxime Kazagui, face à des journalistes sceptiques en conférence de presse.

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l’Union africaine (UA), est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

A l‘époque, la marche de la Séléka sur Bangui avait déclenché une riposte des milices antibalaka, assurant défendre les intérêts des chrétiens et des animistes, plongeant le pays dans un chaos dont il n’est toujours pas sorti.

Aucun des précédents accords de paix n’a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Elle avait remplacé un déploiement français, Sangaris, et doit à terme laisser la place à l’armée centrafricaine, en reconstruction.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d’un quart de ses habitants ont dû fuir de chez eux et les combats sont quotidiens dans les provinces contrôlées à 80% par les groupes armés.

PRÉSIDENCE FRANÇAISE DU G7 : LE CONSEIL CONSULTATIF, FER DE LANCE DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

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Depuis le 1er janvier, la France assure la présidence du G7 et a fait de la lutte contre les inégalités son défi majeur. L’égalité entre les femmes et les hommes constitue ainsi une des priorités de la Présidence française du G7 avec 3 objectifs principaux : la protection des femmes contre les violences, l’accès des filles à l’éducation et l’entreprenariat féminin. Pour mener à bien ces objectifs, la France s’appuiera sur les recommandations du Conseil consultatif, constitué d’experts et de personnalités de haut-niveau issus de la société civile internationale.

Créé par le Canada lors du précédent G7, le Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes a apporté son expertise pour intégrer les problématiques de genre dans l’ensemble des réunions ministérielles organisées en 2018. Lors du Sommet de Charlevoix, les membres du conseil consultatif ont présenté leur rapport de recommandations « Faire de l’inégalité entre les sexes une histoire du passé ».

En 2019, le président de la République a décidé de renouveler et élargir la composition du Conseil consultatif en le dotant de nouveaux membres (lien vers la liste) représentatifs de multiples secteurs (secteur privé, recherche, monde artistique, société civile, jeunesse, organisations internationales, etc.).Le Conseil consultatif s’est réuni pour la première fois ce jeudi 19 février à Paris. Il interviendra durant l’année lors des réunions ministérielles et fera part de propositions concrètes et de livrables lors du Sommet des chefs d’Etat à Biarritz.

Faire progresser les lois en faveurs des droits des femmes : le Partenariat de Biarritz

Afin d’être inscrite dans la durée, il est impératif que l’égalité entre les femmes et les hommes soit garanti par la loi. La Présidence française proposera ainsi un Partenariat pour l’égalité entre les femmes et les hommes axé sur les lois.

Avec l’appui du Conseil consultatif, la Présidence française identifiera un ensemble de lois parmi les plus favorables aux femmes dans le monde. Ce bouquet législatif sera soumis aux Etats du G7. Il leur sera proposé de s’engager à adopter ou à s’inspirer d’au moins une loi de ce recueil de législations en faveur des femmes.

Pour encourager une dynamique internationale dans ce domaine, d’autres pays de tous les continents seront invités à rejoindre le Partenariat de Biarritz.

Assurer la continuité du Partenariat de Biarritz après 2019 est une priorité pour la présidence française : le lancement de l’initiative sera assorti d’un mécanisme de suivi dont les modalités seront à l’ordre du jour des travaux du Conseil.

L’égalité entre les femmes et les hommes : un enjeu transversal à la Présidence française du G7

Le Conseil consultatif viendra en soutien des membres du G7 pour apporter des pistes concrètes d’actions autour des 3 priorités fixées.

Les 3 priorités en matière d’égalité Femmes/Hommes1- La protection des femmes contre les violences

  • Lutter contre les pratiques de mutilations sexuelles et contre le mariage forcé
  • Lutter avec l’ensemble des membres du G7 contre le cyber harcèlement
  • Ouvrir et encourager la ratification de la Convention d’Istanbul à tous les pays

2- l’accès des filles à l’éducation, avec deux priorités :

  • Lutter pour l’accès des filles à l’école
  • Favoriser la formation des femmes tout au long de la vie

3- l’entreprenariat féminin :

  • Œuvrer en particulier pour l’entreprenariat des femmes africaines, et particulièrement les femmes du Sahel, en les accompagnant dans le financement de leurs projets, de leurs entreprises. Un projet d’institut financier sera à l’étude pour suppléer les micro-crédits.

Au-delà de ces 3 priorités, il sera proposé aux membres du Conseil, en fonction de leur expertise, d’intervenir sur des initiatives du G7 tout au long de la Présidence française. Ainsi, à l’invitation des ministres du gouvernement français, certains membres du Conseil pourront prendre part à des sessions d’échanges lors des réunions ministérielles thématiques. A titre d’exemple :

    • La ministérielle « Développement et Education » portera notamment sur la question de l’éducation des filles dans les pays en développement.
    • La ministérielle « travail/affaires sociales » traitera de l’égalité professionnelle dans les pays du G7.
    • La ministérielle Affaires étrangères aura à son programme la promotion de l’agenda des Nations unis « Femmes, Paix et Sécurité ».Le Conseil aura enfin à veiller à la mise en œuvre des principales recommandations formulées pendant la présidence canadienne en 2018.

G7 et égalité femmes/hommes : le calendrier

 

    • 4 et 5 février (Lyon) : 1ère réunion des sherpas (*) et échanges avec des représentants du Conseil consultatif et du Women 7.
    • 19 février 2019 (Paris) : 1ère réunion du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes en présence du président de la République.
    • 14 mars (New York) : Première réunion du groupe de travail sur l’égalité entre les femmes et les hommes en marge de la Commission sur le statut de la femmes (CSW).
    • 2 et 3 mai (Paris) – à confirmer : 2ème réunion du groupe de travail sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
    • 9 et 10 mai 2019 (Paris) : Réunion des Ministres chargés de l’égalité femmes-hommes et du groupe d’engagement Women 7.
    • 13 et 14 juin (Paris) : 3ème réunion des sherpas. Rencontre avec des représentants du Conseil consultatif.
    • 15 et 16 juillet (Paris) – à confirmer : 3ème réunion du groupe de travail sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

(*) Sherpa est le surnom donné aux représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement des États membres du G7

La liste des membres du Conseil consultatif

Militants, prix Nobels, journalistes, femmes entrepreneures, artiste, actrices et acteurs de terrain, les membres du G7 sont au nombre de 35, issus de la société civile internationale. 29 seront présents dès la première réunion ce 19 février.

Liste des personnalités françaises nommées à ce conseil :

  • Lisa Azuelos, réalisatrice française et fervente défenseure des droits des femmes
  • Assia Benziane, adjointe au maire en charge de l’égalité et des droits des femmes à Fontenays-sous-Bois
  • Caroline Fourest, journaliste et essayiste
  • Brigitte Grésy, Secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
  • Muriel Ighmouracene, auteure, infirmière puéricultrice, directrice de crèche, professeure de théâtre
  • Vanessa Moungar, Directrice du département « Grande, femmes et société civile » à la Banque africaine de développement
  • Alexandra Palt, Directrice générale en charge de la responsabilité sociale et environnementale chez L’Oréal et directrice générale de la fondation L’Oréal
  • Grégoire Thery, Secrétaire générale du Mouvement du Nid et Directeur exécutif de CAP international
  • Marie Cervetti, Directrice du centre d’hébergement et de réinsertion FIT
  • Inna Shevchenko, militante féministe, résidente en France

En savoir plus sur le G7 :

https://www.elysee.fr/g7

Le programme d'urgence de Félix Tshisekedi financé sur fonds propres à hauteur de 300 millions USD

Kinshasa-

Présentation du programme des 100 premiers jours de Felix Tshisekedi, le 02 mars 2019 à Kinshasa

Le samedi 2 mars à Kinshasa, le chef de l’État a rendu public son programme d'urgence. Sur un montant total de 488 millions USD dont 304 millions USD pour les 100 premiers jours, ce programme bénéficiera du financement du trésor public (206 millions USD ), du Fonds de promotion de l'industrie (70 millions USD ) et du Fonds national d'entretien routier (23 millions USD ).

La réalisation des travaux concerne principalement les routes, la santé, l'éducation, l'habitat, l'énergie, l'emploi, le transport et l'agriculture.
Pour certains analystes, la réalisation du programme risque de poser problème, compte tenu du temps qui lui reste (60 jours).
L’on notera que dans le volet « Routes », seuls l’OVD (Office des voiries et drainage) et l’OR (Office des routes) sont chargés de ‘exécutions. Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) n’a pas été retenue.

Par ailleurs une structure (point focal) sera créée au niveau de la Présidence de la République chargée du suivi du secteur minier, avec comme objectif l’assainissement du climat des affaires, la vulgarisation du nouveau code minier et la conclusion des contrats miniers gagnant-gagnant.

Parmi les secteurs non mentionnés dans le programme d'urgence, l'on note notamment l'environnement et la culture.

Cliquez ici pour télécharger le Programme (format PDF).

MPC/Le Francophoneplus, via www.lefrancophoneplus.com

Clarisse YAPELEGO Journaliste-Chroniqueuse Zion International TV

DÉBAT POLITIQUE, ÉGALITE FEMMES-HOMMES

Le Francophoneplus du 28/02/2019, Paris/France

Par Jean Bonsenge

Participer aux émissions :

Emission politique l’observateur Panafricain :

  • Démission SORO, Le zoom sur la Côte d’Ivoire.
  • Une éventuelle candidature de Ouattara.

Emission « le Chronique de la parité homme-femme »

  • Le 08 mars, qu’est-ce que ça représente pour la femme ? Quels sont les problèmes que la femme entrepreneur rencontre au cours d’une activité professionnelle, en tant que cheffe d’entreprise dédié à l’homme, et la femme politique ?

Jour : samedi, 02 mars. Lieu: ZION INTERNATIONAL TV, sur 10 Rue Gambetta ou 1 Rue Léon BOCQUET 94100, SAINT MAUR DES FOSSÉS. RERE A GARE DE PARC DE SAINT MAUR, A PROXIMITÉ DE LA MAIRIE.

PRÉSENTÉES ET ANIMÉES PAR Clarisse YAPELEGO, Journaliste et Chroniqueuse Zion International TV.

Forum des A : « La DGM va octroyer des visas d’entrée à tout étranger d’origine congolaise »

[Illustration]Visa pour la France. lemaroc.org

Revue de presse du mardi 19 février 2019.

Les Congolais d'origine ayant acquis d'autres nationalités vont désormais rentrer facilement au pays, sans avoir à remplir trop de formalités administratives comme les étrangers, annonce Forum des As, qui reprend la décision de la Direction générale de migration (DGM) publié depuis samedi 16 février dernier.

La DGM autorise l'octroi des visas d'entrée aux postes frontières et frontaliers de la RDC à tout étranger d'origine congolaise, muni d'un passeport en cours de validité. Ce visa sera délivré aux conditions générales d'octroi prévues par les textes légaux et réglementaires en vigueur pour une période ne dépassant pas 30 jours, précise la même décision.

Toutes les compagnies aériennes ont été instruites, quant à ce, indique Cas-info.ca, qui fait savoir que c’est Félix Tshisekedi qui a instruit la DGM à prendre cette décision.

La décision d’écourter la durée de délivrance de visa est une bonne nouvelle pour les Congolais vivant à l’étranger, qui parfois, ont du mal à retourner au pays, à la suite de la longue durée que prennent les démarches, se réjouit le média en ligne.

Au sujet de longues semaines d’attente, Capsud.net se rappelle encore du scandale causé par le malaise d’une dame tombée devant l’ambassade de la RDC en grande Bretagne à la suite d’une longue attente qui lui a fait manquer son vol.

Mais les Congolais qui veulent bénéficier de cette mesure doivent remplir certaines conditions énumérées par Congoprofond.net. Il s’agit entre autres d’avoir un passeport en cours de validité, prouver leur nationalité à travers plusieurs faits dont avoir un patronyme faisant partie du patrimoine culturel congolais, présenter un acte de naissance, présenter un ancien passeport congolais ou une ancienne pièce d’identité congolaise, et présenter tout autre document faisant foi.

Gabriel Kyungu quitte Lamuka

Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Union des nationalistes fédéralistes du Congo (UNAFEC) a déclaré ne plus appartenir à la coalition Lamuka qui, selon lui, était une plateforme électorale, informe Actualité.cd

Lamuka a porté la candidature de Martin Fayulu Madidi à la présidentielle du 30 décembre 2018. Gabriel Kyungu wa Kumwanza dit se reconnaître uniquement dans la plateforme Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi.

Moïse Katumbi n’a aucun problème avec le président Félix Antoine Tshisekedi, ajoute Kyungu, cité cette fois-ci par 7sur7.cd

Lui-même Moïse Katumbi le dit, c’est Félix qui est président, il n’y en a pas deux au pays, rappelle Kyungu Wa Kumwanza lors de son premier meeting au siège de l’UNAFEC, rouvert à Lubumbashi, après plusieurs mois de fermeture.

Sur un autre registre, La Prospérité se focalise sur le treizième anniversaire de la constitution de la RDC, publiée le 18 février 2006, et modifiée en 2011. A cet effet, un colloque de réflexion a été organisé sur le thème « le peuple et la Constitution ». Présent à cette activité riche en couleurs, le Professeur Emile Ngoy Kasongo retient que bon nombre de compatriotes méconnaissent cette loi des lois. Il interpelle, pour ce faire, les consciences des compatriotes et prêche la vulgarisation de cette loi fondamentale.

Le Phare se projette déjà dans la formation du futur gouvernement et titre : « l’opinion réclame de nouvelles têtes ».

Le changement que l’on souhaite au niveau des animateurs sociopolitiques, notamment ceux qui vont être appelés à animer le gouvernement. Le vœux du grand nombre est que plusieurs ministères stratégiques, devenus la chasse gardée de quelques individus, soient tenus par de nouveaux animateurs sans dossier noir. En d’autres termes, les Congolais dans leur grande majorité voudraient voir de nouvelles têtes imprimer un autre cachet au pays entier à l’instar de ce que l’on attend du nouveau Chef de l’Etat, propose le quotidien.

Félix Tshisekedi a reçu son prédécesseur Joseph Kabila ce dimanche

Kinshasa-

Le président de la République, Félix Tshisekedi a reçu ce dimanche à la cité de l'Union Africaine , son prédécesseur , Joseph Kabila.
D'après les sources à la Présidence, la désignation imminente du premier ministre a été au centre de leur discussions.

D'après les mêmes sources, deux noms circulent dans les couloirs de la cité de l'Union Africaine pour le poste de Premier ministre. Celui chef du patronat congolais, Albert Yuma et ainsi qu’ Henry Yav Muland, l’actuel du ministre des finances.

Le Premier ministre devrait sortir du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme parrainée par Joseph Kabila qui possède visiblement la majorité à l'Assemblée nationale.

Dans son dernier discours, le président sortant avait appelé à une coalition des forces progressistes pour faire face au « complot international ».
Face aux ambitions qu’affichent dans sa famille politique en vue de la primature, Joseph Kabila voudrait sans nul doute jouer à l'arbitrage pour qu’un consensus soit dégagé sur le choix du Premier ministre.

La dernière rencontre entre les deux hommes datait du 25 janvier lors de la remise et reprise au Palais de la nation.


MEDIA CONGO PRESS / LE FRANCOPHONEPLUS/ via lefrancophoneplus.com

  • Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Le Kenya promet d'aider Tshisekedi à stabiliser la RDC

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement/Limete lors de l’ouverture du conclave à Kinshasa, le 21/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président kényan Uhuru Kenyatta a proposé mercredi 6 février son aide pour ramener la paix et la stabilité en République démocratique du Congo (RDC), au cours d'une visite de son nouveau président, Félix Tshisekedi. Il a assuré à son interlocuteur qu'il avait tiré les leçons de la crise politique née de la contestation de sa réélection en 2017 par l'opposant Raila Odinga, qui avait fait plus de 90 morts.

Les deux hommes ont depuis promis d'oeuvrer ensemble pour la réconciliation dans le pays.

"Nous allons continuer à vous aider à atteindre la paix et la stabilité, parce que nous avons une expérience similaire à la vôtre, que nous pouvons vous faire partager", a assuré M. Kenyatta, cité dans un communiqué de la présidence.

Il a précisé que le Kenya était prêt à aider à former les fonctionnaires congolais, ainsi qu'à mettre en place des partenariats en matière de construction d'infrastructures et dans l'industrie minière.

Félix Tshisekedi a été proclamé élu par la Cour constitutionnelle le 20 janvier. Il a pris la succession de Joseph Kabila, resté au pouvoir pendant dix-huit ans et dont le camp a gardé la majorité des sièges à l'Assemblée nationale.

Cette première alternance pacifique dans l'histoire de la RDC est contestée par l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec 61% des voix et dénonce un "putsch" électoral.

Félix Tshisekedi a entamé en Angola sa première tournée à l'étranger dans ses nouveaux habits de chef d'Etat, depuis son élection après le scrutin du 30 décembre 2018.

Après le Kenya, il doit se rendre au Congo-Brazzaville.

Avec AFP/Radiookapi.net/LFP, via le francophoneplus.com

Info Congo - Actualité Congo - - Luanda-A Luanda, Felix Tshisekedi défend la légalité de sa victoire et vante

A Luanda, Felix Tshisekedi défend la légalité de sa victoire et vante "l'alternance pacifique"
05.02.2019, Luanda

Le Président Felix Tshisekedi
Félix Tshisekedi est arrivé mardi à Luanda pour son premier voyage officiel après son investiture comme 5e chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC) .
Le nouveau président a défendu la légalité de sa victoire contestée et vanté "l'alternance pacifique" dans son pays, tout en reconnaissant des "irrégularités" au cours du processus électoral.
"Je sais qu'il y a eu quelques imperfections, quelques irrégularités lors de ces élections, mais dans l'ensemble nous pouvons émettre un satisfecit parce que tout simplement (...) cette alternance s'est faite de manière pacifique", s'est réjoui M. Tshisekedi devant la presse, au cours de sa première visite à l'étranger depuis son investiture.
Il a discuté avec son homologue angolais João Lourenço de la relance de la coopération économique avec un accent sur le renforcement de l’emploi pour leurs citoyens respectifs et pour réduire l’immigration clandestine.
Ils ont aussi évoqué les problèmes sécuritaires qui touchent les deux pays.
Le président Lourenço a indiqué lors de la conférence de presse qu’il a conclu un accord avec son homologue congolais, indiquant que le temps est venu pour "des projets concrets".
Le chef de l’Etat angolais a rappelé que leurs deux pays se situent dans une région considérée comme "turbulente", obligeant l’un et l'autre à ne pas ignorer les problèmes communs de sécurité qui concernent aussi toute la région des Grands Lacs.
Parlant de l’expulsion des Congolais, le président Tshisekedi a reconnu que l’Angola était en droit de défendre sa souveraineté mais il a demandé que le rapatriement des Congolais se fasse avec une certaine dignité.
Félix Tshisekedi a déclaré qu’il était normal que les résultats des élections soient contestés car il s’agissait des toutes premières du genre tenues dans le pays mais il a noté qu’elles n’ont pas donné lieu à un bain de sang. Il a souligné que les contestataires n’ont présenté aucune preuve démontrant qu’ils ont gagné.

Proclamé élu par la Cour constitutionnelle le 20 janvier, Félix Tshisekedi a pris la succession de Joseph Kabila, resté au pouvoir pendant dix-huit ans, à l'issue des élections générales disputées le 30 décembre.
Cette première alternance pacifique dans l'histoire de la RDC est contestée par l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec 61% des voix et dénonce un "putsch" électoral.
Devant son homologue angolais Joao Lourenço, le chef de l'Etat congolais a balayé mardi la controverse.
"A ce jour, j'attends toujours la preuve de celui qui conteste le verdict de la Cour constitutionnelle, je n'ai toujours rien vu".
Félix Tshisekedi a confirmé qu'il était prêt à partager le pouvoir avec le camp de son prédécesseur, qui a gardé la majorité des sièges à l'Assemblée nationale.
"Il n'y a pas d'accord encore en ce moment, mais il y a des discussions (...), j'ai entrepris d'envoyer un message d'apaisement à M. Joseph Kabila et ses amis", a-t-il assuré, démentant toute volonté de "chasse aux sorcières".
"Nous allons gouverner le pays ensemble et pour cela nous allons nous mettre d'accord sur un programme déterminé", a poursuivi le nouveau président.
Félix Tshisekedi a également indiqué ne pas avoir "fait de proposition claire à Martin Fayulu" pour entrer au gouvernement mais lui a "donné des garanties quant à (son) comportement démocratique".
Le président congolais a par ailleurs demandé à Joao Lourenço un "soutien" au processus en cours dans son pays et l'a assuré de "sa parfaite collaboration" avec l'Angola.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Manuel Augusto, cité par l’Agence angolaise de presse, les deux pays qui ont des liens séculaires et même de consanguinité, voudraient renforcer leur coopération.
Ils ont en commun la plus longue frontière qu’avec tout autre pays.
Selon M. Augusto, le chemin de fer de Lobito devrait recouvrer son importance. Il a été rétabli en 2018 après de nombreuses années de fermeture.
Les deux pays doivent aussi exploiter ensemble une portion du fleuve Congo du côté de l’enclave de Cabinda et la RDC pourra fournir l'Angola en électricité, a souligné M. Augusto.

L’Angola est la première étape de la toute première tournée régionale du nouveau président congolais.
Félix Tshisekedi devra par la suite se rendre au Kenya et la conclure mercredi par le Congo-Brazzaville.
A l'investiture de M. Tshisekedi à Kinshasa le 24 janvier dernier, Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, était le seul chef de l’Etat étranger présent.
Le Cach (Cap pour le changement), plateforme électorale qui a porté Félix Tshisekedi au scrutin, était né à Nairobi, capitale du Kenya, après la volte-face contre la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition.

VOA / MCP via mediacongo.net

ACP : « Installation du bureau provisoire de l’Assemblée nationale de la troisième législature »

Des députés assistant à une plénière de l’Assemblée nationale congolaise lors d’une plénière le 03/10/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du mardi 29 janvier 2019

Les journaux parus ce mardi à Kinshasa commentent l’ouverture de la session extraordinaire de la 3e législature de la 3e République avec la première plénière de session extraordinaire de janvier 2019 consacrée à la mise en place du bureau provisoire.

Le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Jean Nguvulu Khoji a procédé lundi 28 janvier à l’installation du bureau provisoire de l’Assemblée nationale de la 3e législature au Palais du peuple dans la commune de Lingwala, renseigne l’Agence congolaise de presse (ACP).

Ce bureau est constitué d’un président, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza âgé de 80 ans, le doyen qui sera assisté par deux secrétaires, les deux benjamins Jackson Ausse Afingoto (âgé de 26 ans) et Aminata Namasia (âgée de 25 ans).

Cette composition répond aux dispositions légales qui stipulent que le bureau provisoire de l’Assemblée nationale est constitué du doyen des députés et deux plus jeunes députés nationaux, rapporte l’agence.

Le président du bureau provisoire, indique Forum des As, a rappelé à l’assistance les trois principales tâches de la présente session, à savoir : « la vérification et la validation des pouvoirs ; l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse, conformément aux dispositions de l’article 111 de la Constitution ».

Antoine-Gabriel Kyungu a exhorté les députés nationaux nouvellement élus à s’adonner suffisamment au travail parlementaire, en mettant à profit leur savoir-faire et leur disponibilité, fait remarquer Le Potentiel.

Pour rappel, note le quotidien, 485 députés nationaux ont été élus sur les 500 attendus, à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires des élections du 30 décembre 2018 publiés par la Commission électorale nationale indépendante. Au rendez-vous de lundi, 434 députés ont pris part et 51 élus ne se sont pas encore présentés, tandis que 15 sièges restent à pourvoir, rapporte le tabloïd.

Des Kinois se sont exprimés sur leurs attentes pour la nouvelle législature qui s'est installée lundi 28 janvier 2019 à l'Assemblée nationale, indique Actualite.cd.

Nombreux sont ceux qui mettent en garde les nouveaux élus contre la poursuite des intérêts personnels au lieu des intérêts communs, résume le site web.

A propos de ce processus électoral, le Journal du Citoyen consacre deux numéros à l’investiture de Félix-Antoine Tshisekedi et à la réaction de la communauté nationale et internationale à son élection. Ces éditions sont à lire ici :

/sites/default/files/2019-01/untitled_2.pdf

/sites/default/files/2019-01/untitled.pdf

 

Grève des agents de la TRANSCO

Dans un autre registre, les quotidiens de Kinshasa reviennent sur la grève des agents de la Société de transport du Congo (TRANSCO).

Les bus de la société Transport au Congo étaient invisibles sur les grandes artères de la capitale congolaise lundi 28 janvier, a constaté 7sur7.cd.

Selon ce portail, les agents ont décidé d’observer un mouvement de grève afin d’exiger le paiement de leur salaire qu’ils n’ont pas perçu depuis environ 6 mois.

Cet arrêt brusque de travail a occasionné une forte perturbation dans le déplacement de la population, particulièrement pour les élèves dont les parents souscrivent mensuellement à un abonnement de transport scolaire auprès de cette société, a pour sa part détaillé, l’ACP.

M. Michel Kirumba Kimuha, directeur général de cette société de transport en commun a justifié l’arrêt brusque de travail de ses agents par le retard de trois jours que l’entreprise a mis pour la paie du salaire du mois de janvier 2019, relaye l’agence.

Les agents de cette entreprise revendiquent le départ du directeur général, Michel Kirumba, révèle La Prospérité. Ce serait, à leur avis, la solution adéquate pouvant permettre de régler les différents problèmes notamment, liés au non-paiement des gratifications, primes de performance et de salaire, conclut le tabloïd.

«UNILU, ISTA, ISP/BUKAVU, TRANSCO, SCPT … Tshisekedi attendu sur plusieurs fronts », titre L’Avenir. Pour le quotidien, à peine investi comme 5ee président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi doit se battre pour réaliser son programme de campagne et régler plusieurs dossiers chauds relevant de plusieurs domaines.

Forum des As : « Leila Zerrougui : la MONUSCO assure Félix Tshisekedi de son soutien »

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Mme Leila Zerrougui répond aux journalistes lors d‘une conférence de presse spéciale à Kinshasa, le 16/10/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du jeudi 31 janvier 2019Les journaux parus ce jeudi à Kinshasa commentent la conférence de presse de la représente spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RDC, Leila Zerrougui.

L’installation d’un nouveau Président de la République en RDC, le renouvellement du mandat de la MONUSCO ainsi que la situation à Yumbi et dans la partie Est de la RDC sont les points essentiels abordés mercredi 30 janvier par Mme Zerrougui, résume Forum des As. Selon le journal, la cheffe de la MONUSCO a promis l’accompagnement et le soutien de la MONUSCO - qui demeure un partenaire du gouvernement congolais - au nouveau Président.

Mme Leila Zerrougui a demandé aux nouvelles autorités du pays de définir ce qu'elles estiment être leurs priorités pour le prochain mandat de la MONUSCO, ajoute le quotidien.

La patronne de la MONUSCO a souhaité aux Congolais une année de la stabilité, de l’unité et du démarrage vers un avenir meilleur, pour le développement du pays et la construction des relations avec le reste du monde, rapporte pour sa part L’Avenir.

Mme Zerrougui a aussi salué « l’attitude positive » des autorités congolaises qui ont demandé l’appui des forces de la MONUSCO pour « contrecarrer » les combattants FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) qu’elles accusent de planifier une attaque contre le Rwanda à partir de la RDC, ajoute pour sa part Actualite.cd.

Dans une correspondance datée du 18 janvier à Mme Zerrougui, détaille le site web, le ministre de la Défense Crispin Atama demandait « l’appui des forces de la MONUSCO » pour contrecarrer « le projet macabre » des FDLR qui constituaient une « coalition » au Sud-Kivu pour lancer un assaut sur le Rwanda.

Le Phare relève le fait selon lequel, Mme Zerrougui a fait état aux médias de l’arrivée imminente d’une délégation du Conseil de Sécurité en RDC. L’arrivée des délégués onusiens s’explique par la fin du mandat en cours de la MONUSCO et le début du prochain mandat des casques bleus en RDC dès le mois de mars
2019, avance le tabloïd.

« C’est ainsi que les officiels congolais sont appelés à dire clairement à leurs hôtes de marque ce qu’ils attendent de la MONUSCO en ce qui concerne le nouveau bail. Et c’est au regard des attentes des Congolais que le Conseil de sécurité va définir les termes de référence de ce prochain mandat des casques bleus », explique le journal.

Suspension du DG de TRANSCO

Sur un autre registre, les quotidiens commentent la suspension du directeur général de TRANSCO.

Une décision prise par le ministre des Transports, José Makila sur instruction du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, rapporte Cas-info.ca.

La suspension de Michel Kirumba fait suite au mouvement de grève déclenché depuis deux jours par les agents de cette société de transport en commun qui reprochent à leur chef la mauvaise gestion à la tête de la tête de cette entreprise publique, explique le site web d'infos.

L’intérim de Michel Kirumba sera assumé par son adjoint, note L’Avenir. Ainsi, analyse le quotidien, dans ce feuilleton, les agents de TRANSCO auront tout obtenu : le chef de l’Etat a instruit à la chaine des dépenses publiques pour que soient libérés en procédure d’urgence les arriérés dont bénéficient les équipages ainsi que tous les avantages revendiqués et la suspension du directeur général.

Avec ce qui vient de se passer à TRANSCO, conclut le tabloïd, l’on craint que le mouvement ne se généralise dans d’autres entreprises du portefeuille, qui sont du reste des canards boiteux.

Pour l’Intersyndical de TRANSCO, rapporte Forum des As, la grève n’a plus sa raison d’être car, "toutes les revendications inscrites dans le cahier de charges des grévistes ont été résolues par le Président de la République notamment la prime de 50.000 FC des agents et le treizième mois qui n’étaient pas payés ". L’Intersyndical demande aux travailleurs de mettre fin à la grève et de reprendre le travail dès ce jeudi 31 janvier, relaie le journal.

Toutefois, rappelle La Prospérité, les revendications des agents de TRANSCO n’étaient pas basées exclusivement sur leur paie, mais également sur l’amortissement des véhicules, la gestion de l’entreprise, le salaire très élevé du DG, sans oublier les achats des pièces de rechange des véhicules.

Le pape François aux Emirats arabes unis, une visite inédite

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A peine rentré des Journées mondiales de la jeunesse au Panama, le pape François est attendu en fin de journée ce dimanche 3 février aux Emirats arabes unis. C’est la première fois qu’un pape se rend dans la péninsule arabique.

Il a fait du dialogue interreligieux sa marque de fabrique. Pour rapprocher catholiques et musulmans, le pape François montre l'exemple. Après la Turquie en 2014, l'Egypte il y a deux ans, et avant le Maroc en mars prochain, le souverain pontife sera aux Emirats arabes unis à partir de ce dimanche pour une visite de trois jours.

Le pape François répond à l’invitation du cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, prince héritier d’Abou Dhabi, et à celle de la petite Eglise catholique. Aux Emirats arabes unis, la communauté  chrétienne – composée de travailleurs immigrés venus pour la plupart d'Inde et des Philippines – compte 900 000 fidèles, soit à peine 10 % de la population. Elle profite d'une totale liberté de culte, avec neuf églises et de nombreuses messes en douze langues qui se déroulent tout au long de la journée.

Le point culminant de cette visite sera la messe que le pape doit célébrer mardi. Les 130 000 tickets disponibles pour y assister se sont envolés en quelques heures.

Durant cette visite, le chef de l'Eglise catholique doit également s'entretenir avec de hauts dignitaires musulmans, bouddhistes, juifs et hindous, ainsi qu'avec le prince héritier Mohammed ben Zayed al-Nahyane. Dans une région très conservatrice, la visite de François permet aux Emiratis de s'affirmer comme des chantres de la paix et de la tolérance religieuse.


RFI / MCP/LFP,via lefrancophoneplus.com

RDC : François Beya nommé conseiller spécial en matière de sécurité de Félix Tshisekedi

Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

François Beya a été nommé conseiller spécial du chef de l’Etat Félix Tshisekedi en matière de sécurité. L’ordonnance présidentielle portant sa nomination a été lue samedi 2 février dans la soirée à la télévision nationale (RTNC), la chaîne publique congolaise.

François Beya, ancien directeur de la Direction générale de migration (DGM) remplace à ce poste Jean Mbuyu Luyongola, dernier conseiller de Joseph Kabila depuis février 2018.

Le nouveau conseiller en matière de sécurité du Président Tshisekedi était depuis douze ans à la tête de la Direction générale de migration. Il a presté au Conseil national de sécurité sous le régime du président Mobutu, à l'Agence nationale des renseignements (l’ANR) sous Laurent-Désiré Kabila, avant d’être nommé patron de la DGM par Joseph Kabila Kabange.

Il est remplacé à son ancien poste de directeur général de la DGM par Roland Kashwantale Chihoza.

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Le Francophoneplus du 31/01/2019

Irlande-Galway : un Congolais de Galway victime de violences xénophobes

Edo Kanyinda est Congolais d’origine, et vit en Irlande depuis plus de 18 ans. Il s’est installé avec sa famille à Galway à la partie Ouest du pays. Il est sole-trader et taximan. La semaine dernière, après-minuit, il a eu à bord un client avec sa femme et ses deux filles pour une course en dehors de la ville, de Galway.

En taximan professionnel, Kanyinda n’a pas eu d’interaction avec le passager qui était Irlandais, ni à sa suite. Alors qu’il conduisait, ce dernier lui a posé la question sur ses origines, Edo lui a répondu. D’emblée, l’Irlandais se mit à vociférer sur lui, utilisant de nombreuses insultes et gestes racistes. Son épouse et ses deux filles ne cessaient de lui (le passager) dire de se calmer, mais peine perdue. Comme les injures et gestes racistes ne suffisaient pas, le passager irlandais a saisi Edo par le cou et a déchiré sa chemise. Une agression physique motivée par la haine à sa race, noire. En dépit de cette agression verbale et physique dont il a été victime, Edo a amené ses clients au bon port. La femme de l’Irlandais a dû payer la facture de la course.

Edo Kanyinda est trésorier de l’association des Congolais de Galway, en Irlande : Galway Congolese Association. Le 28/01/2019 lors de la première réunion du Comité directeur de l’année 2019, Edo a informé les membres du comité de l’incident à caractère raciste dont il a été assujetti : « moi [Edo Kanyinda, NDLR], j’ai été abusé la semaine dernière, ça m’a beaucoup touché et ça me dérange », s’est-il-plaint. Le Comité directeur lui a conseillé de rapporter les faits à la Police (Gardaí).

Galway Congolese Association va saisir les autorités compétentes et les organisations de défense des droits humains pour que justice soit faite, et en même temps lutter contre la xénophobie et la discrimination raciale au niveau local, régional et national.

Jean Bonsenge

Le Francophoneplus/, via le francophoneplus.com

Le Président Félix Tshisekedi édifié sur le fonctionnement de la 2ème législature

 Internet
Kinshasa - A peine investi, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est entré dans les habits du Président de la République et s’est mis au travail. Le nouveau Chef de l’Etat sait qu’il n’aura pas de délai de grâce au regard des attentes de la population, qui sont pressantes, nombreuses et complexes.

« Félix, n’oublie pas, Papa a dit ‘le peuple d’abord’», lui ont rappelé la population en guise d’interpellation lors de la cérémonie de passation de pouvoir. Cependant, pour rencontrer les préoccupations des Congolais, le Président de la République doit au préalable s’imprégner du rouage du pouvoir.

Il doit procéder à un état des lieux des secteurs vitaux de la vie nationale. Ceci lui permettra de savoir qu’est-ce qui n’a pas marché lors du régime précédent et quelles en sont les causes de manière à arrêter des stratégies pour remonter la pente.

C’est dans ce cadre, croit-on savoir, qu’il s’est entretenu le lundi à la cité de l’Union africaine avec l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, qui lui a fait rapport sur le fonctionnement de la 2ème législature. Cette rencontre a coïncidé avec l’ouverture d’une session extraordinaire de la 3ème législature au Palais du peuple, laquelle a abouti à l’installation du bureau provisoire piloté par Gabriel Kyungu, en sa qualité de doyen d’âge, assisté de deux plus jeunes députés nationaux.

Dans le cadre de l’état des lieux des secteurs vitaux de la vie nationale, il faut rappeler la tenue de la réunion du Conseil supérieur de la défense présidée vendredi dernier par le Président de la République, qui s’est focalisée essentiellement sur l’état des lieux de différents services de sécurité.

La séance de travail entre la présidence de la République et la Banque centrale ainsi que les ministres du Budget et des Finances procède également de la volonté de nouvelles autorités de faire le point de la situation sur l’état des finances publiques.

Théodore Ngangu/MMC 

Les mesures du Chef de l’Etat à la suite de la mort de trois étudiants et un policier dimanche à Lubumbashi

 Internet
Kinshasa - Une série de mesures viennent d’être prises par le président de la République suite à la mort de trois étudiants tués lors d’une manifesatation à Lubumbashi.

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris une série de mesures à la suite de la mort de trois étudiants dimanche qui réclamaient le rétablissement de la desserte en eau et électricité sur le campus universitaire de Lubumbashi et protestaient contre le réajustement des frais d’études annoncé par le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Selon un communiqué de la Présidence de la République lu dimanche sur les antennes de la RTNC, ces incidents ont été provoqués par un officier principal de la Police nationale congolaise (PNC), Yawe Bertin, qui avait ordonné de tirer, sans sommation, sur les étudiants qui revenaient d’un entretien avec le gouverneur de la province du Haut-Katanga. Le bilan provisoire fait état de trois étudiants et un policier décédés.

Selon la même source, le Chef de l’Etat, Commandant suprême des forces armées, Garant de la Nation, de la paix et de la sécurité, soucieux de faire respecter scrupuleusement les droits humains et les libertés publiques, a condamné avec force cet acte d’un officier supérieur principal, en attendant l’enquête qui sera diligentée sans délai.

Le Président de la République, a décidé aussi la suspension de la mesure portant réajustement des frais académiques pris par le ministre de l’ESU, qui doit être entendu sur ce fait afin d’établir les responsabilités, annonce encore ce communiqué.

Le Président de la République appelle la population estudiantine au calme et à la retenue et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes aussi bien civiles que policières.

ACP 

RDC : Félix Tshisekedi suspend les recrutements et mises en place « jusqu’à nouvel ordre »

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement/Limete lors de l’ouverture du conclave à Kinshasa, le 21/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a suspendu, vendredi 25 janvier, tous les recrutements et mises en places dans les entreprises, services et établissements publics « jusqu’à nouvel ordre ». Cette mesure ne concerne pas les « cas exceptionnels » qui devront être soumis à l’autorité préalable du chef de l’Etat.

Toutes les liquidations des dépenses publiques autres que celles liées aux charges du personnel, sont également suspendues, ajoute le communiqué signé par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe.

Selon le communiqué lue à la télévision publique RTNC, ces mesures sont prises à titre conservatoire en vue d’éviter « de saigner les finances publiques des dépenses abusives et complaisantes ainsi que des nominations et/ou des embauches de positionnement dans l’administration publique tout comme dans les entreprises de l’État. »

Cette instruction est donnée à l’intention tous les membres du gouvernement et dirigeants des entreprises, établissements ainsi que des services publics de l’État, précise le communiqué.

Le duo Kamerhe-Kolongele au cabinet présidentiel

Dans une ordonnance présidentielle signée le même vendredi 25 janvier, le président de la République a désigné Vital Kamerhe comme son directeur de cabinet. Désiré-Cashmir Kolongele Eberande a été nommé directeur de cabinet adjoint en charge des questions juridiques, politiques et administratives de Félix Tshisekedi.

Vital Kamerhe a effectué la remise et reprise avec l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, président sortant, Néhémie Mwilanya.

A la prise de sa fonction, Vital Kamerhe a fait savoir qu’il va travailler « dans un esprit de cohésion pour faire avancer les choses en commençant par où le directeur de cabinet Néhémie Mwilanya s’est arrêté. »

« Nous le [Néhémie Mwilanya] remercions pour le travail abattu avant nous. Je crois c’est ça la renaissance du Congo. Ceux qui partent ne sont pas partis [Ndlr : Néhémie Mwilanya a exprimé sa disponibilité d’apporter son expertise au nouveau cabinet]. On ne va pas inventer la roue », a-t-il souligné.

Il a aussi précisé que la formation de son cabinet requiert « d’important détails techniques. »

« Le cabinet du chef de l’Etat est politique, mais il est avant tout technique. On ne devient pas conseiller du président de la République quand on veut. On doit maitriser la matière. C’est la République qui se gère dans cette maison », a indiqué le directeur de cabinet.

 

Vital Kamerhe, un collaborateur expérimenté au côté de Félix Tshisekedi

Kinshasa26-01-2019Politique - Après son investiture à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi a procédé à la remise et reprise avec son prédécesseur Joseph Kabila.
Le tout nouveau président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a pris possession de ses bureaux au Palais de la nation le vendredi 25 janvier à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange. Cette remise et reprise s’est passée dans un climat bon enfant.
Dans la matinée de vendredi, Joseph Kabila a accueilli au perron du Palais de la Nation, autour de 11 heures, le président de la République Félix Tshisekedi. Les deux personnalités se sont vite dirigées vers les bureaux du chef de l’Etat, où ils se sont entretenus pendant près de deux heures. Après la cérémonie de remise et reprise, Félix Tshisekedi a accompagné Joseph kabila jusqu’à la sortie du Palais de la Nation. Les deux présidents se sont donné des accolades avant que Joseph Kabila prenne le volant de sa pick-up et quitte l’enceinte du Palais de la Nation sous les applaudissements des collaborateurs de Félix Tshisekedi.
«L’intérêt des Congolais sera mon premier souci», a confié Félix Tshisekedi dans un court échange avec la presse après le départ de son prédécesseur. Devant la presse, le chef de l’Etat a rassuré qu’il était « très en forme ». « Ça va, je vais très bien. Ça se voit, je viens d’une très longue réunion… je suis très en bonne forme », a-t-il confié. Le malaise de F. Tshisekedi au moment de son discours d’investiture a suscité une panique dans la population, tant pour celle qui était présente au Palais de la Nation que des millions téléspectateurs qui suivaient l’événement historique en direct de la télévision nationale.
A la question sur la recommandation, mieux le testament de son défunt père Etienne Tshisekedi, « le peuple d’abord », la réponse de Félix Tshisekedi a été sans équivoque : « ça sera le fil conducteur de mes 5 ans de présidence ». « L’intérêt des Congolais sera mon premier souci. On se pose la question sur les sacrifices qu’il faut faire sur certaines habitudes qui n’entrent pas dans le cadre de l’intérêt supérieur de la nation. On essaie d’entrer dans la peau de président et de s’habituer à la fonction », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le 5è président de la République s’est dit être « conscient d’avoir la responsabilité des millions d’âmes ». Il s’est engagé à remplir sa fonction au jour le jour. « On n’a jamais eu l’expérience avant d’entrer dans cette fonction, l’expérience commence aujourd’hui au jour J zér o », a précisé Félix Tshisekedi.
Vital Kamerhe, Dircab
Un des premiers actes posés par Félix Tshisekedi est la nomination de Vital Kamerhe au poste de directeur de son cabinet. Ce dernier a affirmé que le nouveau cabinet de la présidence de la République travaillera dans la cohésion notamment avec l’ancien.
« Nous allons travailler dans un esprit de cohésion pour faire avancer les choses en commençant par où le directeur de cabinet Néhémie Mwilanya s’est arrêté. Nous le remercions pour le travail abattu avant nous, je crois c’est ça la renaissance du Congo. Ceux qui partent ne sont pas partis [Ndlr : Néhémie Mwilanya a exprimé sa disponibilité d’apporter son expertise au nouveau cabinet]. On ne va pas inventer la roue », a indiqué Vital Kamerhe après la cérémonie de remise et reprise ave le professeur Néhémie Mwilanya.
Vital Kamerhe s’est dit conscient de la lourde tâche qui les attend et est disposé de travailler avec tout le monde. « Avec l’amour qui nous caractérise, en tenant compte de tous les équilibres, nous allons tous travailler. Notre souci c’est que le président Félix Tshisekedi réussisse. S’il réussit, c’est le CACH qui réussit, c’est le peuple congolais qui réussit parce qu’il m’a rappelé lui-même aujourd’hui qu’il a été interpellé hier par la population congolaise à l’unisson : +Félix n’oublie pas, papa avait dit le peuple d’abord+. Donc, ce n’est pas le moment de fêter. Nous mesurons la charge, elle est immense, incommensurable », a-t-il renchérit.
Ancien président de l’Assemblée nationale, membre dans plusieurs cabinets ministériels, Vital Kamerhe est un économiste doublé d’un fin politicien. Il est présent dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo de ces 20 dernières années. Il connait tous les rouages politiques. Compagnon de lutte de Félix Tshisekedi dans le cadre de CACH, Cap pour le changement, la coalition électorale qui a porté l’actuel président de la République au sommet de la magistrature suprême, le président de l’UNC sera un soutien de taille pour ce quinquennat.
Le Potentiel

Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

Suivez la cérémonie en direct:

 

Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

 

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

Suivez la cérémonie en direct:

 

Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

 

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

Suivez la cérémonie en direct:

 

 

Malaise de Tshisekedi, victime de l’émotion pendant son discours d’investiture

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a été obligé d’interrompre pendant douze minutes son discours d’investiture, victime de l’ « émotion », jeudi au palais présidentiel à Kinshasa sous les yeux de son prédécesseur Joseph Kabila, des invités officiels et de centaines de ses partisans. « Ca ne va pas », a déclaré M. Tshisekedi, avant de s’arrêter au milieu de son discours.

M. Tshisekedi, 55 ans, s’est ensuite assis sur une chaise pendant dix minutes, il a été notamment assisté par ses proches et par Dr Oly Ilunga, ministre de la Santé.

La chaîne d’Etat RTNC a interrompu la retransmission en direct de la cérémonie d’investiture marquant la première transition pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo, On lui a servi une bouteille d'eau. Le protocole d'Etat lui a enlevé la veste et l'a entouré.

La retransmission a repris au bout d’une dizaine de minutes avec le retour du nouveau président à la tribune, sous les cris de joie de ses supporteurs mêlés aux invités officiels.

En reprenant la parole, il est apparu moins encombré. Sans doute que son gilet par balle lui a été retiré, estiment certains témoins.

« Un célèbre président de notre pays avait dit en son temps: comprenez mon émotion », a repris Félix Tshisekedi, allusion à la phrase du maréchal Mobutu annonçant la fin du parti unique et une relative ouverture démocratique le 24 avril 1990.

« La campagne que nous avons eu à mener » et « le travail de préparation » « ont eu raison de ma personne humaine », a-t-il poursuivi.

« Je m’en excuse auprès du président de la République et de nos distingués invités », a-t-il lancé en direction de son prédécesseur, resté largement impassible derrière ses lunettes de soleil

RDC : Joseph Kabila exhorte les forces politiques à une coalition pour « un Congo fort et prospère »
Publié le mer, 23/01/2019 - 22:55 | Modifié le mer, 23/01/2019 - 22:55

Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo lors de la prestation de serment des juges de la cour constitutionnelle à Kinshasa, le 13/07/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Dans sa dernière allocution à la nation ce mercredi 23 janvier 2019, Joseph Kabila président sortant de la République Démocratique du Congo a exhorté les forces politiques issues des élections du 30 décembre dernier à former une coalition pour un « Congo fort et prospère ».
Le dernier message de Joseph Kabila à la nation aura duré 14 minutes 30 secondes.
Le chef de l’Etat congolais qui va passer la main jeudi à son successeur a succinctement dressé le bilan de ses 18 ans au pouvoir. Joseph Kabila s’est félicité de la réunification du pays écartelé à son accession au pouvoir, en janvier 2001, en « autant des principautés qu’il y avait des chefs de guerre ».
« Grace à la mobilisation de l’ensemble de notre peuple, aux dialogues permanents avec les forces politiques et sociales, à l’action de nos vaillantes forces de défense et de sécurité – chaque jour mieux équipées, plus professionnelles et efficaces – à une diplomatie agissante, à des reformes institutionnelles courageuses notamment la décentralisation et la récente révision du code minier, et à une politique monétaire et une gestion des finances publiques rigoureuses, le pays a été pacifié et réunifié, l’économie stabilisée, puis relancée, la reconstruction engagée, […] et les avancées sans précédent enregistrées en matière de démocratisation et de l’instauration de l’Etat de droit », s’est réjoui le président Kabila.
Le chef de l’Etat congolais a félicité son peuple qui s’est rendu aux urnes le 30 décembre dernier dans le calme, se félicitant que pour la première fois le pays a financé seul l’organisation de ses élections. Des élections qui ont ouvert la voie à un transfert pacifique et civilisé de pouvoir entre un chef de l’Etat sortant et un chef de l’Etat entrant, « rêve devenu réalité », affirme Joseph Kabila.
Le président congolais a aussi fait une « exhortation pressante » aux leaders politiques afin qu’ils coalisent leurs efforts et regardent dans la même direction, la majorité parlementaire n’ayant pas coïncidé avec la majorité qui a porté au pouvoir son successeur, le président élu Felix Tshisekedi Tshilombo.
Joseph Kabila en a ainsi appelé à « une coalition contre les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contrepartie pour nos enfants. Coalition pour défendre y compris au prix du sacrifice suprême l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays. Coalition pour une prospérité partagée et une cohésion nationale chaque jour renforcée. Coalition pour parfaire les chantiers en cours et en ouvrir d’autres plus ambitieux dans le domaine des infrastructures, du développement agricole, de la transformation locales de nos ressources natures, du renforcement de notre leadership sur le continent et sur le marché mondial des minerais stratégiques. Bref une coalition pour un Congo fort et prospère », a plaidé Joseph Kabila.
A son successeur Felix Tshisekedi à qui il va passer la main « sans regret et sans remords », Joseph Kabila assure qu’il pourra compter sur lui chaque fois qu’il le souhaitera et que « l’intérêt du pays l’exigera ».

La France prend note de la victoire de Félix Tshisekedi en RDC

Clôture de l’Ambassade de France à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La France prend note de la proclamation des résultats faite par la Cour constitutionnelle, le 19 janvier et de la victoire de M. Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle, en République démocratique du Congo, indique ce lundi 21 janvier le ministère français des Affaires étrangères.

« Cette élection a permis aux Congolais d’exprimer avec force et dans le calme leur désir d’alternance. Nous formons le vœu que le nouveau Président sache y répondre et l’appelons à poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs du pays pour y parvenir », indique un extrait de point de presse publié sur le site du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

La France sera représentée à la cérémonie d’investiture par son ambassadeur en République démocratique du Congo, précise le document.

RDC-Présidentielle : La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi

Samedi 19 janvier 2019 - 23:40

Photo ACTUALITE.CD
Photo ACTUALITE.CD

La Cour Constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux électoral, a confirmé ce samedi 19 janvier la victoire de Félix-Antoine Tshilombo à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Par rapport à la requête de la Dynamique de l’opposition (au nom de Martin Fayulu) en contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, la cour constitutionnelle a rejeté la demande d’audition des missions d’observation électorale. Elle la qualifie de « sans objet ». Elle a conclu que la demande d’annulation du vote pour la présidentielle dans les circonscriptions de Beni et Butembo est « recevable mais non fondée ».

Aussi, les juges de la Cour constitutionnelle considèrent que la demande de recomptage des voix est exceptionnelle, que la demande est « absurde » et que la Dynamique de l’opposition n’a apporté aucune preuve.

La Cour a également rejeté par ailleurs la requête de Théodore Ngoy Ilunga Wasenga qui contestait la régularité des résultats du même scrutin.

Selon les résultats publiés par la CENI et confirmés par la Cour Constitutionnelle, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l’a emporté avec 7.051.013, soit 38,57%. Il est suivi de Martin Fayulu Madidi avec 6.366.732, soit 34,83%, et d'Emmanuel Ramazani Shadary avec 4.357.359, soit 23,84%.

Sur place, aux alentours du bâtiment du Palais de justice, quelques centaines de militants se réclamant de l’UDPS ont célébré cette nouvelle en klaxonnant notamment.

 

Félix Tshisekedi nomme un nouveau directeur de cabinet

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Félix Tshisekedi a nommé mercredi 16 janvier 2019, Eberande Kolongele comme son nouveau directeur de cabinet.

Originaire de Bandundu, il remplace à ce poste, Deo Kadia.

Le nouveau directeur de cabinet de Félix Tshisekedi est professeur à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa, et détenteur d’un doctorat à l’Université de Paris- Sorbonne.


AFRICA243 / MCP/ LFP, via lefrancophoneplus.com

Brexit : y aura-t-il du papier toilette en Angleterre à Noël ?

L’ancien ministre britannique des affaires européennes Denis MacShane est préoccupé par les conséquences d’un Brexit sans accord sur les stocks de.... papier hygiénique.

Par Marie de Vergès Publié aujourd’hui à 18h13

À Kendal (nord-ouest de l’Angleterre), en août 2015.
À Kendal (nord-ouest de l’Angleterre), en août 2015. Suzanne Plunkett / REUTERS

L’avenir de la frontière nord-irlandaise ? La perte du passeport financier européen ? Non, c’est un sujet plus prosaïque qui semble tracasser l’ancien ministre britannique des affaires européennes, Denis MacShane, en cas de Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

« Les Anglais sont les plus gros consommateurs de papier toilette en Europe », a souligné cet ex-député travailliste, mercredi 16 janvier, dans l’émission « C dans l’air », sur France 5. La mine imperturbable, M. MacShane s’est ému des risques de pénurie concernant ce produit indispensable au quotidien, si les barrières douanières étaient soudainement rétablies, provoquant des files interminables de camions bloqués aux frontières. « Il n’y a qu’une seule journée de stock chez nous », a-t-il encore fait valoir.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Brexit : l’inquiétante impréparation des entreprises françaises

Réserves de pulpe

Par-dessus le marché, le pays est très dépendant de l’extérieur, puisque plus de 80 % de son approvisionnement dépend de matière première ou de rouleaux importés. Et ces derniers, encombrants, ne sont pas simples à entreposer. De là à décréter l’état d’urgence, il reste un pas que le très proeuropéen Denis MacShane semble avoir franchi un peu rapidement.

« Je peux calmer les inquiétudes en matière de papier toilette », nous confie, un brin solennel, Andrew Large, directeur général de la confédération britannique des industries du papier. Le pays dispose de réserves de pulpe pour fabriquer le papier permettant de tenir quelques mois, et celles de produits finis couvrent deux à trois semaines, assure-t-il.

Ceux qui ne seront pas rassurés pourront toujours suivre l’exemple de M. MacShane : « Je commence à couper les journaux, surtout [ceux du magnat des médias] Rupert Murdoch, et je fais mon petit stock personnel », a-t-il conclu.

Marie de Vergès

Brexit : « Les députés britanniques semblent favorables à un accord plus proche de l’UE »

Pour notre correspondant à Londres, Philippe Bernard, « le Royaume-Uni ne sait plus quoi faire du Brexit depuis le rejet de l’accord avec l’UE mardi soir ».

Publié aujourd’hui à 14h50, mis à jour à 14h50

Dans le quartier de la City, à Londres, le 16 janvier 2019.
Dans le quartier de la City, à Londres, le 16 janvier 2019. ED ALCOCK / M.Y.O.P. POUR « LE MONDE »

Philippe Bernard, correspondant du Monde à Londres, a répondu aux questions des internautes à la suite du vote du Parlement britannique contre l’accord sur le Brexit.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  May et le Brexit en sursis après le vote sanction de Westminster

Lili : Quel est le pronostic pour le vote de confiance ? Comment sont comptées les abstentions, si s’abstenir est permis (dans le vote d’hier aucune abstention n’est rapportée) ?

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, a déposé cette motion de censure hier soir dans la foulée du vote des députés car il l’avait promis en application de sa stratégie de faire tomber le gouvernement May pour déclencher de nouvelles élections législatives. Mais il a peu de chances de remporter ce vote. La majorité est fixée à 320 votes à la Chambre des Communes. Le Labour en dispose de 256 et ses alliés pour cette motion de censure respectivement de 35 (Parti national écossais), 11 (LibDems), 4 (Plaid Cymru gallois) et 1 (Verts). Les 10 députés du Parti démocratique unioniste (DUP) nord irlandais alliés de Mme May, vont refuser la censure, comme la grande masse des 317 élus conservateurs qui n’ont aucune intention de laisser le pouvoir à M. Corbyn, qu’ils considèrent comme un dangereux marxiste.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Ambigu sur le Brexit, Jeremy Corbyn fait face aux sentiments pro-européens des adhérents du Labour

Lip : Qui a le pouvoir de convoquer un second référendum ?

Seul le gouvernement peut prendre cette décision, comme il l’a fait pour le vote de juin 2016 sur le Brexit, ou pour celui de 2014 sur l’indépendance de l’Ecosse. Mais il faut aussi que les députés approuvent une loi qui l’organise. Ce sont eux par exemple qui décident de la rédaction de la question posée. Une proposition de loi visant à organiser un second référendum sur le Brexit a justement été déposée ce matin au Parlement par Dominic Grieve, ancien attorney general et député conservateur proeuropéen, lui-même favorable au maintien dans l’UE.

Thomas : Alors que l’hypothèse d’un « no deal » paraît plus menaçante que jamais, et sachant que l’une des principales raisons de l’échec du référendum d’indépendance de l’Ecosse était la sortie de l’UE, les Ecossais envisagent-ils un nouveau référendum d’indépendance ?

Il n’est pas exact que l’hypothèse d’un « no deal » soit plus menaçant que jamais. C’est plutôt le contraire depuis le vote des députés mardi soir. Non seulement une écrasante majorité de députés (probablement 600 sur 650) sont résolument opposés à un no deal qui serait catastrophique pour l’économie et l’emploi, mais la tendance est plutôt favorable à un accord encore plus proche de l’UE que celui négocié par Theresa May. La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon (indépendantiste), est justement à Londres aujourd’hui. Elle réclame l’arrêt du processus de Brexit et un second référendum (sur le Brexit).

Aji : En cas de Brexit, le RU risque t’il d’exploser, comme l’Ecosse qui souhaite rester dans l’UE ?

Philippe Bernard : Le vote de 2016 favorable au Brexit était en effet limité à l’Angleterre et au Pays de Galles. L’Ecosse a voté à 62 % pour rester dans l’UE et l’Irlande du Nord à 55,8 %. Le risque de désunion existe donc. Mais ce n’est pas le problème de l’heure. Pour l’instant, c’est le Royaume-Uni dans son ensemble qui, depuis le rejet de l’accord avec l’UE hier soir par les députés, ne sait plus quoi faire du Brexit.

Anonyme : Est-il envisageable que la monarchie puisse prendre parti ? Cette option est-elle envisagée/sollicitée par certains britanniques ?

Non, une intervention de la reine est non seulement impensable mais elle serait perçue avec une grande hostilité. Qu’imaginez-vous d’ailleurs qu’elle puisse dire ? Qu’ils soient respectueux et/ou indifférents vis-à-vis de la monarchie, les Britanniques considèrent qu’elle n’a pas à se mêler de politique. La reine est largement utilisée comme un instrument de « soft power » sur le plan international et il peut lui arriver de glisser un mot lourd de sens dans certaines occasions (référendum sur l’indépendance écossaise). Mais la confusion est déjà suffisante sur le Brexit pour que personne ne souhaite qu’elle vienne mettre son grain de sel.

Jacques : Bonjour, et merci pour ce live. Depuis qu’il est acté que le RU peut seul décider d’annuler le Brexit sans l’accord des 27, les états membres pourraient-ils refuser d’accroître les délais pour leur permettre un second référendum pour les sanctionner d’avoir voulu partir ? Comment le suspens de l’article 50 se déciderait-il ?

Comme déjà indiqué, Londres peut stopper le Brexit mais il lui faut l’accord des 27 pour prolonger la procédure. Les Etats membres ont donc la possibilité de le refuser, mais on voit mal pourquoi ils le feraient si les Britanniques montraient enfin leur accord sur une solution acceptable des deux côtés. Le vide juridique qu’entraînerait un défaut d’accord (“no deal”) serait catastrophique pour le Royaume-Uni mais très dommageable pour les 27, en particulier pour la France (trafic trans-Manche, région des Hauts-de-France notamment).

victor64500 : Bonjour, L’ampleur du rejet du texte hier soir est-elle un camouflet pour Michel Barnier ?

C’est à coup sûr un camouflet pour Theresa May qui a négocié avec Bruxelles en “oubliant” qu’elle aurait besoin d’une majorité au Parlement en bout de course. Il s’agit d’un problème de leadership politique britannique qui n’est pas du ressort de l’UE. Michel Barnier a “fait le job” : maintenir l’unité des 27 (ce n’était pas gagné) et parvenir à un accord qui préserve l’intégrité et les prérogatives de l’UE. Mais vous avez partiellement raison : l’absence de deal est un problème pour l’UE.

Pascal_63 : En cas d’abandon du Brexit, le Royaume-Uni devra-t-il rembourser à l’UE tous les coûts engendrés par deux ans de procédures pour rien ? Ca semblerait logique, non ?

La question n’est pas posée et donc pas encore débattue. Il s’agit surtout d’une énorme consommation de temps et d’énergie des deux côtés. Le gouvernement britannique, phagocyté par le Brexit, ne fait plus grand-chose d’autre face aux problèmes du pays (inégalités sociales, pénurie de logement, etc). Mais en cas d’abandon du Brexit, l’UE serait trop heureuse de récupérer la contribution britannique.

Lire notre portrait : John Bercow, speaker tonitruant de la Chambre, s’est imposé en arbitre du Brexit

Fabien : Si le Royaume-Uni quitte finalement l’UE sans accord, qu’adviendra t’il de sa dette d’une quarantaine de milliards d’euros envers l’UE ? S’il refuse de l’honorer, y aura t’il des sanctions de la part de l’UE ?

La dette en question (39 milliards de livres sterling soit 44 milliards d’euros) n’est pas un « droit de sortie » mais le montant des obligations déjà souscrites par le Royaume-Uni et qui ne seraient pas honorées en cas de Brexit. Certains responsables conservateurs brandissent la menace de son non-règlement si l’UE ne signe pas un accord de libre-échange dans les deux années qui viennent. Un divorce sans accord n’effacerait certainement pas cette dette aux yeux de l’UE mais provoquerait probablement un contentieux à régler par la Cour de justice de l’UE.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Le Brexit, ce poison des réveillons familiaux

Conference annuelle du CBI, principal syndicat du patronat du Royaume-Uni. Discours de Theresa May, premier ministre du Royaume-uni. *** Local Caption *** Confederation of British Industry
ERIC TSCHAEN / REA

Theresa May, la naufragée du Brexit

Par Philippe Bernard

Vaillante mais sans pensée claire sur l’Europe, la première ministre britannique démontre depuis deux ans son incapacité à mener à bien la sortie de l’Union européenne.

Si un scénariste d’Hollywood s’emparait à l’avenir du palpitant scénario du Brexit, il pourrait intituler sa série « Survivor ». Theresa May en serait l’héroïne. Ou la mauvaise fée. Ce serait l’histoire d’une fille de pasteur anglican ambitieuse et secrète, conservatrice tendance Oxfordshire profond, mais éclairée, propulsée à Downing Street au moment le plus crucial de l’histoire britannique depuis la seconde guerre mondiale. Le pays attendait tout d’elle après la désertion des hommes qui l’avaient précipité dans le chaos : David Cameron, organisateur du référendum de juin 2016 censé unifier le parti conservateur, et Boris Johnson, chef inconséquent de la campagne pro-Brexit.

Brexit en direct :toutes les réactions après le vote du Parlement britannique contre l’accord

La ministre de l’intérieur, surtout connue jusque-là pour ses escarpins léopard et son échec à tenir sa promesse de baisser les flux d’immigration, avait alors fait don de sa personne au Royaume-Uni. Depuis, la fille unique du pasteur Hubert Brasier a suivi un long chemin de croix, un an et demi de négociations pour trouver un accord sur le Brexit avec l’Union européenne (UE). Son rejet massif par le Parlement britannique, mardi 15 janvier au soir (432 voix contre 202), n’est qu’une station de plus sur ce chemin.

Elevée dans le sens du devoir, elle a supporté plus d’avanies, avalé plus de couleuvres, essuyé plus d’humiliations qu’aucun responsable politique du moment. Donald Trump a affirmé devant elle que son ancien ministre Boris Johnson « ferait un formidable premier ministre » à sa place ; Boris Johnson a qualifié de « crotte » son plan pour le Brexit ; l’ancien ministre des finances George Osborne l’a traitée de « cadavre ambulant » et la presse de « première ministre zombie ».

[En direct] Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés, la CPI ordonne leur remise en liberté

15 janvier 2019 à 11h19 | Par Jeune Afrique

La Cour pénale internationale (CPI) a « fait droit aux demandes d'acquittement » de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, et prononcé leur libération. Détenu depuis le 30 novembre 2011, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) va donc pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen, à La Haye.

Avec Anna Sylvestre-Treiner à La Haye, Vincent Duhem, Baudelaire Mieu et André Silver Konan à Abidjan, et Alain Aka à Paris. Cet article est réactualisé régulièrement, les horaires sont donnés en heure de Paris. Pour rafraîchir, cliquez ici.

• La CPI a « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et « ordonne [leur] mise en liberté ».

• La mise en liberté des deux hommes est suspendue jusqu’à mercredi, afin de laisser le temps à l’accusation de répondre à la décision historique rendue par la CPI.

• Alassane Ouattara a « pris acte » de la décision, selon l’un des avocats de l’État ivoirien

13 h 30 – Guy Labertit : « Les gens vont ouvrir les yeux »

« C’est un grand soulagement au plan humain. En tant que citoyen français, je repense au rôle qu’a joué l’État français, en particulier sous Nicolas Sarkozy », a réagi Guy Labertit, socialiste français proche du Laurent Gbagbo. « Je pense que les gens vont ouvrir les yeux sur ce qui s’est passé, sur le fait que la France et la communauté internationale n’ont jamais accepté l’élection de Laurent Gbagbo », a-t-il jugé.

13 h 20 – Florent Geel (FIDH) : « C’est l’impunité totale »

IL N’Y A PLUS DE RESPONSABLES POLITIQUES ET MILITAIRES DE LA CRISE POST-ÉLECTORALE QUI VONT RENDRE DES COMPTES

« C’est une décision qui était malheureusement prévisible et à laquelle on s’était évidemment préparé », explique à Jeune Afrique Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

« Mais c’est une décision qui demeure malgré tout décevante, notamment par rapport aux victimes et à la justice. Avec cette décision d’acquittement de la Cour pénale internationale et l’ordonnance d’amnistie prise par la président Ouattara le 6 août 2018 et confirmée par une loi adoptée par l’Assemblée nationale ivoirienne le 19 décembre 2018, il n’y a plus aujourd’hui de responsables politiques et militaires de la crise post-électorale qui vont rendre des comptes sur les crimes qui ont été commis et il en n’y aura plus à l’avenir. C’est à dire que c’est l’impunité totale », regrette-t-il.

13 h 15 – Alassane Ouattara « est calme et prend acte de cette décision » (avocat)

LE PROCUREUR VA FAIRE APPEL. LAURENT GBAGBO POURRAIT ALORS NE PAS ÊTRE LIBÉRÉ ET ÊTRE ASSIGNÉ À RÉSIDENCE, PAR EXEMPLE EN BELGIQUE

Jean-Paul Benoit, avocat de l’État de Côte d’Ivoire, a assuré à Jeune Afrique que le président ivoirien prenait l’annonce de cet acquittement avec calme. « J’ai eu Alassane Ouattara au téléphone. Il est calme. C’est un homme que je connais depuis trente ans, et je vous le dis sans langue de bois : le président ivoirien est calme et prend acte de cette décision », a-t-il affirmé.

« Cette décision était un des scenarii possibles, nous nous y étions préparé. Mais je tiens à souligner que la procédure n’est pas terminée. Le procureur va faire appel. Laurent Gbagbo pourrait alors ne pas être libéré et être assigné à résidence, par exemple en Belgique, qui a accepté de l’accueillir. »

« Je ne comprends pas qu’après huit années de détention, des confirmation des charges, des audiences, on s’aperçoive qu’il n’y a rien de rien dans le dossier. Quand j’écoute les juges aujourd’hui, j’ai l’impression que Laurent Gbagbo n’était pas en Côte d’Ivoire pendant la crise, et que tout ce qui s’est passé lui était totalement étranger. Comme s’il n’était pas chef de l’armée, chef de la police, chef de l’État », s’emporte l’avocat. Pour lui, par cette décision, « la Cour oublie qu’il y a eu plus de 3 000 morts, et que s’il y a eu des morts, il y a eu des responsables. »

13 h 05 – Joël N’Guessan (RDR) : « Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI »

« Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI qui est la plus haute juridiction dans le monde. Je pense que les hommes politiques doivent apprendre à respecter les décisions de justice, quel que soit ce qu’ils peuvent en penser », a déclaré Joël N’Guessan, vice-président du RDR, le parti d’Alassane Ouatarra. « Cependant, je milite pour que nous œuvrions à éliminer les causes qui ont provoqué la mort de 3 000 personnes lors de la crise postélectorale ».

12 h 50 – Alain Toussaint : « Libres, Gbagbo et Blé Goudé pourront jouer un rôle central »

« C’est une bonne nouvelle et un grand soulagement pour tous les Ivoiriens. Une victoire personnelle, pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, qui sont ainsi lavés de toutes les accusations », a déclaré à Jeune Afrique Alain Toussaint, ancien porte-parole de Laurent Gbagbo.

« Libres, Gbagbo et Blé Goudé pourront jouer un rôle central pour faire avancer la paix en Côte d’Ivoire. Ils vont travailler à la réconciliation des cœurs, à panser les blessures. Le pays a besoin de paix dans la longue période pré-électorale qui s’ouvre », a-t-il ajouté.

12 h 45 – Jean-Pierre Bemba « ravi » de l’acquittement

L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba n’a pas manqué de réagir à la décision de la CPI. Acquitté en appel en juin 2018 par la Cour de La Haye, il s’est félicité du jugement : « La justice a tranché, le droit les a innocentés », a-t-il écrit, avant de se dire « ravi de voir [ses] frères Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés et recouvrer leur liberté ».

Jean-Pierre Bemba avait dans un premier temps été condamné par la CPI à 18 ans de prison pour des crimes commis par sa milice en Centrafrique entre 2002 et 2003, avant d’être acquitté à la surprise générale. Son acquittement avait été perçu comme un camouflet pour la CPI.


>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : « Le procureur ne s’est pas acquitté de la charge de la preuve » dans l’affaire Gbagbo-Blé Goudé


12 h 40 – Me Emmanuel Altit : Gbagbo « a toujours eu confiance et a eu raison »

Anna Sylvestre-Treiner pour JA

IL EST AUJOURD’HUI TROP TÔT POUR COMMENTER LE FUTUR, NOTAMMENT LE FUTUR IMMÉDIAT ET LE LIEU OÙ LE PRÉSIDENT POURRAIT SE RENDRE

« Le président Laurent Gbagbo est soulagé. Soulagé et heureux d’avoir fait confiance en la justice. Il a toujours eu confiance et a eu raison », a réagi son avocat principal, Me Emmanuel Altit. « Ce sont des années difficiles qui se sont écoulées. Sachez que le président Gbagbo est un homme droit et qui a toujours été droit alors même que les circonstances étaient difficiles », a poursuivi l’avocat.

« Il a une vision pour son pays et pour l’Afrique. Il a toujours eu une vie qui en est l’illustration, une vie consacrée aux autres et marquée par la volonté de faire prévaloir la démocratie et la paix. Mais il est aujourd’hui trop tôt pour commenter le futur, notamment le futur immédiat et le lieu où le président pourrait se rendre. Mais vous imaginez bien qu’il est viscéralement attaché à sa terre. » L’avocat de Charles Blé Goudé assure quant à lui que son client souhaite rentrer dans son pays au plus vite.

« Cela a été un long chemin mais la tâche a été exaltante », a poursuivi Me Emmanuel Altit, en remerciant l’équipe de défense. « La décision d’acquittement est, de notre point de vue, une victoire de la justice. C’est aussi et surtout une victoire de la CPI. Les juges ont fait preuve de professionnalisme et d’indépendance. Les juges de la CPI ont aujourd’hui contribué à bâtir sa légitimité. »

12 h 37 – Une décision de la CPI qui n’a pas été unanime

La décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été prise à la majorité des trois membres de la chambre. Les juges Geoffroy Henderson et Cuno Tarfusser ont voté pour l’acquittement et la remise en liberté des deux accusés. Au contraire de la juge Olga Herrera Carbuccia, qui ne les a pas suivis.

12 h 30 – La fête chez Simone Gbagbo

La fête bat son plein à la résidence des Gbagbo, dans le quartier de la Riviera golf, à Abidjan. Les militants arrivent par dizaines. Simone Gbago a pris place dans le jardin, tandis que la direction du FPI est attendue d’un moment à l’autre. Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien vient d’arriver. Dans le même temps, Simone Gbagbo reçoit de nombreux appels de félicitations.

12 h 18 – Simone Gbagbo : « Il doit être lavé de toute cette humiliation ! »

Vincent Duhem pour JA

CET HOMME, QU’ILS ONT MAINTENU EN PRISON PENDANT HUIT ANS, POUR RIEN, IL VA POUVOIR RENTRER CHEZ LUI RETROUVER SA FAMILLE, SON PAYS, SES MILITANTS

« Vous voyez, la fausse joie d’il y a quelques semaines, elle était prémonitoire. Aujourd’hui, on est heureux ! C’est ce que l’on voulait. C’est la justice qui est proclamée, qui est rétablie », a réagi Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien, interrogée par Jeune Afrique à son domicile d’Abidjan.

« Cet homme, qu’ils ont maintenu en prison pendant huit ans, pour rien, il va pouvoir rentrer chez lui retrouver sa famille, son pays, ses militants », a-t-elle lancé, très émue. ? « On l’a accusé de choses horribles qu’il n’a jamais faites », a-t-elle par ailleurs insisté. « Il doit être lavé de toute cette humiliation ! »

12 h 10 – La mise en liberté effective suspendue à l’audience de mercredi

La décision de remise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été suspendue jusqu’à demain, mercredi 16 janvier, 10h, heure de La Haye.

Le bureau du procureur pourra alors délivrer ses observations après ce verdict historique et notamment annoncer sa décision de faire appel, auquel cas l’appel pourra ou non être suspensif. À ce stade, difficile donc de savoir quand Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pourraient être remis en liberté.

12 h 04 – Jean-Louis Billon : « Pour nous, au PDCI, c’est une bonne nouvelle »

« Pour nous, au PDCI, c’est une bonne nouvelle. Nous l’avions souhaité », a réagi Jean-Louis Billon, secrétaire exécutif chargé de la communication au sein du parti d’Henri Konan Bédié, interrogé par Jeune Afrique.

11 h 55 – Assoa Adou, secrétaire général du FPI : « Nous venons de faire un grand pas vers la réconciliation nationale »

« C‘est une joie immense qui m’envahit, qui envahit mon cœur et mon esprit. Voilà huit ans que nous courons après la vérité. Et comme l’a si bien dit en son temps le président Sékou Touré : le mensonge court plus vite, et très tôt. Mais la vérité va lentement et fini par le rattraper. C’est ce qu’il se passe aujourd’hui » a déclaré à Jeune Afrique Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo), au domicile duquel de nombreux militants pro-Gbagbo étaient réunis.

« Aujourd’hui, la joie reprend la place, parce que nous venons de faire un grand pas vers la réconciliation nationale », a-t-il ppoursuivi. « Nous pensons que le chaînon manquant de la réconciliation en Côte d’Ivoire va arriver bientôt, et la Côte d’Ivoire sera en paix », a-t-il également lancé.

11 h 40 – Michel Gbagbo : « Cela va au-delà de mes espérances »

JE SUIS TROP CONTENT ! CELA VA AU-DELÀ DE MES ESPÉRANCES. MERCI AUX IVOIRIENS !

À Abidjan, le fils de l’ancien président ivoirien, Michel Gbagbo, a déclaré à Jeune Afrique, très ému : « Je suis trop content ! Cela va au-delà de mes espérances. Merci aux Ivoiriens ! ».

« Je remercie tous les Ivoiriens et tous les Africains qui se sont mobilisés pour que nous obtenions ce résultat », a-t-il ajouté.

11 h 20 – Hubert Oulaye : « Aujourd’hui, la vérité a éclaté »

« Nous avons toujours dit que le président Gbagbo était innocent de tous les crimes dont il a été accusé. Nous avons vécu ces événements, nous savons quelle est la vérité. Aujourd’hui, la vérité a éclaté. La justice internationale reconnaît que Laurent Gbagbo n’est pas un criminel. Il est innocent de toutes les charges qui lui étaient reprochées », a déclaré à Jeune Afrique Hubert Oulaye, ancien ministre de la Fonction publique de l’ex-président ivoirien.

11 h 15 – Explosion de joie chez les partisans de Gbagbo

La décision de la CPI a été accueillie par des cris de joie des partisans de l’ancien président ivoirien à La Haye.

11 h 10 – La CPI « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé « ordonne [leur] mise en liberté »

La CPI « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et « ordonne la mise en liberté »  de l’ancien président ivoirien et son ex-ministre de la Jeunesse. Huit années après la chute de l’ancien président ivoirien, et trois ans après le début de son procès à La Haye pour crimes contre l’humanité, les juges de la 1ere chambre de la Cour pénale internationale (CPI) ont répondu favorablement à la demande de remise en liberté formulée par les avocats de Laurent Gbagbo. Cette décision intervient après quatorze demandes successives de liberté provisoire refusées, et fait suite à l’audience qui s’est tenue le 13 décembre dernier.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu, dans un premier temps, à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye le 29 novembre 2011. Son procès a démarré le 28 janvier 2016. Poursuivi pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », l’ancien président ivoirien a toujours plaidé non coupable. Au fil des 231 jours d’audiences sur le fond, plus de 80 témoins se sont succédé à la barre.

Plus d’informations à venir dans les minutes qui suivent.

RDC : la CENI a proclamé les vainqueurs des législatives nationales

Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendance (CENI) à Kinshasa, le 10/01/2019 lors de la publication des résultats provisoires des élections tenues le 30 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé samedi 12 janvier 2019 aux premières heures du matin les noms de 485 députés nationaux élus au scrutin du 30 décembre 2018. Les quinze autres députés restant seront connus à l’issue de l’élection prévue en mars dans les circonscriptions de Beni, Butembo et Yumbi, a indiqué Corneille Nangaa, le président de la CENI.La particularité des élections législatives de 2018 est l’introduction d’un seuil de représentativité fixé à 1% au niveau national. Pour être déclaré élu, le parti, regroupement ou candidat indépendant devait recueillir un minimum de 1 pourcent de l’ensemble des suffrages valablement exprimés. Ainsi, pour cette élection, le seuil d’1% représentait 181 611 voix parce que 18 161 182 suffrages ont été valablement exprimés sur l'ensemble du territoire national au scrutin du 30 décembre dernier, selon des chiffres fournis par Corneille Nangaa. Trente-deux partis et regroupements politiques ont atteint ce seuil et seront représentés à l’Assemblée nationale.

Genre

Si les résultats de la CENI sont confirmés par la Cour constitutionnelle, la prochaine assemblée nationale comptera au moins 50 femmes et 435 hommes. Dans toute l’histoire des élections en RDC, pour la première fois la province du Maniema va aligner deux élues issues des circonscriptions de Kabambare et de Punia. La personne la moins âgée élue est une jeune dame de 25 ans, Aminata Namasya de la circonscription de Bambesa. Elle siègera d’ailleurs au bureau provisoire qui sera dirigé par le doyen en âge, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et l’autre élu le moins âgé Awuse Jackson, 26 ans, élu à Irumu dans la province de l’Ituri.

Elus exceptionnels

Au cours de sa présentation, Corneille Nangaa a souligné que la loi prévoit qu’un candidat qui recueille au moins 50% des voix par rapport au seuil électoral soit déclaré vainqueur même si son parti ou son regroupement politique n’a pas atteint ce seuil électoral. L'article 118, alinea 3 de la loi électorale stipule qu'"il est attribué d'office un siège au candidat ayant obtenu la moitié de suffrages valablement exprimés dans la circonscription". Ces élus que Corneille Nangaa a qualifiés d' « exceptionnels » sont au nombre de dix :

  1. Kikoka Toni Gaitoni
  2. Adolphe Muzito Mfumuntsi
  3. Bemba Caroline
  4. Willy Bakonga
  5. Pancras Boongo Ngoy
  6. Edmond Mbaz-a-Mbaz
  7. Cristian Mwando Nsimba
  8. Alphonse Ngandu Katunda
  9. Eric Ngalula Ilunga
  10. Moïse Ekanga Lushima

Top 5 des meilleurs élus

  1. Vital Kamerhe
  2. Evariste Boshab
  3. Jean-Pierre Tshimanga
  4. Adolphe Muzito
  5. Lambert Mende Omalanga

Les forces en présence

Difficile de répondre à cette question pour l’heure, la CENI n’ayant pas encore mis à la disposition du public la liste complète des élus sur son site web. Radio Okapi publiera cette liste aussitôt qu’elle sera disponible. Les premières indications montrent tout de même que le FCC (Front commun pour le Congo), la coalition créée à l’initiative du président Kabila conserveraient la majorité dans la prochaine assemblée nationale.

Selon un premier décompte - pas définitif - établi par RFI, la coalition de Felix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle, a remporté moins de 50 sièges alors que celle de son concurrent Lamuka a remporté 59 sièges. Martin Fayulu qui conteste sa défaite à la présidentielle, conserve son siège d'élu à l'assemblée nationale à Kinshasa.

Radiookapi.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Félix Tshisekedi élu 5ème Président de la RD Congo

 Internet
Kinshasa - Crédité de 38 pourcent des suffrages exprimés, le candidat de la coalition politique Cach, Félix Tshisekedi Tshilombo, est donné vainqueur de l’élection présidentielle du dimanche 30 décembre 2018 en RD Congo.

Vingt et un candidats en lice au cours de cette joute au départ, le prochain président a raflé la mise en se hissant en pole position et deviendra le 5ème président, plusieurs décennies après l’accession du pays à son indépendance et à la souveraineté internationale. Et ce, dans l’ordre de succession après Joseph Kasa-Vubu, Joseph-Désiré Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi, l'un des deux principaux candidats de l'opposition et président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été élu jeudi, 5ème Président de la République avec 38,57%, à l'issue de l'Assemblée plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d'évaluation et de délibération des résultats provisoires de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Le président de la CENI, Corneille Nangaa qui a procédé à la publication de ces résultats, a indiqué qu'il a obtenu 7.053.000 voix sur 18.280.830 suffrages valablement exprimés avec un taux de participation de 47,56%.

Les deux autres challengers, Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary ont obtenu respectivement 6.366.732 soit 35,2% et 4.357.359 soit 23,8%. Corneille Nangaa a remercié, au nom de la plénière, les institutions de la République et particulièrement le Chef de l'Etat, 
Joseph Kabila Kabange dont les actions ont été déterminantes pour la réussite de ces scrutins.

Il a aussi rendu hommage notamment au gouvernement pour les options majeures qu'il a prises dont le financement sur fonds propres des élections, aux deux chambres du parlement pour avoir adopté toutes les lois dont la CENI avait besoin, aux cours et tribunaux pour leur accompagnement sans oublier les organisations de la société civile dont les critiques et observations ont permis d'évoluer ainsi qu'aux électeurs qui ont voté le 30 décembre 2018 dans la paix et la quiétude.

A l'issue du 3ème cycle électoral en RDC, Félix Tshisekedi, devient ainsi le 5ème Président de la République démocratique du Congo (RDC), après Joseph Kasa- Vubu, Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange. Né en 1963, Félix Tshisekedi, est un homme politique congolais.

Il est le fils d'Etienne Tshisekedi, le plus viel opposant de la RDC décédé le 1er février 2017 en Belgique. Félix Tshisekedi effectue ses études secondaires et humanitaires à Kinshasa puis travaille dans des entreprises qu'il a co-fondées. Il rejoint les rangs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti dirigé par son père, puis en devient l'un des cadres.

Fin 2008, il est nommé secrétaire national de l'UDPS chargé de l'extérieur. En novembre 2011, il est élu député à Mbuji-Mayi. En octobre 2016, il est nommé secrétaire général adjoint de l'UDPS. Il a fait partie de la délégation de l'UDPS, conduite par son père Etienne Tshisekedi, pour négocier avec le Président Joseph Kabila la tenue des élections. Étienne Tshisekedi a dirigé les négociations pour le Rassemblement de l'opposition qui ont abouti aux accords de la Saint-Sylvestre signés le 31 
décembre 2016.

Fin mars 2018, Félix Tshisekedi est élu à la présidence de l'UDPS et choisi comme candidat du parti pour l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. En août, la Commission électorale nationale indépendante valide sa candidature à l'élection présidentielle.

ACP 

Félix Tshisekedi élu président de la République démocratique du Congo

Félix Tshisekedi lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de son parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Félix Tshisekedi est élu président de la République démocratique du Congo avec  38,57% des voix à l’issue du scrutin du 30 décembre 2018, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ce jeudi 10 janvier 2019. Le taux de participation est de 47,56%. Les suffrages valablement exprimés sont de 18 280 820.

Martin Fayulu vient en deuxième position avec 6 366 732 des voix (35,2%). Emmanuel Ramazani Shadary est troisième avec 4 357 359 des voix (23,8%).

Selon le calendrier de la CENI réaménagé, les résultats définitifs de cette élection devront être proclamés par la Cour constitutionnelle, le 15 janvier. La prestation du serment du nouveau président est fixée au 18 janvier 2019.

Mais cette publication des résultats décalée de trois jours risque de modifier aussi les dates de la publication des résultats définitifs et de la prestation de serment, indiquaient en début de semaine des experts électoraux a Radio Okapi.

Vingt et un candidats étaient en lice pour la course à la magistrature suprême. Vital Kamerhe s’était désisté au profit de Felix Tshisekedi avec qui il a formé la coalition Cap vers le changement (CACH). Freddy Matungulu, Sylvain Masheke et Jean-Philibert Mabaya s’étaient ralliés à Martin Fayulu de la coalition Lamuka.

Mais ces ralliements tardifs n’ont pas été pris en compte par la CENI, la loi électorale ne prévoyant pas de retrait de candidatures au gré des alliances politiques après la publication des listes définitives des candidats.

Des dix-sept candidats restant, trois sont sortis du lot pendant la campagne. Emmanuel Ramazani du FCC, le Front commun pour le Congo – vaste plate-forme des partis et regroupements de la coalition de Joseph Kabila, Felix Tshisekedi de Cap pour le changement (CACH) et Martin Fayulu de Lamuka.

Radiookapi.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Elections
RDC : la Ceni promet les résultats provisoires de la présidentielle dans « 24 à 48h »
09 janvier 2019 à 08h28
Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 09 janvier 2019 à 09h52

Les résultats provisoires de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo pourraient être annoncés d'ici « 24 à 48 heures », a indiqué mardi soir la Commission électorale, après avoir annoncé le début de ses délibérations.
« C’est un travail colossal qui ne peut pas se terminer en quelques heures », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Corneille Nangaa.

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« La Ceni compte consacrer entre 24 et 48 heures à ce travail. C’est à l’issue de ce délai que la Ceni va programmer la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle », a-t-il ajouté.
La Ceni en plénière
« L’assemblée plénière de la Ceni a entamé, ce mardi 8 janvier 2019 depuis 19h00, une série de plénières d’évaluations et de délibérations à l’issue desquelles elle procédera à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle », avait indiqué la Ceni dans un Tweet à 20h42 (19h42 GMT).

La circulation sur le boulevard du 30-Juin devant le siège de la Ceni a été bloquée par des policiers armés mardi soir après cette annonce, a constaté un témoin sur place.

RDC : une nouvelle attaque des rebelles ADF à Beni fait au moins dix morts

08 janvier 2019 à 11h28 | Par Jeune Afrique avec AFP

Au moins huit civils, dont des membres de familles de militaires, ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans une incursion d'hommes armés à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

« Huit personnes ont été tuées, dont cinq membres de familles des militaires », dans la commune de Mavivi, au nord de Beni, a déclaré le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région. La police, qui avançait le même bilan, a ensuite revu à la hausse son décompte qui est passé à dix morts, tandis qu’un responsable de la société civile locale et un observateur évoquaient le chiffre de « onze civils tués ».

Recrudescence des attaques de l’ADF

La ville et le territoire de Beni sont depuis octobre 2014 la cible d’attaques généralement attribuées au groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF). Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) accusent les ADF d’être responsables de massacres de plusieurs centaines de personnes dans cette région.

Les rebelles ougandais musulmans de l’ADF sont aussi tenus responsables de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens, en décembre 2017 dans la même région, ainsi que celle de sept autres Casques bleus malawites et tanzaniens en novembre. L’Église catholique a dernièrement évoqué le chiffre de 2 000 morts depuis 2014, essentiellement des civils dans la région de Beni. Les élections du 30 décembre en RDC ont été annulées à Beni, officiellement en raison de l’insécurité et de l’épidémie d’Ebola qui touche également la zone.

Rapprochement Tshisekedi-Kabila : l'UDPS met la rencontre sous l'égide d'une transition pacifique (Jean-Marc Kabund)

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L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a fixé l'opinion ce mardi 08 janvier au sujet des rumeurs d'un rapprochement entre elle et le Président Joseph Kabila.

Au cours d'une communication à la presse, son secrétaire général, Jean-Marc Kabund, a affirmé "l'intérêt" d'une rencontre entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Ce dernier n'y voit pas d'inconvénient si ce rapprochement vise "une passation pacifique et civilisée du pouvoir".

"Quant aux rumeurs faisant état d'un rapprochement entre le président sortant, Joseph Kabila, et le candidat (...) Monsieur Tshisekedi Tshilombo Félix, l'UDPS tient à préciser qu'elle "s'inscrit dans la logique de la réconciliation nationale et s'oppose à cette politique de règlement des comptes et de chasse à l'homme".

 

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Brexit : le vote des députés britanniques sur l’accord de sortie de l’UE fixé pour le 15 janvier

Les débats sur ce texte décrié à la fois par les « Brexiters » et par les europhiles doivent reprendre mercredi à la Chambre des communes. Son adoption demeure très compromise.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 16h06, mis à jour à 16h06

Temps deLecture 2 min.

Le vote sur l’accord de sortie de l’union européenne (UE), reporté sine die par Theresa May le 10 décembre alors qu’il s’annonçait négatif, se fera le 15 janvier, a déclaré mardi 8 janvier un porte-parole de Downing Street. Les débats sur ce texte doivent reprendre mercredi à la Chambre des communes. Mais son adoption demeure très compromise tant il est décrié à la fois par les « Brexiters » et par les europhiles.

La première ministre britannique a déclaré qu’elle continuait à travailler avec Bruxelles pour obtenir des assurances susceptibles de convaincre les députés, après s’être déjà entretenue avec des dirigeants européens pendant la période de Noël.

Face au risque d’impasse et de sortie sans accord, synonyme de rupture brutale des liens tissés depuis plus de quatre décennies, Londres envisage de retarder la date de sa sortie de l’UE, affirme mardi 8 janvier le TelegraphPlusieurs sources européennes ont indiqué au quotidien britannique que les autorités britanniques « tâtaient le terrain » pour demander une éventuelle extension de l’article 50 du traité de l’UE, qui régit le départ d’un Etat membre.

Des informations cependant démenties par le gouvernement. « Nous sommes très clairs : la politique du gouvernement est que l’article 50 ne peut pas être prolongé », a commenté le secrétaire d’Etat au Brexit, Martin Callanan, à son arrivée mardi à une réunion entre ministres européens à Bruxelles. « Nous quitterons l’UE le 29 mars de cette année parce que c’est ce que dit l’article 50, c’est ce pour quoi le Parlement a voté, et c’est désormais ce que dit la législation nationale britannique », a ajouté M. Callanan. Le ministre chargé du Brexit, Steve Barclay, a également démenti que le gouvernement britannique comptait demander une prolongation.

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Un Brexit retardé ? Une « option très hypothétique »

La veille, la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Margot James, avait suggéré que le Brexit pourrait être retardé afin d’éviter une sortie sans accord entre les deux parties. Une demande d’extension devrait être approuvée à l’unanimité par les Etats membres de l’UE. « Si une telle demande était faite, nous ne nous y opposerions pas », a réagi mardi le ministre des affaires étrangères irlandais, Simon Coveney.

Selon des sources européennes interrogées par l’Agence France-Presse, le Royaume-Uni discute depuis plusieurs semaines de l’éventualité de reporter la date du Brexit avec des responsables européens. « Il est clair que tout le monde a en tête que cette possibilité existe », a dit une source diplomatique européenne, tout en avertissant que « c’est une option très hypothétique et non le scénario privilégié par qui que ce soit ». Selon la même source, une prolongation serait « strictement limitée à quelques semaines ou à quelques mois » – peut-être seulement jusque fin juin ou début juillet.

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« Cela n’a pas été demandé par les autorités britanniques », a précisé de son côté la ministre des affaires européennes française, Nathalie Loiseau, également interrogée sur l’hypothèse d’un report de la date de départ du Royaume-Uni. « Je ne travaille pas sur des hypothèses. La situation actuellement est déjà assez complexe », a-t-elle affirmé à Bruxelles.

Le Monde.fr/LFP, via lefrancophoneplus.com

En Ouganda, la colère des petits marchands face à « l’invasion » des Chinois

Entre 10 000 et 50 000 commerçants sont venus de Chine, principal bailleur de fonds du pays, pour investir dans des boutiques à Kampala.

Par Armel Gilbert Bukeyeneza Publié le 04 janvier 2019 à 10h33 - Mis à jour le 04 janvier 2019 à 13h39

Temps deLecture 3 min.

Un marchand chinois de chaussures à Kampala, en Ouganda, en 2006.
Un marchand chinois de chaussures à Kampala, en Ouganda, en 2006. STUART PRICE / AFP

L’heure est aux affaires à Kampala. Ce lundi matin de décembre 2018 sur William Street, en plein cœur de la capitale ougandaise, les liasses de billets passent d’une main à l’autre. Au milieu des vendeurs ambulants, des restaurateurs improvisés et des taxis motos, un Chinois entre dans son échoppe. Sur sa tête, il porte un sac rempli de marchandises qu’il dépose dans sa boutique. Donald (qui n’a pas communiqué son patronyme), un des rares Ougandais qui ont réussi à se garder une petite place dans ce qui est devenu un empire asiatique, s’étrangle : « Tu vois ? Ils ont tout pris, même le boulot des portefaix ! »

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Les Chinois tiennent l’avenue. Ils se sont installés dans presque toutes les officines de l’un des axes les plus commerçants de la ville, s’imposant dans le marché des textiles, des chaussures, de l’équipement ménager, de la construction… Aujourd’hui, une vieille colère s’est réveillée, latente depuis quelques années, chez les petits commerçants agacés par les Chinois qui, disent-ils, leur volent « leur » Ouganda.

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En Ouganda, le dossier chinois embarrasse les autorités, qui ne savent ni comment s’y prendre ni comment communiquer. Interrogés par Le Monde, la ministre du commerce, Amelia Kyambadde, et les services de communication de la présidence ont refusé de s’exprimer, se renvoyant mutuellement la balle.

« En fait, Kampala est gêné, coincé dans un dilemme. Soit le pouvoir soutient ses citoyens, soit il privilégie la Chine, un de ses grands bailleurs de fonds », explique l’économiste Fred Muhumuza. D’après un rapport du ministère ougandais des finances publié en mars 2018, les prêts de Pékin à Kampala sont passés de 1,1 à 1,6 milliard de dollars (entre 1 et 1,4 milliard d’euros) entre 2016 et 2017. Dans le même temps, la dette publique du pays est montée de 37,4 % à 40 % du PIB, selon le Fonds monétaire international, pour qui ce chiffre pourrait dépasser les 44 % en 2019.

Une « concurrence injuste »

« Les autorités avaient promis qu’avec les investissements chinois les choses allaient changer et que les conditions de vie allaient s’améliorer, poursuit Fred Muhumuza. Non seulement la majorité des Ougandais estiment que rien n’a changé, mais en plus les petits commerçants sont en train de perdre leurs business. »

Suzanne est sur le point de mettre la clé sous la porte afin de tenter autre chose avec les 500 000 shillings ougandais (117 euros) qu’elle a économisés. Cet argent, la Kampalaise l’avait d’abord investi dans un petit commerce de chaussures, mais sa boutique se retrouve noyée dans l’agora chinoise de William Street. « Au milieu d’eux, nous ne vendons plus !, se plaint-elle. Les Chinois tiennent tous les maillons du commerce. Ils sont grossistes et détaillants. Nous sommes obligés de nous approvisionner chez eux parce qu’ils vendent moins cher, mais après ils nous concurrencent sur la vente au détail, toujours prêts à casser les prix. »

Au sein de l’association des commerçants de Kampala, la Kacita, on refuse pourtant de se résigner. « Nous nous sommes battus, nous n’avons rien obtenu. Il ne nous reste plus qu’à mettre la pression sur les autorités pour que la loi qu’on nous promet pour nous protéger soit enfin votée », explique Everest Kayondo, son président.

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En 2017, une manifestation avait éclaté en pleine capitale, avec des slogans demandant aux Chinois de quitter le pays. Le maire de Kampala, Erias Lukwago, connu pour ses prises de positions très libres par rapport au pouvoir, avait demandé au gouvernement de protéger les petits commerçants contre cette « concurrence injuste ». Il avait prévenu que cette rivalité était dangereuse et risquait de virer à la xénophobie. La ministre du commerce, Amelia Kyambadde, s’était défendue à l’époque, avançant que « l’Ouganda n’a pas de loi qui empêche les étrangers d’entrer dans le petit commerce, mais qu’une commission a été mise en place pour étudier la question ». Plus d’un an après, rien n’a changé.

Pour Pékin, la Chine n’est pas responsable des dettes africaines

Ces dernières années, la Chine a énormément investi dans des projets d’infrastructures en Afrique, où de nombreux dirigeants voient dans Pékin un meilleur partenaire commercial que les pays occidentaux. Mais selon ces derniers, la dette à l’égard de la Chine ne serait pas tenable à long terme pour les Etats africains.

Jeudi 3 janvier, à son arrivée en Ethiopie, première étape d’une tournée dans quatre pays africains, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a relativisé ces inquiétudes. « De manière générale, la dette en Afrique est une problématique qui dure depuis longtemps et est un produit de l’histoire. Elle n’est pas apparue aujourd’hui, et elle est encore moins provoquée par la Chine », a estimé le chef de la diplomatie chinoise, qui se rendra ensuite en Gambie, au Sénégal et au Burkina Faso.

La Chine est le principal bailleur de fonds bilatéral pour les infrastructures en Afrique, avec un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne, de la Société financière internationale, de la Banque mondiale et du G8. L’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars (environ 260 milliards d’euros) entre 2005 et 2018, selon le groupe de réflexion American Enterprise Institute.

Armel Gilbert Bukeyeneza (Kampala, correspondance).

LeMonde.fr/LFP, via lefrancophoneplus.com

Les résultats des élections en RDC reportés « à la semaine prochaine »

Le président de la Commission électorale a annoncé samedi qu’il ne sera « pas possible » de publier les résultats provisoires dimanche, comme prévu auparavant.

Le Monde avec AFP Publié hier à 17h38, mis à jour à 02h09

Temps deLecture 1 min.

Des observateurs comptabilisent les voix de 900 bureaux de vote à l’élection présidentielle, Kinshasa, le 4 janvier.
Des observateurs comptabilisent les voix de 900 bureaux de vote à l’élection présidentielle, Kinshasa, le 4 janvier. JEROME DELAY / AP

L’attente se prolonge en République démocratique du Congo (RDC). Les résultats des élections générales, auparavant annoncés pour le dimanche 6 janvier, ont été reportés à « la semaine prochaine », a indiqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale.

« Il n’est pas possible de publier les résultats dimanche. On avance bien mais on n’a pas encore tout », a déclaré le responsable de cette instance chargée de la centralisation des résultats – une issue qu’il avait déjà évoquée plus tôt dans la semaine. Il n’a pas précisé le jour exact prévu pour la publication.

La Commission électorale sous pression

Plus de 39 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, dimanche 30 décembre, pour désigner le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis dix-huit ans. Mais rien n’est simple dans ce scrutin, après une campagne ponctuée de reports et des élections chaotiques. Trois principaux candidats se disputent le pouvoir : l’ex-ministre de l’intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, soutenu par le président Kabila, et les deux opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et son président sont sous pression pour donner des résultats « conformes » à la « vérité des urnes » et au « vote du peuple congolais ».

Cette demande a été formulée par la puissante Conférence épiscopale, le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, et l’Union européenne. « La CENI doit maintenant faire en sorte que ces voix et ces suffrages soient respectés », a aussi indiqué le porte-parole du département américain. La Conférence épiscopale a estimé samedi que, « s’il y a soulèvement de la population, il relèverait de la responsabilité de la CENI », si les « résultats, quoique provisoires »,ne sont pas « conformes à la vérité des urnes ».

Le président américain, Donald Trump, a annoncé l’envoi de quatre-vingts militaires américains au Gabon « en réponse à la possibilité que des manifestations violentes puissent survenir en RDC ».

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Elections 2018 : Washington appelle la CENI à « publier des résultats exacts »

Maison Blanche. Radio Okapi/Photo Pixabay.com

Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent les millions d’électeurs qui se sont rendus aux urnes le 30 décembre dernier en RDC pour l’une des élections les plus importantes de l’histoire depuis l’indépendance du pays en 1960. Dans une déclaration faite vendredi 4 janvier à Washington, le porte-parole adjoint du Département d’Etat américain, Robert Palladino, a cependant invité la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à publier de « vrais résultats » du scrutin.

Robert Palladino se dit préoccupé par la décision prise par la CENI de refuser l’accréditation des observateurs internationaux et la confusion qui a régné autour de l’emplacement des bureaux de vote, l’affichage de listes électorales, la livraison tardive de documents ainsi que la « décision malheureuse » de reporter les élections à Beni, Butembo et à Yumbi.

Le porte-parole adjoint du Département d’Etat américain affirme que, malgré ces entraves, « des millions de Congolais à travers la RDC se sont rendus aux urnes pacifiquement le jour des élections pour voter et faire entendre leurs voix. » Il demande à ce que les résultats que la CENI s’apprête à publier dimanche 6 janvier « soient exacts et correspondent (à ceux) annoncés dans chacun des 75.000 bureaux de vote de la RDC. »

Au gouvernement congolais, aux dirigeants des forces de sécurité, aux chefs des partis politiques et à la société civile il demande de respecter la loi et de rejeter la violence.

Robert Palladino affirme que ceux qui facilitent un transfert pacifique du pouvoir seront félicités. Tandis que ceux qui minent le processus démocratique, menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC ou « qui tirent profit de la corruption pourraient être indésirables aux Etats-Unis et exclus du système financier américain. »

 

Martin Fayulu, Felix Tshisekedi, Emmanuel Shadary et Corneille Nangaa en réunion !

Kinshasa-

Arrivée de Martin Fayulu au Kempiski Fleuve Congo Hotel, mercredi 02 janvier 2019

Les 3 "principaux" candidats à la Présidentielle, à savoir, Martin Fayulu, Felix Tshisekedi et Emmanuel Shadary, ainsi que le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa ont été conviés à une réunion à l’initiative de l'UA ce mercredi 02 janvier à Kinshasa.

Martin Fayulu (Lamuka) est arrivé à 18h30 (heure locale, Kinshasa) au Kempiski Fleuve Congo Hotel où se tient la rencontre. Felix Tshisekedi (CACH) et Corneille Nangaa s’y trouvaient déjà et Emmanuel Shadary (FCC) était encore attendu.

La Mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM) en République démocratique du Congo est présidée par Monsieur Dioncoundra Traore, ancien Président de la République du Mali.

Cette rencontre, dont l'ordre du jour n'a pas été dévoilé, se tient à 4 jours de la publication des résultats provisoires des élections par la CENI.

MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

RFI regrette le retrait de l’accréditation de sa correspondante en RDC

Logo de Radio France internationale (RFI)

Radio France internationale (RFI) regrette le retrait de l'accréditation de sa correspondante à Kinshasa, Florence Morice, qui n’a exercé que son travail de journaliste professionnelle, selon un communiqué de la station française publié ce mercredi 2 janvier.

RFI déplore par ailleurs que depuis mardi 1er janvier, sa diffusion en FM sur la quasi-totalité de ses émetteurs de RDC ne soit plus opérationnelle. Radio France Internationale rappelle qu'elle respecte et a respecté sur ses antennes les textes en vigueur et n'a donné aucun résultat des scrutins de dimanche, indique le communiqué.

« Les représentants des principaux candidats à l'élection présidentielle, Néhémie Mwilanya Wilondja, Freddy Matungulu, Vital Kamerhe, invités en direct lors de l'édition spéciale de ce lundi 31 décembre au matin ont chacun donné une version qui n'engage qu'eux. Pour sa part, RFI ne diffusera que les résultats proclamés par la CENI, conformément à la réglementation », souligne le communiqué.

RFI réaffirme son soutien à sa correspondante Florence Morice et demande l'annulation du retrait de son accréditation et le rétablissement de sa diffusion.

Le ministère de la Communication et des médias avait retiré le 31 décembre l’accréditation de Florence Maurice, correspondante de RFI à Kinshasa pur "violation de la loi sur la CENI et non-respect du code de bonne conduite des journalistes étrangers pendant les élections”.

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ELECTIONS

Élections en RDC : l’Union africaine « souhaite fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais »

02 janvier 2019 à 13h31 | Par - envoyé spécial à Kinshasa

L’ancien président malien Dioncounda Traoré, chef de la mission d’observation de l’Union africaine (UA) en RDC, a dit souhaiter « fortement » que « les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du people congolais ». Sa « déclaration préliminaire » a été faite à Kinshasa le 2 janvier, alors que le pays attend fiévreusement les premiers résultats de la Ceni.

C’est une petite phrase, lâchée par Dioncouda Traoré au bout d’un discours long de huit pages, à Kinshasa, le 2 janvier. Mais elle pourrait produire d’importants remous.

L’ancien président malien, qui dirige la mission d’observation électorale de l’UA pour les élections générales du 30 décembre en RDC(MOEUA), a dit « souhaiter fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du people congolais ».

Il l’a dit dans le cadre de la « déclaration préliminaire » de la mission. Elle intervient après que le pays attend, fiévreusement et sans Internet, l’annonce des premiers résultats par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).


>>> À LIRE – Élections en RDC : le camp Fayulu se dit « largement en tête », celui de Ramazani Shadary est « serein »


Première victoire

Depuis sa tribune, à l’hôtel Kempinski, Dioncounda Traoré a affirmé que les élections « se sont globalement déroulées dans un climat apaisé et serein, malgré les ingérences et tous les défis organisationnels, politiques et sécuritaires ». « La tenue de ces élections constitue en soi une première grande victoire du peuple congolais », a-t-il affirmé.

L’ancien président malien, à la tête de 23 équipes déployées dans 13 provinces, a néanmoins relevé une série de dysfonctionnements pendant la campagne et le jour du vote.

Selon la MOEUA, le « cadre juridique des élections » a « fait l’objet de nombreuses modifications non consensuelles à l’exemple de l’introduction du seuil de représentativité pour les élections législatives nationales provinciales et locales » ou encore « l’usage de la machine à voter ». Elle a aussi noté « l’irrégularité des rencontres des cadres de concertation établis par la Ceni », lesquelles auraient pu « éviter les décisions non consensuelles, notamment l’introduction de la machine à voter et le report des élections dans les localités de Beni, Butembo et Yumbi« .

La MOEUA a relevé « les actes de violence ayant entraîné des pertes en vies humaines, notamment à Kalemie, Lubumbashi et Mbuji-Mayi et la suspension des activités de campagne pour la présidentielle à Kinshasa ».


>>> À LIRE – Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »


Concernant le jour du vote, le MOEUA a relevé un retard à l’ouverture de certains bureaux de vote « allant parfois jusqu’à 5 heures […] dû à la mise en marche des machines à voter [et] l’arrivée tardive du matériel électoral ». Celui-ci a néanmoins été « compensé » dans la majorité des bureaux de vote visités.

« Quelques bureaux de vote notamment Limete, Kalemie et Matadi » n’avaient pas reçu de matériel électoral en quantité suffisante, a encore constaté la MOEUA.

Les Congolais vont désormais devoir patienter pour connaître les premiers résultats de la Ceni. Elle a jusqu’au 6 janvier pour les annoncer.

Sud-Kivu: la surprenante réponse du SEP de la CENI aux bulletins de vote cochés Tshisekedi jetés loin de Bukavu

PROVINCES

Bukavu-

Gaudens Maheshe, secrétaire exécutif provincial de la CENI au Sud-Kivu. Ph. Laprunellerdc

La réaction du SEP (Secrétariat Exécutif Provincial) de la CENI au Sud-Kivu fait réagir l’opinion publique, quant au lot de bulletins coché Felix Tshisekedi, découverts jetés à Chidaho le mardi 1er janvier 2019. Le Secrétaire exécutif Provincial de la CENI fait allusion à un colis qui serait tombé, ce qui entretient davantage de doute dans cette affaire, car l’emplacement où l’on a retrouvé les colis n’est pas sur l'itinéraire partant du Centre de vote [collège Alfajiri] et le centre de compilation de Bukavu.

Gaudens Maheshe répondait ce mardi 1er janvier 2019 à la curieuse découverte d’un colis de bulletins cochés Felix Tshisekedi, et deux candidats députés de l’UNC.

Selon les interventions de monsieur Gaudens Muheshe, le colis serait tombé d’un véhicule qui transportait le matériel. Cette allégation, visiblement précoce, est loin d’avoir une écoute favorable, dans le chef de l’auditoire tant national qu’international. Par ailleurs, dans la mesure où l’hypothèse du SEP/Sud-Kivu serait vraie, la CENI devrait éclairer le public, sur les réelles circonstances ayant conduit un véhicule faisant une course intra-urbaine à près d’une vingtaine des kilomètres de sa destination.

Dans son speech, le numéro 1 de la CENI en province a attribué cette affaire à une simple erreur, et a accusé les opposants d’avoir préféré faire un point de presse au lieu d’emmener le colis « comme un œuf à la CENI ». Par ailleurs, il serait peu aisé, pour l’opposition congolaise de se confier à une CENI dont elle se plaint être victime, et qu’elle accuse être de mèche avec son adversaire, le Front Commun pour le Congo (FCC).

La principale pierre d’achoppement est le fait que lot n’était constitué que des bulletins appartenant au candidat Felix Tshisekedi.

Voici la réponse de Gaudens Maheshe à la question de Laprunellerdc.info, relative aux colis de bulletins de vote retrouvés dans la nature, à Chidaho.

«Je n’ai pas de point de vue de la Ceni. Je ne sais rien jusque-là. Comment on a choisi les seuls bulletins cochés Félix? C’est vous les investigateurs. Il faut investiguer sur ça. Ça fait une matière, sur 715 bureaux de vote organisés à Bukavu. Supposons qu’un colis soit tombé, est ce que c’est un colis de l’UNC ou un colis du Pprd ? C’est un colis de la Commission Electorale et quelqu’un qui le ramasse c’est aussi son colis, il doit le ramener à la Commission Electorale au lieu d’alarmer ou d’alerter. Supposons que maintenant on ferme ces bureaux-là. On dit ce bureau est fermé ou suspendu [pour une raison quelconque], qui va gagner dans ça ? On devait l’amener comme un œuf à la CENI. Il faut investiguer et leur montrer que ça ne profitera ni à eux ni aux autres. Parce que eux suppose que c’est eux qui ont gagné. Qu’ils amènent ces colis à la Commission Electorale. Dernièrement on déployait, et un colis était tombé à Kazingo à 23 heures .Un véhicule RAV4 qui était dernière nous l’a ramassé et a tout fait pour nous le ramener. Nous avons repris le matériel. C’était un carton des matériels. C’était très bien. Mais eux se précipitent à faire un point de presse » répondait Maheshe.

L’occurrence de cette tombée, assimilable à une remontée par force de capillarité, est totalement opposée au schéma imaginable, vu la proximité du centre de compilation avec le centre de provenance de ce lot. Le centre de vote, Collège Alfajiri, se trouve dans la ville de Bukavu à quelques mètres du centre de compilation provincial. Curieusement, le lot de bulletins de vote a été retrouvé à Chidaho, hors de la ville de Bukavu. Comment en est-on arrivé là ?

« Je ne sais pas comment les bulletins d'Alfajiri peuvent se retrouver à Cidaho. Normalement ça devrait se retrouver entre Alfajiri et le SEP (Secrétariat Exécutif Provincial). Comment je peux expliquer cela? Soyons des responsables! » disait Maheshe au téléphone de Laprunellerdc.

La question est autant pertinente qu’embarrassante pour la Centrale électorale congolaise. En vertu de l’illustration de la CENI, qui parle d’une jeep RAV4 qui avait ramassé un colis tombé à Kazingo lors du déploiement, il se constate que la CENI ne trouve rien d’anormale en l’occurrence de cet évènement.

C’est pourtant une situation grave, au vu de la crise confiance qui s’est érigée entre les différentes parties prenantes au processus électoral. Au jour du vote, à Lurhala [à quelques Kilomètres de Chidaho], des heurts avaient éclaté entre les électeurs, des agents de la CENI et la Police, et ont conduit à la mort de 3 personnes, une dans chaque camp.

Pour l’instant le doute ne fait que s’accroître au sujet de la neutralité de la CENI ! Le répondant officiel de l’organe technique, n’ayant pas su nier le fait, aurait-il été prudent de ne pas se prononcer sur ce sujet qui semble jeter de l’opprobre sur sa structure ?

Eu égard aux tensions en vogue au sein de la classe politique, l’avènement de cette affaire constitue l’une des épines qui enfreindront la bonne marche de la période post-électorale en RDC.

MCP/Le Francophoneplus, via lefrancophoneplus.com

L'accès à internet et aux réseaux sociaux coupé en RDC

L'accès à internet et aux réseaux sociaux a été coupé "sur instruction du gouvernement" en République démocratique du Congo lundi 31 décembre au lendemain des élections générales, ont indiqué des opérateurs à l'AFP.

"Cher client, sur instruction du gouvernement, nos services Internet sont suspendus pendant une période indéterminée", a indiqué le fournisseur d'accès Global dans un SMS reçu par l'AFP.

"C'est le gouvernement qui a coupé", a aussi déclaré un représentant de l'opérateur de téléphonie mobile Vodacom à l'AFP qui s'étonnait de problèmes d'accès à internet à Kinshasa.

L'accès aux données sur les réseaux Airtel et Vodacom est coupé, a aussi constaté l'équipe de l'AFP à Goma et à Beni, dans le Nord-Kivu (Est), à 2.000 km de la capitale.

L'accès au réseau Whatsapp était également impossible à Lubumbashi (sud) sur Vodacom.

En début de matinée déjà, des perturbations et coupures intermittentes étaient observées par les utilisateurs de plusieurs réseaux avant la coupure complète intervenue autour de midi notamment à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Vodacom et Airtel sont les principaux réseaux de téléphonie mobile en RDC avec le Français Orange.

"Je suis désolé d'apprendre juste avant d'entrer dans la salle que l'on a coupé l'Internet", a déclaré à la presse le secrétaire général de la Conférence des évêques (Cenco), qui a rendu compte des résultats de la mission d'observation électorale de l'Eglise catholique.

Dans son communiqué initial, l'abbé Donatien Nshole félicitait "le gouvernement d'avoir assuré le bon fonctionnement d'internet et des SMS" dimanche lors de la journée de vote.

Les échanges SMS fonctionnaient encore lundi matin, a constaté l'AFP à Kinshasa sur les réseaux Airtel et Vodacom.

"On va commencer le filtrage de l'accès internet", avait indiqué à l'AFP en début de matinée une source qui ne souhaite pas être citée, précisant qu'il s'agissait "de bloquer les images et les vidéos sur les réseaux sociaux".

La coupure est intervenue alors que des résultats de bureaux de vote étaient diffusés sur notamment sur Twitter et WhatsApp. La CENI prévoit de publier les résultats provisoires des élections dimanche 6 janvier prochain.

Avec l’AFP/Radiookapi.net/LFP , via lefrancophoneplus.com

 

ELECTIONS

Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »

30 décembre 2018 à 17h01 | Par et 

À moins de deux heures de la fermeture officielle des bureaux de vote en RDC, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a indiqué à Jeune Afrique que « tous les incidents » constatés « ont été pris en charge » par ses agents.

Corneille Nangaa promettait aux Congolais « les meilleures élections de l’histoire du pays ». Mais ce dimanche 30 décembre, jour de trois scrutins combinés (présidentiel, législatifs et provinciaux), il serait hasardeux de confirmer que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait vu juste. D’autant que la journée a été plutôt marquée par des couacs.


Des centaines de bureaux de vote installés dans les lieux prohibés, 544 cas de dysfonctionnement de la machine à voter notamment à Kinshasa, Kongo central, Lomami, au Nord-Kivu et Sud-Kivu, 96 cas d’interdiction d’accès ou d’expulsion des témoins, vandalisme… Dans un communiqué relatant le déroulement des opérations de vote, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a fait, sur la base des « rapports des observateurs reçus jusqu’à midi », un premier état des lieux des « incidents observés dans les bureaux de vote et de dépouillement dans l’intention de les voir améliorés au cours de la journée ».

Mais, pour l’instant, la Cenco se refuse à attribuer un qualificatif global à ces élections. « Ce serait pris pour parole d’évangile », a expliqué son secrétaire général, l’abbé Donatien Nshole.

Du côté de la Ceni, on relativise : « 544 cas de dysfonctionnement de la machine à voter sur plus de 75 000 bureaux de vote ? », interroge ainsi Corneille Nangaa, qui émet également des réserves sur la méthodologie utilisée par les observateurs de la Cenco dans la collecte de leurs données pour atteindre ce chiffre.

« Des solutions ont été apportées »

Qu’à cela ne tienne, le président de la Ceni reconnaît toutefois des « incidents » qui, selon lui, « étaient prévisibles » lors de cette journée de vote. Corneille Nangaa assure néanmoins que « tous ces incidents signalés ont été pris en charge et des solutions apportées ».

À Limete par exemple, fief de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition congolaise, où des listes électorales ont longuement manquées dans plusieurs bureaux de vote, Corneille Nangaa a dénoncé un « coup politique » : « On nous a volé les listes électorales ! ». Mais, à l’en croire, la Ceni a pu en imprimer des nouvelles qui ont été affichées devant ces bureaux de vote.

JE DÉPLORE TOUT LE DÉSORDRE DONT NOUS ENTENDONS PARLER

« Je déplore tout le désordre dont nous entendons parler. Nous nous posons la question de savoir si ce n’est pas un désordre organisé pour que demain la Cour constitutionnelle soit saisie et qu’elle annule tout. Ça, nous ne l’accepterons pas. À Limete, il y a des bureaux qui ne sont pas encore ouverts », a dénoncé le candidat Félix Tshisekedi, leader de l’UDPS, après avoir glissé son bulletin dans l’urne dans un bureau de vote à Ndjili.

« Le vote se poursuit normalement à travers le pays »

Dans la partie est du pays, à Bukavu où le centre de vote de Imani Panzi s’est réveillé presque sans machines à voter pour ses 32 bureaux de vote, Corneille Nangaa pointe « l’incompétence » de certains responsables locaux de la Ceni qui auraient prévenu le siège à Kinshasa en dernière minute. Mais, là aussi, une solution a été apportée. « Des machines à voter de Beni [l’un des territoires privés de vote pour des raisons d’Ebola, ndlr] ont été acheminées à Bukavu », affirme-t-il.

Pour Corneille Nangaa, « le vote se poursuit ainsi normalement à travers le pays » et exclut toute possibilité de prolongation mais « tous ceux qui seront dans la file d’attente à 17 heures vont voter ».

Elections: L'heure est au délicat comptage des voix

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Les bureaux de vote sont passés dimanche à l'étape cruciale du comptage des voix en République démocratique du Congo où des élections se sont déroulées dans un climat "relativement calme", selon l'épiscopat, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) estime que "le climat général du déroulement du vote a été relativement calme", sur la base de l'observation de 78% des bureaux de vote.

"Nos observateurs sur le terrain ont fait état de la destruction du matériel électoral à Kingabwa (un quartier de Kinshasa)", a dit le porte-parole de la Cenco, l'abbé Donatien Nshole.

La Cenco n'a pas confirmé que quatre personnes avaient été tuées lors du vote dans le Sud-Kivu, une information rapportée par le directeur de campagne du candidat de l'opposition Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe.

Dans un message lu à la télévision publique (RTNC), le président Joseph Kabila a félicité le peuple congolais pour avoir voté "dans la paix et la dignité" et "dans le respect de la souveraineté".

Le dépouillement a commencé après la prolongation du vote au-delà de l'heure prévue de fermeture à 17h00 (15h00 GMT dans l'Est, 16h00 GMT dans l'Ouest).

"Les candidats qui nous intéressent le plus sont le 13, 4 et 20", a déclaré le président du bureau du collège Saint Georges dans la commune de Kintambo à Kinshasa.

Il s'agit des numéros des trois principaux candidats, le dauphin du président Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, et les deux opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

L'opposant Martin Fayulu est arrivé en tête dans le bureau de vote du lycée Kiwele à Lubumbashi qui n'a enregistré que 239 votants sur 660 inscrits.

Plus à l'est, à Goma, après des pauses pour le dîner, le dépouillement a commencé dans les centres électoraux, notamment à l'école Des Volcans et au centre de l'école Zanner, dans le quartier Majengo.

Les agents électoraux suivent scrupuleusement le mode opératoire sous l'oeil attentif et fatigué des témoins. Les trois parties de chaque bulletin de vote sont détachées pour constituer trois piles de ces trois scrutins (présidentiel, législatif, et provincial.

Les résultats provisoires de la présidentielle doivent être annoncés le 6 janvier d'après le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).


Belga / MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

Elections 2018 : « Les machines à voter ont bien fonctionné » (Corneille Nangaa)

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa à Kinshasa, le 20/12/2018 lors de l’annonce du report de la date des élections prévues le 23 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

A l’ouverture du vote, 77.3% de bureaux ont ouvert à temps, s’est félicité dimanche 30 décembre soir, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, saluant aussi le professionnalisme des agents de la CENI et le bon fonctionnement des machines à voter.

Intervenant sur la télévision nationale, RTNC, Corneille Nangaa a loué la présence et professionnalisme des agents de l’ordre, qui ont escorté le matériel et sécurisé les sites électoraux, la « forte présence des témoins et observateurs »…

Il s’est défendu sur la question de bureaux fictifs. Pour lui, il s’agit plutôt de « sites complémentaires », aménagés là où les bureaux n’ont pas fonctionné ou ont été insuffisants.

Problèmes rencontrés

La CENI a cependant rencontré des problèmes d’ordre technique, a reconnu M. Nangaa, évoquant notamment la polarité des batteries internes des machines à voter, l’absence de certains accessoires (câbles, fiches…), pannes d’imprimantes suite « l’humidité de certains bulletins de vote. »

Il a cité particulièrement les cas d’Ilebo, qui a reçu des bulletins de vote d’ailleurs et de la commune de Limete (Kinshasa) qui s’est retrouvée sans listes électorales. Mais, dans chaque cas, selon lui, un dispositif était actionné pour y remédier.

Sur le plan sécuritaire, le président de la CENI a déploré le drame de Walungu (Sud-Kivu) : la mort d’un policier et d’un agent de la CENI, lynché par la population « instrumentalisée » par certains politiciens.

Elections : affluence et couacs pour un vote historique

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Corneille Nangaa, président de la Ceni

Des files d'attente grossissaient au fil de la journée dans les bureaux de vote ce dimanche 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo, où se tiennent des élections historiques, entre espoir de changement, peur de nouvelles violences, retards et problèmes techniques.

"Je sens comme une libération. Je me sens libéré, dégagé", a déclaré à l'AFP Victor Balibwa, fonctionnaire de 53 ans, un des premiers électeurs à déposer son bulletin de vote à Lubumbashi à l'ouverture des bureaux à 06H00 (04H00 GMT).

Trois fois reportées, ces élections générales à un tour doivent désigner le successeur du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis l'assassinat de son père en janvier 2001.

C'est la première fois que le Congo peut rêver d'une transmission pacifique du pouvoir d'un président à l'autre depuis l'indépendance en 1960.

Le président sortant a voté à Kinshasa avec son "dauphin" désigné, son ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

Ils ont été suivis une heure plus tard par l'un des deux principaux candidats de l'opposition, Martin Fayulu.

"C'est un grand jour pour moi, c'est un grand jour pour le Congo parce que c'est la fin de la dictature, c'est la fin de l'arbitraire, c'est la fin (...) de 18 du système Joseph Kabila", a déclaré M. Fayulu.

L'autre principal candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, doit voter vers 14H00 (13H00) dans un quartier populaire de la capitale.

Aucun incident majeur n'a été relevé jusqu'à présent dans cet immense pays à l'histoire agitée, où le vote a été reporté dans deux régions, officiellement pour cause de violences (Beni-Butembo dans l'Est et Yumbi dans l'Ouest).

A Beni, des jeunes ont d'ailleurs organisé un vote fictif pour protester. "La ville de Beni est dans la République démocratique du Congo. On ne peut pas nous priver (du droit de vote", a revendiqué un jeune, Manix.

De nombreux retards ont été enregistrés dans les centres de vote où les électeurs passent du temps à chercher leur nom et leur bureau sur les listes électorales.

Objet de toutes les polémiques depuis plus d'un an, la "machine à voter" a connu des couacs au jour J des élections.

"Il y a cinq à six bureaux où les machines ne fonctionnent pas" a témoigné à la presse à Lubumbashi un "témoin" (observateur d'un candidat). "Il faut attendre le technicien".

Dans un bureau à Kinshasa, l'écran tactile s'est enrayé au deuxième bulletin de vote, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le vote "avec la machine est très compliqué. J'ai appuyé sans trop savoir pour qui. Je n'ai pas vu le numéro ni le visage de mon candidat", regrette une dame d'un âge avancé en sortant de l'isoloir qui protège le secret du vote.

Les électeurs qui ont pu voter ne cachait par leur enthousiasme et leur soif d'autres horizons.

"Parce que le Congo a trop souffert nous méritons le changement", lance à Goma Patrice Nzanzu, technicien.

"Ça m'excite de voter, de pouvoir enfin choisir. C'est mon premier vote!" s'exclame Rachel, 18 ans, étudiante à Goma, dans ce pays où la majorité des 80 millions d'habitants ont moins de 25 ans.

Au total, les 40 millions d'électeurs inscrits ont le choix entre 21 candidats - dont la plupart n'ont même pas fait campagne.

Le président Kabila a renoncé à briguer par la force un troisième mandat interdit par la Constitution.

Sa décision est intervenue avec du retard, puisque les élections ont été reportées trois fois depuis la fin de son second mandat il y a deux ans, en décembre 2016.

Les 40 millions d'électeurs enregistrés peuvent voter jusqu'à 17H00 (15H00 GMT dans l'Est et 16H00 GMT à Kinshasa). Les résultats provisoires seront annoncés le 6 janvier, avant d'inévitables contentieux devant la Cour constitutionnelle.

Des sondages donnent le "dauphin" perdant et prédisent la victoire de M. Fayulu.

Des élections législatives et provinciales ont lieu en même temps que la présidentielle.

Pour ces élections, Kinshasa a refusé toute aide logistique des Nations unies, présentes depuis 20 ans au Congo, de même que toute mission d'observation occidentale.

Pour le jour du vote, le pouvoir a annoncé la fermeture de ses frontières terrestres, lacustres et fluviales avec ses neuf voisins, de Brazzaville à l'Angola en passant par le Rwanda.

En revanche, Internet n'était pas coupé, contrairement à ce qui se passe lors des journées de fortes tensions.

La campagne avait été rattrapée par la violence, avec une dizaine de morts selon une association de défense des droits de l'homme, ce que nie le pouvoir.

Samedi soir, les deux candidats de l'opposition ont refusé de signer un document destiné à prévenir les violences post-électorales, en claquant la porte d'une médiation conduite par des observateurs africains.


AFP / La Libre / MCP/LFP/, via lefrancophoneplus.com

Elections 2018 : Joseph Kabila, Martin Fayulu et Emmanuel Shadary ont voté dans le même centre à Gombe

Martin Fayulu a voté ce dimanche 30 décembre à l’Athénée de la Gombe à Kinshasa. Photos Saleh Mwanamilongo.

Le président sortant Joseph Kabila a voté au centre de l’institut de la Gombe à Kinshasa. Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary, tous candidats à la présidentielles de 2018 respectivement pour le compte de la coalition Lamuka et du Front Commun pour le Congo (FCC) ont effectué leur devoir civique dans le même centre.

D’autres personnalités politiques ont également voté dans le même centre. Malgré la pluie qui a commencé tôt ce matin, de nombreux électeurs se sont rendus dans les différents centres de la capitale pour exprimer leurs choix dans l’urne.

Radiookapi.net via lefrancophoneplus.com

Scrutin historique et à hauts risques en RDC

40 millions de Congolais élisent un nouveau président. L’opposition dénonce un manque de transparence. La communauté internationale craint des violences.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd’hui à 06h13, mis à jour à 06h13

Temps deLecture 3 min.

Les électeurs congolais vont choisir entre vingt et un candidats pour succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.
Les électeurs congolais vont choisir entre vingt et un candidats pour succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. BAZ RATNER / REUTERS

Les bureaux de vote ont ouvert ce matin en République démocratique du Congo (le pays est à cheval sur deux fuseaux horaires) ce dimanche 30 décembre. Le président congolais sortant Joseph Kabila et son « dauphin », l’ ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, sous sanctions de l’Union européenne, étaient parmi les premiers à voter dimanche matin aux côtés des rares électeurs présents au centre de vote de l’Athénée, dans le quartier de la Gombe à Kinshasa.

40 millions d’hommes et femmes sont appelés aux urnes afin de choisir un nouveau président, qui succèdera à Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001. Le plus grand pays de l’Afrique sud-saharienne (2,3 millions de kilomètres carrés) pourrait connaître sa première transmission démocratique et pacifique du pouvoir depuis des décennies. Mais le scrutin se tient dans un climat tendu. Des élections législatives et provinciales ont lieu dans le même temps. Les résultats sont attendus le 6 janvier.

  • Les candidats

Ils sont vingt et un mais trois se démarquent. D’abord, l’ex-ministre de l’Intérieur (de fin 2016 à février 2018) et « dauphin » de Joseph Kabila Emmanuel Ramazani Shadary, aujourd’hui secrétaire du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Le politicien de 58 ans est dans le collimateur de l’Union européenne (il a l’interdition d’y voyager, ses avoirs financiers sont gelés) depuis mai 2017 en raison de son rôle dans la répression de manifestations de l’opposition fin 2016. Félix Tshisekedi a pris le relais de son père Etienne Tshisekedi, décédé l’an dernier, comme principale figure de l’opposition, à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Il s’est désolidarisé le mois dernier de Martin Fayulu, homme d’affaires de 62 ans et au départ candidat unique de l’opposition. Il a passé deux décennies au sein de la compagnie pétrolière Exxon Mobil. Un sondage le donne largement en tête. Le nombre élevé de candidats pourrait toutefois diluer les voix de l’opposition et profiter à Shadary.

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  • Le spectre de la violence

Martin Fayulu et Félix Tshisekedi ont tous les deux refusé de signer samedi soir l’ « acte pour la paix », un document dans lequel ils se seraient engagés à rejeter toute violence. Les deux hommes estiment que le texte ne tient pas compte de leurs demandes relatives à la gestion des bulletins de vote (comptage manuel, présence des observateurs électoraux à tous les stades du dépouillement). « Nous avons compris que la Céni (la commission électorale nationale indépendante) et le FCC (coalition de la majorité) ne sont pas pour des élections crédibles et transparentes  », a expliqué le directeur de campagne de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe.  « Des inquiétudes planent encore sur nos têtes et la peur couve dans nos coeurs », a déclaré l’archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo alors que catholiques et protestants ont manifesté samedi matin pour demander des élections pacifiques. Une association de défense des droits de l’homme assure qu’une dizaine de personnes ont été tuées pendant la campagne. Le police a prévenu qu’elle limiterait l’accès aux centres des votes dimanche soir. Les frontières du pays resteront fermées. Le scrutin a été reporté dans trois zones (Beni, Butembo et Yumbi), victimes d’Ebola ou de violences communautaires. Plus d’un million d’électeurs ne pourront pas voter dans ces régions, vues comme des bastions de l’opposition.

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  • Un manque de transparence ?

C’est ce que craint l’opposition. Le pouvoir a refusé toute aide logistique des Nations unies et la présence d’observateurs européens ou américains. Le représentant de l’UE en RDC a même été sommé de quitter le pays jeudi. Des centaines d’observateurs africains et 67 journalistes étrangers (selon la Céni) suivront toutefois cette journée électorale. L’inquiétude concerne la « machine à voter », un écran tactile. Il n’est pas dit qu’elle soit présente dans les 80 000 bureaux de vote du pays. Selon plusieurs démocrates contactés vendredi par l’agence Reuters, seulement 60% environ du matériel électoral seraient prêts. L’élection de dimanche, prévue fin 2016, a été repoussée trois fois, officiellement en raison d’un manque de moyens. Le vote du 23 décembre a été reporté d’une semaine après un incendie dans un entrepôt de la Céni à Kinshasa qui avait détruit 77% de l’équipement nécessaire pour l’organisation du scrutin dans la capitale.

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  • Joseph Kabila confiant

Le président en place ne brigue pas un troisième mandat successif puisque la Constitution le lui interdit. « J’ai l’intime conviction que tout va bien se passer dimanche », a-t-il confié au Monde, admettant que « des violences post-électorales ne sont pas à exclure, mais la menace sécuritaire est sous contrôle ». A 47 ans, M. Kabila n’a pas forcément dit adieu au pouvoir. Il pourrait se présenter en 2023 et une victoire de Emmanuel Ramazani Shadary lui permettrait de rester actif en coulisses.

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Elections en RDC : Joseph kabila a voté à Kinshasa

Joseph Kabila a voté ce dimanche 30 décembre à l’Athénée de la Gombe à Kinshasa. Photos Saleh Mwanamilongo.

Le Président sortant Joseph Kabila a voté ce dimanche 30 décembre à Kinshasa. Accompagné de sa femme et ses deux enfants, le chef de l’Etat a accompli son devoir civique dans la commune de la Gombe.

Le candidat à l’élection présidentielle, Emanuel Ramazani présenté par l’actuelle coalition au pouvoir, a également voté dans la même commune de la capitale de la RDC.

Radiookapi.net /via lefrancophoneplus.com

Elections en RDC la police interdit tout attroupement aux environs des bureaux de vote et de compilation

Le porte-parole de la Police nationale congolaise (PNC), colonel Mwana Mputu. Radio Okapi/Ph. Innocent Olenga Lumbahee

La police nationale congolaise (PNC) demande aux électeurs d’éviter tout attroupement aux environs des bureaux de vote et centres de compilation lors des élections présidentielles et législatives nationales et provinciales en RDC. Le porte-parole de la police, le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police, l’a dit ce samedi 29 décembre à Radio Okapi.

« Les forces de l’ordre et de sécurité sont déployées dans les sites de vote afin d’assurer tous les électeurs d’aller voter leurs candidats dans la sérénité. La police appelle le peuple congolais au calme et d’éviter les actes de vandalisme. Après le vote, il est souhaitable que chaque votant puisse renter à domicile afin d’éviter tout attroupement dans les parages des centres de vote et de dépouillement. Les forces de sécurité seront appelées d’éloigner toute personne qui, après la fermeture des bureaux et centres de vote et de dépouillement trainerait aux alentours de ces sites », indique le colonel Pierrot Mwanamputu.

La police nationale congolaise appelle la population à aller voter dans la tranquillité et à faire confiance aux forces de l’ordre.

Elle note qu’elle a demandé aux commandants de la police déployés sur terrain d’avoir le contrôle des hommes sous leur commandement, de rester fermes, vigilants et courtois le jour du vote. Aux électeurs, la police demande d’éviter des provocations.

Radiookapi.net via le francophoneplus.com

RDC : l’ONU appelle à un environnement exempt de violences le jour du scrutin du 30 décembre

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’exprimant à NYU Stern School of Business sur les changements climatiques à New York (USA). Photo UN

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi 28 décembre à garantir un environnement exempt de violences, lors des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre en République démocratique du Congo.

Le chef de l'ONU a lancé cet appel aux autorités de la RDC, aux dirigeants politiques de tous bords, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et à la société civile, afin que tous les électeurs éligibles puissent voter pacifiquement le jour du scrutin.

« Le Secrétaire général encourage en outre les citoyens à saisir cette occasion historique pour participer à la consolidation des institutions démocratiques du pays », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Le chef de l’ONU « rappelle à tous les acteurs qu'ils ont un rôle crucial à jouer dans la prévention de la violence électorale en s'abstenant de toute forme de provocation et en faisant preuve de la plus grande retenue dans leurs propos et leurs actions. Il souligne aussi l’importance pour tous de protéger et d’assurer l’accès aux structures sanitaires dans les zones affectées par Ébola », a-t-il ajouté.

M. Guterres a réitéré l’engagement continu des Nations Unies à soutenir la transition pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo.

Report des élections dans quelques circonscriptions 

La Commission électorale a toutefois reporté les élections dans quatre circonscriptions électorales, celles de Beni, Beni Ville, Butembo, en province du Nord-Kivu (dans l'est), ainsi que celle de Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe (dans le sud-ouest).

Selon la CENI, ce report en mars 2019 est justifié par des raisons sécuritaires et sanitaires, notamment la persistance de l’épidémie d’Ébola.

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et cheffe de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MONUSCO), Leila Zerrougui, a regretté que certains électeurs ne puissent pas se rendre aux urnes le 30 décembre.

Elle a indiqué que la MONUSCO a essayé d’apporter son appui pour mettre à l’entrée des bureaux de vote des équipements pour se laver les mains afin d’éviter la transmission de la maladie à virus Ébola à travers le vote.

« Cela me fait de la peine parce que je considère que c’est une élection importante et que les gens de Beni, comme tous les Congolais, ont le droit de voter », a-t-elle ajouté dans un entretien à Radio Okapi.

L'OMS préoccupée par l’impact de l'insécurité sur la lutte contre Ebola 

De son côté, l’Organisation mondiale et de la santé (OMS) a indiqué vendredi qu’elle continuait avec ses partenaires de répondre à l’épidémie d’Ébola dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, malgré la détérioration de la sécurité depuis jeudi 27 décembre.

Bien que les communautés des zones touchées soutiennent généralement la riposte à Ébola, des opérations ont été temporairement interrompues en raison de l'insécurité.

Le 27 décembre 2018, des habitants des villes de Goma et de Beni ont manifesté pour protester contre la décision de la CENI de reporter le scrutin. A Beni, des manifestations devant des bâtiments du gouvernement se sont propagées ensuite à un centre de transit pour Ébola, effrayant les personnes en attente de résultats du test Ébola et le personnel. Le personnel du centre est parti temporairement et la plupart des cas suspects ont été transférés dans un autre centre à proximité.

L'OMS est préoccupée par les effets négatifs de l'insécurité actuelle sur les efforts déployés pour contrôler l'épidémie.

Alors que des améliorations sensibles ont été observées dans de nombreux endroits, « ces gains pourraient être perdus si la région traverse une période d'insécurité prolongée entraînant une transmission accrue du virus », a dit le chef de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus dans un communiqué de presse.

Avec ONU Info./ via lefrancophoneplus.com

Ville morte décrétée par Lamuka : les activités paralysées à Beni, Butembo et Oicha

12h14’, marché Gambela à Kinshasa le 4/03/2017 lors de la journée ville morte décrétée par le Rassemblement de l’opposition. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les activités sont paralysées ce vendredi 28 décembre dans les grandes villes de la province du Nord-Kivu, notamment à Beni, Butembo et Oicha. Les habitants de ces villes répondaient ainsi à l’appel d’une journée « ville morte » décrétée par la société civile de la région mais aussi la plateforme politique Lamuka pour protester contre le report des élections dans les circonscriptions de Beni territoire, Beni Ville et Butembo (Nord-Kivu) ainsi que celle de Yumbi dans le Maï-Ndombe.

Dans la ville de Beni, toutes les activités sont paralysées. Boutiques, magasins, petits commerces sont fermés et la circulation est difficile. Des groupes des jeunes ont érigé des barricades sur le boulevard Nyamwisi, l’artère principale de la ville et sur le boulevard Ruwenzori dans la commune du même nom ainsi que sur les avenues dans plusieurs quartiers de Beni. Certains jeunes ont même passé la nuit dehors après les manifestations de jeudi 27 décembre.

Dans la ville commerciale de Butembo, toutes les activités sont également au point mort. Les barricades sont également constatées sur la grand-route entre la commune Kimemi et Mususa ainsi que différentes rues de la ville, rapportent des sources locales.

A Mutsanga, présenté comme quartier chaud de la commune de Bulengera, les sources locales signalent l’arrestation de quelques jeunes après un accrochage avec les forces de l’ordre.

La commune rurale d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni ressemble à une ville fantôme. Toutes les activités sont paralysées, mais l’on ne note pas des barricades sur différentes rues et avenues, selon des habitants de cette commune joints par Radio Okapi.

Kinshasa: l'appel de Lamuka à une "journée ville morte" n'est pas respecté

SOCIÉTÉ

Kinshasa-

Le mot d’ordre lancé le jeudi 27 décembre par la coalition Lamuka, à observer une « journée ville morte » ce vendredi 30 décembre sur toute l’étendue du pays en solidarité avec 1.247.600 électeurs des circonscriptions de Beni, Butembo ( Nord-Kivu) et ceux du territoire de Yumbi ( Maï-Ndombe) exclus de l'élection présidentielle prévu ce dimanche 30 décembre, n’a pas été suivi par les kinoises et kinois.

Lemba

Boulevard du 30 juin

Dans la commune de Lemba, les activités ont démarré normalement. Les magasins et boutiques ont ouvert. Les clients, vendeurs ont aussi été au rendez-vous dans le marché portant le nom de la commune comme à l’accoutumé.

Selembao

C’est le même constat dans les communes de Limete, Kalamu et selembao. Au niveau du rond-point victoire, il y a engouement comme chaque jour. Les stations-service vendent normalement. Sur le Boulevard triomphale tout comme celui du 30 juin, la circulation reste dense. Certaines entreprises et ambassades situés dans la commune de la Gombe ont également ouvert leur porte.

Boulevard Lumumba (Tshangu)

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS/ mediacongo.net via Lefrancophoneplus.com

Kinshasa "invite instamment" l'UE à rappeler son représentant en RDC "dans les 48 heures"

Le sénateur congolais, Léonard She Okitundu Lundula à Kinshasa, le 11/08/2015. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Kinshasa a enjoint jeudi à l'Union européenne (UE) de rappeler dans les "48 heures" son représentant en République démocratique du Congo, une mesure de rétorsion après le maintien des sanctions européennes visant 14 personnalités congolaises, dont le candidat du pouvoir à l'élection présidentielle.

"Le gouvernement de la République démocratique du Congo invite instamment le Conseil européen à procéder impérativement dans les 48 heures au rappel de son chef de mission en République démocratique du Congo", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, à trois jours des élections générales prévues dimanche.

Le chef de la diplomatie congolaise s'exprimait depuis son ministère où il avait convié des diplomates occidentaux, dont le chef de mission de l'UE, le Belge Bart Ouvry.

"Cette mesure sanctionne d'une part le comportement répréhensible de l'intéressé et d'autre part s'inscrit dans le cadre de la réciprocité", a insisté le ministre d'une voix tendue.

Dans son propos, M. She Okitundu a évoqué "des sanctions infligées unitatéralement par le Conseil européen à d'éminentes personnalités" de la RDC.

Il a rappelé qu'il avait demandé la "levée" ou la "suspension" des sanctions "jusqu'à la tenue des élections générales en RDC".

"Ce plaidoyer, patiemment engagé, demeure sans écho surtout après le renouvellement desdites mesures par le Conseil européen de ce mois de décembre 2018", a-t-il déclaré.

L'UE avait annoncé le 10 décembre la prolongation pour un an, jusqu'à décembre 2019, de ses sanctions visant 14 responsables du régime du président congolais Joseph Kabila accusés de violations des droits de l'homme, dont son dauphin pour la présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary.

"Le Conseil réexaminera à nouveau les mesures restrictives compte tenu des élections en RDC et se tient prêt à les adapter en conséquence", avait indiqué l'Union européenne.

Les élections générales sont prévues dimanche en RDC après trois reports.

Ces sanctions (gel d'éventuels avoirs et l'interdiction de visa) avaient été prises début 2017 quand M. Ramazani Shadary était ministre de l'Intérieur.

Avec AFP/Radiookapi.net/ via Lefrancophoneplus.com

RDC : la Ceni reporte les elections à Yumbi, Beni, Beni ville et Butembo

L’interdiction de stationner devant le siège de la CENI le 26/07/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient de reporter pour mars 2019 les élections dans quatre circonscriptions : Beni territoire, Beni-ville et Butembo ville au Nord-Kivu ainsi que Yumbi dans le Maindombe.

D’après son communiqué publié ce mercredi 26 décembre, la Ceni justifie ce report par la destruction de son matériel pour le cas de Yumbi et la persistance de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola ainsi que l’insécurité observée dans cette région.

Source: Radiookapi.net

RDC : les élections reportées au 30 décembre 2018

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa à Kinshasa, le 20/12/2018 lors de l’annonce du report de la date des élections prévues le 23 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé ce jeudi 20 décembre à Kinshasa, le report des élections présidentielle et législatives initialement prévues le 23 décembre. Les élections sont reportées au 30 décembre 2018.

Le président de la CENI, Corneille Nangaa, a justifié ce report par les contraintes techniques qui ont empêché son institution d’organiser ces élections à la date annoncée. Il s’agit notamment du retard pris dans l’acheminement de 3,5 millions de bulletins qui devraient être utilisés dans les bureaux de vote.  Le dernier stock de ces bulletins destiné pour la ville de Kinshasa arrive de la Corée du Sud dans la soirée de samedi 22 décembre.

Il s’agit notamment des machines à voter expédiées en provinces et ramenées à Kinshasa qu’il fallait reconfigurer et les bulletins de vote qu’il fallait importer de la Corée du Sud. Ce matériel électoral destiné à Kinshasa a été consumé dans l’incendie d’un dépôt de la CENI le 13 décembre dernier.

« La CENI a entrepris des consultations auprès de toutes les parties prenantes. Forte des contributions constructives des parties prenantes et étant donné le fait qu’on ne peut organiser les élections générales directes sans la province de Kinshasa et sans les électeurs kinois, soit 10% de l’électorat national, nous annonçons donc que les scrutins directs présidentiels, législatives nationales et provinciales auront lieu le 30 décembre 2018. Les ajustements occasionnés par ce décalage feront l’objet d’une décision qui sera rendue ce soir par la CENI », a expliqué Corneille Nangaa.

Compte tenu des pertes des matériels calcinés dans l’entrepôt de la CENI à Kinshasa, indique M. Nangaa, il est devenu impossible d’organiser ces élections avant le 25 décembre.

« En plus de 2676 machines qui ont échappé à l’incendie, les machines préalablement affectées au titre de stock tampon des entités administratives ont été ramenées vers Kinshasa. Ces machines ne contenaient pas des  bulletins votes. Il a fallu en commander auprès du fournisseur en Corée du Sud. Ainsi 5 millions bulletins de vote ont été commandés. Le dernier lot ne peut arriver qu’au soir du samedi 22 décembre 2018. L'arrimage de ces machines avec des nouveaux bulletins imprimés requiert non seulement la configuration, mais aussi l’initialisation de ces dernières en vue de les rendre compatibles avec les circonscriptions de Kinshasa. Il faut pour cette opération un minimum de 60 heures. Ce qui signifie qu’elles ne pourront être prêtes que les 25 décembre 2018 », a argumenté le président de la CENI.

La campagne électorale en revanche prendra fin le 21 décembre à minuit comme initialement prévu.

Ce jeudi avant-midi, Corneille Nangaa a eu une réunion à huis clos au Palais du peuple avec les candidats présidents de la République. Cette réunion a été précédée par la Tripartie CENI-CNSA-gouvernement.

Le Premier ministre Bruno Tshibala, le president du CNSA Joseph Olenga Nkoy et celui de la CENI Corneille Nangaa ont pris part à la réunion Tripartite.

Processus électoral: Les élections auront-elles bien lieu ce dimanche comme prévu ?

POLITIQUE

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À l'issue d’une réunion avec les candidats président de la République, ce jeudi 20 décembre, Corneille Nangaa, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), se préparerait à annoncer officiellement un report des élections qui étaient prévues le 23 décembre 2018.

Selon certains candidats présents dans la salle, la CENI évoque une « incapacité technique ». « La CENI est dans l’incapacité technique d’organiser les élections ce dimanche 23 décembre. Un report de quelques jours est envisagé », a révélé Seth Kikuni sur son compte twitter.

Seth Kikuni@sethkikuni

La CENI est dans l'incapacité technique d'organiser les élections ce dimanche 23 Décembre. Un report de quelques jours est envisagé.

Selon d'autres informations, toutefois, le président de la CENI justifie ce report pour des raisons sécuritaires et sanitaires sur l’étendue du pays. Et notamment l’épidémie d'Ebola dans la province du Nord Kivu et l'Ituri; le conflit ethnique dans la province de Mai Ndombe ainsi que le déploiement des bulletins de vote à Kinshasa retardé en raison de l'incendie de l’entrepôt de la CENI à la Gombe.

Une communication officielle du président de la CENI, sur un eventuel report, est attendue dans les heures qui suivent...

Félix Tshisekedi : « Ceux qui vont sortir du pouvoir n’auront pas à partir en exil »

[Archives]Félix Tshisekedi lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de son parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Félix Tshisekedi est candidat numéro 20, à l’élection présidentielle du 23 décembre. Il dit avoir postulé « pour instaurer une démocratie et un Etat de droit », rêve de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qu’il compte réaliser.

« Nous comptons implanter les conditions d’amélioration des conditions des vies de nos concitoyens, en leur garantissant toute la liberté », promet Félix Tshisekedi.

Selon lui, la campagne électorale s’est très bien passée, avec l’accueil chaleureux de la population et son attention, « surtout dans l’Est où nos compatriotes vivent l’enfer », hormis « quelques incidents ».

« Nous en avons été tellement touché que je leur ai promis de m’établir dans l’Est jusqu’à ce que la paix revienne », dit-il.

Félix Tshisekedi dit vouloir les élections libres et crédibles et transparentes et se refuse la chasse aux sorcières, une fois qu’il sera élu.

« Si les résultats donnés sont différents de ceux de nos témoins et de notre centre de récolte des données, nous aurons des procès-verbaux pour appuyer nos revendications, au cas où les résultats seraient différents des nôtres. Ça n’a rien à voir avec l’incitation à quoi que ce soit », poursuit le candidat numéro 20.

Il dit par ailleurs être le seul leader qui prône la paix avant, pendant et après les élections.

« Je suis le seul à dire qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières, il n’y aura pas de règlements de compte. La situation de ceux qui vont sortir du pouvoir sera la même après leur défaite. Ils n’auront pas à partir en exil », promet Félix Tshisekedi.

Dans cet entretien avec Tina Salama, Félix Tshisekedi décline aussison plan de sécurité pour mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC.

Olive Lembe Kabila optimise pour la victoire d’Emmanuel Shadary à la présidentielle du 23 décembre 2018

 Internet
Kinshasa - Marie-Olive Lembe Kabila met toutes les chances du gain des élections du côté de Shadary. Dans un point de presse tenu lundi dernier à Goma dans la province du Nord-Kivu, la Première Dame a déclaré que le peuple congolais portera son choix sur le candidat N°13 à l’élection présidentielle. Et de s’assurer que tout le peuple va sanctionner les marionnettes en élisant le candidat du FCC.

La Première dame de la République,  Mme Marie Olive Lembe Kabila,  s’est dite optimiste pour la victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary aux élections du  23 décembre 2018, au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée  lundi, à l’hôtel Mbiza de Goma.

Partant notamment du bain de foule monstre dont le candidat Emmanuel Ramazani Shadary a eu droit à son arrivée dans le chef-lieu du Nord-Kivu, l’épouse du Chef de l’Etat s’est dite ne pas avoir des doutes sur la victoire certaine du candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.

S’exprimant au sujet de sa vie après le mandat de son mari et Président de la République sortant, Mme Olive Lembe Kabila a promis la continuité de ses actes caritatifs en faveur des familles démunies et vulnérables partout en RDC sans distinction.  « Après le règne de mon très cher mari,  sûre que je ne serais plus la Première Dame de la République mais je resterai la même Olive Lembe que les gens connaissent », s’est-elle exprimée.

Mme Olive Lembe Kabila a ainsi invité les Congolais, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, à reconnaitre les efforts fournis par le Président de la République en faveur du développement de la RDC dans plusieurs domaines. S’agissant de la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, principalement au Nord-Kivu, l’épouse du Président de la République  a dénoncé le comportement de certains fils  du terroir qui se plaisent à comploter contre leurs concitoyens pour des intérêts égoïstes. Elle a enfin, invité les Congolais à faire un choix utile en votant pour Emmanuel Ramazani Shadary qui incarne l’émergence de la RDC.

Olive Lembe Kabila communie avec les motards de la ville de Goma 

Le séjour de  Mme Olive Kembe Kabila à Goma a été marqué également par une réception des motards, toutes les corporations confondues de la ville de Goma, lundi au stade Les Volcans de Birere. Dans son adresse aux motards, elle a indiqué que  cette rencontre s’inscrit  dans le cadre de la campagne électorale en faveur d’Emmanuel Ramazani Shadary, invitant ces derniers à  voter massivement pour ce candidat qui prône l’émergence et la paix. Pour  leur part, les professionnels des engins motorisés à deux roues ont, à l’unanimité, promis de voter le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), le 23 décembre 2018.

Marie Olive Lembe Kabila a par ailleurs affirmé qu’elle est  venue à Goma pour  célébrer les fêtes de nativité et de fin d’année avec les motards dont le travail est plus que remarquable dans la province du Nord-Kivu en particulier et dans plusieurs parties de la RDC en général.

ACP

Matières premières : Dubaï, nouvelle destination du diamant congolais

 Internet
Kinshasa -
Les Émirats arabes unis ont représenté le premier marché pour la République démocratique du Congo (RDC) en 2018, avec plus de trois millions de carats de diamants importés du pays.

Les dernières statistiques officielles provenant du ministère des Mines indiquent une production de plus de sept millions de carats de diamants industriels et artisanaux, au premier semestre de l'année 2018. Les diamants exportés ont représenté globalement une valeur de quatre-vingt- quatorze millions de dollars américains.

Dans le top 5 des pays importateurs du diamant congolais au premier semestre 2018, les Émirats ara- 
bes unis avec Dubaï comme capitale, véritable plaque tournante du commerce dans le monde, sont la pre- 
mière destination. En chiffre, la RDC a exporté vers les Émirats arabes unis environ 3,7 millions de carats de dia- 
mants. Au premier trimestre de 2018, le volume exporté a représenté plus de vingt-huit mille carats de diamants 
d'une valeur de plus de vingt-quatre millions de dollars américains.

Quant à la Belgique, ancien pays de prédilection pour l'exportation .des pierres précieuses, avec Anvers 
comme capitale mondiale du diamant, elle ne vient plus qu'en deuxième position. Au premier trimestre 2018, la" 
RDC a exporté 1,5 million de carats de diamants vers le royaume, représentant une valeur de plus de dix- 
sept millions de dollars américains. La Chine vient en troisième position mais, le volume reste assez bas. Au pre- 
mier semestre 2018, ce volume d'exportation se situait à peine à moins deux cent trente-quatre mille carats 
de diamants. Ce top cinq se clôture par l'Afrique du Sud et le Botswana. Il s'agit des 'deux seuls pays,africains 
qui importent le diamant congolais.

Le Potentiel 

Marie Josée Ifoku : « Tout ce qui nous arrive, c’est parce que nous sommes devenus inconscients »

Marie Josée Ifoku, présidente de l’Alliance nationale des élites du Congo (ANC) lors du dépôt de sa candidature à la présidentielle 2018, le 8/08/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga est l’unique femme à avoir postulé à la présidentielle du 23 décembre. Elle se dit surprise que d’autres femmes n’aient pas aspiré à diriger la République démocratique du Congo (RDC). « Je pensais qu’on serait à deux ou trois femmes (…). Pour moi, c’est peut-être une opportunité extraordinaire, que le peuple congolais devrait saisir », dit-elle.

Révoltée de la misère que côtoie le peuple congolais, Elle a décidé de briguer la magistrature suprême pour « briser le système qui fait que le Congolais ne jouisse pas de ses richesses ».

« Un congolais ne peut pas manger trois fois par jour. C’est une honte, c’est une humiliation et c’est manquer de dignité qu’un peuple aussi béni vive dans la misère », dénonce-t-elle.

Une fois élue présidente de la République, Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga, candidate numéro 2, compte réorganiser l’armée, la conscientiser, la réformer pour restaurer l’autorité de l’Etat, et mettre fin à l’insécurité au pays.

« Pour arrêter cette guerre, c’est plus un problème économique qu’autre chose. Il faut aussi développer une diplomatie de proximité afin de dialoguer avec ceux qui sont en face de nous pour qu’ils comprennent qu’on n’a pas besoin que le sang coule autant pour jouir des richesses qui sont les nôtres », indique le numéro 2 à la présidentielle.

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga envisage ainsi de conscientiser le peuple congolais. « Tout ce qui nous arrive, c’est parce que nous sommes devenus inconscients. C’est comme si on avait perdu notre âme et notre raison d’être », regrette-t-elle.

Elle pense que beaucoup de lois sont déjà votées mais le problèmeréside dans leur application.

« Nous n’appliquons pas ces lois parce que nous n’avons pas compris c’est quoi un Etat. Le vrai problème il est dans le Congolais. Il faut changer de mentalité. Les programmes, il y en a de beaux, mais non appliqués », se désole la candidate numéro 2.

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga décline son programme de société dans cette interview avec Jean Marc Matwaki.

Elections 2018 : Lamuka, d’accord avec la machine à voter pour servir d’imprimante

[Archives]Pierre Lumbi, cadre du Mouvement social pour le renouveau(MSR) à Kinshasa, le 05/11/2015 lors de l’ouverture du congrès extraordinaire de ce parti. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

A six jours de l’organisation des élections de décembre prochain, la coalition Lamuka qui soutient la candidature de Martin Fayulu accepte d’aller aux élections avec les machines à voter qui devraient servir d’imprimantes pour les bulletins de vote et que ces derniers soient comptés manuellement. Dans son communiqué de dimanche 16 décembre, cette plateforme électorale appelle tous les Congolais à « voter massivement dans la paix et la sérénité ».

« Conformément aux recommandations de la CENCO [Conférence épiscopale nationale du Congo] et aux récentes déclarations de la CENI [Commission électorale nationale indépendante], ces machines peuvent servir pour d’autres tâches telle l’impression des bulletins de vote », suggère la coalition Lamuka.

Elle appelle tous les congolais à aller voter massivement pour leur candidat, Martin Fayulu Madidi « dans la paix et la sérénité en évitant tout acte de provocation d’où qu’il vienne ».

Pour ce regroupement, « seuls les résultats issus du comptage manuel des bulletins déposés dans les urnes, en outre validés par les témoins des partis politiques et les observateurs indépendants des réseaux catholiques, protestants et de la société civile devront être pris en compte ».

« La coalition Lamuka qui tient, à rassurer l’opinion quant à sa détermination à participer aux élections du 23 décembre 2018, n’envisage nullement le boycott et surtout n’acceptera aucun report de ces scrutins », précise le communiqué de Lamuka.

Elle rappelle que ces élections sont le fruit « d’énormes sacrifices, y compris en vies humaines, consentis par notre peuple qui aspire à l’alternance politique dans notre pays ».

« La Coalition Lamuka tient donc à ces élections et ne ménagera aucun effort pour que celles-ci reflètent exactement la volonté du peuple ; ces élections doivent être apaisées, crédibles, transparentes et démocratiques », peut-on lire dans le document

Shadary galvanise l’électorat du Maniema, son fief naturel !

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Emmanuel Ramazani Shadary a galvanisé son électorat de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, ce dimanche 15 décembre 2018. Le candidat président de la République portant le numéro 13 a été accueilli triomphalement par la population qui l’a contraint à faire une marche de l’aéroport à la Tribune centrale de la ville où il a pu tenir son meeting.

Devant une immense foule de militants et sympathisants du Front commun pour le Congo (FCC), emballée par l’euphorie du soutien au dauphin de Joseph Kabila, Shadary a réussi à captiver leur attention afin de leur expliquer les grands axes de son programme électoral. Celui-ci vise, d’après lui, à assurer la dignité du peuple congolais et le développement de son pays, la Rd Congo.

En sa qualité de natif du Maniema, Shadary connaît les problèmes réels qui minent le vécu quotidien des habitants de cette province. Ses engagements électoraux pris devant eux concernent le développement de cette contrée. Ils portent notamment sur la relance du chemin de fer, la réhabilitation des routes de desserte agricole reliant les sept territoires, l’asphaltage de la voirie urbaine de Kindu, la lutte contre les violences sexuelles, la corruption et l’impunité.

« Votez pour moi afin que d’ici quelques jours, je devienne le cinquième président de la République démocratique du Congo », a – t – il sollicité auprès d’une population visiblement acquise à sa cause.

Ce joker du FCC a également appelé son électorat à voter massivement pour les candidats du de cette plateforme aux législatives tant nationales et que provinciales.

Les milliers de personnes ayant pris part à ce meeting électoral sont venues de sept territoires du Maniema, à savoir : Lubutu, Kabambare, Kahilo, Punia, Kibombo, Pangi et Kasongo. Et ce, sans oublier les trois communes de la ville de Kindu.

Les populations qui espèrent avoir, pour la première fois dans l’histoire de leur province, un de leurs fils être élu chef de l’Etat, ont pu écouter la première dame, Marie Olive Lembe Kabila qui leur a parlé des acquis de l’action de son époux, Joseph Kabila, à la tête du pays. Ce sont ces acquis que Emmanuel Ramazani Shadary devra consolider, une fois élu président de la République le 23 décembre prochain.

Comme à l’étape de Kisangani, la première Dame était en avant plan à la tribune centrale de Kindu pour accompagner le candidat numéro 13


ZOOM-ECO / MCP, via mediacongo.net

Félix Tshisekedi à Lubumbashi : « Il ne faut pas voter pour les candidats de la confusion et les candidats de la continuité »

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Félix Tshisekedi à Lubumbashi

C'est une foule immense qui a accompagné le candidat président Félix Antoine Tshisekedi à Lubumbashi au terrain de foot George Arthur Forest, où le meeting qu'il a tenu s'est passé dans le calme, sans aucun incident enregistré.

Arrivé sur le lieu choisi, le candidat de la coalition Cap pour changement "Cash" et son directeur de campagne Vital Kamerhe ont été chaleureusement accueillis.

Prenant la parole en premier, Vital Kamerhe a taclé de nouveau l'accord de Genève. « Il fallait que l'on choisisse un candidat issu d'un grand parti politique et le seul à Genève c'est c'était l'UDPS"  a-t-il fait savoir. " Lorsque nous sommes allés à Nairobi, le président Félix m'a proposé de devenir son futur Premier ministre et je n'ai pas hésité", a poursuivi Vital Kamerhe.

Devant la foule venue écouter le message de la coalition Cash, le directeur de campagne a présenté le projet de société de son candidat qui consiste notamment à mettre en place un État de droit. "Notre pays fait peur. Il faut que l'État prenne les choses en charge. On doit construire un camp militaire loin de la ville. Il n'y aura pas de justice de riches et celle les pauvres. Nous n'en aurons qu'une seule, sans oublier la gratuité de l'enseignement"  a fait savoir Vital Kamerhe. Ce dernier a également indiqué que si le candidat de la coalition Cash est élu, il va résorber le chômage et développer des secteurs clés comme l'énergie et l'agriculture, afin de de créer une relation urbano-rurale.

Prenant la parole à son tour, Félix Antoine Tshisekedi a anticipé sa victoire déclarant que «  La voix du peuple c'est la voix de Dieu ». A cet effet, il a invité le public présent à ne voter aux législatives que pour les candidats de l'UDPS et de l'UNC. « Il ne faut pas voter  pour les candidats de la confusion, c'est-à-dire ceux qui veulent casser la machine à voter. Évitez aussi de voter  pour les candidats de la continuité, c'est-à- dire ceux qui vous font souffrir. Nous venons d'apprendre la politique à ceux qui ont ignoré la machine à voter ", a fait savoir Félix Tshisekedi.

Ce dernier a demandé aux Congolais d'observer une journée de jeûne et prière le 21 décembre pour les élections et afin de demander à Dieu de préserver dans la paix.

 


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

RDC : l’ONU exige une enquête sur les violences perpétrées lors de la campagne électorale

Des banderoles et affiches des candidats aux élections législatives et présidentielle de décembre 2018 arborées sur les lieux publics de la capitale de la RDC, le 12 décembre 2018. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Mme Bachelet, a exprimé vendredi 14 décembre sa grande inquiétude face aux violences perpétrées cette semaine lors des meetings de campagne électorale en RDC. Elle a appelé les autorités congolaises à diligenter une enquête sur ces incidents.

« A seulement quelques jours des élections cruciales qui se tiendront en République démocratique du Congo, il est primordial que les autorités veillent à ce que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique soient pleinement protégés et qu’elles prennent toutes les mesures possibles pour prévenir les actes de violence. Il s’agit notamment de veiller à ce que tous les candidats soient en mesure de tenir des réunions et des rassemblements pour faire campagne en faveur de leur élection », a déclaré Mme Bachelet.

Selon le communiqué de la Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, « le 11 décembre, au moins trois hommes ont été tués et plusieurs autres blessés après que la police aurait tiré à balles réelles et utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un rassemblement de l’opposition à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Le convoi du candidat à la présidence Martin Fayulu aurait également été attaqué par la police ».

Sept véhicules, dont un appartenant à la Police nationale congolaise, ont été détruits et le bureau du procureur a été incendié, lors des affrontements qui ont suivi entre partisans de différents partis.

Le document revient également sur la journée du 12 décembre. « Une jeune femme a été tuée et au moins neuf autres personnes ont été blessées, dont deux par balles » à Kalemie (Tanganyika) et le meeting de Martin Fayulu interrompu.

Jeudi à Mbuji Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, « le gouverneur de la province a déployé des soldats et des policiers sur plusieurs routes pour empêcher la population de saluer un autre candidat à la présidence, Felix Tshisekedi. Un garçon de 16 ans aurait été tué par un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ».

Mme Bachelet se dit « profondément préoccupée par les informations faisant état d’un usage excessif de la force, y compris des balles réelles, par les forces de sécurité contre les rassemblements de l’opposition. » Elle déplore également les discours incendiaires tenus par les dirigeants politiques.

Par ailleurs, selon la même source, des menaces ont été proférées contre des partisans de plusieurs partis politiques, notamment ceux appartenant à la majorité présidentielle, en particulier au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Des partisans de l’opposition auraient également perturbé les réunions de campagne organisées par les candidats de la majorité présidentielle dans les provinces du Kwilu et du Kasaï. Un certain nombre d’incidents visant des partisans de l’opposition ont aussi été enregistrés dans la province de Maniema.

Bemba et Katumbi chez le président namibien avant le sommet de la SADC

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La Namibie du président Hage G. Geingob, actuel président de la SADC (l’union des pays de l’Afrique australe) sera au centre de bien des regards ce samedi. En effet, une réunion des membres de la SADC est annoncée dans les prochaines heres à Windhoek, la capitale namibienne, pour discuter du processus électoral en cours en République démocratique du Congo.

On apprend ce vendredi soir, à travers le compte Twitter de la présidence namibienne que le chef de l’Etat s’est entretenu ce vendredi en fin de journée à Windhoek avec deux des grands absents de l’élection congolaise Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. A la sortie de leur entretien, le président namibien Hage G. Geingob a martelé l’importance d’un scrutin libre, apaisé et pacifique en accord avec les lignes directrices de la SADC et de l’Union africaine.

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Presidency | Republic of Namibia

@NamPresidency

The Chairperson of SADC, @hagegeingob met with Leaders of the DRC Opposition, Moise Katumbi & Jean-Pierre Bemba to discuss the forthcoming elections. @hagegeingob restated the importance of free, fair & peaceful elections in line with AU &SADC Guidelines & Principles on elections

L’opposition congolaise a surtout montré avec la présence de ses deux ténors en Nambie à 24 heures de l’ouverture des débats, qu’elle ne comptait abandonner aucun terrain au pouvoir congolais.

La Libre Afrique / MCP, via mediacongo.net

Henri Thomas Lokondo et d’autres membres de la MP rejoignent Lamuka

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