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Féminicide : mot masculin qui tue

En France, plus de 100 femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, mais ce terme spécifique n’est apparu que récemment dans le débat public.

Par   Publié le 22 novembre 2019 à 14h39, mis à jour à 10h28

Temps deLecture 15 min.

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Camille Gharbi a mis en scène des objets du quotidien utilisés lors de féminicides. Un marteau a servi d’arme de crime le 24 avril 2017 contre Michèle, 38 ans, à Lagorce (Gironde) ; le 22 décembre 2016 contre Christelle, 45 ans, à Valenciennes (Nord) ; et le 23 juillet 2016 contre une femme de 53 ans à Courcouronnes (Essonne).
Camille Gharbi a mis en scène des objets du quotidien utilisés lors de féminicides. Un marteau a servi d’arme de crime le 24 avril 2017 contre Michèle, 38 ans, à Lagorce (Gironde) ; le 22 décembre 2016 contre Christelle, 45 ans, à Valenciennes (Nord) ; et le 23 juillet 2016 contre une femme de 53 ans à Courcouronnes (Essonne). Camille Gharbi pour M le magazine du Monde

Depuis bientôt quatre ans, Sophie Gourion mène une guerre du langage. La militante parisienne traque sur Internet les titres des journaux qui minimisent les violences faites aux femmes. Puis elle les épingle sur « Les mots tuent », son Tumblr, une forme de blog. Rien ne lui échappe. Ni la reprise des justifications dérisoires du criminel : « Elle peine sur les mots croisés, il l’électrifie » (Le Télégramme). Ni les vilains jeux de mots : « Violences conjugales : la raclette tourne au vinaigre » (La Dépêche). Ni encore la « piste passionnelle » évoquée à tout-va.

En revanche, jusqu’à fin 2017, peu ou pas de trace du mot « féminicide ». « Les journaux n’emploient pas le terme, ils sont alors dans le déni, constate cette brune « sans filtre » de 46 ans, comme elle se décrit. Or nous ne sommes pas face à des faits divers, mais face à un fait de société. Dans huit homicides conjugaux sur dix, c’est la femme qui est tuée. Ce sont des crimes possessionnels, pas passionnels. Les mots sont importants. »

Fréquence record

Depuis, il a fait irruption dans l’espace public. Et, en quelques mois, sa fréquence a battu des records. Les rédactions y sont de plus en plus sensibles. Et un matin de septembre, Sophie Gourion comprend qu’une étape est enfin franchie quand RTL parle de « féminicide ». « Même ma belle-mère, peu sensible à cette cause, allait pouvoir employer le mot », se réjouit-elle.

Il se fait entendre dans la rue, avec la multiplication de manifestations. Comme celle du 23 novembre contre « les violences sexistes et sexuelles », à l’appel du collectif #noustoutes, soutenue par les actrices Julie Gayet, Isabelle Carré, Muriel Robin et d’autres personnalités. Il s’affiche également sur les murs des agglomérations, grâce aux collages de Marguerite Stern, ex-Femen aux cheveux bleus, et de ses consœurs.

Elections au Royaume-Uni : les indépendantistes écossais se rêvent en réponse "anti-Brexit"

La Première ministre ecossaise Nicola Sturgeon, veut empêcher le Brexit. Les Ecossais avaient voté massivement pour le "Remain".
La Première ministre ecossaise Nicola Sturgeon, veut empêcher le Brexit. Les Ecossais avaient voté massivement pour le "Remain". - © ANDY BUCHANAN - AFP

L’ancien milicien congolais Bosco Ntaganda condamné à trente ans de prison

L’ancien milicien a été reconnu coupable de « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » par la Cour pénale internationale, notamment pour le meurtre d’au moins 74 civils en Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par   Publié le 07 novembre 2019 à 15h02 - Mis à jour le 07 novembre 2019 à 15h23

Temps deLecture 2 min.

L’ex-milicien congolais Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », a été condamné par la Cour pénale internationale, à La Haye, le 7 novembre 2019, à trente ans de prison pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».
L’ex-milicien congolais Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », a été condamné par la Cour pénale internationale, à La Haye, le 7 novembre 2019, à trente ans de prison pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ». PETER DEJONG / AFP

Les mains dans le dos, mais le visage aussi impassible qu’il le fut tout au long de son procès, Bosco Ntaganda n’a pas cillé à l’annonce de la sentence, jeudi 7 novembre : trente ans de prison pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis il y a dix-sept ans en Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Une peine requise par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, alors que certaines victimes réclamaient la perpétuité.

Lire aussi  A la CPI, Bosco Ntaganda, le « Terminator » congolais, tente d’offrir un visage « humain »

Les juges ont retenu la gravité des crimes de Bosco Ntaganda, alors commandant en second de la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC), l’une des milices actives dans l’Est congolais. Une longue litanie de crimes, dont le meurtre d’au moins 74 civils, des attaques ciblant les civils lendu, des déportations, des persécutions, des pillages, et le viol de civils, dont des fillettes enrôlées de force au sein de l’UPC avant d’être soumises à l’esclavage sexuel dans les « appartements » de la milice installée à Mongbwalu, « la ville des chercheurs d’or », conquise en 2002. Les juges ont considéré comme circonstance aggravante « la cruauté particulière » avec laquelle les crimes ont été perpétrés par celui qui était surnommé « Terminator » et l’extrême vulnérabilité de ses victimes.

Professionnalisme

Tout en reconnaissant le traumatisme, les trois magistrats ont estimé que « la protection alléguée d’un groupe au moyen d’actes visant à détruire et à désintégrer un autre groupe ne saurait, en aucune circonstance, revêtir un caractère atténuant ». La suite de sa longue « carrière » de milicien en RDC avait été revendiquée pour sa défense. Son avocat, Stéphane Bourgon, avait assuré au cours du procès que son client connaissait les lois de la guerre, qu’il les respectait. Mais l’argument de ce professionnalisme est revenu comme un boomerang pour le condamné, aggravant sa responsabilité dans les crimes pour lesquels il a été reconnu coupable.

Tout en saluant la décision, le président de l’association congolaise Le Club des amis du droit, Eugène Bakama, s’est dit « préoccupé par le sort des victimes d’autres crimes dont le condamné était suspecté dans la province du Nord-Kivu et qui lui ont valu le surnom de Terminator. » Des crimes commis alors qu’il dirigeait le M23, une milice créée en 2012 et formée d’officiers mutins opposés au président Joseph Kabila. « Pour ces crimes-là, la procédure n’est pas refermée », souligne Eugène Bakama. A La Haye, le bureau du procureur n’avait retenu des vingt-cinq années de « carrière » de Bosco Ntaganda que les seuls crimes commis en 2002 et 2003 en Ituri.

Lire aussi  A la CPI, la « violence notoire » du milicien Bosco Ntaganda

En 2013, lâché par son parrain rwandais, le milicien n’avait eu d’autre choix que « la reddition ou la mort », avait expliqué à l’époque l’un de ses alliés au M23. Il avait alors frappé à la porte de l’ambassade américaine à Kigali avant d’être transféré à La Haye. Bosco Ntaganda devrait passer encore plusieurs années dans les cellules de la CPI. Son avocat a déjà fait appel du jugement. Une procédure longue d’un à trois ans. Ensuite, il purgera sa peine dans une prison hors des Pays-Bas. Son chef, l’ex-patron de l’UPC, Thomas Lubanga, condamné par la CPI à quatorze ans de prison en mars 2012, a depuis été transféré à la prison de Makala, à Kinshasa.

Brexit : le Parlement britannique vote sur l'accord négocié par Boris Johnson

Les parlementaires britannique votent, le 19 octobre, sur l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par Boris Johnson.
Les parlementaires britannique votent, le 19 octobre, sur l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par Boris Johnson. Parliament TV via REUTERS

Après avoir difficilement arraché un nouvel accord sur le Brexit, Boris Johnson se prépare à relever un défi encore plus délicat, samedi, au Parlement britannique, où il tentera de le faire valider par une majorité d'élus.

L'issue du vote est très incertaine : le Parlement britannique se réunit, samedi 19 octobre, pour se prononcer sur l'accord de Brexit conclu entre Londres et Bruxelles, à 12 jours seulement de la date prévue de sortie de l'Union européenne.

Arraché in extremis à l'issue de négociations laborieuses jeudi, l'accord est censé régler les conditions du divorce après 46 ans de vie commune, permettant une sortie en douceur assortie d'une période de transition courant au moins jusqu'à fin 2020.

Mais son succès est suspendu à l'approbation du Parlement britannique, qui a déjà fait preuve d'intransigeance par le passé. Les députés ont rejeté par trois fois le précédent accord de sortie conclu entre l'ex-Première ministre Theresa May et les 27 autres membres de l'Union européenne.

>> À lire : Les Britanniques de France, oubliés du Brexit

Convoquée pour la première fois un samedi depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans, la chambre des Communes a ouvert à 8 h 30 GMT (9 h 30 heure locale). Boris Johnson devait y faire une déclaration aux députés, avant le temps du débat, puis du vote. Le débat était prévu à l'origine sur 90 minutes ; il n'est plus limité dans le temps et pourrait durer toute la journée.

Boris Johnson a déployé tous ses efforts ces derniers jours pour convaincre les députés de soutenir son accord, enchaînant coups de téléphones et interventions à la télévision.

Arguant qu'il n'y avait "pas de meilleure issue" que son accord pour quitter l'UE le 31 octobre, le Premier ministre a invité les élus à imaginer un monde où l'obstacle du Brexit, qui paralyse la vie politique britannique depuis trois ans, aura "été dépassé". "Je pense que la nation poussera un grand soupir de soulagement", a-t-il ajouté.

Une majorité à 320 voix difficile à obtenir

Si l'accord est approuvé, il devra encore être validé par le Parlement européen. En cas de rejet, Boris Johnson a toujours dit qu'il préférait une sortie sans accord à un nouveau délai, le Brexit ayant déjà été repoussé deux fois. Mais une loi votée par le Parlement l'oblige à demander un report de trois mois à l'UE.

La perspective d'un Brexit sans accord est redoutée des milieux économiques, car il pourrait entraîner, selon les prévisions du gouvernement lui-même, des pénuries de denrées alimentaires, d'essence ou encore de médicaments.

>> À lire : "Brexit : Boris Johnson peut-il convaincre le Parlement britannique ?"

Le gouvernement, sans majorité avec 288 élus, a besoin de 320 voix pour valider son accord. Mais les partis d'opposition ont déjà annoncé qu'ils contestaient le texte : le parti centriste libéral-démocrate (19 voix) et les nationalistes écossais SNP (35 voix) sont anti-Brexit, le parti travailliste (242 voix) estime que le nouvel accord fragilise les droits des travailleurs, les Verts (1 voix) qu'il ne respecte pas l'environnement...

Surtout, ça coince auprès des unionistes nord-irlandais du DUP (10 voix), pourtant alliés de Boris Johnson à Westminster, pour qui le texte octroie un statut différent à l'Irlande du Nord et isole la province britannique du reste du pays.

Le gouvernement espère convaincre un groupe de "rebelles" travaillistes, dont certains avaient voté en faveur de l'accord négocié par Theresa May, ainsi que des indépendants, notamment les députés exclus du parti conservateur parce qu'ils s'opposaient à un "no deal".

Si le Parlement est divisé, la société britannique l'est aussi, près de trois ans après le référendum de 2016 qui a décidé à 52 % du départ du Royaume-Uni du bloc européen. Alors que les débats battront leur plein pour régler les conditions du divorce, une manifestation anti-Brexit est prévue devant Westminster pour pousser à la tenue d'un second référendum.

La décision des députés sera aussi scrutée outre-Manche. Plusieurs dirigeants européens les ont enjoints de l'approuver, pour pouvoir passer à la phase suivante des négociations, celle qui déterminera la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a averti qu'un rejet du texte engendrerait une "situation très compliquée", tandis que le président français Emmanuel Macron s'est prononcé contre de "nouveaux délais".

>> À voir : "Nouvel accord sur le Brexit : les détails du texte"

L'accord de Boris Johnson est censé résoudre la quadrature du cercle de la frontière irlandaise, sur laquelle avait buté le processus jusqu'à présent. L'objectif est d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la république d'Irlande, membre de l'UE, pour préserver la paix sur l'île.

Pour cela, il maintient sur le papier l'Irlande du Nord dans le territoire douanier britannique, mais prévoit un régime spécial pour les marchandises arrivant dans la province britannique, selon que celles-ci sont destinées à y rester ou à passer dans le marché unique européen.

Avec AFP et Reuters

Sommet Russie-Afrique à Sotchi : un nouveau salon de l'armement ?

Le sommet Russie-Afrique, dont la première édition s'est déroulée ces 23 et 24 octobre 2019, devrait se renouveler tous les trois ans.

Le sommet Russie-Afrique, dont la première édition s'est déroulée ces 23 et 24 octobre 2019, devrait se renouveler tous les trois ans.
© Valery Sharifulin, TASS News Agency Pool Photo via AP

L'objectif du premier sommet Russie-Afrique à Sotchi ces 23 et 24 octobre 2019 était de marquer officiellement le retour de Moscou sur le continent africain. Au programme, pléthore de dirigeants africains, un discours très volontariste du président russe et, surtout, une belle occasion pour la Russie d'exposer l'un des domaines dans lesquels elle excelle : l'armement.

Nous sommes capables, au minimum, de doubler nos échanges commerciaux au cours des cinq prochaines années”. D’entrée, mercredi 23 octobre au matin, le président russe a donné le ton. Comme prévu, le premier sommet Russie-Afrique à Sotchi est destiné à montrer au reste du monde, Chine et Union européenne en tête, qu’il va falloir compter sur Moscou sur le continent africain. Après un passage à vide à la fin de l’Union soviétique et un retour très progressif, pour ne pas dire lent, les Russes espèrent aujourd’hui combler leur retard.

Mais, sur les bords de la Mer Noire, la quarantaine de dirigeants africains et la myriade d’hommes d’affaires ont été plutôt économes en signatures. Et les rares contrats conclus ont essentiellement concerné l’armement, domaine dans lequel la Russie n’a plus grand-chose à prouver. Dans les allées du sommet, Alexandre Mikheev, le patron de Rosoboronexport, la société publique russe en charge des ventes d’armement, a ainsi pu saluer la bonne santé du commerce avec le continent et déclarer à l'Agence France Presse que “l’Afrique représente 40% du volume du portefeuille de commandes actuelles à la fois en termes de valeur et de livraisons de différents types d’armes et d’équipements militaires”.

Pour vanter leurs fusils, blindés, ou munitions, les représentants des entreprises Kalachnikov, Pribor ou Almaz-Antey, sous la houlette du conglomérat russe d’Etat Rostec n’ont donc pas chômé à Sotchi. A l'issue de la première journée, l’Ethiopie du tout nouveau prix Nobel de la paix Abiy Ahmed avait acheté un système de défense anti-missile Pantsir-S1. Remarqué également, le président centrafricain Faustin-Archang Touadéra qui, à défaut de signer, a demandé à son homologue russe de renforcer l’aide militaire à son pays en lui envoyant “des moyens létaux et des véhicules blindés de transport de troupe”.

Poignée de main entre les présidents centrafricain et russe, Faustin-Archange Touadéra et Vladimir Poutine au premier jour du sommet de Sotchi.

Poignée de main entre les présidents centrafricain et russe, Faustin-Archange Touadéra et Vladimir Poutine au premier jour du sommet de Sotchi.
© AP Photo/Sergei Chirikov, pool photo via AP

Le président namibien Hage Geingo a pour sa part affirmé à Vladimir Poutine : “l’armée m’a demandé de vous dire qu’elle est intéressée pour recevoir l’assistance de conseillers militaires de Russie”.

Effacements de dettes

De son côté, le président russe s’est engagé à continuer d’aider ses interlocuteurs africains en effaçant leur dette. Une méthode déjà appliquée avec succès en Algérie dès 2006 lorsque Vladimir Poutine avait obtenu d’Alger l’achat de plus de six milliards de dollars d’armement contre l’annulation d’une dette évaluée à près de 5 milliards.Sommet Russie-Afrique ou salon de l’armement ? Cette grand-messe de Sotchi sera amenée à se répéter. Prochain rendez-vous dans trois ans.

L’occasion, aussi, de dialoguer

Le Premier ministre éthiopien et le président égyptien ont discuté ce jeudi 24 octobre, en marge du sommet de Sotchi, de leur conflit autour d'un projet de barrage sur le Nil. La rencontre a duré 45 minutes et s'est déroulée "dans une atmosphère positive". De son côté, la Russie s'est dite prête à jouer un rôle dans un règlement du conflit.
L'Egypte craint que la construction du grand barrage de la Renaissance (GERD), un projet de quatre milliards de dollars entamé en 2012 par l'Ethiopie, n'entraîne une réduction du débit du Nil, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau. (Avec AFP)

Article se déroulant en directBrexit : les députés britanniques reportent leur vote sur l’accord, Johnson refuse un nouveau délai

Le vote de l’amendement Letwin ouvre une nouvelle crise entre le Parlement et le gouvernement.

En Syrie, des familles de membres de l’Etat islamique s’échappent du camp d’Aïn Issa

Selon les autorités kurdes, 785 personnes sont concernées, alors que le camp, situé à proximité des combats entre forces kurdes et turques, est désormais « sans gardes ».

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h43, mis à jour à 17h58

Temps deLecture 4 min.

Un femme syrienne et son enfant, dans le camp d’Ain Issa, en juillet 2017.
Un femme syrienne et son enfant, dans le camp d’Ain Issa, en juillet 2017. BULENT KILIC / AFP

Des familles de membres du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ont fui le camp de déplacés d’Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, ont annoncé dimanche 13 octobre les autorités kurdes. Selon elles, 785 personnes sont concernées, alors que le camp, situé à proximité des combats entre forces kurdes et turques, est désormais « sans gardes ». Un responsable kurde, Abdel Qader Mouahad, a fait état « d’émeutes » et de la présence de « cellules dormantes » djihadistes se faisant passer pour des déplacés dans le camp.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé que des femmes et des enfants de familles de l’EI, et notamment des personnes étrangères, faisaient partie des personnes ayant fui le camp. L’ONG, basée à Londres et travaillant avec un réseau d’informateurs sur le terrain syrien, confirme également que les gardes du camp l’ont « quitté » pour aller épauler les forces kurdes combattant les supplétifs syriens, à dix kilomètres de là. Des bombardements ont également visé les environs du camp, ont précisé les autorités kurdes et l’OSDH.

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« Empêcher une catastrophe  »

Cette évasion n’est pas surprenante. Depuis le début de l’offensive turque contre le territoire contrôlé par les Kurdes, mercredi, les autorités kurdes ont maintes fois mis en garde contre une résurgence de l’EI. Elles ont assuré que le chaos sécuritaire pourrait permettre à l’EI de libérer les milliers de djihadistes et leurs familles qui sont retenus dans des prisons ou des camps de déplacés.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  L’offensive turque relance la question des djihadistes étrangers détenus en Syrie

Au total, quelque 12 000 combattants de l’EI – des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de cinquante-quatre pays – sont détenus dans les prisons des Kurdes, selon leurs statistiques officielles. Les camps de déplacés accueillent quelque 12 000 étrangers, 8 000 enfants et 4 000 femmes.

Des familles de djihadistes français se trouvant en Syrie ont pressé dimanche le gouvernement de les rapatrier d’« urgence », eux et leurs enfants. Dans un communiqué, le « Collectif des familles unies » écrit :

« Avant que la situation n’empire, avant que des enfants innocents soient tués ou blessés en plus grand nombre, avant que les prisonniers étrangers ne se dispersent dans le chaos syrien, le gouvernement français et les gouvernements européens doivent enfin réagir, et réagir conformément au droit international humanitaire et aux principes fondamentaux de la protection de l’enfance. »

Un « coup de couteau dans le dos »

Avec cet assaut, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de « terroriste » par Ankara. A la faveur de la guerre complexe en Syrie déclenchée en 2011, la minorité kurde a en effet instauré une autonomie de facto sur de vastes régions du nord et nord-est du pays, le long de la frontière turque. Ces secteurs sont sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance dominée par les YPG.

Les FDS ont été les partenaires incontournables des Occidentaux, principalement des Etats-Unis, dans la lutte contre l’EI. Or l’offensive turque a été lancée deux jours après que les Etats-Unis ont retiré des soldats des abords de la frontière syro-turque, semblant donner le feu vert à l’assaut. Un « coup de couteau dans le dos », ont accusé les FDS en appelant malgré tout les Etats-Unis à « fermer l’espace aérien face à l’aviation turque », principal atout dans l’offensive.

Le chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé dimanche le retrait de quelque 1 000 soldats américains du nord de la Syrie – la quasi totalité des forces dans le pays – évoquant une « situation intenable » pour des troupes qui « peuvent se retrouver prises en étau » entre les Kurdes et les Turques. « C’est une situation vraiment dramatique là-bas. Une situation provoquée par les Turques, par le président Erdogan », a lancé le ministre américain.

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Suspension des ventes d’armes

En cinq jours, 104 combattants kurdes ainsi que 78 civils – 26 pour la seule journée de dimanche – ont été tués dans les violences, selon un dernier bilan de l’OSDH. Ankara a annoncé la mort de quatre soldats en Syrie et de 18 civils dans la chute de roquettes kurdes tirées sur des villes frontalières turques. Depuis le début de l’offensive turque contre une milice kurde syrienne, mercredi, plus de 130 000 personnes ont été déplacées, selon l’ONU.

Pour protester contre cette guerre menée par la Turquie, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ont annoncé ces derniers jours suspendre la vente d’armes à Ankara. La France en fait partie depuis samedi, et ce afin d’exprimer « sa ferme condamnation de l’offensive unilatérale engagée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie ».

Dimanche, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a répondu lapidairement : « Ceux qui pensent pouvoir nous contraindre à reculer avec ces menaces se trompent ».

République démocratique du Congo : un avion-cargo officiel porté disparu

L’appareil de type Antonov 72, qui assurait la logistique présidentielle, a disparu des écrans radars depuis jeudi.

 Des accidents d'avion impliquant des Antonovs sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo (illustration).
Des accidents d'avion impliquant des Antonovs sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo (illustration). AFP/ STEPHANIE SAVARIAUD
Par Le Parisien avec AFP
Le 11 octobre 2019 à 13h31

Un avion-cargo qui assurait la logistique d'un déplacement du président congolais Félix Tshisekedi est porté disparu depuis jeudi, selon un communiqué de l'autorité de l'aviation civile (AAC).

« Un avion-cargo de type Antonov 72 opéré par la force aérienne de la RDC, assurant la logistique présidentielle » jeudi et qui avait « à son bord 4 membres d'équipage et 4 passagers civils et militaires, a perdu contact avec le centre de contrôle […] 59 minutes après son décollage » de Goma, écrit Jean Mpunga, directeur général de l'AAC.

Le président Félix Tshisekedi était rentré jeudi soir à Kinshasa, après une visite de quatre jours dans l'est de la République démocratique du Congo. « Avec une autonomie de 6 heures de route, l'Antonov 72 devait atterrir à Kinshasa à 16 h 43 », a expliqué Jeans Mpunga.

Sonia Rolley

@soniarolley

: selon @Presidence_RDC, l’avion contenait du matériel de la présidence dont la voiture blindée officielle du chef de l’Etat qui avait servi au PR à Bukavu avec le chauffeur, 3 escortes et l’équipage originaire de l’Europe de l’est. 1/2

L'avion transportait du matériel de la présidence, dont la voiture blindée officielle du chef de l'Etat, rapporte sur Twitter une journaliste de RFI.

Selon RFI « les débris d'un avion ont été trouvés vers Kasese dans le territoire de Punia dans le Maniema ».

De fréquents accidents impliquant des Antonovs

Des accidents d'avion impliquant des Antonovs sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

En septembre 2017, le crash d'un Antonov de l'armée avait fait 12 morts après son décollage de l'aéroport de Kinshasa.

Nord-Kivu : la MONUSCO évalue la situation sécuritaire à Rwangoma

MONUSCO - Abel Kavanagh

La MONUSCO a organisé samedi 12 octobre une mission d'évaluation de la situation sécuritaire à Rwangoma, quartier de la commune de Beu dans la ville de Beni, souvent cibles des attaques des ADF.

Cette mission conduite par le chef de bureau de la MONUSCO Beni était constituée de certaines sections de la Mission onusienne. Sur place à Rwangoma, Richard Kakule, le chef de ce quartier a confirmé que la population commence à regagner le milieu trois ans après l’avoir abandonné suite au massacre d'au moins 50 civils et de plusieurs attaques menées par les ADF dans cette partie de la ville de Beni.

« Les gens commencent à rentrer, à 60 %, au quartier Rwangoma. Les habitants de Beu, lors du massacre du 13 août 2016, avaient perdu leurs maisons qui étaient incendiées. Il faut que l’Etat songe à reconstruire des maisons pour que ceux qui veulent rentrer trouvent de bonnes conditions », plaide Richard Kakule.

Différentes couches de la population de Rwangoma que la délégation a rencontrées, ont plaidé pour beaucoup plus d’efforts de la MONUSCO dans la protection des civils. Une requête reçue par Omar Aboud, chef de Bureau de la MONUSCO Beni :

 « On va travailler avec nos partenaires congolais mais aussi avec la population pour assurer l’amélioration de la situation sécuritaire à Rwangoma », a-t-il promis.

Une mission similaire est prévue la semaine prochaine dans la localité de Supa Kalau, confrontée aussi aux problèmes sécuritaires.

Lire aussi sur radiookapi.net:

RDC : à l’ONU, Félix Tshisekedi affirme que son pays a encore besoin de la MONUSCO

Photo ONU/Cia Pak
Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo, s’adresse à la 74ème session du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies. (26 septembre 2019)
26 septembre 2019

A la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a affirmé jeudi que son pays avait encore besoin de la MONUSCO, mais qu’il fallait que la Mission des Nations Unies ne soit pas pléthorique et qu’elle soit dotée d’un mandat adapté.

« Je note une convergence de vues avec le Secrétaire général quant à l’urgente nécessité de réadapter la configuration de la MONUSCO à l’évolution de la situation sur le terrain, en concentrant davantage les efforts sur les capacités d’intervention opérationnelle des forces onusiennes aux côtés des forces armées de la RDC », a déclaré M. Tshisekedi devant les autres Etats membres des Nations Unies.

« En d’autres termes, la RDC a encore besoin de la MONUSCO, mais une MONUSCO non pléthorique, bien équipée, forte et dotée d’un mandat adapté, à l’image de la brigade d’intervention rapide qui avait jadis mis en déroute le Mouvement M23 », a-t-il ajouté.

Le Président congolais a souligné que le plus grand défi de son pays est celui de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Dans cette perspective, il a proposé en juillet dernier au 39ème sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (CDAA), une organisation intergouvernementale réunissant 16 pays de cette région, la création d’une coalition régionale à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme, pour éradiquer le fléau de l’insécurité créé par les groupes armés d’origine interne et externe.

M. Tshisekedi a rappelé qu’à l’est de la RDC les forces de sécurité congolaises se battent au quotidien, avec le concours de la MONUSCO, « pour éradiquer les forces négatives qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations ». « Certains de ces mouvements rebelles, notamment les ADF-MTN, opèrent par des actes terroristes conformes à leur appartenance à Daech, ce qui constitue une nouvelle menace tant pour mon pays que pour la sous-région », a-t-il ajouté.

S’agissant de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, le Président congolais a déclaré que la nouvelle stratégie de riposte commençait à produire ses effets, notamment dans la ville de Goma, « qui est aujourd’hui à l’abri du virus ».

« Même si beaucoup a été fait, l’épidémie n’est pas encore éradiquée. La stratégie sera renforcée par l’introduction de cinq nouveaux médicaments approuvés, en plus du vaccin contre la maladie à virus Ebola, qui permettront de se débarrasser complètement de la maladie », a-t-il ajouté. Il a salué la solidarité manifestée par les Nations Unies et l’Union africaine dans la lutte contre cette épidémie.

Quant au développement de son pays, le Président congolais s’est dit convaincu que la RDC devait jouer la carte de l’intégration africaine et que c’est pour cette raison que son gouvernement soutient le projet de Zone de libre-échange continentale, « tout en étant conscient qu’il se mettra en œuvre par étapes successives ».

« C’est dans cette vision que la RDC entend accélérer la mise en œuvre d’un programme de développement d’infrastructures à la hauteur de son immense superficie de 2,3 millions de kilomètres carrés, afin de relier le pays d’ouest en est et du nord au sud, de faciliter le transit des biens et des personnes et de libérer le potentiel agricole de nos provinces », a-t-il souligné.

Il a rappelé que la RDC détient environ 70% des réserves mondiales des métaux stratégiques indispensables pour réaliser la transition énergétique et numérique qui s’impose à l’humanité. « Plutôt que d’utiliser ses réserves naturelles de minerais comme source de rente monopolistique, mon pays se propose de s’ouvrir au monde en permettant l’exploitation réglementée de son sous-sol contre un accompagnement à l’industrialisation et à la production de batteries et de composants à plus haute valeur ajoutée », a-t-il ajouté.

« Le monde a soif de cobalt, de coltan, de lithium. Nous voulons des emplois industriels, de la formation et du développement », a affirmé Félix Tshisekedi.

Les députés britanniques refusent de suspendre le Parlement le temps du congrès des tories, nouvel échec pour Boris Johnson

La session parlementaire britannique a repris mercredi, après la décision de la Cour suprême qui a jugé « illégale » la suspension du Parlement décidée par le premier ministre.

Publié le 26 septembre 2019 à 16h02 - Mis à jour le 26 septembre 2019 à 18h40

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Boris Johnson au Parlement britannique, mercredi 25 septembre.
Boris Johnson au Parlement britannique, mercredi 25 septembre. Jessica Taylor/House of Commons via AP

Dès le lendemain de la rentrée parlementaire forcée, Boris Johnson a essuyé un nouvel échec, jeudi 26 septembre, lorsque les députés britanniques ont rejeté une motion gouvernementale demandant une pause parlementaire la semaine prochaine, qui aurait permis aux conservateurs d’assister au congrès annuel de leur parti, comme le veut l’usage. La motion a été repoussée par 306 voix contre 289.

La Chambre des communes s’était réunie mercredi dans une ambiance très tendue après la décision de la Cour suprême, qui a jugé illégale la suspension du Parlement décidée par le premier ministre. Décrivant la « pire atmosphère » jamais vue au Parlement « en vingt-deux ans », le président (speaker) de la Chambre des communes, John Bercow, a tancé les députés jeudi matin et organisé un débat sur leurs excès de langage, sans parvenir à apaiser les tensions.

Sur la séance de mercredi : Boris Johnson retourne au Parlement dans une ambiance explosive

« Hautement condamnable »

Au milieu des vociférations des deux camps, le premier ministre a accusé une quinzaine de fois les membres de l’opposition d’avoir voté « une loi de capitulation » l’obligeant à demander un report du Brexit à l’Union européenne s’il ne parvenait pas à conclure un accord avec Bruxelles.

Plus spécifiquement, à propos de la députée anti-Brexit assassinée Jo Cox, quand Boris Johnson a dit que « la meilleure façon d’honorer [sa] mémoire » était de « mettre en œuvre le Brexit », elle a estimé que « c’était particulièrement de mauvais goût pour ceux qui font leur deuil d’une mère, députée et amie ». Boris Johnson a refusé de s’excuser jeudi pour ses propos tenus la veille, qui ont fait bondir les députés de l’opposition. Début septembre, le chef de gouvernement avait dû faire face à l’humiliante démission de son exécutif de son frère cadet Jo, fervent proeuropéen en désaccord avec la stratégie de Brexit de son aîné.

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MORT DE JACQUES CHIRAC

Mort de Jacques Chirac : des milliers de personnes aux Invalides « pour partager l’émotion de sa famille et lui rendre hommage »

A l’invitation de la famille du président défunt, des Français sont venus se recueillir en mémoire d’un président « chaleureux », « bon vivant » et qui « dégageait de la force et du dynamisme ».

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h59, mis à jour à 21h15

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Dans la cour des Invalides, pour l’hommage populaire à Jacques Chirac, dimanche 29 septembre.
Dans la cour des Invalides, pour l’hommage populaire à Jacques Chirac, dimanche 29 septembre. Pierre Bouvier / Le Monde

« Tous ceux qui l’ont aimé pourront venir. » Des milliers de Français ont répondu à l’invitation de la famille de Jacques Chirac, dimanche 29 septembre, en prenant la direction des Invalides, à Paris, pour rendre un dernier hommage à l’ex-président, mort jeudi, à 86 ans.

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Dès le matin, des centaines de personnes attendaient déjà sous la pluie, devant les grilles, comme l’a constaté notre journaliste sur place.

Pierre Bouvier@pibzedog

Quelques centaines de personnes attendent l’ouverture des portes des Invalides, prévue à 14 heures, pour participer à l’hommage national populaire destiné à honorer la mémoire du président Jacques Chirac.

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Le cercueil, qui a quitté peu avant 13 heures en convoi le domicile rue de Tournon, où l’ex-chef de l’Etat s’est éteint jeudi matin, est arrivé aux Invalides quelques minutes avant l’ouverture des grilles, accompagné de quelques applaudissements.

Agnès est également arrivée tôt, bravant la pluie pour rejoindre les Invalides à vélo depuis Montrouge et rendre hommage à un homme avec qui son père avait eu l’occasion de travailler : « Il représente ma jeunesse et une partie de ma vie. »

Pour Danielle et Catherine, il était important de venir aujourd’hui, « parce que c’est un personnage qui représente la France de façon globale »« Il a été maire de Paris, premier ministre, président de la Republique. Il représente le bon vivant, il a le sens de la famille. Il a connu la douleur au sein de sa famille et a aidé les Français. Je suis là pour partager l’émotion de sa famille et lui rendre hommage », poursuit Danielle. « Il a dit non à la guerre en Irak, mais il a relancé les essais atomiques. Pour nous, Domiens, il a mis en valeur les archipels et départements d’outre-mer. »

Philippe, Agnès, Danielle, Catherine et Hao sont venus aux Invalides, dimanche, pour rendre un dernier hommage à Jacques Chirac, mort jeudi 26 septembre.
Philippe, Agnès, Danielle, Catherine et Hao sont venus aux Invalides, dimanche, pour rendre un dernier hommage à Jacques Chirac, mort jeudi 26 septembre. Pierre Bouvier / Le Monde

« Pas un président comme les autres »

« Ce n’était pas un président comme les autres, pour la France et le monde », témoigne Han Guogang, qui est allé devant le cercueil recouvert d’un drap bleu blanc rouge, installé à l’entrée de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, prononcer des mots d’adieux en chinois et en français. Il veut se souvenir d’un président « humain, qui avait de l’humour, était chaleureux ».

Dans la foule des inconnus ont été aperçus Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel et très proche de Jacques Chirac, ainsi que Jacques Toubon, Défenseur des droits et ministre de la justice du président défunt, et Christian Honoré, conseiller de Paris (Agir, opposition de droite). Vers 16 h 30, entre 4000 et 5000 personnes étaient venus se recueillir, selon la gendarmerie qui a indiqué que les Invalides resteraient ouvertes tant qu’il y aurait du monde.

Entre jeudi et samedi, quelque 5 000 personnes ont signé les registres de condoléances mis à disposition dans le vestibule de l’Elysée, puis sous le dôme des Invalides, dimanche.

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Un livret d’une dizaine de pages intitulé Jacques Chirac par ses mots, préparé par la famille, a également été distribué à l’assistance. « Vous l’aimiez, le respectiez. Il a fait partie de votre jeunesse, de l’idée que vous vous faites de la France. Il était le grand frère, le père, l’ami imaginaire. Essayons de le retrouver à travers ses mots », est-il écrit en préambule.

Benoît Floc'h@Benoit_Floc_h

A l'entrée de la cour des Invalides, on distribue un livret « Chirac par ses mots ».

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Devenu de plus en plus populaire au fil du temps qui passait et l’éloignait du pouvoir, il est désormais considéré par les Français comme le meilleur président de la Ve République, à égalité avec Charles de Gaulle, selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche, qui enregistre un bond de sa cote.

Son discours du Vél’d’Hiv en 1995, celui de sa victoire au second tour de la présidentielle en 2002, celui du Sommet de la Terre la même année, et encore son au revoir aux Français en 2007 étaient diffusés dans la cour des Invalides, avec une suite de Bach en intermède.

Pierre Bouvier@pibzedog

Dans la cour des Invalides, des extraits de discours du président Chirac sot diffusés. La foule commence à entrer pour lui rendre hommage.

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Lundi, une journée de deuil national suivra. Un service solennel présidé par Emmanuel Macron sera rendu à 12 heures dans l’église Saint-Sulpice à Paris, en présence des anciens présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing. L’assistance sera à la mesure de l’afflux de messages parvenus du monde entier depuis jeudi midi : parmi la trentaine de chefs d’Etat, seront présents le président russe, Vladimir Poutine, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, les présidents allemand, Frank-Walter Steinmeier, italien, Sergio Mattarella, et congolais, Denis Sassou Nguesso, le premier ministre belge, Charles Michel, ou encore les premiers ministres libanais, Saad Hariri, et hongrois, Viktor Orban.

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Un hommage particulier sera également rendu à l’ex-président le week-end des 5 et 6 octobre en Corrèze, sa terre d’élection. Conformément au vœu de son épouse, Bernadette, Jacques Chirac sera inhumé au cimetière du Montparnasse dans le caveau où repose déjà leur fille aînée, Laurence, décédée en 2016.

Marine Le Pen renonce à se rendre à la cérémonie d’hommage à Jacques Chirac lundi

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a renoncé à se rendre à la cérémonie d’hommage au président Jacques Chirac, qui se tiendra lundi 30 septembre à l’église Saint-Sulpice. La famille de l’ancien président, mort jeudi à 86 ans, avait émis des réserves sur la présence de la dirigeante d’extrême droite.

L’annonce de la venue de Marine Le Pen aux célébrations avait en effet créé des remous. Le ministre des comptes publics Gérald Darmanin (ex-Les Républicains) s’était ému de cette présence : « Je pense que le président Jacques Chirac a été sans aucune espèce de doute possible un grand ennemi de la famille Le Pen et que c’est un bel héritage que nous devons continuer à mettre en place ».

Jacques Chirac, qui a toujours refusé toute entente avec l’extrême droite, avait refusé de débattre avec le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, avant le second tourd e l’élection présidentielle de 2002, déclarant qu’il n’y avait « pas de débat possible » face à « l’intolérance et la haine ».

« Phoque le réchauffement » : près de 10 000 jeunes ont manifesté à Paris pour le climat

Pour leur première manifestation de la rentrée, les jeunes engagés pour le climat se sont notablement mobilisés contre « l’inaction » du gouvernement.

Par   Publié aujourd’hui à 20h36, mis à jour à 21h07

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Dans le cortège parisien de la manifestation pour le climat, vendredi 20 septembre.
Dans le cortège parisien de la manifestation pour le climat, vendredi 20 septembre. Francois Mori / AP

Il est 16 heures, ce vendredi 20 septembre, et Lorette Carpentier devrait être en cours de philosophie. Mais la jeune élève de 16 ans, du lycée Lavoisier, dans le 5arrondissement de Paris, se retrouve, avec des milliers d’autres, sur la pelouse de Bercy à la fin de la manifestation des jeunes pour le climat (organisée par Youth for Climate), à l’instar de ce qui s’est fait partout dans le monde ce jour.

« La mobilisation pour le climat est vitale pour moi. J’adore les animaux et une espèce disparaît toutes les vingt minutes », assure la jeune fille, qui s’inquiète pour son avenir et plus encore celui de sa nièce, âgée d’à peine un an. « Ce sera pire pour elle, qui connaîtra une planète invivable. »

« Papy, c’est quoi un bonhomme de neige »

Et comme souvent depuis l’émergence des mobilisations de jeunes pour le climat et des grèves scolaires lancées à l’initiative de la lycéenne suédoise Greta Thunberg, les slogans, la plupart du temps griffonnés sur des bouts de carton, rivalisaient d’humour : « Quand on sera grand, on voudrait être vivant »« papy, c’est quoi un bonhomme de neige »

Près de 10 000 jeunes ont manifesté à Paris, vendredi 20 septembre.
Près de 10 000 jeunes ont manifesté à Paris, vendredi 20 septembre. THOMAS SAMSON / AFP

Les mots d’ordre étaient également politiques et l’anticapitalisme était porté avec énergie par des manifestants dont les plus jeunes n’avaient pas 16 ans. Pour cette première manifestation « scolaire » de la rentrée, après plusieurs rendez-vous réussis au printemps 2019, la dénonciation du gouvernement et du président de la république, Emmanuel Macron, est restée une tendance lourde. « Le kérosène c’est pas pour les avions, c’est pour brûler les idées de Macron » recueillait ainsi un franc succès.

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« Sauvez un ours polaire, mangez un actionnaire »

Les jeunes filles, majoritaires dans le cortège, n’étaient guère en reste à la lecture des nombreux panneaux, féministes tout autant qu’écologistes : « La planète, nos chattes, défendons les zones humides » ou encore l’inventif « à défaut de faire jouir les femmes, vous niquez bien la planète ».

Le climat, objet de la colère de ces jeunes qui désespèrent de « l’inaction gouvernementale et internationale », restait bien sûr au centre des revendications et des mots d’ordre : le poétique (pour la rime) « sauvez un ours polaire, mangez un actionnaire »« + 1,5° C, fonte des droits humains, non à la COP50 » avancé par Amnesty International, le très prisé « phoque le réchauffement climatique », le breton « pas de beurre salé par 50° C », etc.

Une pancarte pendant la manifestation parisienne de vendredi.
Une pancarte pendant la manifestation parisienne de vendredi. Francois Mori / AP

Sur le pavé parisien, le sentiment général est que si la réponse des adultes est passée de « ferme ta gueule » à « cause toujours », les manifestants ne sont pas pris au sérieux. Et que les initiatives médiatiques comme la présence de jeunes aux Nations unies et les déclarations « la main sur le cœur » des dirigeants ne changent rien.

« Mobilisation historique »

Même si les chiffres parisiens ne sont pas à la hauteur des plus importantes manifestations internationales (Australie, Allemagne, Etats-Unis…), il s’agit bien d’une journée de « mobilisation historique » pour Marie Chureau, militante de Youth for Climate. « Cinq mille manifestations dans 200 pays, cela montre bien que les jeunes en ont marre qu’on ne les écoute pas, qu’aucune mesure concrète n’est prise face à l’urgence climatique. On a entre seize et dix-huit mois pour agir », s’inquiète l’étudiante en droit à l’université de Nanterre.

Non loin d’elle, Cyril Dion, le cinéaste très engagé sur le front climatique et auteur du film Demain, est en plein tournage de son prochain long-métrage qui donnera à voir l’engagement de deux jeunes activistes et de leur rapport à la planète (sortie annoncée dans un an).

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De nombreux adultes étaient présents dans le cortège, même si le soutien d’organisations syndicales à cette grève pour le climat (CGT, CFDT, Solidaires, CFE-CGC) ne s’est pas traduit par la présence visible des troupes syndicales, à l’exception de Solidaires qui a prêté sa camionnette pour la sonorisation de la manifestation, et de la CGT 93 qui fermait la marche. Des militants plus âgés défilaient en brandissant les drapeaux jaunes de la Confédération paysanne, ou ceux, rouges, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

« J’peux pas, j’ai climat »

Un petit groupe d’une quinzaine de personnes portaient le tee-shirt vert au logo de The Body Shop. Pour Marie, 27 ans, et Gaelle, 34 ans (toutes deux ont préféré taire leur nom), sont salariées de cette enseigne qui vend des cosmétiques. L’une avait inscrit sur un carton « sans planète, on a l’air bête », quand l’autre avait choisi un plus classique « j’peux pas, j’ai climat »« La direction nous a proposé de venir manifester, on a droit à trois jours par an pour des actions en concordance avec les valeurs de la maison », expliquent les deux jeunes femmes. Et le port du tee-shirt n’était pas obligatoire, assurent-elles.

Rémi Barroux@remibx

La manif de Paris se termine à Bercy à 16h. Les cours reprennent, en fait de nombreux ateliers consacrés à la permaculture, au féminisme, « se mobiliser pour l’écologie en tant qu’enseignant »...
Jeune Amazonienne, Celia Xacriaba a aussi dénoncé les crimes de Bolsonaro

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Vers 18 heures, les rythmes syncopés ont pris possession du petit podium monté devant la Cinémathèque de Paris. Les jeunes sont encore quelques centaines à profiter des rayons de soleil et de la douceur du climat.

Mais l’inquiétude face à l’avenir est toujours là. Une heure plus tôt, une jeune Indienne venue de la forêt amazonienne, Celia Xacriaba, dénonçait, sous les applaudissements, le président brésilien Bolsonaro et sa politique « climaticide et génocidaire ». Aux terrasses des cafés, les militants plus aguerris sont déjà en train de préparer la manifestation de samedi à Paris qui, espèrent-ils, devraient rassembler des dizaines de milliers de personnes.

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« Tout ce souk pour ça ! » : trois mois de prison avec sursis requis contre Jean-Luc Mélenchon

Le député « insoumis » a comparu, avec cinq proches, pour actes d’intimidation, rébellion et provocation lors de la perquisition de son domicile et du siège du mouvement, en 2018. Délibéré le 9 décembre.

Par   Publié aujourd’hui à 12h50, mis à jour à 18h19

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Jean-Luc Mélenchon, à son arrivée au tribunal de Bobigny, le 19 septembre.
Jean-Luc Mélenchon, à son arrivée au tribunal de Bobigny, le 19 septembre. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La dialectique permet tout. En sortant de la salle d’audience du tribunal correctionnel de Bobigny, vendredi 20 septembre, après avoir entendu les demandes de dommages et intérêts présentées par les avocats des policiers et des magistrats qui s’étaient constitués parties civiles et les réquisitions de peines, Jean-Luc Mélenchon a harangué la petite assemblée de supporteurs réunie sur le parvis. « Maintenant on demande de l’argent ! On voit que tout ça est en train de se dégonfler ! Tout ce souk pour ça ! », a-t-il commenté.

Trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amende ont été requis contre le député des Bouches-du-Rhône et président du groupe La France insoumise (LFI), et 2 000 à 10 000 euros d’amendes ont été demandés contre ses coprévenus, les députés LFI Alexis Corbière et Bastien Lachaud, l’eurodéputé Manuel Bompard, le conseiller d’Etat Bernard Pignerol et l’attachée de presse du parti, Muriel Rozenfeld.

Récit : « Nos nez se sont touchés » : retour sur la houleuse et médiatique perquisition au siège des « insoumis »

« Procès politique »

Après avoir mobilisé depuis des semaines ses troupes sur les réseaux sociaux en dénonçant « un procès politique fait pour des raisons politiques pour me nuire et me flétrir », mis en cause des procureurs aux ordres, accusé les avocats des parties civiles de n’être que des auxiliaires du pouvoir, il fallait bien du talent pour retomber sur ses pieds et tenter de donner un sens polémique à des réquisitions modérées, loin, très loin des peines encourues pour rébellions en réunion, provocation directe à la rébellion et intimidation envers des magistrats et des dépositaires de l’autorité publique (dix ans d’emprisonnement et 150 000 d’amende). « C’est la débandade politique de tous ceux qui sont en arrière-plan ! », a tonné le leader de La France insoumise.

Le parquet avait ramené « l’affaire » à de plus justes proportions

RDC: à Bruxelles, Félix Tshisekedi veut retisser les liens avec l'UE

Félix Tshisekedi face à la diaspora congolaise, le 18 septembre à Bruxelles.
© THIERRY ROGE / BELGA / AFP

Pour son quatrième jour de visite en Belgique, Félix Tshisekedi rencontre le président de la commission de l’Union européenne, le sortant Jean-Claude Juncker. Les relations entre l’UE et son prédécesseur, Joseph Kabila, s’étaient considérablement tendues à la fin de son deuxième et dernier mandat. Le représentant de l’Union européenne à Kinshasa avait même été expulsé. Il n’y a plus d’appui budgétaire direct. Or, c’est avec le même Joseph Kabila que Félix Tshisekedi est aujourd’hui en coalition. Mais s’il veut tenir ses promesses, le nouveau président congolais a besoin du soutien de son partenaire européen.

Le président congolais l’a dit aux entrepreneurs belges, il espère que la Belgique lui servira de porte d’entrée pour reprendre la coopération avec l’Union européenne. Avant même d’être proclamé vainqueur, le candidat Félix Tshisekedi s’était offusqué sur les réseaux sociaux de l’expulsion de l’ambassadeur de l’Union européenne en plein processus électoral. Il avait promis de le rappeler dès son « élection prochaine » et de rouvrir la « maison Schengen ». Cela reste, à ce jour, le dernier message sur son compte twitter.

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C’est fait pour la deuxième promesse, même si la « maison Schengen » a changé de nom, concession faite au camp de son partenaire, Joseph Kabila. Quant à la première promesse, en août dernier, l'ambassadeur Bart Ouvry n’avait été autorisé à revenir au Congo que pour dire au revoir, étant nommé au Mali.

Besoin de l'aide européenne

Mais Félix Tshisekedi ne cache pas qu’il a besoin de l’aide de ses partenaires pour apporter le changement promis. Or, du côté de l’Union européenne, parmi les organisations les plus critiques du processus électoral, les États membres restent divisés : d'un côté ceux qui souhaiteraient soutenir le nouveau chef de l’État, de l'autre ceux qui redoutent de voir la coalition pro-Kabila prendre le dessus.

Dans une interview accordée au journal belge Le Soir, Félix Tshisekedi a plaidé pour un assouplissement des sanctions imposées par l’UE aux proches de Joseph Kabila. C’est un autre sujet de débat parmi les États membres.

Rendre hommage à la diaspora

Autre temps fort de la visite de Félix Tshisekedi en Europe, hier, mercredi 18 août au soir, un grand meeting devant la diaspora congolaise. Plusieurs milliers de personnes étaient réunies dans l’une des salles du palais Heysel, beaucoup de militants de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), venus de toute l’Europe pour voir leur président.

Finalement pas de questions-réponses, Félix Tshisekedi a plutôt voulu leur rendre hommage : C’est l’histoire d’un fils d’opposant politique, exilé, qui devient président de la République. C’est le chargé d’affaires de l’ambassade du Congo en Belgique qui le raconte en guise de mot d’introduction. Dans la salle, certains ont attendu plus de 5 heures pour vivre ce moment. Debout sur leurs chaises, ils l’immortalisent à l’aide de leur téléphone portable. Félix Tshisekedi : « Je tiens à vous remercier chaleureusement, vous qui m’avez vu naître politiquement. Croyez-moi, chers compatriotes, peu importe le temps que vous prendrez pour rentrer au pays, il y aura toujours une place pour chacun d’entre vous chez nous ».

Dans son discours, Félix Tshisekedi multiplie les promesses, toujours les mêmes, sur l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agriculture. Mais il en fait une qui touche ce public plus que les autres, celle de réaliser le rêve de son père : « Nous avons le devoir de continuer ce combat jusqu’à l’instauration d’un État de droit dans notre pays. Ce vœu cher à notre grand combattant, l’immortel Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Je ne suis pas un dictateur et je ne veux pas qu’on fasse de moi un dictateur. »

« Nous allons nous réapproprier l’initiative de la vente et de la rente de nos propres minerais »

Au fil de son discours, Félix Tshisekedi insiste aussi sur la réforme du secteur minier de son pays : « C’est vrai que les mines nous ont causé beaucoup de malheurs, mais c’est surtout parce qu’il n’y avait aucune organisation sérieuse dans ce secteur. On a préféré ruiner l’économie minière. Donc, nous allons remettre de l’ordre en nous conformant aux lois en vigueur [...] . Nous allons nous réapproprier l’initiative de la vente et de la rente de nos propres minerais. J’en ai assez que les mines congolaises, la terre congolaise ne servent que de terre d’extraction. Maintenant, il est temps aussi que ce soit une terre de transformation. »

En guise de conclusion, le président congolais reprend cette phrase qui, depuis son investiture, lui est scandée par ses partisans : « N’oubliez pas ce que papa disait, c’est le peuple d’abord. »

Map of IsraelElections législatives en Israël : Benjamin Netanyahu a perdu son pari face à Benny Gantz

Jean-François Herbecq avec D.F.

Les résultats officiels de l’élection de mardi arrivent lentement. Depuis mardi soir, le Likoud de Benjamin Netanyahou et le parti Bleu Blanc de Benny Gantz étaient donnés à égalité. Mais ce midi, Bleu Blanc est passé devant, avec 32 sièges, contre 31 pour le Likoud. Un siège du Likoud vient de glisser en fait au profit de la troisième liste, la liste arabe unie.

Aucun gouvernement n’avait pu être formé après les élections d’avril. Est-ce que ce sera plus facile cette fois-ci?

Ce qui est clair, c’est que Benjamin Netanyahou ne peut pas former de majorité avec ses partenaires, les partis religieux et d’extrême-droite.

Le scénario le plus évoqué ce matin, c’est celui d’une coalition d’union nationale. Elle rassemblerait Bleu-Blanc de Benny Gantz, le Likoud de Benjamin Netanyahou et Israël Beitenou d’Avigdor Liebermann. Dans ce scénario, la question sensible est celle du poste de Premier ministre. Durant la campagne, Benny Gantz a martelé qu’il ne siégerait pas avec Benjamin Netanyahou. Et si les derniers résultats se confirment, son avance d’un siège sur le Likoud lui donne un avantage pour revendiquer le poste.

Si ce scénario de l’union nationale échoue, il existe une alternative. Une coalition qui rassemblerait Bleu-blanc, les partis de gauche et Israël Beitenou. Il devait alors être soutenu de l’extérieur par les élus arabes de la "Liste unie".

Le président israélien Reuven Rivlin va recevoir dans les prochains jours les têtes de listes. Il désignera ensuite celui qui a le plus de chance de former un gouvernement.

En Israël, le président consulte les députés élus qui doivent lui recommander un chef de gouvernement. Les partis arabes, hostiles au Premier ministre en poste, ont déjà suggéré qu’ils allaient s’opposer à la désignation de Benjamin Netanyahu, sans confirmer s’ils allaient soutenir celle de Benny Gantz.

« La Révolution irlandaise par Cillian Murphy » : aux origines de l’indépendance de l’Eire

Le documentariste Ruan Magan déroule un récit limpide de la radicalisation politique et de l’escalade vers la violence.

Par   Publié aujourd’hui à 16h15

Temps deLecture 2 min.

Arrestation de membres de l’IRA en 1920 à Bandon (Irlande).
Arrestation de membres de l’IRA en 1920 à Bandon (Irlande). HISTOIRE

HISTOIRE - MERCREDI 18 SEPTEMBRE À 20 H 40 - DOCUMENTAIRE

Alors que la question irlandaise reste l’une des impasses du Brexit, le documentaire de Ruan Magan arrive à point nommé. Ici, il ne sera pas du tout question de « backstop », d’Union européenne ou de Boris Johnson, mais de l’indépendance de l’Eire, dont les prémices sont acquises à l’issue d’une guerre fratricide, et de la constitution de ses frontières, qui se trouvent, aujourd’hui, remises en question. Si l’on connaît la fin de l’histoire, le récit que le documentariste en fait éclaire d’une belle profondeur historique le parcours douloureux d’une nation vers sa souveraineté.

En 1916, le Royaume-Uni est un prospère empire présent sur les côtes de tous les continents. Mais sa première « colonie », l’Irlande, souffre : famine, pauvreté, les inégalités se creusent alors que la première guerre mondiale vient d’éclater. Dans ce contexte, des militants partisans de l’autonomie proclament à Dublin l’indépendance du pays. La ville est encerclée par les troupes britanniques puis les leaders de l’insurrection, militants et artistes, sont arrêtés, et certains fusillés. Les Irlandais sont sous le choc. La cause indépendantiste, jusque-là minoritaire, s’attire alors soutien et sympathie populaires. C’est le début d’une longue lutte armée, qui n’aboutira que sept ans plus tard.

Le choix de la guérilla

Dépassé et effrayé à la perspective du précédent que l’Irlande pourrait créer vis-à-vis de ses autres colonies, le gouvernement britannique réprime le mouvement, en emprisonne les principales figures, les déplace, tente de les museler, perdant chaque fois un peu plus les faveurs de l’opinion publique irlandaise et internationale, et divise irrémédiablement les militants de l’indépendance entre partisans de solutions politiques pacifistes et va-t-en-guerre.

Ainsi naît l’Armée républicaine irlandaise (IRA), qui assassine des policiers – « yeux et oreilles du gouvernement britannique » – et choisit la guérilla. Embuscades, sabotages, meurtres, le pays échappe totalement au contrôle britannique. De représailles en vengeances, des villes et des villages sont entièrement détruits, pillés, incendiés. En 1921, les deux parties épuisées signent une trêve, puis un accord qui fait de l’Irlande un Etat libre, dominion de l’Empire britannique. Mais il ne satisfait pas une partie des indépendantistes, creusant de profondes divisions politiques.

Ce film réunit un nombre impressionnant d’historiens et spécialistes du sujet

Ce film est basé sur l’ouvrage universitaire Atlas de la révolution irlandaise, paru en 2017 et primé en Irlande. Il réunit un nombre impressionnant d’historiens, spécialistes du sujet, dont certains ont participé à l’atlas. Mêlant cartes en 3D, images et témoignages d’archives avec d’envoûtantes images de drone survolant les lieux emblématiques de la révolution, le réalisateur déroule un récit limpide de la radicalisation politique et des escalades vers la violence.

La narration est portée par l’acteur irlandais Cillian Murphy (Peaky Blinders, Inception, Dunkerque), familier de la révolution irlandaise de par son travail aux côtés de Ken Loach dans Le Vent se lève, film récompensé en 2006 par la Palme d’or à Cannes. Plutôt que de mettre en avant les figures héroïques habituelles – Michael Collins, Terence MacSwiney ou Eamon de Valera –, le film s’intéresse au contexte international de l’époque ainsi qu’au rôle essentiel qu’ont joué les femmes et les ouvriers dans la conquête de l’indépendance.

La Révolution irlandaise par Cillian Murphydocumentaire de Ruan Magan (Irlande, 2019, 100 min). www.histoire.fr

Forum des As : « Félix Tshisekedi signe trois mémorandums de coopération avec la Belgique »

Le roi Philippe a reçu Felix Tshisekedi le 17/09/2019 en audience au Palais royal. Photo Présidence RDC.

Revue de presse du mercredi 18 septembre 2019

Les journaux parus ce mercredi 18 septembre à Kinshasa analysent les mémorandums de coopération entre la RDC et la Belgique, signés en marge du séjour de Félix Tshisekedi à Bruxelles.

« La journée du président Félix-Antoine Tshisekedi mardi 17 septembre à Bruxelles n'a pas été de tout repos. Au terme d'une séance de travail avec le Premier ministre belge Charles Michel, le chef de l'Etat congolais a signé trois mémorandums de coopération entre la RDC et la Belgique », rapporte Forum des As.

« Belgique-RDC : les protocoles d’accords signés, la coopération bilatérale renouée », titre La Prospérité. Lors de cette première visite officielle du Chef de l’Etat congolais dans la capitale belge, explique le quotidien, il était donc question de tourner la page pour faire avancer les choses sur le plan diplomatique et économique. « C’est pourquoi, hier mardi 17 septembre 2019, Felix Tshisekedi a été reçu en premier lieu avec les honneurs militaires par le Premier ministre Belge, Charles Michel. A l’occasion, ils ont signé quelques accords symboliques pour la reprise de la coopération », poursuit le journal.

L’Agence congolaise de presse (ACP) indique que sa majesté le roi des Belges était lui-même au perron pour accueillir son hôte de marque. Après la tête à tête, le Roi et le Président ont été rejoint par leurs épouses pour une entrevue suivie d'un déjeuner de travail. Le Président de la République a aussi été à l'honneur devant le mémorial du soldat inconnu, raconte l’agence.

Entre-temps, renseigne Le Phare, une visite de Félix Tshisekedi au port d’Anvers, au centre international de commerce du diamant et à l’Institut de Médecine Tropicale est annoncée pour le mercredi 18 septembre. La visite de l’Université de Liège, un déjeuner à Louvain-La-Neuve ainsi qu’un face-à-face avec la diaspora congolaise de Belgique et d’Europe figurent au menu de la journée de jeudi 19 septembre.

Actu30.info annonce qu’en marge de cette visite, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a annoncé la création prochaine d’une agence de lutte contre la corruption. Cette a été annonce faite mardi devant une centaine d’entrepreneurs de la Fédération des Entreprises de Belgique.

Par contre, indique Médiacongo.net, Lambert Mende affirme son opposition à toute « relation de cavalier à cheval » entre la Belgique et la RDC. Réaffirmant son nationalisme, l’ancien porte-parole du gouvernement sous Joseph Kabila indique que si la Belgique « accepte que nous sommes indépendants et que nous pouvons, tout en coopérant avec eux, coopérer avec d’autres, tant mieux ! ». Et de préciser : « Si le Président a des éléments que telle est la nouvelle situation, je ne peux que l’encourager à rétablir les relations normales avec ces partenaires »

Félix Tshisekedi aux ministres : « Il n’y a pas des privilégiés dans le gouvernement »

Photo prise à l’issue du premier conseil des ministres à la cité de l’UNA le 13/09/2019. Radio Okapi/Ph Ivan Billy Lutumba.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi a assuré aux ministres du gouvernement Ilunga Ilunkamba qu’il n’y aura pas des privilégiés au sein de l’exécutif, avant de les appeler à l’unité. Il a fait cette recommandation ce vendredi 13 septembre lors de son premier conseil des ministres tenu à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.

« Il nous a parlé de sa vision en mettant l’homme au centre de toutes les actions des ministères. Nous sommes des membres du gouvernement. Nous appartenons à une équipe. Le Président nous a appelés à la communion. Il n’y a pas de FCC dans ce gouvernement, il n’y a pas de CACH. Tout le monde est membre du gouvernement. Il nous a appelé à l’unité. Et il nous a dit qu’il nous aime tous. Il n’y a pas des privilégiés dans le gouvernement », a rapporté Claude Nyamugabo, ministre de l’Environnement et développement durable à la presse.

Selon lui, le Président Tshisekedi leur a demandé de changer les choses et de mettre l’homme au centre de leurs actions.

« Il nous a assuré de son soutien parce que, selon lui, il faut que les choses changent. Là, où ça n’a pas marché, nous avons pour mission de faire marcher les choses. Là où cela a marché, nous allons perpétuer cette manière de faire. Le mot d’ordre c’est de changer ce qui a été mal fait. Et nous sommes conscients qu’il faut que ça change. Le président n’a pas dressé une liste. Nous savons ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a ajouté le ministre Nyamugabo.

Lire aussi sur radiookapi.net:

« L’homophobie dans les stades a un coût non négligeable pour la société »

Des sanctions ne suffiront pas à résoudre cette question, estiment, dans une tribune au « Monde », Matthieu Gatipon-Bachette, président de l’association Couleurs gaies, et Sébastien Louis, historien, pour qui un travail de pédagogie et de promotion du respect doit être entrepris avec les supporteurs.

Publié aujourd’hui à 05h00   Temps deLecture 3 min.

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Au Parc des princes, à Paris, lors du match Paris Saint-Germain - Toulouse, le 25 août 2019.
Au Parc des princes, à Paris, lors du match Paris Saint-Germain - Toulouse, le 25 août 2019. FRANCK FIFE / AFP

Tribune. Depuis plusieurs semaines, les groupes de supporteurs ultra sont sur le devant de la scène médiatique. Le 16 août, lors de la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans, l’arbitre a interrompu le match suite à un chant des partisans du club lorrain. Une partie des paroles est considérée comme homophobe et, pour la première fois en France, une rencontre de football professionnel est provisoirement arrêtée suite à ces rimes discriminatoires. Cette décision, sans précédent, n’est pas un épiphénomène : dans les jours qui suivent, d’autres matchs sont suspendus, ce qui provoque la consternation des ultras.

Rapidement, les différents groupes répondent aux autorités à travers des banderoles aux messages parfois licencieux, parfois drôles et tantôt pertinents. Ainsi, est-il possible de lire lors de la rencontre Lorient-Guingamp du 31 août : « Instrumentalisation d’une lutte légitime par des opportunistes. Courage aux LGBT + et nique la LFP ». Au stade Michel-d’Ornano, lors du match Caen-Le Havre du 30 août, des groupes de supporteurs pourtant rivaux exhibent un message en deux parties. Le Malherbe Normandy Kop affiche : « LFP, ministres : l’homophobie est un vrai sujet… » Le parcage havrais conclut le message : « … et vous le ridiculisez ! »

Olivier Duc@OD761

Un bel exemple des supporters et de l'amour de leur sport : le message coordonné des fans du @SMCaen et du @HAC_Foot un soir de derby sur un sujet grave

Vidéo intégrée

Comment expliquer cette dialectique conflictuelle entre les autorités et les groupes ultra ? Est-ce que ces collectifs sont constitués de supporteurs homophobes, qui profiteraient des stades pour diffuser des slogans discriminatoires contre les minorités sexuelles ? Ou, au contraire, les supporteurs de football ne constituent-ils pas une cible facile ? Pour répondre à ces questions, il faut remettre les faits dans leur contexte et comprendre l’antagonisme entre les autorités politiques et sportives et ces collectifs de supporteurs.
Lire aussi  Homophobie : l’affrontement Maracineanu-Le Graët

Depuis plusieurs années, les ultras des différents clubs français ont l’impression d’être victimes d’une répression excessive. Les sanctions se multiplient, avec par exemple l’inflation, depuis 2011, des arrêtés préfectoraux ou ministériels pour interdire ou limiter les déplacements de supporteurs. En outre, les autorités sportives pénalisent par des amendes ou des fermetures de tribune ces collectifs, le plus souvent pour l’usage de fumigènes, instruments interdits dans les stades mais symboles par excellence de cette culture du supportérisme.

Folklore viriliste

Les stades de football, contrairement à l’idée reçue, ne sont pas des zones de non-droit. Mais il y règne parfois un folklore viriliste, qui s’exprime sur un mode hyperbolique où la rhétorique des supporteurs fait appel à la sexualité, à une dimension guerrière, voire à la mort symbolique de l’adversaire. Il ne faut pas interpréter ces slogans au premier degré. Cependant, une partie de ce vocabulaire peut être considérée comme dégradante et participe à une certaine banalisation de l’homophobie. La plupart des supporteurs ne perçoivent pas le caractère discriminatoire de ces insultes. Alors, comment lutter efficacement contre les haines anti-LGBT dans les stades et faire évoluer le monde du football en évitant les postures d’indignation facile, les provocations à répétition et l’instrumentalisation politique de la lutte contre les discriminations ?

Brexit : Boris Johnson subit un nouvel échec mais s'obstine

L'ÉDITO INTERNATIONAL DE VINCENT HERVOUET EST UNE CHRONIQUE DE L'ÉMISSION LA MATINALE D'EUROPE 1 - LE 6H - 9H

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a subi un nouveau revers ce lundi soir en vue du Brexit avant que le Parlement soit suspendu pour cinq semaines ce qui a provoqué l'indignation.

On se souvient de l’annus horribilis de la Reine Elisabeth. Pour ses quarante ans de règne, deux de ses enfants divorcent, Charles et Diana se séparent, le château de Windsor brûle et son royaume africain (l’Île Maurice) devient une république. La Reine survit, Rule Britania.

Après quarante jours au pouvoir, Boris Johnson boucle deux semaines atroces, septenis horribilis. Il n’est pas dit qu’il survive.

Il refuse cette dernière humiliation. Il préférerait crever dans le fossé. Cela pourrait l’envoyer en prison.

Last but not least, il voulait retourner devant l’électeur pour qu’il tranche et hier soir la majorité a encore dit non.

Le Premier ministre sert de bouc émissaire. En latin, malédiction doit se dire Brexit.

Élections locales en Russie : sérieux revers pour le pouvoir à Moscou

Le parti au pouvoir a subi un lourd revers dimanche aux élections du parlement de Moscou, perdant environ un tiers de ses sièges.
Le parti au pouvoir a subi un lourd revers dimanche aux élections du parlement de Moscou, perdant environ un tiers de ses sièges. Olga Maltseva, AFP

Selon des résultats provisoires donnés par des agences de presse russes, le parti au pouvoir a subi un lourd revers dimanche aux élections du parlement de Moscou, perdant environ un tiers de ses sièges.

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Russie unie, le parti au pouvoir en Russie, a perdu environ un tiers des sièges qu'il contrôlait au parlement de Moscou, rapportent lundi 9 septembre les agences de presse russes. Selon RIA, le parti présidentiel devrait néanmoins conserver la majorité à l'assemblée de la capitale, avec 26 sièges sur 45.

Les Moscovites étaient appelés aux urnes dimanche à l'occasion d'élections locales très observées en raison de l'exclusion de nombreux candidats de l'opposition, qui a donné lieu à de grandes manifestations cet été.

Les exclus, parmi lesquels figurent de nombreux partisans de l'opposant Alexeï Navalny, ont accusé les autorités de les avoir sciemment écartés du scrutin.

À deux ans des législatives, Alexeï Navalny avait fait de ce scrutin une étape essentielle de la bataille contre Russie unie, dont la cote est au plus bas depuis plus de dix ans en raison du mécontentement suscité par la hausse de l'âge de la retraite et la baisse constante des revenus.

Avec AFP et Reuters

La CIA avait une « taupe » dans l’entourage de Vladimir Poutine

Cette thèse a été défendue coup sur coup par la chaîne d’information CNN et par le « New York Times », lundi.

Par   Publié aujourd’hui à 04h11, mis à jour à 12h59

Temps deLecture 2 min.

Donald Trump lors d’un meeting de campagne à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 9 septembre.
Donald Trump lors d’un meeting de campagne à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 9 septembre. EVAN VUCCI / AP

Les accusations d’interférences russes lors de la présidentielle de 2016 avancées par le renseignement américain reposaient sur une source sûre : un espion haut placé dans la verticale du pouvoir de Vladimir Poutine. Cette thèse a été défendue coup sur coup par la chaîne d’information CNN et par le New York Times, lundi 9 septembre.

Le récit qu’ils en font met en évidence un recrutement remontant des décennies en arrière. Un pari réussi, compte tenu de la trajectoire du Russe concerné, qui a fini, selon ces deux médias, par accéder au second ou au troisième cercle des conseillers du président Poutine. Un poste suffisamment important pour pouvoir collecter des informations de première main sur la décision de Moscou d’intervenir discrètement dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis, au bénéfice de Donald Trump.

Le Kremlin a confirmé mardi avoir employé dans son administration un homme identifié comme un agent de la CIA, exfiltré de Russie il y a deux ans, niant toutefois qu’il était en contact avec Vladimir Poutine. « Son poste ne faisait pas partie de ceux au plus haut niveau (…) et ne prévoyait aucun contact avec le président » Poutine, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en qualifiant les informations diffusées par les médias américains de « roman à sensation ».

Crainte d’une maladresse

Selon le correspondant de CNN chargé des questions de sécurité nationale, Jim Sciutto, l’exfiltration de l’agent a été motivée en partie par la crainte que Donald Trump ne grille cette source par inadvertance.

Le président des Etats-Unis a exaspéré le renseignement en 2017 en communiquant à la Russie, à l’occasion d’une visite à la Maison Blanche du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, des renseignements « top secret » fournis par Israël concernant l’organisation Etat islamique. Il a de nouveau étonné, le 30 août, en publiant sur son compte Twitter une photo aérienne probablement classifiée d’une base spatiale iranienne.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Donald Trump s’en prend à ses services de renseignement

Le New York Times, de son côté, estime que les fuites publiées dans la presse américaine auraient fini, par leur précision, à identifier l’espion. Après une première offre rejetée en 2016, qui avait alimenté à Washington l’hypothèse qu’il soit un agent double, ce dernier aurait accepté de quitter la Russie un an plus tard. Le quotidien n’a fourni aucun nom. Un ancien agent russe réfugié à Londres, Alexandre Litvinenko, y a été mystérieusement empoisonné en 2006. Un second, Sergueï Skripal, a réchappé de justesse à une tentative similaire en 2018.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Sur les traces de Sergueï Skripal, l’espion russe empoisonné au Novitchok à Londres

Alors que Donald Trump a fait crédit à de nombreuses reprises aux dénégations de son homologue, consternant ses propres services, le New York Times ajoute que le départ de l’espion a privé Washington d’une source irremplaçable à propos d’éventuelles opérations similaires à celles de 2016 pour la prochaine présidentielle.

Investi vendredi, le Gouvernement fait de la pacification du pays son cheval de bataille

 Internet

Kinshasa - Le Gouvernement que va désormais piloter Sylvestre Ilunga Ilunkamba entre en fonction après son investiture par l’Assemblée nationale. Il a finalement été investi à large majorité des députés nationaux qui ont donné leur avis favorable au programme d’actions qui s’est articulé sur 15 axes.

Les députés ont approuvé, sans surprise, vendredi le programme du gouvernement, en l'absence des élus de l'opposition. Le Premier ministre a mis à profit la plénière de vendredi pour répondre aux préoccupations soulevées par les députés mardi lors de la présentation du programme gouvernemental et du débat général.

Ce programme sera coulé en plan d’actions juste après l’investiture de son gouvernement. Parmi les axes prioritaires énumérés par le chef de l’Exécutif national, la pacification du pays et l’unité nationale constitue le tout premier pilier que le gouvernement s’est choisi pour en faire son cheval de bataille.

“Notre programme est réaliste (…), fruit d’un diagnostic sans complaisance”, en vue de “l’amélioration du vécu quotidien du peuple congolais”, a déclaré le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba en réponse donnée aux questions des députés nationaux.

Le gouvernement fera de la "pacification" du pays son cheval de bataille et agira de "manière implacable contre ceux qui ont fait du massacre des Congolais leur fond de commerce", a-t-il insisté.

Le Premier ministre a fait savoir que son programme fixe des orientations pour le redressement du pays dont certaines d’entre elles seront traduites en plan d’actions pluriannuel, assorti des budgets qui seront élaborés annuellement.

La mise en valeur dudit Programme dont le document se base sur les 15 orientations regroupées en 4 grands secteurs est consécutive aux instructions que Ilunga Ilunkamba a préalablement faites à ses ministres. Il les avait déjà ordonnés qu’après investiture, ces orientations seront traduites en action secteur par secteur, circonscription par circonscription.

A l'issue de la séance, la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Mabunda, a déclaré la fin des travaux de la session extraordinaire ouverte le 19 août 2019.

Aussitôt investi, le Gouvernement a recueilli les avis favorables des partenaires étrangers. Dans le lot, la délégation de l’Union européenne en RDC a salué “la nomination du gouvernement” par le chef de l’Etat, et félicité “le Premier Ministre et les membres du gouvernement” pour leur investiture.

Dans un communiqué, l’UE en RDC et les ambassades des Etats membres se déclarent “résolument engagées pour accompagner la mise en œuvre des réformes en faveur de la stabilité, de l’Etat de droit, de la démocratie et du respect des droits humains”.

L’UE cite également “un climat des affaires rassurant, l’égalité des chances notamment entre les femmes et les hommes, l’accès aux services sociaux de base, et le respect des engagements internationaux, notamment dans le cadre de la lutte contre le changement climatique”.

M. Ilunga Ilunkamba est à la tête d'un gouvernement de coalition entre les forces politiques regroupées autour de deux grandes coalitions, le FCC et le CACH. Dévoilée le 26 août 2019, l'équipe gouvernementale compte 66 membres, en plus du Premier ministre.

Raymond Okeseleke/ Digitalcongo.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Carte du Zimbabwe

Robert Mugabe : anticolonialiste pour les uns, « dictateur corrompu » pour les autres

De nombreux dirigeants ont réagi à la mort de l’ex-président zimbabwéen, qui après s’être battu pour l’indépendance a dirigé son pays d’une main de fer.

Publié aujourd’hui à 01h30, mis à jour à 01h53

Article réservé à nos abonnés Robert Mugabe, une mort solitaire loin du Zimbabwe

L’ancien président, chassé du pouvoir en 2017, est mort à 95 ans, vendredi, à Singapour.

Publié hier à 10h33 Jean-Philippe Rémy

Robert Mugabe, ancien président du Zimbabwe, est mort

L’ancien président du Zimbabwe est mort vendredi à 95 ans. Il avait présidé au destin de son pays pendant plus de trente ans, instaurant un régime autoritaire.

Publié hier à 07h18 Edouard Pflimlin

Zimbabwe : l’ancien président Robert Mugabe en soins prolongés à Singapour

Les spéculations vont bon train sur l’état de santé de l’ex-chef de l’Etat, 95 ans, hospitalisé depuis quatre mois.

Publié le 06 août 2019 à 10h00

L’Afrique du Sud émet un mandat d’arrêt contre Grace Mugabe

L’ancienne première dame du Zimbabwe est poursuivie dans le cadre d’une affaire d’agression contre une mannequin à Johannesburg en 2017.

Publié le 19 décembre 2018 à 15h05

Le Zimbabwe peine à rompre avec l’homophobie de l’ère Mugabe

Dans ce pays conservateur, l’homosexualité est passible de lourdes peines de prison. Mais la communauté LGBT espère un assouplissement du régime depuis l’accession au pouvoir d’Emmerson Mnangagwa.

Publié le 05 octobre 2018 à 13h56 - Mis à jour le 05 octobre 2018 à 17h19 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés Au Zimbabwe, l’espoir post-Mugabe fait place à la peur et à la violence

Trois personnes ont été tuées à Harare lors de manifestations postélectorales. L’armée a tiré à balles réelles sur des partisans de l’opposition.

Publié le 02 août 2018 à 06h08 - Mis à jour le 02 août 2018 à 15h55 Jean-Philippe Rémy

Article réservé à nos abonnés Zimbabwe : les élections de l’après-Mugabe, entre espoir et craintes

Dans un pays où le taux de chômage avoisine 90 %, les habitants ont, pour la première fois, voté librement. Avec l’espoir de tourner la page des décennies Mugabe

Publié le 31 juillet 2018 à 00h03 - Mis à jour le 31 juillet 2018 à 11h22 Jean-Philippe Rémy

Les Zimbabwéens votent pour les premières élections depuis la chute de Mugabe

Au pouvoir depuis le départ forcé de son prédécesseur, Emmerson Mnangagwa compte sur ce scrutin pour acquérir une légitimité.

Publié le 30 juillet 2018 à 12h12 - Mis à jour le 31 juillet 2018 à 09h30

Article réservé à nos abonnés Après Mugabe, le Zimbabwe au défi des urnes

L’opposition craint fraudes et violences lors du vote par lequel Mnangagwa veut légitimer son pouvoir.

Publié le 28 juillet 2018 à 10h02 - Mis à jour le 28 juillet 2018 à 10h02 Jean-Philippe Rémy

Le Zimbabwe en route vers les premières élections de l’ère post-Mugabe

La date du premier tour a été fixée au 30 juillet. L’actuel chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa, est déjà en campagne.

Publié le 30 mai 2018 à 18h06 - Mis à jour le 30 juillet 2018 à 10h37 Jean-Philippe Rémy

Robert Mugabe, 94 ans, et tout jeune opposant zimbabwéen

L’ancien chef de l’Etat, renversé en novembre par ses camarades de parti, a déclaré dimanche, à la veille de l’élection présidentielle, soutenir l’opposition.

Publié le 30 juillet 2018 à 01h49 - Mis à jour le 31 juillet 2018 à 09h28 Jean-Philippe Rémy

A la présidentielle zimbabwéenne, Robert Mugabe vote... pour l’opposition

L’ancien président a déclaré qu’il « ne [voterait] pas pour ceux qui [l’]ont mal traité ».

Publié le 30 juillet 2018 à 21h04 - Mis à jour le 30 juillet 2018 à 21h04

Attentat au Zimbabwe : le président Mnangagwa accuse les partisans de Grace Mugabe

Deux personnes ont été tuées par l’explosion d’un engin non identifié lors d’un meeting du chef de l’Etat, en pleine campagne électorale.

Publié le 27 juin 2018 à 15h08 - Mis à jour le 27 juin 2018 à 15h08

Robert Mugabe devra s’expliquer sur la disparition de 15 milliards de dollars en diamants

L’ancien président du Zimbabwe est convoqué par le Parlement alors que l’exploitation diamantifère a longtemps profité à son régime.

Publié le 20 avril 2018 à 15h58 - Mis à jour le 20 avril 2018 à 16h28

Au Zimbabwe, Grace Mugabe soupçonnée de trafic d’ivoire

L’ex-première dame aurait exporté illégalement des défenses d’éléphants en Chine, aux Emirats arabes unis et aux Etats-Unis.

Publié le 26 mars 2018 à 12h25 - Mis à jour le 26 mars 2018 à 12h25

Au Zimbabwe, Mugabe sort du silence et crie au « coup d’Etat » quatre mois après sa chute

S’exprimant pour la première fois depuis sa démission forcée, l’ex-président accuse son successeur d’avoir « trahi toute la nation ».

Publié le 16 mars 2018 à 10h56 - Mis à jour le 16 mars 2018 à 12h04

Morgan Tsvangirai, l’éternel adversaire de Robert Mugabe

Morgan Tsvangirai est décédé mercredi 14 février en Afrique du Sud, où il était soigné pour un cancer du côlon, à l’âge de 65 ans.

Publié le 15 février 2018 à 18h16 - Mis à jour le 15 février 2018 à 18h16

Villa, voitures et voyages : le généreux plan de retraite de Robert Mugabe

L’ancien président du Zimbabwe disposera notamment de trois véhicules et d’une vingtaine de salariés.

Publié le 28 décembre 2017 à 17h19 - Mis à jour le 28 décembre 2017 à 17h19

Le tombeur de Robert Mugabe devient vice-président du Zimbabwe

Le général Constantino Chiwenga, 61 ans, avait dirigé le coup de force de l’armée en novembre.

Publié le 28 décembre 2017 à 11h38 - Mis à jour le 28 décembre 2017 à 11h38

Grace et Robert Mugabe, la fable sexiste du paradis perdu

La communicante Sarah-Jane Fouda conteste le récit qui fait porter à l’ex-première dame du Zimbabwe la responsabilité de la chute de son mari.

Publié le 05 décembre 2017 à 15h40 - Mis à jour le 08 décembre 2017 à 00h33 Sarah-Jane Fouda

Grace Mugabe et son divorce, l’intox d’une étrange agence de presse africaine

Un site africain se présentant comme une agence de presse diffuse intox et rumeurs, parfois reprises par les médias français.

Publié le 06 décembre 2017 à 18h46 - Mis à jour le 11 décembre 2017 à 22h29 Anne-Sophie Faivre Le Cadre

Les fermiers blancs du Zimbabwe entrevoient une « lueur d’espoir » depuis la chute de Mugabe

La réforme agraire lancée en 2000 avait redistribué, parfois dans la violence, les terres de quelque 4 500 propriétaires blancs à la majorité noire.

Publié le 01 décembre 2017 à 15h06 - Mis à jour le 01 décembre 2017 à 15h06

Zimbabwe : posez vos questions sur l’après-Mugabe

Notre journaliste Jean-Philippe Rémy, qui a suivi la crise au Zimbabwe, vous répondra en direct à partir de 11 h 30.

Au Zimbabwe, la retraite dorée de Robert et Grace Mugabe

L’ex-chef d’Etat de 93 ans devrait notamment bénéficier d’importantes indemnités de départ, d’un salaire annuel et d’une prise en charge de ses frais de santé.

Publié le 27 novembre 2017 à 15h30 - Mis à jour le 27 novembre 2017 à 18h22 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés Démission de Mugabe : le Zimbabwe fête le départ d’un père violent

Le dirigeant de 93 ans, qui s’est battu pour l’indépendance du pays, avait accédé au pouvoir il y a trente-sept ans. Son départ a été accueilli par des scènes de liesse populaire.

Publié le 22 novembre 2017 à 06h39 - Mis à jour le 22 novembre 2017 à 10h36 Jean-Philippe Rémy

Retour en images sur la vie de Robert Mugabe, la déchéance d’un héros

Parvenu au pouvoir en 1980, le plus vieux président du monde l’a quitté, mardi 21 novembre, à la surprise générale.

Publié le 21 novembre 2017 à 20h00 - Mis à jour le 21 novembre 2017 à 20h00

Robert Mugabe, écriture inclusive, Frédéric Haziza ... Les informations à retenir à 19 heures

Zimbabwe : le président Robert Mugabe a démissionné, selon le président du Parlement Au pouvoir depuis 1980, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a remis une lettre de démission au Parlement zimbabwéen, mardi. L’annonce, qui est à effet immédiat,

Publié le 21 novembre 2017 à 18h58 - Mis à jour le 21 novembre 2017 à 18h58

Article réservé à nos abonnés Au Zimbabwe, la dernière foucade de Mugabe

Lâché par les militaires et son parti, Robert Mugabe a refusé de démissionner, lors d’une allocution télévisée. Techniquement, il est encore président de la République, mais sans autre pouvoir que son verbe.

Publié le 20 novembre 2017 à 10h21 - Mis à jour le 21 novembre 2017 à 17h41 Jean-Philippe Rémy

Zimbabwe : qui est Emmerson Mnangagwa, le successeur de Mugabe ?

L’ancien vice-président de Robert Mugabe devrait être investi président vendredi, selon le groupe audiovisuel public ZBC.

Publié le 22 novembre 2017 à 13h25 - Mis à jour le 24 novembre 2017 à 06h44 Jean-Philippe Rémy

Zimbabwe : Robert Mugabe surprend ses opposants et n’annonce pas sa démission

Le chef d’Etat, qui dirige le pays depuis trente-sept ans, a tenu, dimanche, un discours de vingt minutes sans renoncer au pouvoir, alors que la pression s’accentue.

Publié le 19 novembre 2017 à 21h44 - Mis à jour le 23 novembre 2017 à 18h09 Jean-Philippe Rémy

La Chine a-t-elle lâché Robert Mugabe ?

Quel rôle a joué Pékin dans le coup d’Etat au Zimbabwe, s’interroge notre chroniqueur après la visite en Chine du chef d’état-major de l’armée zimbabwéenne.

Publié le 20 novembre 2017 à 13h15 - Mis à jour le 20 novembre 2017 à 13h15 Sébastien Le Belzic

Zimbabwe : Emmerson Mnangagwa, le successeur de Mugabe, est rentré d’exil

Il doit être investi président par intérim vendredi, afin de prendre la suite du chef d’Etat démissionnaire, Robert Mugabe, en attendant les élections de 2018.

Publié le 22 novembre 2017 à 17h08 - Mis à jour le 22 novembre 2017 à 19h24

A Johannesburg, les Zimbabwéens en exil célèbrent la chute de Mugabe

Entre 1 et 3 millions de ressortissants du Zimbabwe sont installés dans la capitale économique sud-africaine. Certains pensent déjà à rentrer.

Publié le 22 novembre 2017 à 14h36 - Mis à jour le 22 novembre 2017 à 14h36 Adrien Barbier

La démission de Mugabe ouvre « un moment historique » pour le Zimbabwe

Le secrétaire général d’Amnesty International estime que le peuple du Zimbabwe mérite mieux « après plus de trois décennies de répression violente ».

Publié le 22 novembre 2017 à 09h42 - Mis à jour le 22 novembre 2017 à 10h53

Zimbabwe : Harare dans la rue pour une manifestation anti-Mugabe « historique »

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le président Robert Mugabe, samedi 18 novembre.

Publié le 18 novembre 2017 à 19h15 - Mis à jour le 19 novembre 2017 à 06h36 Jean-Philippe Rémy

Robert Mugabe, le « libérateur » devenu despote

Vu comme un dirigeant modèle, le père de l’indépendance du Zimbabwe a, dès son accession au pouvoir, usé de la violence à la tête du pays.

Publié le 20 novembre 2017 à 18h08 - Mis à jour le 21 novembre 2017 à 18h22 Pierre Lepidi

Ce qu’il faut retenir du discours de Robert Mugabe

Alors qu’une procédure de destitution devait être engagée à son encontre, le plus vieux dirigeant du monde n’a pas annoncé son départ, au cours d’une longue allocution télévisée.

Publié le 19 novembre 2017 à 11h47 - Mis à jour le 21 novembre 2017 à 17h55

Zimbabwe : la liesse dans les rues de Harare après la démission de Robert Mugabe (LIVE)

Alors que le Parlement examinait une procédure de destitution contre le chef de l’Etat, au pouvoir depuis trente-sept ans, celui-ci a fait parvenir une lettre annonçant sa démission.

Article réservé à nos abonnés Au Zimbabwe, la fin du règne de Robert Mugabe, après trente-sept ans d’un pouvoir sans partage

Le président zimbabwéen a démissionné avant même d’être destitué par ses partisans.

Publié le 22 novembre 2017 à 12h49 - Mis à jour le 22 novembre 2017 à 15h47 Jean-Philippe Rémy

Carte de l'Afrique du Sud

En Afrique du Sud, les attaques xénophobes ont fait sept morts

De nombreux magasins ont été brûlés à Alexandra dans la nuit de lundi à mardi, alors que la situation se normalisait mercredi à Johannesburg, la capitale économique, où la police patrouillait.

Publié hier à 19h19, mis à jour hier à 19h23

Article réservé à nos abonnés L’Afrique du Sud en proie à une vague de violences

Des manifestations contre des travailleurs étrangers ont fait cinq morts depuis dimanche dans la province du Gauteng.

Publié hier à 10h29, mis à jour hier à 10h33 Jean-Philippe Rémy

Afrique du Sud : cinq morts dans des violences xénophobes

Les villes de Johannesburg et Pretoria sont en proie à d’importantes violences depuis dimanche. Cent quatre-vingt-neuf personnes ont été interpellées.

Publié le 03 septembre 2019 à 19h05

L’Afrique du Sud et le Maroc soumis à une forte pollution en dioxyde de soufre

D’après une étude de Greenpeace et de la NASA, les régions abritant des centrales thermiques affichent les taux les plus élevés du continent africain.

Publié le 03 septembre 2019 à 19h00 Pierre Lepidi

Nouvelle flambée de violences xénophobes en Afrique du Sud

Des centaines de personnes ont incendié et dévalisé des magasins tenus par des étrangers à Johannesburg et Pretoria.

Publié le 03 septembre 2019 à 09h25

En Afrique du Sud, des logements gratuits pour les plus pauvres

L’Afrique contre la pauvreté (6/6). Depuis la fin de l’apartheid, près de 3 millions de maisons ont été attribuées, mais plus de 2 millions de foyers sont encore sur liste d’attente.

Publié le 28 août 2019 à 19h00 Adrien Barbier

Afrique du Sud : vague d’attaques xénophobes contre des routiers

Selon Human Rights Watch, des dizaines de chauffeurs étrangers seraient morts depuis mars 2018 dans le pays.

Publié le 27 août 2019 à 10h06

En Afrique du Sud, des ados prennent le micro pour lutter contre les armes à feu

Dans l’émission de radio « Bigger Than Life », des jeunes d’Alexandra, un township de Johannesburg connu pour sa criminalité, tentent de sensibiliser les habitants.

Publié le 22 août 2019 à 18h00 Noé Hochet-Bodin

Afrique du Sud : revirement judiciaire dans un scandale de corruption impliquant Jacob Zuma

Un tribunal de Pretoria a pointé « une série d’erreurs juridiques » et annulé les conclusions d’une enquête qui lavait de tout soupçon des responsables gouvernementaux poursuivis dans une affaire de vente d’armes.

Publié le 22 août 2019 à 09h37 - Mis à jour le 22 août 2019 à 10h00

Dans les morgues encombrées de Johannesburg, un cadavre sur dix n’est jamais identifié.

Publié le 12 août 2019 à 11h46

Article réservé à nos abonnés En Afrique du Sud, les éléphants menacés par la tuberculose

Depuis la détection du bacille de Koch chez un pachyderme, en 2017, les autorités sont en alerte et mènent des tests sur les animaux des parcs naturels du pays.

Publié le 10 août 2019 à 09h00 - Mis à jour le 12 août 2019 à 10h27 Noé Hochet-Bodin

L’Afrique du Sud face au défi des bébés abandonnés

Plusieurs milliers d’enfants sont abandonnés chaque année dans le pays, où l’adoption reste un tabou au sein de la communauté noire.

Publié le 07 août 2019 à 11h05

En Afrique du Sud, un comité d’experts soutient les saisies de terres à certaines conditions

Le président Cyril Ramaphosa a lancé une réforme agraire controversée pour venir à bout des énormes déséquilibres économiques entre Noirs et Blancs.

Publié le 29 juillet 2019 à 10h06

Les « Super Eagles » se sont imposés dans la douleur (2-1) grâce à un but en toute fin de match de son défenseur William Troost-Ekong.

Publié le 11 juillet 2019 à 00h09 - Mis à jour le 11 juillet 2019 à 08h44

Dans l’Afrique du Sud charbonnière, la population est prisonnière d’une pollution mortelle

Au cœur de la Highveld, l’une des régions au monde les plus polluées en dioxyde d’azote et dioxyde de soufre, on y dénombre pas moins de douze centrales à charbon.

Publié le 26 juin 2019 à 10h35

Coupe du monde féminine 2019 : Afrique du Sud (groupe B)

Surnom, historique, joueuse à suivre... tout ce qu’il faut savoir sur l’équipe d’Afrique du Sud pour la Coupe du monde féminine.

Publié le 07 juin 2019 à 09h51 - Mis à jour le 07 juin 2019 à 15h49

Afrique du Sud : près de 50 ans après la mort d’un militant anti-apartheid, un ancien policier sur le banc des accusés

Soupçonné d’avoir tué Ahmed Timol en 1971, Joao Rodrigues, 80 ans, n’a pu obtenir l’abandon des poursuites contre lui.

Publié le 04 juin 2019 à 10h23 - Mis à jour le 04 juin 2019 à 10h25

En Afrique du Sud, la moitié des ministres sont des femmes

Le président Cyril Ramaphosa a présenté un nouveau gouvernement resserré et paritaire, une première dans l’histoire du pays.

Publié le 30 mai 2019 à 10h07

L’Afrique du Sud, 14e pollueur mondial, instaure une taxe carbone

Le pays, première puissance industrielle du continent africain, est extrêmement dépendant du charbon pour sa production d’électricité.

Publié le 27 mai 2019 à 15h08

En Afrique du Sud, « l’ANC reste très puissant » malgré l’usure du pouvoir

En dépit d’un score en baisse aux élections générales du 8 mai, le parti de Nelson Mandela continue de dominer largement le paysage politique sud-africain.

Publié le 24 mai 2019 à 18h00 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés En Afrique du Sud, la course d’obstacles pour décrocher un emploi

Cyril Ramaphosa, qui sera investi président samedi, s’est fixé la mission de réduire le chômage, qui touche 27,6 % de la population active et frappe un jeune sur deux.

Publié le 22 mai 2019 à 11h05 - Mis à jour le 22 mai 2019 à 22h59 Adrien Barbier

Afrique du Sud : « Le grand espoir des années Mandela a laissé place à une grande déception »

Adrien Barbier, correspondant du « Monde Afrique » à Johannesburg, a répondu sur WhatsApp aux questions des lecteurs sur les élections générales sud-africaines.

Publié le 10 mai 2019 à 15h56 - Mis à jour le 12 mai 2019 à 09h07 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés Elections en Afrique du Sud : l’ANC reste au pouvoir mais montre des signes d’affaiblissement

Le parti anti-apartheid, éclaboussé par des scandales de corruption, est tombé sous les 60 % des votes pour la première fois depuis 1994. Mais le président Ramaphosa a réussi son pari en freinant la chute.

Publié le 10 mai 2019 à 06h15 - Mis à jour le 10 mai 2019 à 18h54 Jean-Philippe Rémy

« Trop de corruption, trop de déceptions... » : élections de la dernière chance pour l’ANC en Afrique du Sud

Malgré l’économie stagnante, les affaires et le chômage, le parti de Nelson Mandela part favori des élections générales, dont les premières estimations sont attendues jeudi.

Publié le 08 mai 2019 à 20h43 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 21h01 Adrien Barbier

Afrique du Sud : au Cap, le ras-le-bol des « Coloured »

En Afrique du Sud, les métis se considèrent comme les éternels laissés-pour-compte de la nation « arc-en-ciel » rêvée par Mandela.

Publié le 07 mai 2019 à 20h00 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 18h05 Adrien Barbier

Afrique du Sud : le populiste Julius Malema, de clown à faiseur de roi

Troisième homme des élections du 8 mai, le leader de gauche radicale pourrait doubler son score de 2014, devenant un partenaire de coalition incontournable dans certaines provinces.

Publié le 08 mai 2019 à 11h14 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 17h44 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés Afrique du Sud : à Sandton, le malaise de la communauté blanche

Les inégalités au cœur des élections (2). Les habitants de cette banlieue huppée de Johannesburg sont las d’être montrés du doigt.

Publié le 07 mai 2019 à 11h10 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 10h43 Adrien Barbier

Afrique du Sud : la colère du township d’Alexandra

Les inégalités au cœur des élections (1). A l’approche du scrutin du 8 mai, les habitants de ce quartier pauvre, l’un des plus anciens de Johannesburg, tentent de se faire entendre des candidats.

Publié le 05 mai 2019 à 18h00 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 10h00 Adrien Barbier

Article réservé à nos abonnés Afrique du Sud : l’ANC, favori discrédité des élections générales

Après vingt-cinq ans de règne, le Congrès national africain affiche un bilan économique désastreux.

Publié le 07 mai 2019 à 10h43 - Mis à jour le 08 mai 2019 à 08h25 Jean-Philippe Rémy

Mmusi Maimane, l’homme qui veut « libérer » l’Afrique du Sud de l’ANC

Le président de l’Alliance démocratique, leader noir d’un parti majoritairement blanc, se présente en héraut d’une « Afrique du Sud non raciale » lors des élections du 8 mai.

Publié le 02 mai 2019 à 17h52 Adrien Barbier

En Afrique du Sud, l’ANC favori des élections malgré les scandales de l’ère Zuma

Le parti au pouvoir aborde avec confiance le scrutin du 8 mai : sauf grande surprise, Cyril Ramaphosa devrait garder son fauteuil de président.

Publié le 30 avril 2019 à 17h26 - Mis à jour le 30 avril 2019 à 17h43 Adrien Barbier

En Afrique du Sud, vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid, « seuls les riches sont libres »

Le 27 avril 1994, l’Afrique du Sud organisait ses premières élections démocratiques, mettant un point final à l’apartheid.

Publié le 28 avril 2019 à 11h05 - Mis à jour le 29 avril 2019 à 06h25 Adrien Barbier

Une Afrique du Sud toujours inégalitaire célèbre les 25 ans de la fin de l’apartheid

Le « Freedom Day » commémore les premières élections démocratiques, le 27 avril 1994. Les festivités n’ont pu masquer l’amertume d’une grande partie de la population.

Publié le 29 avril 2019 à 05h03

Afrique du Sud : les « secrets » de l’apartheid peu à peu dévoilés

Alors que le pays fête samedi les vingt-cinq ans de la fin du régime ségrégationniste, les scandales et les horreurs de ces années noires remontent doucement à la surface.

Publié le 26 avril 2019 à 19h00 - Mis à jour le 27 avril 2019 à 10h13 Adrien Barbier

Afrique du Sud : 51 morts dans des inondations, le président Cyril Ramaphosa se rend sur place

Les fortes pluies se poursuivaient mercredi dans certaines régions du pays, compliquant les opérations de secours et de nettoyage. Plus d’un millier de personnes ont été déplacées.

Publié le 24 avril 2019 à 20h42

Afrique du Sud : 33 morts dans des inondations et glissements de terrain

Les pluies ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l’est de l’Afrique du Sud. Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu’à mercredi de cet épisode de précipitations.

Publié le 23 avril 2019 à 15h39 - Mis à jour le 23 avril 2019 à 19h57

Dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les couples mixtes sont encore dévisagés

Un quart de siècle après la fin du régime ségrégationniste, les documents administratifs portent toujours la mention de race. Une division qui « continue de façonner la société ».

Publié le 23 avril 2019 à 10h17

En Afrique du Sud, le vote à reculons des partisans de l’ANC

A l’approche des élections générales du 8 mai, la colère et le dépit sont vifs dans les townships du pays, où les gens survivent dans des conditions précaires.

Publié le 16 avril 2019 à 11h08

Afrique du Sud : 50 ans après, des pendus de l’apartheid reposent enfin en paix

Cent trente dépouilles de militants noirs enterrées à la va-vite et anonymement sont en train d’être exhumées pour être réenterrées dignement.

Publié le 05 avril 2019 à 11h58

Les convois de la débrouille entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, asphyxié par la crise

L’inflation qui sévit au Zimbabwe a poussé à l’essor d’un commerce transfrontalier de contrebande pour livrer toutes sortes de produits quotidiens.

Publié le 28 mars 2019 à 12h56 - Mis à jour le 28 mars 2019 à 12h56

Brexit : Boris Johnson réclame à nouveau des élections, son frère démissionne du gouvernement

Député depuis 2010, Jo Johnson avait été nommé au gouvernement bien qu’il soit favorable à un deuxième référendum sur le Brexit, contrairement à son frère.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h17, mis à jour à 19h56

Temps deLecture 2 min.

 

Jo Johnson à son arrivée au 10 Downing Street, à Londres, le 4 septembre.
Jo Johnson à son arrivée au 10 Downing Street, à Londres, le 4 septembre. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Nouvelle journée, nouveau coup dur pour Boris Johnson. Le frère du premier ministre britannique, Jo Johnson, a annoncé, jeudi 5 septembre, qu’il quittait ses fonctions de ministre d’Etat des universités et de la science et de député d’Orpington, district au sud-est de Londres. Favorable à un deuxième référendum sur le Brexit – alors que son frère veut une sortie de l’Union européenne (UE) sans délai – il a déclaré sur Twitter placer l’« intérêt national » avant la « loyauté familiale » :

« Ce fut un honneur de représenter Orpington pendant neuf ans et de servir comme ministre sous trois gouvernements. Ces dernières semaines, j’ai été déchiré entre la loyauté à l’égard de ma famille et l’intérêt national. C’est un dilemme insoluble et il est temps que d’autres prennent ma place de député et [de] ministre. »

Jo Johnson

@JoJohnsonUK

It’s been an honour to represent Orpington for 9 years & to serve as a minister under three PMs. In recent weeks I’ve been torn between family loyalty and the national interest - it’s an unresolvable tension & time for others to take on my roles as MP & Minister.

11 k personnes parlent à ce sujet

Comme le souligne le quotidien britannique The Guardian, on ne sait pas si sa démission est effective dès aujourd’hui, ou si elle prendra effet lors des prochaines élections et signifierait qu’il n’entend pas briguer un nouveau mandat parlementaire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Boris, Jo, Rachel et les autres... L’incroyable famille Johnson

« Bo Jo » répète qu’il veut des élections

En parallèle, le premier ministre a pris la parole, jeudi après-midi, pour répéter qu’il était opposé à tout report du Brexit et appeler une nouvelle fois à la tenue d’élections anticipées le 15 octobre. « Je préférerais être mort » plutôt que de demander un nouveau report du Brexit à l’Union européenne, a déclaré Boris Johnson, qui répondait à une question lors d’une conférence de presse dans le Yorkshire (nord de l’Angleterre).

Plus tôt, le gouvernement britannique a annoncé qu’un nouveau vote sur des législatives anticipées se tiendrait lundi à la Chambre des communes. Une annonce qui survient au lendemain du rejet d’une telle motion par le Parlement. Elle a échoué faute d’avoir recueilli les votes de deux tiers des députés.

Mercredi, les députés ont également adopté une loi imposant à Boris Johnson de demander à l’Union européenne un nouveau report de trois mois du Brexit si aucun accord n’est conclu avec l’UE d’ici le 19 octobre. Ce texte est actuellement examiné par la Chambre des lords mais il devrait entrer en vigueur d’ici à lundi. « Cela ne mène absolument à rien. Quel sens aurait un nouveau report ? », a déclaré Boris Johnson jeudi.

Sur la folle journée de mercredi : Brexit, le Parlement inflige une claque retentissante à Boris Johnson

Que fera le Labour ?

Boris Johnson le 5 septembre.
Boris Johnson le 5 septembre. DANNY LAWSON / AFP

Lors de sa prise de parole, le premier ministre a également tenté de convaincre le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn, d’approuver la tenue d’élections anticipées à la date souhaitée, c’est-à-dire avant un sommet européen prévu les 17 et 18 octobre qui pourrait être la dernière chance pour Londres de conclure un accord de sortie avec l’UE avant la date fatidique du 31 octobre. Pour Boris Johnson, les électeurs doivent choisir entre l’envoyer lui ou envoyer Jeremy Corbyn à ce sommet.

Mais le parti de M. Corbyn, le Labour, a conditionné son accord à un scrutin à l’adoption du texte actuellement examiné par les Lords. Et certains au sein du parti souhaitent que le scrutin se tienne après le 31 octobre, une fois un nouveau report du Brexit acté.

Map of UK

Article réservé à nos abonnés Brexit : Boris Johnson a perdu un vote crucial au Parlement

Les opposés au « no deal » comptent bien faire adopter, mercredi, une législation obligeant le premier ministre à aller quémander un report du divorce avec l’UE.

Publié hier à 03h45 Cécile Ducourtieux et Raphaëlle Bacqué

Au début d’une nouvelle semaine cruciale, Boris Johnson perd sa majorité absolue au Parlement

Tandis que le premier ministre s’adressait à la Chambre, le député Phillip Lee a quitté les rangs du Parti conservateur pour rejoindre ceux du LibDem.

Publié le 03 septembre 2019 à 19h56 - Mis à jour le 03 septembre 2019 à 20h00

Article réservé à nos abonnés Brexit : Boris Johnson prêt à la confrontation avec le Parlement

A la veille d’une semaine cruciale à Westminster, le premier ministre a estimé qu’un décalage du Brexit « affaiblirait » la position de négociation du Royaume-Uni.

Publié le 03 septembre 2019 à 05h44 - Mis à jour le 03 septembre 2019 à 06h14 Cécile Ducourtieux

Boris Johnson met les députés en garde contre un report du Brexit

Dans une allocution devant le 10 Downing Street, le premier ministre britannique a affirmé qu’un vote du Parlement pour repousser le Brexit empêcherait « toute négociation » avec l’Union européenne.

Publié le 02 septembre 2019 à 20h28 - Mis à jour le 02 septembre 2019 à 21h19

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson multiplie les menaces contre les « rebelles conservateurs »

Le premier ministre britannique se dit prêt à retirer son soutien aux députés qui s’opposeraient à un Brexit sans accord.

Publié le 02 septembre 2019 à 11h00 Cécile Ducourtieux

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Royaume-Uni : un juge écossais rejette un recours contre la suspension du Parlement voulue par Boris Johnson

La plus haute instance civile d’Ecosse avait été saisie par un groupe d’environ 75 parlementaires proeuropéens cherchant à faire déclarer illégale la prorogation du Parlement.

Publié le 30 août 2019 à 12h03

Article réservé à nos abonnés « Boris Johnson respecte la lettre mais pas l’esprit de la constitution britannique »

Professeure de droit public et spécialiste du Brexit, Emmanuelle Saulnier-Cassia explique, dans une tribune au « Monde », pourquoi la décision du premier ministre britannique fait scandale.

Publié le 30 août 2019 à 08h18 Emmanuelle Saulnier-Cassia

Brexit : l’« outrage constitutionnel » de Boris Johnson

Editorial. Le premier ministre britannique ne trompe personne : ce qu’il veut en réalité à travers la suspension du parlement, c’est empêcher les députés de s’organiser pour faire échec à un Brexit sans accord avec l’Union.

Publié le 29 août 2019 à 12h01

Article réservé à nos abonnés En suspendant le Parlement britannique, Boris Johnson aggrave la crise du Brexit

La décision du premier ministre va drastiquement limiter la marge de manœuvre des parlementaires « comploteurs ».

Publié le 29 août 2019 à 04h57 - Mis à jour le 29 août 2019 à 05h02 Cécile Ducourtieux

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Brexit : Boris Johnson va suspendre le Parlement à la rentrée, limitant les débats sur une sortie sans accord

L’opposition britannique dénonce une manœuvre du premier ministre pour empêcher les députés de s’opposer à Brexit sans accord, prévu le 31 octobre.

Publié le 28 août 2019 à 11h56 - Mis à jour le 28 août 2019 à 13h27

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson prudent après les promesses d’un « très grand accord commercial » de Donald Trump

Un accord avec Washington, qui n’a rien d’évident, risque d’avoir un coût politique, voire géopolitique, élevé.

Publié le 26 août 2019 à 01h58 Cécile Ducourtieux

Au sommet du G7 à Biarritz, Donald Trump adoube Boris Johnson

Pour son premier sommet international depuis sa nomination il y a un mois au poste de premier ministre de la Grande-Bretagne, Boris Johnson est apparu très à l’aise, multipliant les accolades avec le président américain.

Publié le 25 août 2019 à 12h13 - Mis à jour le 25 août 2019 à 12h17 Cédric Pietralunga

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson et sa famille, une drôle de dynastie

Dans la famille Johnson, il y a Boris, le premier ministre britannique, partisan du Brexit. Mais aussi trois frères et une sœur... opposés à la sortie de l’UE. Rassemblés autour de leur père, ils forment un clan d’ambitieux où la solidarité l’emporte

Publié le 23 août 2019 à 03h38 Eric Albert

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« On peut encore trouver un accord » : reçu à l’Elysée, Boris Johnson insiste sur un Brexit le 31 octobre

Le premier ministre britannique s’entretient avec Emmanuel Macron, à moins de deux mois de l’échéance fixée pour la sortie de son pays de l’Union européenne.

Publié le 22 août 2019 à 14h04 - Mis à jour le 22 août 2019 à 14h09

Brexit : Angela Merkel reçoit Boris Johnson et veut encore croire à un accord sous trente jours

Outre-Rhin, la crainte d’un divorce sans accord est particulièrement forte, notamment en raison des conséquences sur l’économie allemande, au bord de la récession.

Publié le 21 août 2019 à 22h41 - Mis à jour le 21 août 2019 à 22h47 Thomas Wieder

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson prépare l’UE et le Royaume-Uni à un « no deal »

Le premier ministre britannique rencontre Merkel et Macron avant le G7.

Publié le 21 août 2019 à 10h42 Cécile Ducourtieux

Article réservé à nos abonnés Jeremy Corbyn veut annuler le Brexit en prenant la place de Boris Johnson

Le leader travailliste a proposé à l’ensemble de l’opposition de s’allier derrière lui pour lui permettre de devenir – temporairement – premier ministre.

Publié le 16 août 2019 à 03h06 Jean-Baptiste Chastand

Article réservé à nos abonnés Dominic Cummings, le conseiller de Boris Johnson qui électrise le Brexit

Issu de la plus pure tradition des conseillers en communication anglo-saxons, l’homme de 47 ans a obtenu, en quelques semaines, un niveau de pouvoir inédit.

Publié le 10 août 2019 à 16h23 - Mis à jour le 11 août 2019 à 06h30 Jean-Baptiste Chastand

Article réservé à nos abonnés « S’il déployait le courage qu’il vante tant chez Churchill, Boris Johnson verrait bien plus loin »

Cécile Dutheil de la Rochère, traductrice du livre de Boris Johnson « Winston. Comment un seul homme a fait l’histoire », décrit, dans une tribune au « Monde », l’actuel premier ministre britannique comme se fantasmant en Churchill du XXIe siècle.

Publié le 09 août 2019 à 05h00 - Mis à jour le 09 août 2019 à 08h59 Cécile Dutheil de la Rochère

En Turquie, les origines ottomanes de Boris Johnson réjouissent la presse progouvernement

Des journaux nationalistes rappellent que l’arrière-grand-père du nouveau premier ministre britannique s’était opposé à Atatürk.

Publié le 05 août 2019 à 10h47 Marie Jégo

Pourquoi Boris Johnson, le nouveau premier ministre britannique, divise autant

Gaffeur, provocateur et habitué aux mensonges, le nouveau premier ministre de Grande-Bretagne est un personnage clivant.

Publié le 23 juillet 2019 à 13h28 - Mis à jour le 02 août 2019 à 18h02 Pierre Trouvé

Royaume-Uni : Boris Johnson subit son premier revers électoral

Les conservateurs ont perdu un siège lors d’une élection partielle au pays de Galles, fragilisant le premier ministre pro-Brexit, à peine entré au 10 Downing Street.

Publié le 02 août 2019 à 05h48 - Mis à jour le 02 août 2019 à 15h10 Eric Albert

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson fait face au risque d’éclatement du Royaume-Uni

Le premier ministre tente d’obtenir des soutiens pour son plan de Brexit et faire cesser les déclarations sur une possible dissolution de l’union.

Publié le 30 juillet 2019 à 06h45 - Mis à jour le 30 juillet 2019 à 15h55 Eric Albert

Brexit : Boris Johnson promet de ne jamais rétablir de contrôles physiques à la frontière irlandaise

Dans un entretien avec son homologue irlandais, Leo Varadkar, le premier ministre britannique s’est aussi dit opposé au « backstop », qui vise justement à éviter le rétablissement d’une frontière physique.

Publié le 30 juillet 2019 à 15h29

Article réservé à nos abonnés Brexit : le père de Boris Johnson supplie les Vingt-Sept de faire un geste

Ancien fonctionnaire européen et eurodéputé, Stanley Johnson estime que l’attitude de l’UE « précipite le Royaume-Uni du haut de la falaise ».

Publié le 31 juillet 2019 à 05h14 - Mis à jour le 31 juillet 2019 à 15h38 Eric Albert

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson dans l’impasse nord-irlandaise

Le Brexit est utilisé par les unionistes comme par les républicains comme une arme de négociation dans le conflit larvé qui oppose les deux camps depuis un siècle.

Publié le 01 août 2019 à 04h28 - Mis à jour le 01 août 2019 à 06h21 Eric Albert

Article réservé à nos abonnés Brexit : Boris Johnson en route vers le « no deal »

Le nouveau premier ministre britannique accélère les préparatifs pour une sortie de l’Union européenne sans accord et n’a engagé aucun dialogue avec les Européens.

Publié le 30 juillet 2019 à 11h06 - Mis à jour le 30 juillet 2019 à 17h12 Eric Albert

Article réservé à nos abonnés La recette économique « trumpienne » de Boris Johnson pour le Brexit

Le premier ministre britannique veut autoriser les OGM, créer des ports francs et multiplie les promesses de dépenses dans les infrastructures.

Publié le 29 juillet 2019 à 01h46 - Mis à jour le 29 juillet 2019 à 15h27 Eric Albert

Pour l’Irlande, Boris Johnson « lance la Grande-Bretagne sur la voie d’un choc frontal avec l’UE »

Le nouveau premier ministre britannique a exigé, jeudi, « l’abolition » de la disposition controversée du « filet de sécurité » irlandais dans l’accord de Brexit.

Publié le 26 juillet 2019 à 17h50 - Mis à jour le 27 juillet 2019 à 09h36

Pour Boris Johnson, le Brexit constitue une « énorme opportunité économique »

Le premier ministre britannique, qui dévoilait samedi ses priorités pour le pays, a notamment promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales.

Publié le 27 juillet 2019 à 14h00 - Mis à jour le 27 juillet 2019 à 19h43

Boris Johnson va devenir le prochain premier ministre du Royaume-Uni

L’ancien maire de Londres, décidé à sortir « coûte que coûte » son pays de l’UE, a été désigné, mardi, chef du Parti conservateur et remplacera Theresa May dès mercredi.

Publié le 23 juillet 2019 à 13h08 - Mis à jour le 24 juillet 2019 à 19h21 Philippe Bernard

« Le parallèle entre “Boris” et “Donald” est tentant » : notre correspondant à Londres a répondu à vos questions sur Boris Johnson

Le nouveau premier ministre du Royaume-Uni a été reçu par la reine avant de prononcer son premier discours devant le 10, Downing Street, mercredi. Notre correspondant à Londres, Philippe Bernard, a répondu à vos questions.

Boris Johnson : son premier discours en tant que premier ministre

Boris Johnson a succédé à Theresa May au poste de premier ministre britannique, mercredi 24 juillet, réaffirmant que son pays allait « sortir de l’UE le 31 octobre, point à la ligne ».

Publié le 24 juillet 2019 à 19h10

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson et son gouvernement de combat pour un Brexit en 99 jours

Avec le nouveau premier ministre, les ultras du divorce avec l’UE sont au pouvoir, à l’image de la purge dont ont été victimes les ministres trop modérés.

Publié le 25 juillet 2019 à 03h35 - Mis à jour le 25 juillet 2019 à 16h36 Philippe Bernard

Faute de majorité stable, Boris Johnson pourrait être contraint à des législatives anticipées

Aujourd’hui, les tories ne sont crédités que de 25 % des voix, pratiquement à égalité avec le Labour (26 %).

Publié le 25 juillet 2019 à 11h30 - Mis à jour le 25 juillet 2019 à 16h10 Philippe Bernard

Boris Johnson, nouveau locataire de Downing Street, répète que le Brexit aura lieu le 31 octobre

Le nouvel homme fort du Royaume-Uni a été reçu en fin de journée par la reine Elizabeth II, qui l’a invité à former un gouvernement.

Publié le 24 juillet 2019 à 16h20 - Mis à jour le 24 juillet 2019 à 22h53

Article réservé à nos abonnés Boris Johnson, un faux « neuneu » au pouvoir

Connu pour son excentricité, ses positions élastiques, son narcissisme et ses mensonges, l’ex-maire de Londres va succéder à Theresa May au poste de premier ministre.

Publié le 25 juin 2019 à 01h06 - Mis à jour le 23 juillet 2019 à 14h48 Philippe Bernard

Article réservé à nos abonnés Versatile, pragmatique et opportuniste : les Européens appréhendent l’arrivée de Boris Johnson au pouvoir

Les responsables européens veulent croire que le nouveau premier ministre britannique ne pourra pas se contenter de brandir la menace d’une sortie de l’UE sans accord.

Publié le 23 juillet 2019 à 19h51 - Mis à jour le 24 juillet 2019 à 11h03 Thomas Wieder, Jean-Pierre Stroobants et Philippe Ricard

Royaume-Uni : Philip Hammond confirme vouloir démissionner si Boris Johnson est élu

Le ministre britannique des finances, en désaccord profond avec le favori dans la course à la succession de Theresa May, a annoncé qu’il démissionnerait mercredi.

Publié le 21 juillet 2019 à 14h32 - Mis à jour le 22 juillet 2019 à 07h17

Article réservé à nos abonnés Les députés britanniques lancent un avertissement à Boris Johnson en votant un texte hostile à un Brexit sans accord

Les parlementaires ont adopté un texte afin d’éviter que le possible futur premier ministre du Royaume-Uni ne contourne le Parlement

Publié le 18 juillet 2019 à 21h32 - Mis à jour le 19 juillet 2019 à 10h25 Philippe Bernard

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Article réservé à nos abonnés « La

Russie est devenue incontournable et Emmanuel Macron n’entend plus la contourner »

Qui a perdu la Russie ? Nous, les Occidentaux, a tranché M. Macron. Il veut bâtir pour l’Europe une nouvelle « architecture de confiance » avec Moscou. Il va lui falloir d’abord convaincre, estime l’éditorialiste au « Monde » Sylvie Kauffmann dans sa

Publié le 28 août 2019 à 02h08 - Mis à jour le 28 août 2019 à 02h14 Sylvie Kauffmann

La CEDH condamne lourdement la Russie dans l’affaire Magnitski

L’affaire Sergueï Magnitski, du nom du juriste russe mort en prison en 2009 après avoir dénoncé un scandale de corruption, avait déchaîné une tempête diplomatique entre Moscou et Washington.

Publié le 27 août 2019 à 13h39

Explosion dans le Grand Nord : la Russie dévoile la nature de la pollution radioactive

L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom.

Publié le 26 août 2019 à 12h37

Au sommet du G7, le nucléaire iranien et la Russie au cœur des discussions

Au cours de leur dîner de samedi soir, au pied du phare de Biarritz, les sept dirigeants ont estimé qu’il était « trop tôt » pour réintégrer la Russie dans un G8.

Publié le 25 août 2019 à 12h51

Le président mozambicain en visite à Moscou pour renforcer les liens avec la Russie

Filipe Nyusi et Vladimir Poutine ont signé des accords bilatéraux dans les domaines de la sécurité et des hydrocarbures.

Publié le 23 août 2019 à 11h04 - Mis à jour le 23 août 2019 à 11h06

Article réservé à nos abonnés L’est de la Russie suffoque dans la fumée des incendies

Les autorités de Sibérie ont le droit de décider de ne pas agir si elles jugent que le coût de la lutte contre les flammes est plus important que celui des potentielles destructions.

Publié le 27 juillet 2019 à 04h44 - Mis à jour le 29 juillet 2019 à 14h20 Benoît Vitkine

La Russie a lancé Fedor, son premier robot humanoïde, vers l’ISS

Il doit arriver à l’ISS samedi et y rester dix jours, jusqu’au 7 septembre, pour un séjour test en vue d’utiliser des machines similaires, afin d’explorer l’espace lointain.

Publié le 22 août 2019 à 09h04

Donald Trump se dit favorable à la reformation du G8, avec la Russie

Moscou avait été écarté du groupe des pays les plus industrialisés depuis l’annexion de la Crimée, en 2014.

Publié le 20 août 2019 à 21h34

Article réservé à nos abonnés A Brégançon, Emmanuel Macron tend la main à la Russie, « profondément européenne »

Le chef de l’Etat a reçu son homologue russe Vladimir Poutine dans une ambiance cordiale. Mais les points de tension entre les deux pays restent nombreux, de la Syrie à l’Ukraine.

Publié le 20 août 2019 à 05h42 Olivier Faye et Marc Semo

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Article réservé à nos abonnés Andreï Kortunov : « Il n’y aura pas de réconciliation entre la France et la Russie sans progrès visible en Ukraine »

Spécialiste des questions internationales et personnage influent à Moscou, Andreï Kortunov n’attend pas d’« avancée fracassante » de la rencontre entre les présidents Poutine et Macron au fort de Brégançon, lundi, mais considère que des « progrès mod

Publié le 18 août 2019 à 06h26 Gaïdz Minassian

Article réservé à nos abonnés Tatiana Kastouéva-Jean : « La position de la France à l’égard de la Russie est loin d’être confortable »

Dans une tribune au « Monde », la spécialiste de la Russie, chercheuse à l’IFRI, observe que la rencontre entre les présidents Macron et Poutine se déroule au moment où la popularité du maître du Kremlin connaît un déclin et où la grogne monte au sei

Publié le 17 août 2019 à 05h51 Tatiana Kastouéva-Jean

Pourquoi la Russie construit une centrale nucléaire flottante

Qualifiée de « Tchernobyl flottant » par ses détracteurs, l’« Akademik Lomonosov » doit partir le 23 août pour un périple de 5 000 kilomètres. Mais est-ce sans danger ?

Publié le 16 août 2019 à 13h52 Marc Bettinelli

Affaire Skripal : Washington impose de nouvelles sanctions à la Russie

En réponse à l’attaque à l’agent chimique contre l’ancien agent double, les Etats-Unis vont s’opposer à toute assistance à Moscou « de la part des institutions financières internationales ».

Publié le 03 août 2019 à 06h09 - Mis à jour le 03 août 2019 à 11h06

Luttes de clan, bataille pour les ressources et politique délibérée du Kremlin expliquent la multiplication des arrestations de hauts fonctionnaires et d’élus.

Publié le 02 août 2019 à 06h32 - Mis à jour le 02 août 2019 à 14h27 Benoît Vitkine

Article réservé à nos abonnés Comment la Russie a pris la main sur l’OPEP

En annonçant le résultat du sommet du cartel pétrolier avant même la réunion, Vladimir Poutine illustre la domination de Moscou.

Publié le 02 juillet 2019 à 10h40 Nabil Wakim

La Russie compte 500 000 nouveaux pauvres depuis un an

D’après l’institut Rosstat, 14,3 % de la population seraient concernés. Un reflet de l’aggravation de la situation économique nationale.

Publié le 01 août 2019 à 03h19 - Mis à jour le 01 août 2019 à 08h51 Benoît Vitkine

Article réservé à nos abonnés « La Turquie se rapproche de la Russie mais ne renonce pas à sa place dans le camp occidental »

La livraison de composants de missiles russes à la Turquie traduit un rapprochement durable mais pas une rupture avec les institutions occidentales comme l’OTAN, analyse Galip Dalay, chercheur à l’Institut français des relations internationales.

Publié le 26 juillet 2019 à 05h00 Galip Dalay

La Corée du Sud dénonce une intrusion russe dans son espace aérien, la Russie dément

La Corée du Sud a annoncé avoir procédé mardi à des tirs de semonce contre un appareil militaire russe, une version que Moscou conteste.

Publié le 23 juillet 2019 à 05h40 - Mis à jour le 23 juillet 2019 à 12h11

Révélations sur le financement présumé de la Ligue du nord italienne par la Russie

Selon le site américain BuzzFeed, le parti de Matteo Salvini aurait pu profiter du détournement de millions de dollars du pétrole russe.

Publié le 11 juillet 2019 à 11h20 - Mis à jour le 11 juillet 2019 à 18h00 Jérôme Gautheret et Benoît Vitkine

La Russie sort du traité sur les forces nucléaires intermédiaires

La suspension de ce traité signé pendant la guerre froide fait craindre une nouvelle course aux armements entre Moscou et Washington.

Publié le 03 juillet 2019 à 16h34

Article réservé à nos abonnés La réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe divise les opposants à Poutine

Sanctionner la politique de Poutine ou profiter de la protection de la Cour européenne des droits de l’homme ? La décision de l’APCE divise la société civile.

Publié le 26 juin 2019 à 10h14 - Mis à jour le 27 juin 2019 à 08h51 Benoît Vitkine

Le Conseil de l’Europe lève ses sanctions contre la Russie

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est la première institution à lever les sanctions décidées après la guerre en Ukraine.

Publié le 25 juin 2019 à 01h19 - Mis à jour le 25 juin 2019 à 11h50 Benoît Vitkine

Article réservé à nos abonnés « En autorisant le retour de la Russie, le Conseil de l’Europe procède à une sorte de suicide collectif »

Alors que la mission du Conseil de l’Europe est de protéger le droit international, la diplomatie européenne trahit ses principes en permettant à la Russie de réintégrer le Conseil de l’Europe, s’indigne dans une tribune au « Monde » l’historien Anto

Publié le 24 juin 2019 à 18h06 - Mis à jour le 25 juin 2019 à 07h43 Antoine Arjakovsky

Article réservé à nos abonnés La France compte sur la visite du premier ministre Medvedev pour renouer avec la Russie

Sa venue, lundi, est la première d’un haut responsable depuis celle de Vladimir Poutine en 2017.

Publié le 22 juin 2019 à 10h30 - Mis à jour le 24 juin 2019 à 10h41 Marc Semo

Article réservé à nos abonnés Le Conseil de l’Europe s’apprête à lever les sanctions contre la Russie

Lundi, l’organisation pourrait rouvrir ses portes à la Russie, sanctionnée à partir de 2014 pour sa politique agressive vis-à-vis de l’Ukraine. Un précédent dangereux, selon les opposants à cette mesure.

Publié le 22 juin 2019 à 10h29 - Mis à jour le 23 juin 2019 à 19h44 Benoît Vitkine

Annexion de la Crimée : l’UE prolonge les sanctions contre la Russie d’un an

Des « mesures restrictives » interdisent notamment les investissements dans la péninsule et les importations vers l’Union de ses produits.

Publié le 20 juin 2019 à 16h31 - Mis à jour le 20 juin 2019 à 22h51

Face à la mobilisation de la société civile, la Russie abandonne les poursuites contre le journaliste Ivan Golounov

L’affaire a provoqué une onde de solidarité rare dans la société russe. Deux hauts responsables de la police vont être limogés.

Publié le 11 juin 2019 à 17h28 - Mis à jour le 12 juin 2019 à 10h35 Benoît Vitkine et Nicolas Ruisseau

Athlétisme : la fédération internationale maintient la suspension de la Russie

L’IAAF reste la dernière grande instance du sport mondial à bannir la Russie, réintégrée par le Comité international olympique (CIO) et l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Publié le 08 juin 2019 à 20h08 - Mis à jour le 08 juin 2019 à 20h20

Donald Trump suggère que la Russie a influencé son élection... avant de revenir sur ses propos

Le président américain a jusqu’ici toujours insisté sur le fait qu’il ne devait sa victoire de novembre 2016 qu’à lui-même, minimisant l’impact de l’interférence russe dans la campagne.

Publié le 30 mai 2019 à 16h06 - Mis à jour le 31 mai 2019 à 09h47

Article réservé à nos abonnés La Russie prudente après la victoire de Zelensky à la présidentielle ukrainienne

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que « Moscou respectait le choix du peuple ukrainien, d’autant qu’il est très clair ».

Publié le 22 avril 2019 à 19h10 - Mis à jour le 23 avril 2019 à 07h44 Nicolas Ruisseau

Article réservé à nos abonnés Autriche : le vice-chancelier d’extrême droite piégé sur ses liens avec la Russie dans une vidéo

Les images, tournées en 2017, montrent Heinz-Christian Strache tentant de convaincre une oligarque russe de financer son parti et de racheter un journal. Il a démissionné ce matin et indiqué qu’il regrettait ses propos, « catastrophiques et gênants »

Publié le 17 mai 2019 à 23h07 - Mis à jour le 18 mai 2019 à 12h52 Blaise Gauquelin

Piégé sur ses liens avec la Russie, le vice-chancelier autrichien d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, démissionne

Une vidéo, tournée en caméra cachée, montre le numéro 2 du gouvernement autrichien expliquer à une femme se présentant comme la nièce d’un oligarque russe comment financer de manière occulte son parti, le FPÖ, et racheter un média puissant du pays.

Publié le 18 mai 2019 à 12h34 - Mis à jour le 18 mai 2019 à 13h40 Blaise Gauquelin

La Russie condamnée par la CEDH pour l’assignation à résidence de l’opposant Navalny

La Cour européenne des droits de l’homme a estimé qu’il « est manifeste que le traitement dont il a fait l’objet visait à restreindre ses activités publiques ».

Publié le 09 avril 2019 à 11h28

Article réservé à nos abonnés En recevant Kim Jong-un, la Russie a repris un rôle-clé dans le dossier nord-coréen

Pour Moscou, un accord international doit répondre aux exigences de sécurité de Pyongyang.

Publié le 26 avril 2019 à 10h13 - Mis à jour le 26 avril 2019 à 10h46 Philippe Pons et Nicolas Ruisseau

Article réservé à nos abonnés En froid avec Trump, la Corée du Nord se tourne vers la Russie, l’ancien « pays frère »

A Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, Kim Jong-un devait retrouver, jeudi, Vladimir Poutine pour leur première rencontre officielle.

Publié le 24 avril 2019 à 11h20 - Mis à jour le 25 avril 2019 à 06h35 Philippe Pons et Nicolas Ruisseau

Article réservé à nos abonnés A Yalta, en Crimée, la Russie réunit ses soutiens de tout bord

Le Forum international organisé en Crimée, cinq ans après l’annexion de la péninsule, a notamment invité Marion Maréchal et Thierry Mariani.

Publié le 20 avril 2019 à 10h33 - Mis à jour le 21 avril 2019 à 06h34 Nicolas Ruisseau

Article réservé à nos abonnés Venezuela : la Russie refuse de donner des explications à la présence de ses militaires

Une centaine de « spécialistes russes » sont sur place depuis le début de la semaine, ce qui exaspère les Etats-Unis.

Publié le 28 mars 2019 à 11h06 - Mis à jour le 28 mars 2019 à 16h43 Isabelle Mandraud

Article réservé à nos abonnés WikiLeaks : pourquoi Julian Assange est soupçonné de liens avec la Russie

Le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur l’ingérence de la Russie dans les élections américaines de 2016, s’intéresse de près au fondateur de WikiLeaks.

Publié le 13 janvier 2019 à 17h03 - Mis à jour le 11 avril 2019 à 12h19 Yves Eudes

Sous la pression, la Russie promet de libérer des dizaines de bélugas et d’orques

Les images diffusées sur Internet de 11 orques et 93 bélugas capturés dans l’Extrême-Orient russe avaient provoqué l’indignation des militants écologistes.

Publié le 08 avril 2019 à 19h26 - Mis à jour le 08 avril 2019 à 19h26

Concerts, flashmobs, spectacles... la Russie célèbre le cinquième anniversaire de l’annexion de la Crimée

Le 18 mars 2014, Vladimir Poutine et les dirigeants de Crimée signaient le traité sur le « rattachement » de cette péninsule ukrainienne à la Russie. Mais Kiev et les Occidentaux dénoncent depuis cinq ans « l’annexion » de ce territoire.

Publié le 18 mars 2019 à 10h09

Les partis politiques fédéraux vous parlent

Moment Factory
PHOTO COURTOISIE

Les partis fédéraux se sont préparés pendant des mois à façonner leur message aux Québécois et aux Canadiens dans le but d’obtenir leur vote. Nous leur avons posé trois questions. Voici leurs réponses.

TROIS QUESTIONS

  1. Pourquoi les Québécois devraient-ils voter pour vous ?
  2. Comment comptez-vous prendre soin de l’environnement ?
  3. Comment comptez-vous remettre de l’argent dans les poches des contribuables ?
Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

PARTI POPULAIRE DU CANADA

  1. Parce que le PPC est le seul parti qui se distingue des autres sur des enjeux cruciaux. Le seul qui veut réduire l’immigration de plus de la moitié, qui désire éliminer la politique officielle du multiculturalisme et construire une clôture au rang Roxham au lieu d’accueillir les faux réfugiés. Le seul qui va cesser les intrusions fédérales dans les compétences provinciales. Le seul qui va arrêter de donner des milliards de dollars en subventions aux entreprises. Le seul qui va abolir l’aide étrangère et prioriser les Canadiens dans le besoin.
  2. Tous les autres partis promettent d’adopter de nouvelles taxes et réglementations coûteuses pour lutter contre les changements climatiques, même si les émissions du Canada sont trop insignifiantes pour avoir un impact sur le climat. Le PPC n’imposera aucune nouvelle taxe ou réglementation fédérales et va laisser les provinces gérer leurs programmes. Nous allons plutôt consacrer tous nos efforts à mettre en œuvre des solutions pratiques pour rendre l’air, l’eau et les sols plus propres au Canada.
  3. Le PPC va simplifier et réduire graduellement les impôts de tous les Canadiens, à mesure que les surplus budgétaires le permettront. Le seuil d’exemption personnel sur lequel personne ne paie d’impôt sera relevé de 12 069 $ à 15 000 $. Deux paliers d’imposition seront éliminés. Les revenus de 15 001 $ à 100 000 $ seront imposés à 15 % et la portion des revenus de plus de 100 000 $ à 25 %.

PARTI VERT DU CANADA

  1. Voter vert au Québec, c’est dire non à la catastrophe climatique. C’est préserver le droit des Québécois, surtout de nos enfants et petit-enfants ; c’est vivre dans un Québec sans inondations, sans canicules meurtrières, sans érosion massive de nos côtes et sans feux de forêt destructeurs. Voter vert, c’est nous donner un Québec sans pipeline d’exportation de pétrole ou de gaz venant de l’Ouest.
  2. Les Verts s’engagent à réduire de 60 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 10 ans. Nous allons aussi réduire nos rejets polluants industriels dans l’air et dans nos eaux en établissant un régime de redevances de pollution. Selon ce régime, les pollueurs paieront une taxe en fonction de leurs rejets polluants. Toute réduction de rejets amènerait une réduction de redevance à payer.
  3. Notre programme pour réduire les pertes énergétiques de nos édifices et de nos maisons fera économiser des centaines de dollars aux propriétaires d’immeubles. Ce programme créera des milliers d’emplois dans le secteur des métiers au Québec. Les Verts proposent la gratuité des études postsecondaires, un plafond de la dette étudiante et la déclaration fiscale unique pour les contribuables du Québec.

BLOC QUÉBÉCOIS

  1. Le Bloc québécois n’a qu’une priorité : les intérêts des Québécois. Seul le Québec compte : son développement, ses consensus, ses valeurs. Seul le Bloc défend le droit du Québec à faire ses choix en matière d’immigration, d’intégration et de laïcité. Seul le Bloc travaille à mettre un terme à notre dépendance au pétrole. Seul le Bloc exige qu’Ottawa respecte notre territoire et nos régions et refuse que le fédéral nous impose un pipelineou un aéroport sans que les Québécois aient le dernier mot.
  2. Le Québec vit à l’heure du 21e siècle. On ne fabrique pas des voitures à essence, mais des trains, tramways, métros, autobus et véhicules électriques. On n’a pas de pétrole, mais de l’eau, du vent, des forêts et de la créativité. Notre richesse est là. Le Bloc veut améliorer l’efficacité énergétique pour disposer de surplus qu’on pourra exporter.
  3. La première chose, c’est d’arrêter de piger toujours dans les mêmes poches et d’aller chercher l’argent, là où il se trouve : dans les paradis fiscaux, les subventions aux pétrolières, les avantages aux banques et les cadeaux aux multinationales d’internet. La deuxième, c’est d’en remettre à ceux qui en ont besoin : les aînés, les chômeurs, les villes et les régions où Ottawa ne réinvestit pas.

NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE

  1. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter et les gens peinent à joindre les deux bouts. Au même moment, il y a urgence d’agir face aux changements climatiques. L’élection de Justin Trudeau a suscité beaucoup d’espoir, mais ses actions n’ont pas correspondu à ses arguments de vente. Jagmeet Singh et le NPD sont les seuls à défendre les intérêts du Québec et à proposer un plan environnemental audacieux qui ne laisse pas tomber les travailleurs.
  2. Avec l’achat d’un oléoduc et les subventions accordées à l’industrie pétrolière et gazière, les libéraux ont perdu toute crédibilité. Le plan environnemental du NPD oblige les gros pollueurs à payer, favorise davantage la présence de véhicules à émissions nulles, interdit les plastiques à usage unique d’ici 2022 et élimine les subventions aux combustibles fossiles.
  3. Les néo-démocrates s’assureront que tout le monde a un toit en créant 500 000 logements sociaux et abordables. Ils s’assureront que les Québécois ont accès à des services de télécommunication de qualité et mettront en place un plafonnement des prix. Le NPD permettra aux ménages des économies de 900 $ ou plus par année sur les coûts énergétiques résidentiels.

PARTI CONSERVATEUR

  1. Le Canada devrait être un endroit où aucun rêve n’est trop grand et où aucun but n’est hors de portée. Andrew Scheer a un plan qui va baisser le coût de la vie et laisser plus d’argent dans les poches des Québécois. En 2015, Justin Trudeau disait qu’il serait différent. Quatre ans plus tard, accablé par les scandales et les échecs, il n’est pas celui qu’il prétendait être. Seul le Parti conservateur peut battre et remplacer le gouvernement libéral. Avec les conservateurs, vous en aurez plus pour vous, dès maintenant.
  2. M. Scheer a présenté un vrai plan pour protéger notre environnement, qui offre la meilleure chance au Canada d’atteindre les objectifs de Paris. Il vise des actions concrètes, en contraste avec le plan libéral qui ne fait que taxer les Canadiens. Notre plan repose sur trois principes : le meilleur moyen pour réduire les émissions est les technologies vertes et non les taxes ; mettre fin au déversement d’eaux usées dans nos cours d’eau ; être un leader mondial de la lutte aux changements climatiques.
  3. M. Scheer comprend la réalité des familles qui travaillent fort, mais qui ont de la misère à joindre les deux bouts, parce qu’il l’a vécue. Un gouvernement conservateur s’engage à réduire l’impôt sur les prestations de maternité, en éliminant la TPS sur les factures d’Hydro et en éliminant la taxe sur le carbone.

PARTI LIBÉRAL

  1. Notre plan vise à continuer d’aider la classe moyenne, à faire croître l’économie et à protéger l’environnement. Depuis notre arrivée en 2015, il s’est créé un million de nouveaux emplois au pays, plus de 825 000 personnes sont sorties de la pauvreté et neuf familles sur dix ont plus d’argent dans leurs poches. Les Québécois auront un choix clair à faire. Tandis que les conservateurs veulent nous ramener en arrière et imposer l’austérité, les libéraux ont comme priorité de poursuivre la mise en œuvre de leur plan positif axé sur la croissance de la classe moyenne et la protection de notre planète pour les générations futures.
  2. Aucun gouvernement n’a autant investi dans la lutte aux changements climatiques et à la protection de l’environnement. Nous avons mis un prix sur la pollution, mis en place un plan de protection de nos océans et avons investi massivement dans les technologies vertes. Nous interdirons également les plastiques nocifs à usage unique d’ici 2021. Les conservateurs n’ont aucun plan crédible quant à l'environnement.
  3. La première réalisation du gouvernement libéral a été de baisser les impôts de la classe moyenne et d’augmenter ceux du 1 % des mieux nantis. Aujourd’hui, les familles de la classe moyenne gagnent plus de 2000 $ par an par rapport à 2015, notamment grâce à l’Allocation canadienne pour enfants. Notre gouvernement a également réduit le taux d’imposition des petites entreprises pour favoriser la création de bons emplois. Nous avons aussi augmenté le montant des prestations de la Sécurité de la vieillesse pour les aînés.
JDM/LFP, via lefrancophoneplus.com

Etats-Unis : une fusillade au Texas fait sept morts, le suspect abattu

Un homme d’une trentaine d’années a mené une équipée meurtrière samedi, tirant au hasard sur les passants, dans les villes de Midland et d’Odessa.

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 00h20, mis à jour à 20h30

Temps deLecture 3 min.

Sur les lieux des échanges de tirs entre l’auteur présumé de la fusillade et les forces de l’ordre à Odessa, au Texas, le 31 août.
Sur les lieux des échanges de tirs entre l’auteur présumé de la fusillade et les forces de l’ordre à Odessa, au Texas, le 31 août. TIM FISCHER / AP

Plusieurs personnes sont mortes et une vingtaine ont été blessées, samedi 31 août, au terme d’une équipée meurtrière dans les villes d’Odessa et de Midland, dans l’ouest du Texas. Un homme a parcouru les deux localités, tirant « au hasard » sur les gens, ont rapporté les autorités locales.

Lire aussi  Les fusillades les plus meurtrières aux Etats-Unis depuis vingt-cinq ans

L’auteur présumé, un homme d’une trentaine d’années connu des services de police, a été abattu devant un complexe d’Odessa abritant un cinéma. Le chef de la police d’Odessa a fait état de sept morts et d’une vingtaine de blessés, auxquels s’ajoutent trois membres des forces de l’ordre.

Motivations inconnues

La fusillade a débuté à 15 h 25 (22 h 25 à Paris) quand une voiture de patrouille a tenté d’arrêter un véhicule sur l’autoroute I-20, entre Odessa et la ville voisine de Midland. Mais « le conducteur (…) a pointé un fusil par la fenêtre arrière de son véhicule et a tiré plusieurs coups de feu » en direction de la voiture de police, a précisé le département de la sécurité publique du Texas dans un communiqué.

Un policier a été blessé et le tireur est parvenu à prendre la fuite « tout en continuant à tirer sur des personnes innocentes », criblant de balles plusieurs voitures. Selon la police d’Odessa, il a ensuite volé un véhicule des services postaux et poursuivi son expédition meurtrière vers les centres commerciaux et les cinémas de la zone, grandement fréquentés en ce week-end prolongé aux Etats-Unis.

Après avoir percuté à grande vitesse un autre véhicule, le suspect a tenté d’échapper aux autorités, qui ont fini par l’abattre sur le parking d’un cinéma. Le chef de la police d’Odessa, Michael Gerke, a déclaré qu’il était connu des services de police, sans donner davantage de précisions ni se prononcer sur ses motivations. Ces dernières restaient encore incertaines dimanche. Néanmoins, les enquêteurs estiment à ce stade que l’acte n’est pas terroriste.

Les autorités pensaient, dans un premier temps, que la fusillade était l’œuvre de deux assaillants au volant de deux véhicules distincts. M. Gerke, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée qu’il estimait que le tireur présumé avait agi seul.

A Odessa, au Texas, le 31 août.
A Odessa, au Texas, le 31 août. MARK ROGERS / AP

Le débat sur les armes

Ce énième drame intervient moins d’un mois après celui d’El Paso, à environ 500 km à l’ouest d’Odessa, dans le même Etat. La fusillade dans cette ville frontalière du Mexique avait fait 22 victimes, le 3 août, principalement des Hispaniques. La police a arrêté un homme blanc de 21 ans, qui avait dit avoir ciblé en priorité des Mexicains. Après cette tragédie, le président Donald Trump avait été montré du doigt, accusé d’avoir alimenté la haine envers les immigrants. La fusillade avait été suivie quelques heures plus tard par une autre à Dayton, dans l’Ohio (nord), où 9 personnes avaient trouvé la mort.

L’éternel débat sur le contrôle de la circulation des armes à feu avait alors repris et cette nouvelle fusillade au Texas en refait un des enjeux de la campagne pour la présidentielle de 2020. « J’ai le cœur brisé, j’ai la nausée et je suis en colère. Quelques semaines après l’horreur à El Paso, une autre communauté au Texas a été terrorisée par la violence par arme à feu. Assez. Nous devons mettre un terme à cette épidémie »a écrit sur Twitter samedi l’ancien vice-président Joe Biden, bien placé dans la course à la primaire démocrate.

Après El Paso, M. Trump s’était dit favorable à des réformes de « bon sens » sur les ventes d’armes, tout en laissant planer le doute sur ses intentions et en apportant un soutien sans réserve au puissant lobby proarmes, la NRA.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Armes à feu : l’heure du choix pour Donald Trump

L’ancien maire de San Antonio (Texas) Julian Castro, un autre des candidats à la primaire démocrate, en a lui appelé samedi au Sénat, contrôlé par les républicains, « qui refuse de bouger sur une réforme du contrôle des armes »« Quel est le chiffre ?, a-t-il interrogéCombien d’Américains allez-vous sacrifier pour la NRA ? »

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GENEVA, N.Y. (CBSNewYork) – The 18th anniversary of the 9/11 terror attacks in less than two weeks away and police in New York state are looking for the vandal who defaced a memorial to the first responders who died on that horrific day.

Police in Geneva, New York say someone spray painted over the local monument dedicated to the victims of 2001 terrorist attacks.

The entire stone carving, which shows emergency workers holding up the American flag, was covered by white spray paint.

News 8 - WROC-TV

@News_8

A 9/11 memorial was vandalized in Geneva — a former 9/11 first responder said that things like this are difficult to hear about. https://www.rochesterfirst.com/video/9-11-memorial-defaced-in-geneva/?utm_medium=social&utm_source=twitter_News_8 

9/11 memorial defaced in Geneva

A 9/11 first responder, Andrew Stromfield, who worked at ground zero said that it’s difficult to hear things like this.

rochesterfirst.com

See News 8 - WROC-TV's other Tweets
“It brings it all back to us when more attention is played onto it by people doing damaging things, saying damaging things, it makes it a lot harder,” 9/11 first responder Andrew Stromfeld told CBS-affiliate WROC.

Assistant city manager Adam Blowers said local authorities would not stop until they catch the brazen suspect who carried out the heartless crime.

“Sometimes it might not be about their feelings, but what they don’t take into consideration is what about the people that the monument means,” Stromfeld added.

Geneva police are asking anyone with information to contact them.

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Premier grand sondage: l’avortement rattrape Andrew Scheer et les conservateurs

La question de l’avortement n’a pas fini de hanter le chef conservateur Andrew Scheer, dont les troupes sont en net recul au Québec, à quelques jours du déclenchement de la campagne fédérale.

Selon un sondage réalisé par la firme Léger pour le compte du Journal, le Parti libéral mène la course au Québec avec 34% des intentions de vote chez les électeurs décidés.

Les conservateurs, eux, continuent de perdre des plumes. Avec un score de 33%, ils sont bien loin du score de 40% du printemps dernier à l'échelle du pays, alors qu’ils profitaient des effets de la mauvaise gestion du scandale SNC-Lavalin par le Parti libéral.

Si à l’échelle nationale, libéraux et conservateurs sont au coude-à-coude, le parti de Justin Trudeau mène toutefois dans les deux provinces qui ont le plus de poids en termes de votes.

«Le gouvernement va se décider en Ontario, mais la majorité va se décider au Québec», avance le président de Léger, Jean-Marc Léger.

Ce coup de sonde a été réalisé un peu plus tôt cette semaine, alors que le chef conservateur Andrew Scheer était en pleine tourmente vis-à-vis la question de l’avortement.

La campagne négative menée par les libéraux, qui ont critiqué à répétition le flou entourant la position de Scheer à ce sujet au cours des derniers jours, semble avoir trouvé écho auprès des électeurs du Québec. Depuis la mi-août, le Parti conservateur a perdu 4% des intentions de vote.

«C’est l’effet du débat sur l’avortement. Les conservateurs ne sont pas en difficulté dans le reste du Canada, estime Jean-Marc Léger. Partout, ils maintiennent leurs votes. C’est au Québec qu’ils ont fait une bourde. C’est le seul endroit où ils perdent. Ils sont à 18% chez les femmes au Québec. La clientèle féminine francophone n’accepte pas ce discours de Scheer».

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Selon lui, les libéraux ne peuvent pas pavoiser pour autant. Leur léger avantage serait attribuable en grande partie à l’exaspération de l’électorat envers la classe politique en général, plus qu’à leur popularité.

Dans les faits, plus de la moitié des Canadiens (57 %) se disent insatisfaits du gouvernement actuel tandis que 46 % portent un regard «plutôt négatif» sur le bilan des années de Justin Trudeau.

Trudeau par dépit

«Sur le fond, les gens sont en colère contre tous les partis politiques, analyse M. Léger. C’est un vote par élimination auquel on assiste présentement. Vous avez d’un côté les gens qui disent que le bilan libéral est négatif et que les libéraux ne méritent pas un deuxième mandat. Mais en même temps, il n’y a pas de solution de rechange. La population croit aussi que les conservateurs ne sont pas prêts à gouverner (47% au Québec). C’est un électorat orphelin qui cherche “le moins pire”», poursuit-il.

C’est dans ce contexte d’indécision et de méfiance à l’égard de la classe politique que l’on devrait voir se dérouler une campagne électorale plutôt agressive. Déjà, les troupes de Justin occupent beaucoup le terrain, fait remarquer M. Léger.

«La campagne libérale fonctionne bien. Jusqu’à maintenant, elle a marqué deux points : un point en Ontario, en associant Scheer au premier ministre de l’Ontario Doug Ford, et un point au Québec en traitant du dossier de l’avortement. Ces deux arguments fonctionnent très bien. Scheer n’est pas connu et les libéraux sont en train de le définir.»

UNE LUTTE À FINIR

Si des élections fédérales avaient lieu aujourd’hui, pour quel parti auriez-vous l’intention de voter?

 

LES INTENTIONS DE VOTE PAR PROVINCE

 

UNE LUTTE TRÈS SERRÉE À PRÉVOIR AU QUÉBEC

Les Québécois devraient avoir droit à une campagne électorale enlevante, alors que la course s’annonce extrêmement serrée entre libéraux, conservateurs et bloquistes dans certaines régions.

Si plusieurs prédisaient la mort du Bloc québécois après l’élection de 2015, force est de constater que le parti est encore bien vivant.

En région

À trois points de la deuxième position des troupes conservatrices, le parti du nouveau chef Yves-François Blanchet pourrait brouiller les cartes dans certaines régions. Si l’île de Montréal est acquise aux libéraux et que les conservateurs semblent bien positionnés dans la région de Québec, rien n’est encore joué à l’extérieur des grands centres.

«Dans les circonscriptions francophones, ce sera une lutte à trois. Actuellement, le Bloc québécois est deuxième derrière le Parti libéral chez les francophones. Le parti est en meilleure santé que les gens ne le pensent», analyse le président de Léger, Jean-Marc Léger.

Dans un tel contexte, pas facile pour les partis qui traînent de l’arrière, comme le Parti vert et le Nouveau Parti démocratique, de se démarquer. Du côté du NPD, la vague orange de 2011 n’est définitivement plus qu’un vague souvenir.

Des miettes aux autres

Au Québec, le parti ne cumule que 7% des intentions de vote, derrière le Parti vert d’Elizabeth May à 11%. Selon M. Léger, le NPD est carrément menacé d’«extinction», si la tendance demeure inchangée d’ici le jour du scrutin.

Or, l’indécision est particulièrement palpable au Québec, dont le poids électoral peut parfois faire pencher la balance entre un gouvernement minoritaire ou majoritaire lors de résultats électoraux serrés.

«L’élection va être enlevante. Nous avons fait un sondage il y a deux semaines qui indiquait qu’il y a seulement 35% des électeurs dont le choix est définitif à ce moment-ci. Les deux tiers affirment qu’ils peuvent encore changer d’idée. C’est du jamais-vu. Habituellement, c’est l’inverse», indique M. Léger.

 

LE QUÉBEC EN DÉTAIL

Montréal peinte en rouge

La grande région de Montréal semble acquise aux libéraux avec 39% des intentions de vote. Les bloquistes les suivent de loin avec 20%, puis les conservateurs avec un score de 18%.

Québec en bleu

Les conservateurs sont en avance dans la région de Québec. Les troupes de Scheer y récoltent 35% des intentions de vote. Les libéraux suivent avec 28%, puis les bloquistes à 15%.

Les francophones sont plus verts que les anglophones

Le Parti vert, en pleine remontée au pays, trouve de futurs électeurs davantage chez les francophones que chez les anglophones du Québec. Alors que 13% des francophones sondés prévoyaient cocher la case des verts, seulement 7% des anglophones avaient pour l’instant décidé d’en faire autant.

Les non-francos sont encore une fois acquis aux libéraux

Sans surprise, 54% des anglophones sondés songeaient à voter pour le Parti libéral.

 

ENCORE LE PLUS POPULAIRE MALGRÉ TOUT

Même si les Canadiens portent un jugement négatif sur le bilan de Justin Trudeau, ce dernier continue d’être le chef de parti le mieux perçu pour être premier ministre après le scrutin du 21 octobre. Au Québec, les électeurs voient le Bloc québécois comme le meilleur parti pour défendre les intérêts de la province. Le PLC arrive en deuxième place, avec 10% d’écart.

Lequel des chefs de parti ferait le meilleur premier ministre du Canada?

PHOTO AFP

► Justin Trudeau : 26% (+3%*)

PHOTO SIMON CLARK

► Andrew Scheer : 19% (-5%*)

PHOTO CHANTAL POIRIER

► Elizabeth May : 8% (-1%*)

PHOTO GUILLAUME ST-PIERRE

► Jagmeet Singh : 6% (-1%*)

PHOTO STEVENS LEBLANC

► Maxime Bernier : 4%

* Différence par rapport au sondage du 25 juillet

Selon vous, est-ce que les libéraux méritent un deuxième mandat?

  • OUI : 31%
  • NON : 48%

Dressez-vous un bilan positif ou négatif des 4 années du gouvernement Trudeau?

  • POSITIF : 21%
  • NÉGATIF : 46%

Est-ce que le parti conservateur du Canada est prêt à former le gouvernement selon vous?

  • OUI : 34%
  • NON : 45%

Quel parti est le mieux placé pour défendre les intérêts du Québec selon vous?

 

MÉTHODOLOGIE

Sondage Web, à l’aide de la technologie d’interview Web assistée par ordinateur (CAWI). ♦ Du 27 au 29 août 2019 ♦ 2102 Canadiens, âgés de 18 ou plus et ayant le droit de vote au Canada, recrutés aléatoirement à partir du panel en ligne de LegerWeb. ♦ À l’aide des données du recensement de 2016, les résultats ont été pondérés selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité afin de garantir un échantillon représentatif de la population. ♦ Une marge d’erreur ne peut pas être associée à un échantillon non probabiliste (Panel web dans ce cas-ci). À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 2102 répondants aurait une marge d’erreur de +/- 2,14%, et ce, 19 fois sur 20.

 

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Journée de chaos à Hongkong, sans perspective de dénouement de la crise

Le cœur de Hongkong a été samedi le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et militants qui ont bravé l’interdiction de manifester.

Par  et   Publié aujourd’hui à 12h24, mis à jour à 19h38

Temps deLecture 3 min.

Un manifestant renvoie une grenade, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong)
Un manifestant renvoie une grenade, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong) Jae C. Hong / AP

Tant le gouvernement de Hongkong que les manifestants avaient prédit que ce week-end tournerait rapidement au chaos. Ce samedi 31 août a, de ce point de vue, été conforme aux attentes.

Alors que tout rassemblement politique était interdit, environ un millier de personnes avaient, en milieu de journée, contourné l’interdiction en se réunissant « pour prier » sur un terrain de sport. Imparable.

Mais très vite, ces adultes d’un âge respectable ont laissé la rue à leurs enfants et petits-enfants. Dès 15 heures, c’est par milliers que ceux-ci ont occupé les très chics artères du centre-ville. Dès 16 heures, la plupart d’entre eux étaient méconnaissables. Ils avaient enfilé leurs costumes complets du parfait manifestant : casque, masque à gaz, balaclava [une cagoule intégrale], lunettes de soleil… plus un centimètre de peau n’apparaît.

Une convergence de motivations

Clairement, la plupart s’apprêtaient à en découdre avec les forces de l’ordre. Tout les y incitait. Ce 31 août marquait le cinquième anniversaire de la proposition faite par la Chine d’instaurer à Hongkong un suffrage universel permettant d’élire des candidats présélectionnés par Pékin. Une pseudo-démocratisation qui allait entraîner 79 jours de protestation : le fameux « mouvement des parapluies ».

Par ailleurs, vendredi 30, le pouvoir a arrêté sept figures importantes des événements de ces dernières semaines. Même si certaines ont été libérées sous caution quelques heures plus tard, ces arrestations emblématiques de la répression actuelle – on compte environ 900 arrestations depuis juin – ne pouvaient qu’inciter les jeunes Hongkongais à se mobiliser, malgré l’interdiction.

« C’est tellement ridicule » expliquait une étudiante en médecine qui se félicitait par ailleurs du « calme » des manifestants. En fait, celui-ci a été tout relatif. Les forces de l’ordre, volontairement ou non, ont même laissé les manifestants s’approcher à quelques mètres seulement des bureaux du gouvernement et du Parlement. Des cocktails Molotov ont été lancés au pied du bâtiment, au-delà des barrières supposées le protéger.

Forces de l’ordre débordées

Les forces de l’ordre ont répliqué avec de nombreuses grenades lacrymogènes et pour la première fois des canons à eau teintée d’agent marqueur. Les forces de l’ordre sont également apparues débordées une heure plus tard quand, occupant deux voies express traversant le centre-ville, elles ont laissé les manifestants envahir l’auto-pont qui les domine.

Jet de grenade lacrymogène par la police, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong)
Jet de grenade lacrymogène par la police, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong) Jae C. Hong / AP

Pour éviter d’être des proies trop faciles, les policiers n’ont eu d’autre choix que de se rabattre sous ce même auto-pont. Alors que la rumeur laissait entendre que les manifestants se dirigeraient vers le bureau de liaison de Pékin, - un lieu éminemment sensible -, les protestataires ont préféré narguer une nouvelle fois les forces de l’ordre en construisant une barricade a à peine cent mètres du quartier général de la police et en y mettant le feu.

« Ne vous approchez pas, c’est toxique », expliquaient les manifestants, prévenants. Opération réussie : à ce moment, la rue leur appartenait. La police a dû à nouveau faire usage des canons à eau pour reprendre le contrôle de la situation et repousser les manifestants vers le quartier de Causeway Bay où, en début de nuit, nombre d’entre eux, continuaient à jouer au chat et à la souris.

Nouvelles actions attendues dimanche et lundi

Si ce samedi a été chaotique, il ne semble pas avoir modifié le rapport de forces entre des manifestants toujours populaires mais incapables jusqu’à présent de faire fléchir un gouvernement local, apparemment aux ordres de Pékin. Dimanche et lundi devraient être à nouveau des journées importantes. Non seulement en raison de l’appel à la grève générale de deux jours lancé à l’occasion de la réouverture lundi des établissements scolaires et universitaires, mais aussi parce que les manifestants avaient prévu de se rendre dimanche à l’aéroport.

L’occupation de l’aéroport les 12 et 13 août avait marqué un tournant dans le conflit. La direction de l’aéroport a annoncé ne pas exclure d’annuler certains vols. Réaction du gouvernement au chaos de samedi : il serait irresponsable de relancer des réformes politiques dans ces conditions. C’est pourtant peut-être la seule chose qui pourrait à présent calmer le jeu.

Champions League draw: Liverpool drawn with Napoli, Spurs face Bayern

 Manchester City drawn with Shakhtar, Chelsea face Ajax
 PSG take on Real Madrid, Barça drawn with Dortmund and Inter
The full Champions League group stage draw
 The full Champions League group stage draw. Photograph: Emilio Andreoli/UEFA via Getty Images

Jürgen Klopp had claimed another season of English dominance in Europe was unlikely but in private the draw for the Champions League group stage may prompt a rethink. Liverpool and Manchester City landed inviting groups in Monaco while Tottenham and Chelsea, though facing more awkward assignments, will be confident of continuing Premier League progress through the European elite.

Bayern Munich pose the greatest threat to Spurs’ hopes of building on last season’s thrilling run to the final, on paper at least. But they are the only club ranked in Uefa’s top 14 that an English club will face in the group phase.

Mauricio Pochettino’s side also face two hostile trips to Olympiakos and Red Star Belgrade, who defeated Liverpool in Serbia last season, but a glance at Group F confirms it could have been worse. Barcelona, Borussia Dortmund, Antonio Conte’s new-look Internazionale plus Slavia Prague comprise the toughest set. Juventus, Atlético Madrid and Bayer Leverkusen, in Group D alongside Lokomotiv Moscow, will beg to differ.

Liverpool’s defence of their sixth European crown contains a familiar foe in Napoli, plus two domestic champions in Red Bull Salzburg and Genk. The holders were beaten in Naples in last year’s group stage but pipped Carlo Ancelotti’s team to a place in the last 16 in the final game. Mohamed Salah struck the decisive goal at Anfield while Alisson Becker’s stoppage time save from Arkadiusz Milik proved the difference between elimination and, ultimately, glory.

Alisson was named the goalkeeper of the year at the drawn-out ceremony. His teammate Virgil van Dijk won both the defender of the year and the men’s player of the year awards, beating Cristiano Ronaldo and Lionel Messi to the latter honour.

“It’s been a long road but it is part of who I am,” the Liverpool defender said in Monaco. “I needed it like this. I had to work hard every step of the way and I am proud about that.”

Van Dijk added that Liverpool will “fight” to retain their crown as they attempt to reach a hat-trick of Champions League finals. They have the extra incentive of this season’s final being held at the Ataturk Stadium in Istanbul, scene of their unforgettable 2005 triumph.

Champions League glory has eluded Pep Guardiola since the second of his two managerial titles with Barcelona in 2011. Having been left on his knees by VAR last season, when it ruled out Raheem Sterling’s stoppage time goal against Spurs in that epic quarter-final, taking dreams of a historic quadruple with it, the City manager was given the lift of an inviting start to this season’s competition against Shakhtar Donetsk, Dinamo Zagreb and the first-time qualifiers Atalanta.

Frank Lampard’s introduction to European management could have been easier than a group containing last season’s surprise semi-finalists Ajax – a team since weakened by the departures of Frenkie de Jong and Matthijs de Ligt – alongside Valencia and Lille. De Jong was named midfielder of the year and Messi, his new team-mate at Barcelona, took home the forward of the year award for a fifth time. The England and Lyon defender Luzy Bronze was named the women’s player of the year.

Groups in full

Group A: Paris Saint-Germain, Real Madrid, Club Brugge, Galatasaray

Group B: Bayern Munich, Tottenham, Olympiakos, Red Star Belgrade

Group C: Manchester City, Shakhtar Donetsk, Dinamo Zagreb, Atalanta

Group D: Juventus, Atlético Madrid, Bayer Leverkusen, Lokomotiv Moscow

Group E: Liverpool, Napoli, RB Salzburg, Genk

Group F: Barcelona, Borussia Dortmund, Internazionale, Slavia Prague

Group G: Zenit St Petersburg, Benfica, Lyon, RB Leipzig

Group H: Chelsea, Ajax, Valencia, Lille

Lemonde/LFP, via lefrancophoneplus.com

Lemonde/LFP, via lefrancophoneplus.com

A Yokohama, Félix Tshisekedi a échangé avec le chef de la JICA sur les investissements en RDC

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi le 28/08/2019 à Yokohama. Photo Présidence RDC.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi s’est entretenu ce mercredi 28 août à Yokohama avec le président de l’Agence Japonaise de coopération internationale (JICA) Sinichi Kitaoka.

Les échanges ont porté notamment sur l’aide apportée à la RDC dans le cadre de l’éradication de la maladie à virus Ebola, la construction d’infrastructures, la télédétection, le corridor Nord, les prêts concessionnels et les investissements, annonce la Présidence de la République.

La télédétection permettra par exemple à la RDC de connaître avec précision ses potentialités hydrique, minière, pétrolière et gazière, de parvenir à quantifier le degré de la déforestation, indique la même source.

« Une telle précision lui servira à bien préparer la planification et l’utilisation efficiente de ses ressources naturelles », selon la Présidence de la RDC.

Le président de l’Agence japonaise de coopération avait visité la RDC au mois de juillet.

Félix Tshisekedi est au Japon, où il participe à la 7ème édition de la Conférence internationale sur le développement de l'Afrique de Tokyo (TICAD) qui se tient du 28 au 30 août à Yokohama.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila va présenter le plan directeur des transports urbains de la capitale congolaise, plan produit en partenariat avec la JICA.

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Away team scorers
James Maddison 34
Leicester win 4-2 on penalties.

Kasper Schmeichel’s penalty saves give Leicester win at Newcastle

Kasper Schmeichel and Jamie Vardy embrace after combining to win the shootout for Leicester.
 Kasper Schmeichel and Jamie Vardy embrace after combining to win the shootout for Leicester. Photograph: Ed Sykes/Action Images via Reuters

Newcastle United may have been under-strength but this was anything but a low wattage performance from Steve Bruce’s second stringers. Quite apart from helping pacify Leicester’s high-powered attacking armoury along the road to penalties, Yoshinori Muto, Matty Longstaff and company probably convinced a few more Tyneside doubters to offer Rafael Benítez’s successor the benefit of considerable doubt.

Ultimately the two penalties Kasper Schmeichel saved from Jonjo Shelvey and Isaac Hayden, prefaced Jamie Vardy – who else? – sealing the shootout and propelling Brendan Rodgers’ side into the third round.

Steve Bruce promised Newcastle fans he would “give it a go” in the cups but he still made seven changes from the side that won at Tottenham last Sunday. If the home Premier League game with Watford on Saturday is, rightly, the priority on Tyneside, Rodgers can afford to be a little more relaxed about the spectre of relegation and it showed in his team sheet.

With compromise rather less necessary in the East Midlands there were only two alterations to a Leicester starting XI in which Ayoze Pérez made a swift return to St James’ Park following his £30m summer transfer. Rodgers’s new forward – wearing bright blue boots and with his every touch booed – might have scored within seconds of kick-off. Indeed Bruce had a fabulous interception on Fabian Schär’s part to thank for preventing Karl Darlow from quite possibly conceding a very early goal.

After that scare, Newcastle largely held their own until Jetro Willems conceded a free kick in a dangerous area and the ensuing delivery from the England midfielder in waiting otherwise known as James Maddison wrong-footed Darlow courtesy of a hefty deflection off Matt Ritchie’s shoulder.

Ritchie was in the wars shortly before half-time when Hamza Choudhury was arguably slightly fortunate to escape with a booking after a wince-inducing challenge on the winger that would see him hobble off to be replaced by Christian Atsu.

Perhaps concerned about Choudhury potentially collecting a second yellow card, Rodgers prudently replaced his midfield enforcer – who generally had a good first half – with Dennis Praet at the interval.

As Vardy’s hopes of building on Maddison’s goal kept foundering on the rocks of Bruce’s three-man back line – and Federico Fernández in particular – Newcastle sensed a glimmer of opportunity. It arrived when Willems, athletically dynamic throughout, charged into the area after meeting Schär’s free-kick. Although the Netherlands left-back was challenged as he homed in on goal – and possibly dived – the ball ran free for Muto to tap in the equaliser from inside the six-yard box. It prefaced the tie going to penalties.

The night’s other shootout ended in anticlimax for League Two side Forest Green, who held Bournemouth to a goalless draw at the Vitality Stadium across 90 minutes but missed all of their spot kicks and lost 3-0.

Sunderland were the big winners from the lower leagues, travelling to Burnley and beating them 3-1. Jay Rodriguez had put Sean Dyche’s side ahead but the League One promotion hopefuls stuck back with three goals in 15 minutes either side of half-time, via Will Grigg, Tom Flanagan and George Dobson. There was another surprise at Loftus Road where late goals from John Marquis – from the spot – and Marcus Harness gave Portsmouth a 2-0 victory at Championship club QPR.

A goal six minutes into stoppage time by the Kosovo striker Atdhe Nuhiu gave Sheffield Wednesday a dramatic 1-0 win at Rotherham. Meanwhile, Swansea’s flying start to the season continued with a 6-0 demolition of Cambridge. Kristoffer Peterson, George Byers, Jordan Garrick and a Sam Surridge pair put them five up at the break, Wayne Routledge adding one more 14 minutes from time.

Match stats

Possession

67 33

LEI67NEW33%

Goal attempts

5
NewcastleOff target
9
Leicester
2
NewcastleOn target
1
Leicester
Corners
2
3
Fouls
10
16

Lineups

Newcastle

  • 26 Darlow
  • 17 Krafth
  • 5 Schar
  • 18 Fernandez 
  • 2 Clark
  • 15 Willems
  • 43 Longstaff
  • 8 Shelvey
  • 14 Hayden
  • 11 Ritchie 
  • 13 Muto

Substitutes

  • 1 Dubravka
  • 3 Dummett (s 78')
  • 4 Ki
  • 6 Lascelles
  • 19 Manquillo (s 50')
  • 30 Atsu (s 45')
  • 36 Longstaff

Leicester

  • 1 Schmeichel
  • 21 Ricardo Pereira
  • 5 Morgan 
  • 4 Soyuncu 
  • 28 Fuchs
  • 17 Perez
  • 20 Choudhury 
  • 8 Tielemans
  • 15 Barnes
  • 10 Maddison
  • 9 Vardy

Substitutes

  • 2 Justin
  • 6 Evans (s 57')
  • 7 Gray
  • 11 Albrighton
  • 12 Ward
  • 24 Mendy
  • 26 Praet (s 46')

Préservatif féminin : quand les Africaines reprennent le pouvoir

CARNET DE SANTÉ. Conçu dans les années 1980 pour protéger des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées, ce produit est de plus en plus accessible sur le continent.

Par  et   Publié aujourd’hui à 18h00

Temps deLecture 4 min.

Présentation d’un préservatif féminin à Khayelitsha, près du Cap, en Afrique du Sud, en mars 2009.
Présentation d’un préservatif féminin à Khayelitsha, près du Cap, en Afrique du Sud, en mars 2009. Rogan Ward / REUTERS

A peine sortie de sa voiture, Nomaxhosa Pendu rassemble un petit groupe de femmes dans une rue du township de Mfuleni, en banlieue du Cap. « Vous avez toutes entendu parler du préservatif féminin, hein ? », lance-t-elle. La petite assemblée, coincée entre un monticule de terre et des latrines, acquiesce mollement. L’agente de santé gonfle un cube en plastique dont le milieu est troué et procède à la démonstration. Elle extirpe le préservatif aux deux anneaux et l’insère dans ce vagin de substitution. « D’abord, il faut toujours vérifier la date d’expiration. Ensuite, on s’installe dans une position bien confortable, on se relâche et hop, on l’insère ! »

Lire aussi  Sida, Ebola, paludisme… Qui sont les « Big Killers » en Afrique ?

Apparu dans le pays il y a plus de vingt ans, le préservatif féminin fait des merveilles en Afrique du Sud, premier marché du continent pour ce produit de protection. Chaque année, le gouvernement en distribue gratuitement plus de 40 millions dans les hôpitaux, sur les campus universitaires, aux communautés… Avec près d’un cinquième des adultes de 19 à 45 ans contaminés, les Sud-Africains constituent la première population séropositive au monde. Le gouvernement finance à hauteur de 80 % la riposte au sida et le préservatif reste la méthode privilégiée de prévention, également efficace contre les autres maladies sexuellement transmissibles et les grossesses précoces et non désirées.

« Je vise surtout les jeunes »

« Ce qui est bien, c’est que le préservatif féminin apporte beaucoup plus de plaisir, tant à l’homme qu’à la femme. Et puis il n’est pas en latex, donc pas de bruit étrange pendant le rapport ! », poursuit Mme Pendu sous les rires gênés de son public. Agente de santé à domicile, elle se déplace tous les jours de maison en maison pour accompagner les patients atteints de maladies chroniques, mais aussi prodiguer des conseils de prévention au VIH à toute la famille. « Certaines femmes, en général les plus âgées, ne veulent pas en entendre parler et ne surtout pas avoir à se toucher les parties, donc je vise surtout les jeunes », explique t-elle.

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En face d’elle, un bébé dans les bras, Nomgaso, 22 ans, affirme savoir comment s’en servir mais n’a jamais essayé. « Avec mon copain, on alterne, un coup le féminin, un coup le masculin », la coupe Nobuthle, 33 ans, avant de s’enquérir auprès de Mme Pendu : « Si on le met avant, ça veut dire qu’on peut le garder toute la nuit ? » Surtout pas, lui répond-elle : « À chaque fois que vous remettez le couvert, il faut changer de préservatif ! »

Ces conseils sont précieux pour ces femmes. Les statistiques sont claires : elles sont plus susceptibles d’être infectées par le VIH que les hommes. Car l’utilisation du préservatif masculin dépend souvent du bon vouloir de ces derniers. « Je dis aux femmes : avec un préservatif féminin, vous êtes plus indépendantes, c’est votre choix, et vous êtes protégées même si votre partenaire va voir ailleurs »,poursuit Mme Pendu. Si besoin, les femmes peuvent même l’insérer quelques heures avant le rapport sexuel.

Entre 0,30 et 0,50 dollar l’unité

Inventé au milieu des années 1980 par le Danois Lasse Hessel (il est mort en avril), le préservatif féminin a été produit à grande échelle, une décennie plus tard, par la Female Health Company (FHC), une entreprise sociale américaine qui était jusqu’en 2012 le seul acteur du marché. « Il nous a fallu plusieurs années pour obtenir le feu vert de la Food and Drug Administration », explique Denise Van Dijk, sa présidente.

D’abord en polyuréthane, ce produit a ensuite été fabriqué en nitrile, un matériau moins cher, et est désormais disponible partout en Afrique. Les acheteurs ? Les gouvernements africains et de nombreux partenaires comme l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) ou le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). Au total, FHC vend entre 40 millions et 100 millions d’unités par an, dont le prix varie entre 0,30 et 0,50 dollar (entre 0,27 et 0,45 euro). Un tarif qui tend à diminuer, compte tenu de l’arrivée de nouveaux concurrents.

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L’indien Cupid, déjà producteur de préservatifs masculins, a décidé de commercialiser en 2012 un produit destiné aux femmes, comportant un anneau souple et une éponge pour faciliter l’insertion. « Nous avons décidé de faire un pari commercial et de risquer certains financements. Sept ans plus tard, c’est un succès, car nous avons répondu à la demande des femmes de disposer d’un produit abordable et nous sommes assez rentables : nous récupérons pleinement l’investissement que nous avons effectué », explique Om Garg, le PDG.

De belles perspectives de croissance

Au cours des cinq dernières années, Cupid a vendu 60 millions de préservatifs féminins dans plus de 40 pays à travers le monde. Lors de l’appel d’offres lancé en 2014 par le gouvernement sud-africain, ce dernier a choisi d’acheter 35 millions de produits de cette marque (soit 80 % de la commande totale de préservatifs féminins). Aujourd’hui, Cupid prévoit de doubler sa production, qui s’élève pour l’instant à 25 millions d’unités par an. Une ligne de fabrication supplémentaire a été installée dans son usine près de Bombay.

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Les perspectives du marché sont impressionnantes : le taux de croissance global sur la période 2017-2023 est estimé à 15,55 % par l’institut Kenneth Research. Hélas, « l’approvisionnement en préservatifs féminins n’est pas toujours accessible ou abordable, ce qui entrave les efforts visant à promouvoir leur utilisation », déplore Rutgers, un centre d’expertise sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, qui souhaiterait davantage d’engagement politique et financier de la part des gouvernements, des donateurs et des agences de santé en matière de préservatifs féminins.

A Mfuleni aussi, les femmes en redemandent. Avant de partir, Nomaxhosa fait la distribution : un préservatif pour chacune. « C’est tout ? Mais c’est vendredi aujourd’hui ! Mon homme va venir et ça ne va jamais suffire ! », s’insurge, rigolarde, Nobuthle.

Sommaire de notre série « Carnet de santé »

Chaque mercredi, Le Monde Afrique propose une enquête, un reportage ou une analyse pour décrypter les avancées des soins et de la prévention sur le continent.

Episode 1 Ces nouvelles maladies qui sévissent en Afrique
Episode 2 Au Burkina, les belles promesses de la pommade anti-paludisme
Episode 3 Centrafrique : à Bangui, l’Institut Pasteur traque les virus les plus mortels
Episode 4 Tantine, l’application rwandaise qui éduque les jeunes à la sexualité
Episode 5 Le Nigeria, principale porte d’entrée de faux médicaments sur le continent
Episode 6 « Les milliardaires africains doivent financer la recherche médicale en Afrique »
Episode 7 Au Ghana, un insecticide de troisième génération pour lutter contre le paludisme
Episode 8 Le secteur privé, acteur incontournable dans les systèmes de santé en Afrique
Episode 9 Zimbabwe : quand les mamies remplacent le psy
Episode 10 Au Cameroun, deux start-up au secours de la « pénurie de sang » dans les hôpitaux
Episode 11 « Au Sahel, l’espérance de vie a progressé ces trente dernières années malgré les crises »
Episode 12 Sida, Ebola, paludisme… Qui sont les « Big Killers » en Afrique ?
Episode 13 Au Nigeria, un « kit de maternité » au secours des femmes enceintes
Episode 14 « Il est urgent que Ouagadougou retrouve une alimentation plus saine »
Episode 15 La drépanocytose, une maladie génétique délaissée
Episode 16 Au Burkina, des tablettes pour améliorer le diagnostic des enfants malades
Episode 17 A Bangui, la méthode Kangourou sauve des vies
Episode 18 En Afrique, « la couverture santé universelle est un enjeu moral »
Episode 19 Au Ghana, la livraison de médicaments et de sang par drones prend son envol
Episode 20 Le Pass Mousso, un petit bijou de santé numérique
Episode 21 « Faux » médicaments en Afrique : la mort au bout du trafic
Episode 22 Préservatif féminin : quand les Africaines reprennent le pouvoir

En Italie, le M5S et le PD annoncent un accord pour former un nouveau gouvernement dirigé par Conte

Après un marathon de négociations, le mouvement antisystème et le parti de centre gauche ont fini par trouver un consensus autour de la personne du premier ministre sortant, Giuseppe Conte.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 19h47

Temps deLecture 1 min.

Luigi Di Maio (à droite), le chef du Mouvement 5 étoiles, avec Sergio Mattarella, le président de la République italienne, à Rome, Italie, le 28 août 2019.
Luigi Di Maio (à droite), le chef du Mouvement 5 étoiles, avec Sergio Mattarella, le président de la République italienne, à Rome, Italie, le 28 août 2019. ITALIAN PRESIDENTIAL PALACE / VIA REUTERS

Le chef du Parti démocrate (PD) italien, Nicola Zingaretti, a informé mercredi 28 août le président de la République, Sergio Mattarella, que son parti était prêt à former un gouvernement de coalition avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi Di Maio. Le chef du M5S a confirmé de son côté au chef de l’Etat avoir conclu un accord en vertu duquel Giuseppe Conte, un proche du M5S, serait reconduit au poste de président du conseil.

« Il y a un accord politique avec le Parti démocrate selon lequel Conte devra obtenir le mandat de président du conseil pour tenter de former un gouvernement de long terme », a expliqué Luigi Di Maio à l’issue d’un entretien au Quirinal avec le président Mattarella.

« Nous aimons l’Italie et nous considérons que cela vaut la peine de tenter l’expérience », a déclaré quant à lui Nicola Zingaretti, reçu un peu plus tôt par le chef de l’Etat. « Dans des moments difficiles comme celui-ci, nous ne pouvons pas nous permettre de nous détourner de notre responsabilité », a ajouté le dirigeant du parti de centre gauche.

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Eviter un retour aux urnes

Bien qu’à couteaux tirés depuis des années, le PD et le M5S négocient depuis plusieurs jours un accord de coalition afin d’éviter un retour aux urnes très risqué pour eux, alors que la Ligue, parti d’extrême droite, est largement en tête des sondages. Le 8 août, Matteo Salvini, le chef de la Ligue, a brutalement mis fin à la coalition qu’il avait formée en juin 2018 avec le M5S et a réclamé des élections anticipées. Giuseppe Conte a démissionné le 20 août de la présidence du conseil.

Reste à trouver un accord sur les ministères-clés et sur un programme commun de gouvernement. A l’issue de son entretien au Quirinal, Luigi Di Maio a déclaré que le programme de gouvernement devrait être défini avant les négociations sur la répartition des portefeuilles. Faute d’un tel accord, le président de la République devra nommer un gouvernement intérimaire et convoquer des élections législatives à l’automne.

Même en cas de conclusion d’un accord la situation sera loin d’être réglée. Le M5S a en effet annoncé mardi qu’il soumettrait tout accord à l’approbation de ses membres, par un vote en ligne. Or, nombre de militants du mouvement antisystème ne cachent pas leur hostilité vis-à-vis du Parti démocrate et sont hostiles à une alliance avec lui.

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Royaume-Uni:

Brexit : Boris Johnson va suspendre le Parlement à la rentrée, limitant les débats sur une sortie sans accord

L’opposition britannique dénonce une manœuvre du premier ministre pour empêcher les députés de s’opposer à un Brexit sans accord, prévu le 31 octobre.

Le Monde avec Reuters Publié aujourd’hui à 11h56, mis à jour à 22h12

Temps deLecture 13 min.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, le 26 août pendant le G7 à Biarritz.
Le premier ministre britannique, Boris Johnson, le 26 août pendant le G7 à Biarritz. DYLAN MARTINEZ / REUTERS

Le gouvernement britannique va suspendre le Parlement la deuxième semaine de septembre et jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines avant la date prévue du Brexit, a annoncé, mercredi 28 août, le premier ministre, Boris Johnson, rendant difficile pour les députés de s’opposer à une sortie sans accord de l’Union européenne (UE).

La livre sterling a chuté de – 0,48 % face à l’euro et de 0,57 % au dollar à la suite de cette information, qui renforce l’hypothèse d’un Brexit dur. C’est un « scandale constitutionnel », a jugé le président de la chambre basse du Parlement, John Bercow, pour qui il est « absolument évident que l’objectif de la suspension est maintenant d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de faire son devoir de définir une trajectoire pour le pays ».

La rentrée parlementaire, qui s’annonce houleuse, est prévue mardi. Le premier ministre a annoncé avoir écrit à la reine Elizabeth II pour lui demander de suspendre le Parlement la semaine suivante, après les débats du 9 septembre et jusqu’au 14 octobre, ce qu’elle a approuvé. La session parlementaire reprendrait alors avec le traditionnel discours de la reine, dans lequel elle expose le programme du gouvernement.

Jessica Elgot

@jessicaelgot

Boris Johnson’s letter to MPs conforming prorogation of Parliament

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« Je pense qu’il est essentiel que le Parlement siège avant le Conseil européen [prévu le 17 et 18 octobre prochain], et si, comme je l’espère, un accord avec l’UE est imminent, le Parlement aura la possibilité d’adopter la loi sur l’accord de retrait nécessaire pour la ratification avant le 31 octobre », a expliqué le chef du gouvernement dans un communiqué. « Les semaines précédant le Conseil européen sont vitales pour mes négociations avec l’UE », a-t-il souligné, ajoutant : « En montrant unité et détermination, nous avons une chance de décrocher un nouvel accord qui puisse être adopté par le Parlement. »

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Réactions outragées

Le précédent accord de sortie de l’UE conclu avec le gouvernement de Theresa May après plus de deux ans de négociations acharnées avait été rejeté à trois reprises par les députés. Ces derniers n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la forme que doit prendre le Brexit, voté en juin 2016 par 52 % des Britanniques.

Si le Parlement britannique est traditionnellement suspendu plusieurs semaines en septembre en raison des conférences annuelles des partis politiques, l’extension de cette suspension jusqu’au 14 octobre – douze jours après la fin de la dernière conférence, celle du Parti conservateur –, a provoqué des réactions outragées de l’opposition, qui a dénoncé une manœuvre « antidémocratique ».

« C’est un scandale et une menace à notre démocratie », a réagi Jeremy Corbyn, le chef du Labour, le principal parti d’opposition. « A moins que les députés ne s’unissent pour l’en empêcher la semaine prochaine, aujourd’hui entrera dans l’histoire comme une sombre journée pour la démocratie britannique », a aussi réagi sur Twitter la première ministre écossaise et chef des indépendantistes écossais, Nicola Sturgeon.

Cette annonce a été critiquée jusque dans les rangs conservateurs, l’ancien ministre des finances Philip Hammond, opposé au scénario d’une sortie sans accord de l’UE, dénonçant un « scandale constitutionnel ». Mardi soir, plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre la suspension, devant le Parlement, puis Downing Street, où est installé le premier ministre. En quelques heures, une pétition contre la décision de Boris Johnson, déposée sur le site du Parlement, a recueilli plus de 700 000 signatures.

Des manifestants se sont réunis devant le 10 Downing Street à Londres, le 28 août 2019, pour dénoncer la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement cinq semaines.
Des manifestants se sont réunis devant le 10 Downing Street à Londres, le 28 août 2019, pour dénoncer la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement cinq semaines. Matt Dunham / AP

Le Royaume-Uni divisé

Boris Johnson a défendu sa décision en affirmant sur la chaîne de télévision Sky News que le calendrier fixé « laissera amplement le temps aux députés de débattre de l’UE et du Brexit ». Mais pour la chef du parti libéral démocrate, Jo Swinson, Boris Johnson a fait preuve de « lâcheté »« Il sait que les gens ne choisiraient pas le no deal et que les représentants élus ne le permettraient pas. Il tente d’étouffer leurs voix », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Mardi, les chefs de file des partis d’opposition s’étaient réunis pour convenir d’une stratégie commune afin d’éviter un no deal en votant une loi dans ce sens. Jeremy Corbyn envisage même une motion de défiance contre le gouvernement. Une proposition à laquelle Donald Trump a réagi sur les réseaux sociaux : « Ça va être très compliqué pour Jeremy Corbyn (…) d’obtenir un vote de défiance (…) d’autant plus que Boris est exactement ce que le Royaume-Uni cherchait. » « Je pense que ce que le président américain veut dire, c’est que Boris Johnson est exactement ce que lui recherchait, un premier ministre docile qui remettra les services publics britanniques aux mains des entreprises américaines », a rétorqué Jeremy Corbyn.

Boris Johnson veut à tout prix quitter l’UE, avec ou sans accord de divorce, une position qui divise profondément le Royaume-Uni, jusque dans son camp conservateur, dont une partie souhaite le maintien de liens étroits avec l’UE. Une césure brutale fait craindre des pénuries alimentaires, de carburant et de médicaments, ainsi que le rétablissement de droits de douane. Londres et l’UE s’opposent sur le sort de la future frontière irlandaise, qui séparera le Royaume-Uni du marché unique européen, tout en se disant prêts à en discuter.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Brexit : à Londres, la bataille du « no deal » a commencé
Lemonde/Lefrancophoneplus, via le francophoneplus.com

RDC: Le Cafco salue la nomination des femmes à la tête des ministères habituellement réservés aux hommes

 Internet

Kinshasa - Le Cafco félicite le Président de la République pour son implication personnelle dans l’obtention de ce résultat et ce, conformément à la promesse faite aux femmes au cours des rencontres leur accordées les 08 mars et 10 juin 2019.

Au lendemain de la publication du gouvernement de la RDC, le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise(Cafco) n’est pas resté indifférent.

Au regard de la présence remarquée des femmes au sein du gouvernement Ilunga Ilunkamba, le Cafco par la bouche de sa coordonnatrice, Mme Rose Mutombo a fait une déclaration.

Le Cafco félicite le Président de la République pour son implication personnelle dans l’obtention de ce résultat et ce, conformément à la promesse faite aux femmes au cours des rencontres leur accordées les 08 mars et 10 juin 2019.

Les femmes réunies au sein de cette plate-forme de la société civile prennent acte de la présence de 17% de femmes dans le premier gouvernement issu de l’alternance pacifique à la tête du pays.

Le Cafco a également salué la nomination des femmes à la tête des ministères habituellement réservés aux hommes ;

A cet effet, elle encourage le Chef de l’Etat à poursuivre les efforts pour l’intégration dans les institutions du pays de toutes les catégories des vulnérables de la population.

Par ailleurs, le Cafco a tenu à rappeler à Félix -Antoine Tshisekedi qu’il reste encore des postes nominatifs à pourvoir au sein de la diplomatie, des entreprises et établissements publics, de la magistrature, de la police, de l’armée, des institutions d’appui à la démocratie et autres structures lui permettant de relever le défi de l’atteinte de la parité.

Ainsi, ce cadre de concertation des femmes, a pris l’engagement d’accompagner le Chef de l’Etat tout au long de son mandat pour l’émergence de la RDC.

Gisèle Tshijuka/DCN/LFP, via lefrancophoneplus

Pourquoi les scientifiques s’inquiètent des incendies de l’Amazonie

Les feux en cours dans la forêt amazonienne sont plus importants et plus fréquents cette année et continuent de fragiliser un des plus riches écosystèmes terrestres.

Par   Publié aujourd’hui à 17h36, mis à jour à 18h26

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Une zone détruite par les incendies, près de Porto Velho, dans l’Etat du Rondonia, au Brésil, le 24 août.
Une zone détruite par les incendies, près de Porto Velho, dans l’Etat du Rondonia, au Brésil, le 24 août. CARLOS FABAL / AFP

Les incendies qui frappent la forêt amazonienne ces dernières semaines se sont invités jusqu’au G7, sommet réunissant quelques-unes des plus grandes économies du monde à Biarritz, entre le 24 et le 26 août. A l’issue de cet événement, les sept pays ont proposé une aide de 20 millions de dollars pour assister le Brésil dans sa lutte contre les incendies, avant que son président, Jair Bolsonaro, ne refuse la proposition.

Si des feux se produisent chaque année en détruisant des milliers de kilomètres carrés de la plus grande forêt primaire du globe, les incendies actuels inquiètent les défenseurs de l’environnement car ils gagnent en intensité après des années de déclin de la déforestation.

En 2019, des incendies loin des niveaux du passé mais en augmentation

Superficie cumulée de la forêt amazonienne brûlée chaque année au Brésil.
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2002 - 20102011 - 20182019

janvierfévriermarsavrilmaijuinjuilletaoûtseptembreoctobrenovembredécembre
25 000 km²75 000 km²125 000 km²175 000 km²

Et la politique de Jair Bolsonaro, élu en octobre 2018, n’est pas étrangère au regain d’inquiétude observé cet été pour cet écosystème plus fragile qu’il n’y paraît.

Lire aussi : « Le bolsonarisme apparaît dans toute sa puissance destructrice »

Selon un article paru le 26 août dans la revue Science, la déforestation est clairement à l’origine de ces incendies. Le nombre de feux détectés par les satellites de l’INPE (l’agence brésilienne pour la recherche spatiale) et de la NASA est le plus élevé depuis 2010, année durant laquelle El Niño avait entraîné une forte sécheresse. Cette année, la saison n’est pas particulièrement sèche, mais les dix municipalités les plus touchées sont aussi celles ayant enregistré les plus hauts taux de déforestation, selon l’Institut de recherche environnementale de l’Amazonie (IPAM).

La déforestation a brutalement repris à l'été 2019, après une période de stagnation

Surface de la forêt amazonienne détruite par mois, depuis août 2015
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Arrivée de BolsonaroJuillet 2019

août 2015octobre 2015décembre 2015février 2016avril 2016juin 2016août 2016octobre 2016décembre 2016février 2017avril 2017juin 2017août 2017octobre 2017décembre 2017février 2018avril 2018juin 2018août 2018octobre 2018décembre 2018février 2019avril 2019juin 2019
500 km²1 500 km²2 500 km²

Ainsi, les mêmes schémas typiques de la déforestation sont observés le long de la frontière agricole de la forêt, selon Paulo Artaxo, physicien spécialiste de l’atmosphère à l’université de Sao Paolo : les arbres sont d’abord abattus, avant que le reste de la végétation ne soit brûlé pour faire place à du pâturage ou des cultures. « Il ne fait aucun doute que cette augmentation de l’activité des feux est associée à une forte augmentation de la déforestation », selon le chercheur.

Cette déforestation a plusieurs conséquences concrètes qui dépassent de loin l’environnement brésilien.

  • Emissions de CO2 dans l’atmosphère

La première des conséquences est évidemment la libération dans l’air d’une très grande quantité de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre contribuant au réchauffement du climat terrestre. Parce que la combustion de la biomasse émet naturellement du CO2, mais aussi parce que la mort des arbres libère tout le carbone qui y est séquestré depuis des décennies.

Il est encore beaucoup trop tôt pour savoir combien de CO2 sera émis par les événements en cours dans le bassin amazonien, mais les quantités relâchées par des incendies géants ne sont pas négligeables. Une étude publiée en 2002 dans la revue Naturemontrait que les incendies géants de Bornéo, en Indonésie, en 1997 (les plus grands connus, 79 000 km² détruits) ont dégagé entre 810 millions et 2,57 milliards de tonnes (Gt) de carbone, ce qui a contribué à la plus grande augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 depuis l’enregistrement des données, en 1957.

Emissionsmondialesde CO2Feux de Bornéo24 Gt0,81 -2,57 GtEn 1997, les incendies de forêt de Bornéo ont représentéjusqu'à 10 % des émissions mondialesSource : Nature & Global Carbon Project

Pour avoir un ordre de grandeur, le Brésil a émis entre 1 et 1,5 milliard de tonnes de CO2 en 2017, et les émissions mondiales de CO2 ont atteint en 2018 37,1 milliards de tonnes.

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  • Destruction de puits de carbone

La destruction de forêts, d’autant plus de forêts primaires comme celle de l’Amazonie, la plus vaste et la plus riche de la planète, la prive de ce qu’on appelle un « puits de carbone », c’est-à-dire de la capacité des végétaux à absorber le carbone. En limitant la concentration du CO2 dans l’atmosphère, ces puits de carbone sont cruciaux pour lutter contre le réchauffement climatique.

Des publications récentes dans Science et Nature ont montré qu’à l’exception des forêts primaires – c’est-à-dire des forêts non façonnées par l’homme, qui reculent d’année en année (en baisse de 10 % dans les zones tropicales entre 1990 et 2015) –, les forêts, usées par les sécheresses et la déforestation, jouaient de moins en moins ce rôle d’absorption, voire pouvaient devenir des émetteurs nets de CO2.

  • Destruction de la biodiversité

La destruction de la forêt amazonienne menace directement l’exceptionnelle biodiversité qu’elle héberge. Cet écosystème, qui représente seulement 1 % de la surface émergée du globe, abrite 10 % des espèces connues et, selon des estimations, jusqu’à 25 % de la biodiversité.

Selon le WWF (Fonds mondial pour la nature), on y a dénombré 40 000 variétés de plantes, 2,5 millions d’espèces d’insectes, 427 espèces de mammifères, 1 293 espèces d’oiseaux, 378 espèces de reptiles, 427 espèces d’amphibiens et 3 000 espèces de poissons, dont beaucoup sont endémiques, c’est-à-dire spécifiques à cette région. Mais au vu des connaissances très partielles de la richesse de la vie dans le bassin amazonien, ces chiffres sont très probablement nettement en dessous du décompte réel.

En plus du danger inhérent aux incendies de forêt, les espèces endémiques sont menacées d’extinction en raison de la richesse de cette forêt primaire, ce qui la rend irremplaçable par des forêts secondaires qui auraient repoussé ultérieurement (même si les recherches menées en ce sens montrent que les forêts secondaires recréées parviennent à un haut degré de biodiversité).

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Cette biodiversité constitue aussi la richesse de centaines d’ethnies indigènes qui habitent depuis longtemps dans le bassin amazonien, dont la culture et même la survie sont étroitement liées à la forêt et à ses ressources.

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  • Assèchement du climat

Les forêts tropicales comme la forêt amazonienne ne se contentent pas d’abriter une biodiversité extraordinaire et de séquestrer de grandes quantités de carbone, elles régulent aussi en partie le climat, localement et mondialement. A tel point que l’Amazonie est parfois appelée l’« océan vert ».

L’humidité de la forêt génère ce que l’on appelle l’évapotranspiration : de grandes quantités d’eau s’évaporent et forment les nuages, qui à leur tour entraînent des précipitations permettant d’irriguer les sols. Cela participe au cycle hydrologique du bassin amazonien, c’est-à-dire au cycle de l’eau. Or, cet équilibre est considéré comme fragile.

La déforestation, par l’exploitation des ressources forestières ou par les feux de forêt, réduit la quantité d’eau qui s’évapore et rend le climat plus sec dans une région dont les températures devraient augmenter d’environ 3,3 °C d’ici la fin du siècle. Moins de vapeur d’eau signifie moins de précipitations, des sols plus arides, des sécheresses plus régulières et plus importantes, qui entraîneront à leur tour des feux de forêts plus ravageurs et des difficultés croissantes à cultiver les terres autrefois déforestées, désormais plus sensibles à l’érosion.

Ces enjeux dépassent largement le bassin amazonien. Le climat de l’Amérique du Sud, et même du monde entier seraient affectés tant le rôle de régulateur de la forêt amazonienne est critique. La multiplication des grandes sécheresses (2005, 2010, 2015-2016) fait penser à certains scientifiques qu’il existe peut-être un point de bascule qui, s’il était franchi, perturberait graduellement ce cycle hydrologique indispensable au climat. « Si nous détruisons suffisamment de forêt, nous pourrions faire basculer l’Amazonie dans un climat bien plus sec, qui peut devenir une savane. Ce serait une grosse perte pour notre planète et un quasi “game over” pour la lutte contre le changement climatique », selon Roel Brienen, professeur à l’université de Leeds, au Royaume-Uni, interrogé par NBC News le 23 août.

Deux chercheurs américain et brésilien, Thomas Lovejoy et Carlos Nobre, ont estimé dans un éditorial publié dans Science en 2018qu’une déforestation de 20 à 25 % de l’Amazonie pourrait faire s’effondrer ce cycle. On estime aujourd’hui qu’un peu plus de 19 % de la forêt a été détruite, depuis 1970.

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L’Amazonie, « poumon de la planète » ? Pas vraiment

Les discussions et les écrits autour des dramatiques feux qui ravagent la forêt amazonienne emploient souvent la métaphore de « poumon de la planète » pour désigner les presque six millions de kilomètres carrés qui constituent la plus grande forêt du globe.

Si l’expression met – à juste titre – l’accent sur les conséquences inquiétantes de la disparition progressive de cette forêt, elle surreprésente (légèrement) le rôle de l’Amazonie dans la « respiration » de notre planète. Selon des travaux publiés en 1998 dans Science, celle-ci représente en effet environ 7 % de la photosynthèse qui produit le dioxygène de l’atmosphère que nous respirons, et qui absorbe le dioxyde de carbone qui réchauffe aussi lentement que sûrement la Terre.

Si « poumon » il y a, il se trouve plutôt au fond des océans que dans la verdure sud-américaine, puisque près de la moitié de l’oxygène terrestre est fabriquée par la photosynthèse des phytoplanctons. Ce sont donc à ces minuscules planctons vivant en suspension dans l’eau que nous devons notre oxygène. Les niveaux d’oxygène ne sont toutefois pas à risque, tant celui-ci est présent (il constitue 20,95 % de l’atmosphère terrestre). Selon Scott Denning, professeur en science atmosphérique de l’université du Colorado, la combustion de toute la matière organique de la planète ne consommerait qu’un pour cent de l’oxygène terrestre.

Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs dans notre rubrique « Pour comprendre ».

A Biarritz, Macron estime que le sommet du G7 a « créé les conditions » d’une rencontre entre Trump et Rohani

Lors d’une conférence de presse au côté de Donald Trump, le président français a réaffirmé la place de la France dans le face-à-face entre les Etats-Unis et l’Iran.

Par   Publié aujourd’hui à 17h43, mis à jour à 20h57

Temps deLecture 5 min.

Emmanuel Macron et Donald Trump lors de leur conférence de presse commune au G7 à Biarritz, le 26 août.
Emmanuel Macron et Donald Trump lors de leur conférence de presse commune au G7 à Biarritz, le 26 août. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH POLITICS POUR "LE MONDE"

Emmanuel Macron a gagné son pari pour le premier sommet du G7 sous sa présidence. S’annonçant pour le moins difficile, la réunion de Biarritz, du 23 au 26 août, entre les dirigeants des sept démocraties les plus puissantes économiquement a été un réel succès. Un accord a ainsi été trouvé à propos de la taxation des géants du numérique, des engagements concrets ont été pris pour faire face aux feux ravageant l’Amazonie… Surtout, une position commune sur l’Iran a été dégagée – la question a dominé ce sommet, marqué par l’arrivée surprise dans l’après-midi, dimanche 25 août, à l’invitation d’Emmanuel Macron, du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, ciblé personnellement depuis trois semaines par des sanctions américaines.

« J’ai la conviction que s’il y a une rencontre au plus haut niveau, un accord peut être trouvé sur l’Iran », a affirmé le président français lors d’une conférence de presse commune en fin d’après-midi lundi, aux côtés de son homologue américain. Le sommet a créé « les conditions pour cette rencontre » entre Donald Trump et le président iranien, Hassan Rohani, « et donc pour un accord », a-t-il salué. M. Trump s’est dit prêt, lundi, à rencontrer M. Rohani si les « circonstances » étaient réunies.

Emmanuel Macron a également rappelé ce sur quoi les membres du G7 étaient d’accord : la nécessité pour l’Iran « de respecter ses obligations sur le nucléaire » et le fait que « jamais l’Iran ne puisse se doter de l’arme nucléaire et qu’il cesse de menacer la sécurité régionale ». A en croire le président français, « il y a des avancées, même si elles restent fragiles et que rien n’est encore fait ». Donald Trump a acquiescé et évoqué « un fantastique G7 ».

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Donald Trump a joué le jeu

L’image des deux présidents ensemble à la tribune est en elle-même symbolique. Le G7 est de retour comme lieu de dialogue informel après une longue crise, qui s’est encore aggravée avec l’installation à la Maison Blanche de Donald Trump et sa politique de l’« America First » (« L’Amérique d’abord »). En 2017, le président des Etats-Unis a retiré son pays de l’accord de Paris sur le climat, et un an plus tard, de celui de Vienne sur le nucléaire iranien. Les sommets du G7 étaient devenus ceux du « 6 + 1 », avec le cavalier seul américain, voire du « 6 contre 1 », comme en 2018, lors du sommet de La Malbaie, au Québec, où le président américain dénonça le communiqué de presse commun qu’il venait de signer.

A Biarritz, Donald Trump a joué le jeu, posant les jalons pour la réunion de 2020. Emmanuel Macron « a demandé mon accord » pour inviter le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif. « Je lui ai dit : si c’est ça que vous voulez, allez-y ! », a rapporté Donald Trump. Il a néanmoins souligné qu’une rencontre avec le ministre iranien était encore prématurée. Donald Trump s’est toujours dit prêt à discuter avec Téhéran, malgré sa stratégie de « pression maximale ». « Nous ne cherchons pas le changement de régime » à Téhéran, mais « nous voulons un Iran de nouveau riche »et qu’il ne soit « pas nucléaire », a assuré le président américain, qui réclame un nouvel accord beaucoup plus contraignant.

Sur le front de la guerre commerciale avec la Chine, le président des Etats-Unis a aussi envoyé des signaux positifs en annonçant que les négociations avec Pékin reprendraient « très prochainement »malgré un nouveau bras de fer, vendredi, sur les droits de douane. « Les Chinois veulent un accord (…). Je pense qu’on va en trouver un », a-t-il lancé, pressé par ses homologues du G7 d’agir pour éviter que ce conflit ne ruine l’économie mondiale.

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Il a aussi accepté un compromis sur la taxation française des géants du numérique. Les pays du G7 ont acté de mettre en place une taxe internationale sur les GAFA en 2020 et, ce jour-là, la France « supprimera » sa taxe et remboursera aux entreprises leur versement sous forme de déduction sur la nouvelle taxe, a précisé Emmanuel Macron. « Il y a beaucoup de nervosité sur cette fameuse taxe numérique française. Je crois qu’on a trouvé un très bon accord », a-t-il affirmé.

De tels résultats ont été permis par un long travail en amont de la diplomatie française, mais ils montrent aussi l’efficacité de la méthode Macron, avec son choix d’instaurer des relations personnelles avec ses homologues, à commencer par Donald Trump. Conscient de l’importance de cette réunion au sommet pour conforter sa stature internationale, Emmanuel Macron, qui jusqu’ici n’a remporté aucun succès diplomatique majeur, a surjoué sa présidence du G7, omniprésent sur les écrans, multipliant les interviews et les points de presse. Il a aussi le sens de la communication, comme en témoigne, outre l’invitation de M. Zarif sur l’Iran, celle du chef amazonien Raoni, symbole de la lutte pour la préservation de la forêt, qu’il devait rencontrer en fin de journée.

Le sommet de Biarritz montre ainsi que le G7, quoique toujours plus contesté, garde quelque utilité comme lieu de rencontre informel, où le dialogue est d’autant plus libre qu’il n’y a pas de véritables décisions à prendre. Ces pas en avant – en premier lieu sur l’Iran – auraient été difficilement envisageables dans un autre cadre, sinon au travers de longues navettes diplomatiques.

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Engagement pour l’Amazonie

A Biarritz, le G7 s’est aussi engagé très concrètement pour lutter contre les incendies ravageant l’Amazonie« Immédiatement, nous offrirons aux pays amazoniens qui nous font connaître leurs besoins un soutien financier, au moins à hauteur de 20 millions d’euros et aussi avec des soutiens concrets », a déclaré Emmanuel Macron aux côtés de son homologue chilien, Sebastian Piñera. Il a évoqué par ailleurs une initiative pour l’Amazonie qui sera officiellement lancée « lors de l’Assemblée générale de l’ONU, fin septembre, avec tous les pays de la région », a poursuivi le président, précisant travailler à une initiative similaire pour le continent africain.

Donald Trump n’était pas présent à la séance sur le climat, arguant de plusieurs rencontres bilatérales dans la matinée. « Il ne faut pas interpréter l’absence du président américain (…). Les Etats-Unis sont avec nous sur la biodiversité et sur l’initiative Amazonie », a assuré le président français. Sa mobilisation sur l’Amazonie lui a valu une volée d’insultes au Brésil, un ministre le traitant de « crétin opportuniste », tandis que le président Jair Bolsonaro se livrait à un commentaire offensant pour Brigitte Macron.

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Victoire d’Emmanuel Macron, ce G7 de Biarritz a été pour une bonne part mené en binôme avec Donald Trump, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, la grande partenaire européenne de la France, se montrait beaucoup plus effacée, réduite à jouer les utilités sur les questions les plus cruciales, à commencer par l’Iran. L’imprévisible locataire de la Maison Blanche a pu ainsi affirmer une nouvelle image et de se poser en interlocuteur dur, voire intraitable sur nombre de dossiers, mais aussi gérable sur d’autres. Ce d’autant plus qu’il prend la succession pour la présidence du G7, qui se tiendra l’an prochain à Miami, en Floride.

« Il est normal qu’il respecte ses engagements de campagne électorale et ce qu’il considère être les intérêts des Etats-Unis, mais il est aussi conscient de ses responsabilités de président de la première puissance mondiale », a dit Emmanuel Macron, conforté dans son pari d’avoir misé, dès le début, sur une relation forte avec le 45e locataire de la Maison Blanche. Il avait « acheté du Trump » au plus bas. Il est maintenant en train d’empocher la mise.

Lemonde/LFP, via lefrancophoneplus.com

Félix Tshisekedi en route pour le Japon pour participer à la 7ème conférence internationale de Tokyo

 Internet

Kinshasa - Le Président Félix-Antoine Tshisekedi est en route pour le Japon où il doit participer à la 7ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique du 28 au 30 août dans la ville de Yokohama.

Après la publication du gouvernement, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi est en route depuis ce lundi matin pour le Japon où il doit prendre part à la 7ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) prévue du 28 au 30 août dans la ville de Yokohama.

Cette rencontre réunira des pays membres de l’Union africaine, de représentants de grandes entreprises japonaises et africaines, ainsi que des organisations de la société civile.

Trois thèmes ont été retenus pour ces assises. Il s’agit de l’accélération de la transformation économique et du climat des affaires et des investissements, la construction de sociétés durables, ainsi que l’établissement de fondements de prospérité et de sécurité sur le continent africain, révèle l’ACP. Par ailleurs, le président Tshisekedi est avec d’autres Chefs d’État, invité à un ” Thé de l’après- midi” offert par l’Empereur du Japon, Naruhito dans son Palais à Tokyo.

De même qu’il assistera à la cérémonie de décoration par le gouvernement japonais, de notre compatriote, le Dr. Jean-Jacques Muyembe Tamfum pour ses recherches scientifiques, plus particulièrement sur la maladie à virus Ebola.

Boni Tsala

Gouvernement Ilunkamba : 76,9 % de nouvelles figures contre 23,1% d’anciens ministres

 Internet

Kinshasa - L’équipe de Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été dévoilée ce lundi 26 août à 4h 55 du matin -heure de Kinshasa- par Kasongo Mwema Yamba Yamba, porte- parole du président de la République.

Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a signé ce lundi 26 août l’ordonnance portant nomination de son premier gouvernement de coalition entre le FCC et le CACH.

Avant la publication du gouvernement, le Premier ministre Sylvestre Ilunga a donné les caractéristiques de cette équipe en terme de pourcentage. On retient notamment que le Grand Kasaï a 25 %, le Kivu 22 %, le Grand Katanga 15%, le Kongo central 9%, Grand Bandundu 14%, Grand Equateur 9%, Grande Province Orientale 6%.

Le patron de l’Exécutif national a laissé entendre que dans son gouvernent les hommes représentent 83 % et les femmes 17%.

Sylvestre Ilunga a, par ailleurs, ajouté que les membres de son équipe gouvernementale représentent 76,9% de nouveaux ministres et 23,1 % des anciens.

En ce qui concerne les femmes qui font leur entrée au gouvernement, on peut citer le vice-Premier ministre et ministre du Plan, Mme Elisée Minembwe, ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères, Mme Marie Ntumba Nzenza, ministre d’Etat et ministre d’Emploi, travail et prévoyance sociale, Mme Nene Nkulu Ilunga, ainsi que la ministres du Genre, famille et enfant, Beatrice Lomeya, ministre délégué auprès du ministre des Affaires sociales, chargé de personnes vivant avec handicap et autres vulnérables.

Parmi les anciens ministres qui reviennent, il y a Azarias Ruberwa, Willy Bakonga, Jean Lucien Mbusa, Thomas Luhaka, Steve Mbikayi, Guy Mikulu Pombo, Germain Kambinga, Claude Nyarugabo.

Sylvie Meta

Digitalcongo/LFP, via lefrancophoneplus.com

RDC : Félix Tshisekedi a nommé les membres du gouvernement

Le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de l’ouverture du Forum national sur la vaccination et l’éradication de la poliomyélite en RDC tenu à Kinshasa du 22 au 23/07/2019. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Attendue depuis plus de sept mois, la liste des membres du gouvernement de la RDC a été rendue publique lundi 26 août 2019 à l’aube. L’équipe gouvernementale de Sylvestre Ilunga Ilunkamba nommée par le président Félix Tshisekedi est constituée de :

Vice premiers ministres

Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières : Gilbert Kankonde Malamba
Vice-premier ministre, ministre de la Justice et garde des sceaux : Celestin Tunda Ya Kasende
Vice-premier ministre, ministre du Budget : Jean Baudoin Mayo Mambeke
Vice-premier ministre, ministre du Plan : Elysée Munembwe Tamukumwe
Vice-premier ministre, ministre des Infrastructures et travaux publics : Willy Ngoopos Sunzhel

Ministres et ministres

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères : Mme Marie Tumba Nzeza
Ministre d’Etat, ministre de la Coopération, Intégration régionale et francophonie : Pépin Guillaume Manjolo Buakila
Ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures : Rubens Mikindo Muhima
Ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et Réforme institutionnelle : Azarias Ruberwa Manywa
Ministre d’Etat, ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité : Eustache Muhanzi Mubembe
Ministre d’Etat, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale : Mme Nene Nkulu Ilunga
Ministre d’Etat, ministre l’EPSP: Willy Bakonga Wilima
Ministre d’Etat, ministre du Genre, Famille et Enfant: Mme Béatrice Lomeya Atilite
Ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et Habitat: Puis Mwabilu Mbayu Mukala
Ministre de la Communication et médias: David Jolino Diwanpovesa Makelele ma-muzingi

Ministres

Ministre de la Défense nationale: Aimé Ngoy Mukena
Ministre de la fonction publique: Yollande Ebongo Bosongo
Ministres des finances: José Sele Yalaghuli
Ministre de l’Economie: Acacia Bandubola Mbongo
Ministre du Porte-feuille: Clément Kuete Nymi Bemuna
Ministre du Commerce Extérieur: Jean-Lucien Bussa Tongba
Ministre des Mines: Willy Kitobo Samsoni
Ministre des PTNTIC: Augustin Kibassa Maliba
Ministre de la Santé: Eteni Longondo
Ministre des droits humains: André Lite Asebea
Ministre de relation avec le Parlement: Déogratias Nkusu Kunzi Bikawa
Ministre de l’environnement: Claude Nyamugabo Bazibuhe
Ministre de transport: Didier Mazengu Mukanzu
Ministre de l’Agriculture: Jean-Joseph Kasonga Mukuta
Ministre de la pêche: Jonathan Bilosuka Wata
Ministre du développement rural: Guy Mikulu Pombo
Ministre des Affaires sociale: Rose Boyata Monkaju
Ministre des actions humanitaires : Steve Mbikayi Mabuluki
Ministre de l’ESU: Thomas Luhaka Losendjola
Ministre de la Recherche Scientifique: José Mpanda Kabangu
Ministre des Affaires foncières: Aimé Sakombi Molendo
Ministre de l’Industrie: Julien Paluku Kahongya
Ministre de la formation professionnelle: John Ntumba Panumankole
Ministre de l’aménagement : Aggée Aje Matembo Toto
Ministre PME: Justin Kalumba Mwana Ngongo
Ministre de la Jeunesse : Eraston Kambale Tsongo
Ministre des sports: Marcel Amos Mbayo Kitenge
Ministre du Tourisme: Bonkulu Zola Yves
Ministre de la Culture: Jean-Marie Lukunji Kikuni
Ministre près le Président de la République: André Kabanda Kana
Ministre près le Premier ministre: Mme Jacqueline Penge Sanganyoi

Ministres délégués

Ministre Auprès du ministre de la Défense: Sylvain Mutombo Kabinga
Ministre Auprès du ministre de l’intérieur: Eyrolles Michel Nvunzi Meya
Ministre Chargée des personnes vivant avec handicape: Mme Irène Esambo Diata

Vice-ministres

Vice-ministre de la Justice: Bernard Takahishe Ngumbi
Vice-ministre de l'Intérieur: Innocent Bokele Walaka
Vice-ministre du Plan: Freddy Kita Bukusu
Vice-ministre du Budget: Félix Momat Kitenge
Vice-ministre des Affaires étrangères et des Congolais de l’Etranger: Raymond Tchedya Patay
Vice-ministre de la Coopération Internationale et Régionale: Valery Mukasa Mwanabute
Vice-ministre des Hydrocarbures: Moussa Mondo
Vice-ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité: Papy Mpungu Lwamba
Vice-ministre de l'Enseignelent primaire, secondaire et technique: Didier Budimbu Ntubuanga
Vice-ministre Près le Ministres des Finances: Mata M'elanga Junior
Vice-ministre de l’Economie nationale: Didier Lutundula Okito
Vice-ministre des Mines: Alpha Denise Lupetu Tshilumbayi
Vice-ministre de la Santé: Albert Mpeti Biyombo
Vice-ministre de l'Environnement: Jeanne Ilunga Zaina
Vice-ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire: Liliane Banga Lwaboshi
Vice-ministre des Travaux et voies de communication: Jacques Yuma Kipuka
Vice-ministre de la Formation professionnelle: Germain Kambinga Katomba.

Radiookapi.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Au Salvador, 40 ans de prison pour meurtre requis contre une jeune femme qui a perdu son bébé

Evelyn Hernandez, désormais âgée de 21 ans mais adolescente au moment des faits, a toujours expliqué que l’enfant était mort-né. Le verdict doit être rendu lundi.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 05h25

Temps deLecture 2 min.

Evelyn Hernandez lors d’une audience à Ciudad Delgado, au Salvador, le 15 août.
Evelyn Hernandez lors d’une audience à Ciudad Delgado, au Salvador, le 15 août. JOSE CABEZAS / REUTERS

Une peine de 40 ans de prison pour meurtre a été requise vendredi 16 août devant un tribunal salvadorien contre une jeune femme qui a perdu son bébé, et le verdict doit être rendu lundi.

La législation anti-IVG au Salvador est l’une des plus strictes du monde. Le code pénal prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d’avortement, mais, dans les faits, les juges considèrent toute perte du bébé comme un « homicide aggravé », puni de 30 à 50 ans de réclusion.

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Evelyn Hernandez, désormais âgée de 21 ans mais adolescente au moment des faits, a protesté de son innocence à l’ouverture du procès jeudi. Le bébé était mort-né, a-t-elle toujours expliqué. Elle avait déjà été condamnée en juillet 2017 à 30 ans de prison mais la décision a été annulée en février par la Cour suprême, après 33 mois passés derrière les barreaux.

Pour ce deuxième procès, le ministère public salvadorien a changé de chef d’inculpation : Evelyn Hernandez n’est plus accusée d’homicide aggravé avec préméditation mais d’homicide aggravé par négligence.

« Liberté pour Evelyn ! »

« Demander 40 ans de prison, c’est une véritable folie, c’est une aberration juridique », s’est indignée Morena Herrera, coordinatrice de l’ONG salvadorienne ACDATEE qui milite pour la dépénalisation de l’avortement.

« Nous espérons un verdict d’acquittement : il n’y a aucun élément qui permette de penser qu’Evelyn avait l’intention de mettre fin à la vie du bébé (...) c’était un accident », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Arnau Baulenas, l’un des avocats de l’accusée.

L’affaire remonte au 6 avril 2016, lorsque la jeune femme donne naissance à un bébé dans des toilettes. Transférée à l’hôpital de la ville de Cojutepeque (centre), elle était arrêtée et accusée d’homicide, a expliqué son avocate Elizabeth Deras à l’AFP.

Dans un premier temps, il avait été dit qu’Evelyn Hernandez était tombée enceinte après un viol, mais son avocate a expliqué, sans donner plus de détails, préférer ne plus évoquer ces circonstances à la demande de la jeune femme qui habite dans un quartier contrôlé par les gangs et pourrait faire l’objet de représailles.

Aux cris de « Liberté pour Evelyn ! » et « A bas le patriarcat ! », une cinquantaine de militants pour les droits des femmes ont protesté devant le tribunal de Ciudad Delgado, au nord-est de San Salvador, la capitale. Actuellement, 16 femmes sont en prison au Salvador pour des avortements. Au cours des derniers mois, cinq femmes condamnées pour des cas similaires ont été remises en liberté./ Lemonde/LFP/via le francophoneplus.com

« Open-Arms » : 27 migrants mineurs autorisés à débarquer à Lampedusa

Cent sept autres migrants, majeurs ou mineurs accompagnés, doivent encore rester à bord.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h03, mis à jour à 18h06

Temps deLecture 8 min.

L’« Open-Arms », vu de l’île de Lampedusa, Italie, 17 août 2019.
L’« Open-Arms », vu de l’île de Lampedusa, Italie, 17 août 2019. GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS

Vingt-sept migrants mineurs non accompagnés ont été autorisés à débarquer du navire de l’ONG espagnole Proactiva, Open-Arms, ancré au large de l’île italienne de Lampedusa, située entre la Sicile et l’Afrique du Nord, a annoncé samedi 17 août l’organisation non gouvernementale (ONG).

« Ils seront évacués par les gardes-côtes de Lampedusa », a tweeté l’ONG Proactiva après que le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini (extrême droite), a concédé à contrecœur l’autorisation de débarquer, tout en exigeant que les autres migrants, 107 adultes et mineurs accompagnés, restent à bord.

Open Arms

@openarms_fund


Comienza el desembarco de los 27 menores no acompañados. El cuerpo de di Finanza y Guardacostas italianosos trasladan desde a Lampedusa.

Vidéo intégrée

800 personnes parlent à ce sujet

M. Salvini a écrit plus tôt une lettre au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, dans laquelle il déclare qu’il pourrait autoriser les mineurs « présumés » à quitter l’Open-Arms bien que cela soit en contradiction avec son opinion. Six pays de l’Union européenne se sont dits prêts jeudi à accueillir chacun une partie des migrants de l’Open-Arms.

Crise gouvernementale

Vendredi, le commandant du navire, qui se trouve à quelques centaines de mètres seulement du port de Lampedusa, avait décrit une situation explosive parmi les migrants interdits de débarquer. « Tout le monde est cassé psychologiquement, cette situation est devenue insoutenable », avait déclaré Marc Reig à la chaîne de télévision espagnole TVE. « A chaque seconde qui passe, le déclenchement de la bombe se rapproche. Ou quelqu’un coupe le fil rouge et désactive la bombe maintenant, ou alors l’Open Arms va exploser. (…) C’est inhumain. Nous sommes près de la terre ferme et les gens pourraient s’y rendre à la nage. Ils veulent se jeter dans l’eau. »

La situation de l’Open-Arms est au cœur de la crise gouvernementale que traverse l’Italie, entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 étoile (M5S). Deux ministres issus du M5S, Satellisable Renta (défense) et Danilo Toninelli (infrastructures et transports), ont en effet refusé, jeudi, de contresigner le dernier décret interdisant les eaux italiennes à l’Open Arms, édicté par M. Salvini après la suspension mercredi par un tribunal administratif d’un premier décret similaire. Sans ces deux signatures, le décret de M. Salvini est sans effet.

Le leader d’extrême droite est crédité de 36 à 38 % dans les intentions de vote et sa ligne dure sur les migrants clandestins est l’un des facteurs de cette popularité. Mais face à son insistance pour organiser des élections au plus vite, un front politique semble en train de se former contre lui, par le biais inattendu d’une alliance entre son ex-partenaire M5S et le Parti démocrate, classé au centre gauche.

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François Grignon réitère l’appui de la MONUSCO aux initiatives de la province du Sud-Kivu

Arrivé le 15/8/2019 pour sa 1ère visite officielle au sud-Kivu, François Grignon, Représentant Spécial Adjoint du S.G. de l’ONU en RDC, en charge de l'Etat de droit, a rencontré le Gouverneur de province, Théo Ngwabidje. Photo MONUSCO.

Le représentant spécial adjoint ad intérim du secrétaire général de l'ONU en RDC, chargé de la protection et des opérations, François Grignon, a échangé jeudi 15 août à Bukavu avec le gouverneur Théo Ngwabidje sur l'importance du partenariat entre la MONUSCO et le gouvernement provincial pour une stabilisation durable du Sud-Kivu.

Il a aussi rappelé la poursuite de l’appui de la Mission onusienne aux initiatives de ce gouvernement et de la province du Sud-Kivu en vue de résoudre les défis qui persistent localement.

« Nous sommes ici pour renforcer le partenariat et venir en appui aux initiatives du gouvernement et de la province pour résoudre des défis qui persistent localement. La situation reste difficile dans plusieurs parties du pays. Que ce soit en Ituri, que ce soit au Nord-Kivu, et même au Sud-Kivu », a rappelé François Grignon.

Il estime que la solution pour la stabilisation de la province du Sud-Kivu n’est pas seulement militaire.

« La méthode est simple : nous devons travailler en soutien avec le gouvernement. Nous devons à la fois venir en soutien aux FARDC pour qu’elles puissent avoir toutes les capacités de gérer les situations sécuritaires. Mais les solutions pérennes et durables ne sont pas uniquement sécuritaires. Elles sont aussi politiques et économiques », a ajouté François Grignon.

Il est en visite de trois jours au Sud-Kivu depuis le mercredi 14 août 2019. Il s’agit de sa première visite officielle dans cette province depuis sa nomination le 27 juin 2019. / Radiookapi/LFP/via lefrancophoneplus.com

 

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Sommet SADC : Félix Tshisekedi propose la création d’une coalition régionale pour éradiquer les groupes armés

Le Président Félix Tshisekedi à la 5e édition du Forum sur l’entrepreneuriat organisé par la fondation Tony Elumelu, le 27 juillet à Abuja. Photo Présidence RDC.

« Je propose de créer à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme une coalition régionale pour éradiquer ce fléau de l’insécurité crée par les groupes armés », a sollicité le Président Félix-Antoine Tshisekedi ce samedi 17 juillet au 39ème Sommet de la SADC qui se tient à Dar Es Salaam.

« Je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations », a proposé le Président de la RDC.

Il a, dans son discours, pris l’engagement solennel de faire en sorte que la RDC recouvre rapidement dans sa partie Est, la paix et la stabilité pour lui permettre de contribuer efficacement au processus d’intégration sous-régionale.

« C’est pourquoi j’ai élaboré un vaste programme pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat visant à mettre un terme à l’insécurité qui sévit encore dans sa partie Est, et favorisant la réconciliation de tous les fils et filles de mon pays. Ceci aura comme conséquence l’instauration d’un Etat de droit et l’amélioration du climat des affaires », a promis M. Tshisekedi.

Il a rappelé la partie Est de la RDC est en proie à une insécurité persistante causée par les groupes armés d’origine interne et externe.

« Le plus redoutable de ces mouvements armés est celui des ADF-MTN dont le modus operandi consiste à commettre des actes terroristes, conforme à leur appartenance à DAESH ; ce qui constitue une menace tant pour la République Démocratique du Congo que pour la Sous-région », a noté le Président Tshisekedi.

Le Dr Muyembe récompensé

Le chef de l’Etat a aussi évoqué la maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et récemment celle du Sud-Kivu.

« Compte tenu de la gravité de cette situation, j’avais mis en place au mois de mai dernier une Cellule technique qui travaille sous ma supervision, composée d’experts de renommée internationale, parmi lesquels le Docteur Muyembe, qui a identifié le virus d’Ebola et dont les travaux de recherche ont conduit à la découverte du MAB114, une molécule thérapeutique pour le traitement contre la maladie. Pour votre information, ses (Dr Muyembe) travaux seront récompensés le 30 août prochain par le gouvernement japonais », a rappelé Félix Tshisekedi.

Selon lui, cette stratégie de riposte nous a permis de mettre à l’abri la ville de Goma et de poursuivre l’éradication dans les autres parties qui seraient affectées tels les deux cas détectés avant-hier à Bukavu.

«En même temps, le Rwanda pays voisin, l’Organisation Mondiale de la Santé et la République Démocratique du Congo se sont accordés pour adopter des mesures communes préventives permettant de renforcer la riposte », a expliqué M. Tshisekedi.

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Le Premier ministre éclaircit l’opinion sur le retard constaté dans la publication du gouvernement

    

Kinshasa, 16 août 2019 (ACP).- Le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a éclairci, dans un communiqué remis vendredi à l’ACP, l’opinion sur le retard constaté dans la publication de l’équipe gouvernementale, après plusieurs rumeurs ayant circulé à ce sujet dans les réseaux sociaux.

Selon  cette source, le Premier Ministre espère, après des contacts avec chacun de deux coordonnateurs du Front commun pour le Congo (FCC) et celui du Cap pour le changement (CACH), recevoir d’ici ce samedi  le travail corrigé, complété et validé par la structure de décision de chaque plate-forme.

Dans cette perspective, souligne le  document, le  Chef du futur gouvernement espère enfin pouvoir présenter au début de la semaine prochaine, au Président de la République, une monture sur laquelle il se sera mis d’accord avec chacune de deux plateformes.

Ce « retour à l’expéditeur » ne concerne pas le Premier Ministre, renseigne la source.

Pour rappel, le Premier Ministre a remis mercredi 07 août dernier au Coordonnateur du FCC et à celui du CACH, le chronogramme relatif à la formation du gouvernement de la République.

Conformément à ce chronogramme, le Premier ministre Sylvestre Ilunga a réceptionné solennellement, dimanche 11 août dernier devant la presse nationale et internationale, de chaque coordonnateur, les listes des candidats ministres proposés par sa plate-forme.

Après examen et concertation avec chaque coordonnateur, le Premier Ministre a retourné, le même jour dans la soirée, les listes des candidats ministres qu’il avait réceptionnées avec comme raison « travail inachevé » en accordant ainsi une seconde chance en 2ème session ces plateformes.

« Il n’y a pas de honte à réussir en 2ème session, seule la réussite compte ! », souligne le communiqué du Premier ministre Ilunkamba. ACP/Fng/DNM/May/LPF/ via lefrancophone.com

L’UNFPA s’engage dans la prévention de violences sexuelles en Ituri

Lancement de la campagne de sensibilisation contre la violence faite à la femme et à l’enfant le 06/05/2019 à Kinshasa. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Dans un communiqué de presse daté du 23 juillet à Djugu, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) s’engage, dans un partenariat avec la division provinciale de la santé et Caritas /Bunia, à prévenir les violences sexuelles en Ituri et offrir des services de santé reproductive.

Pour prévenir et prendre en charge les cas de violences sexuelles enregistrées du fait des conflits intercommunautaires en cours dans le nord de la province de l’Ituri, UNFPA et ses partenaires ont organisé une série de formations destinées aux Officiers de police judiciaire (OPJ), des membres de la société civile et du personnel médical local. Ces formations se sont achevées dimanche le 21 juillet.

Selon l'UNFPA, ces formations permettront notamment à la Police nationale congolaise de mieux protéger les femmes et les filles dans les zones de conflit et le déplacement des populations de la province.

Les professionnels de santé formés sont appelés, de leur côté, à transmettre les connaissances reçues à leurs collègues et d’assurer une prise en charge médicale et psychologique des survivants des violences basées sur le genre.

Cette démarche vise à prévenir le VIH/Sida, les infections sexuellement transmissibles et les grossesses.

Dans le cadre de cet engagement, UNFPA lance un appel à mobiliser environ 10,5 millions de dollars américains.

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 Tunisie : disparition de Béji Caïd Essebsi, héritier de Bourguiba à la présidence contrastée

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Le chef de l’État tunisien Béji Caïd Essebsi est décédé jeudi 25 juillet à l’âge de 92 ans. De son engagement pour l'indépendance à sa présidence « progressiste » au bilan contesté, en passant par ses responsabilités au début de l'ère Ben Ali, retour sur le parcours d'un homme qui illustre plus de soixante ans de vie politique tunisienne.

Début de la campagne électorale pour les différents postes au bureau définitif du Sénat

    

Kinshasa, 24 juillet 2019(ACP).- La campagne pour l’élection des membres du bureau définitif du Sénat a débuté mercredi au Palais du peuple, où les candidats aux postes de président, de 1er et 2ème vice-présidents ont présenté leurs programmes d’actions, dans des discours devant les sénateurs réunis en séance plénière, sous la direction de Léon Mamboleo Mohguba Itundamilamba, président du bureau provisoire de la chambre Haute du Parlement.

Chaque candidat a eu droit à 15 minutes pour exposer son programme d’action. Le Palais du peuple a connu une atmosphère électorale avec des bruits assourdissants des partisans, alors que les photos et calicots des différents prétendants au «perchoir» arboraient les murs et clôture du siège du Parlement.

Modeste Bahati Lukwebo qui a pris le premier la parole, a sollicité la confiance de ses collègues sénateurs après avoir rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et l’ancien Président Joseph Kabila Kabange, qui ont permis une alternance apaisée en RDC.

L’élu de la province du Sud-Kivu, président du regroupement AFDC/A (63 ans) compte mettre à la disposition du Sénat, une fois élu, ses compétences avec plus d’humanisme et d’amour du prochain, se présentant comme champion d’une alternance pleine à la chambre Haute.

Son programme est axé notamment sur la prise en charge réelle des sénateurs et membres du personnel administratif, l’amélioration de la qualité de vie de chacun, la production législative qualitative et quantitative, le contrôle parlementaire, les provinces et la diplomatie parlementaire.

«J’appuierai toute initiative à sanctionner les actions négatives, ce qui contribuera à la consolidation de l’Etat de droit, pour l’intérêt de ceux qui vivent dans ce pays.», a-t-il déclaré.

Ayant exercé plusieurs fonctions, professeur des finances publiques et comptabilité à l’Institut supérieur de commerce (ISC), dernièrement ministre d’Etat à l’Economie, ensuite au Plan, Bahati Lukwebo a, pour terminer, parlé des innovations à apporter à l’action du Sénat notamment l’érection d’une cité parlementaire, le paiement régulier et à date fixes des indemnités et salaires du personnel administratif.

Georges Eric Makangu désiste

Diplomate de formation, après un bref discours de campagne, Georges Eric Makangu a désisté en faveur d’Alexis Thambwe Mwamba, candidat du Front commun pour le Congo (FCC). Mais pour lui, l’institution Sénat doit être à l’avant-garde de nouveaux changements.

Vision d’Alexis Thambwe

Présentant sa vision, l’ancien ministre d’Etat à la Justice a souligné la nécessité impérieuse de renforcer le rôle du Sénat en mettant en avant la fonction législative, en collaboration avec l’Assemblée nationale afin de bâtir un Etat de droit.

Alexis Thambwe Mwamba a ensuite parlé du mode d’organisation et des défis à relever en tant que sénateurs, représentants des provinces, s’assurer du fonctionnement de la caisse de péréquation, la modernisation de celles-ci (provinces) comme priorité. Pour lui, les  « sages » du Sénat doivent bénéficier d’un environnement de travail apaisé.

La chambre Haute doit œuvrer pour que le gouvernement mobilise les ressources nécessaires pour relever le niveau de vie des populations, veillé à mettre tout en œuvre pour mettre fin à l’épidémie à virus Ebola.

Pour lui, le Sénat reste la chambre de temps et de la réflexion, qui doit se pencher sur les différents textes de loi relatifs notamment à la jeunesse et  au genre.

Pour l’ancien Garde des sceaux, la position prise par Modeste Bahati par rapport au FCC est une démonstration de la vitalité de la démocratie RDC.  «Nous aurons à vivre ensemble durant 4 ans, 5 mois et vous découvrez ma vraie image», a-t-il conclu.

Les candidats 1ers vice-président

L’ancien premier ministre Badibanga a dit avoir des priorités concernant notamment l’appui aux réformes de l’économie, assurer la transparence avant de s’engager pour que les groupes politiques puissent contribuer à un esprit de compromis de même que des groupes provinciaux du Sénat pour le développement des entités territoriales, selon leurs spécificités.

Evariste Boshab, professeur de Droit constitutionnel, a fait savoir, avec pertinence que  le Sénat constitue une œuvre collective qui nécessite l’apport de chacun à ses travaux.

Un autre prétendant à ce poste Sanguma Temongonde Mossai, serviteur de Dieu et agent de développement, élu sénateur indépendant, a dit être l’église au milieu du village.

Son objectif sera de promouvoir l’intérêt commun, au-delà de toute considération politique. L’objectif est de relever le défi de ne plus accepter que l’intérêt général soit privatisé.

Elever le vagabondage politique au niveau de crime contre l’humanité

Deux candidats 2èmes vice-président du Sénat, Michel Kanyimbu Shindani et John Tibasima ont présenté également leurs discours-programmes devant les élus des provinces.

Le premier a présenté des orientations d’un Sénat qui rehausse son niveau, axées sur la volonté de faire du bien à son peuple, rapprocher le Sénat et les autorités provinciales, élaborer et soumettre un plan de direction de la communication du Sénat, renforcer la capacité de prise en compte de la dimension Genre. Il a invité le Sénat à élever notamment le vagabondage politique au niveau de crime contre l’humanité.

John Tibassima, ancien directeur général de l’Office des mines d’or de Kilo-Moto, ancien ministre de l’Urbanisme et ancien parlementaire, a parlé de sa motivation et exprimé ses prétentions qui se résument en un seul mot  «servir» le Sénat, les provinces.

Il a exhorté ses collègues à porter leur choix sur lui, au regard de son profil. John Tibassima a invité les autres sénateurs à élever le Sénat et le peuple, à travailler dans une collaboration efficace entre le Sénat et l’Assemblée nationale ainsi qu’à rendre régulièrement compte l’évaluation de ses activités, dans le cadre d’un contrat avec résultats à la fin.

D’autres candidats interviendront le jeudi, dans le même cadre. ACP/DNM/May/ LFP, via lefrancophoneplus.com

Les pédophiles condamnés seront désormais CHIMIQUEMENT CASTRÉS en Ukraine, de nouveaux décrets-lois

PAR MICHAEL WING

17 juillet 2019 Mis à jour: 17 juillet 2019

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Il est logique qu’une communauté d’êtres humains fasse tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ses membres les plus jeunes, les plus innocents et les plus vulnérables, et de la manière la plus forte possible.

C’est certainement ce que pense cet auteur.

Il y a des gens qui proposent qu’il devrait y avoir des conséquences juridiques désastreuses pour les pédophiles, ces prédateurs agressifs qui violent et abusent sexuellement des enfants et des mineurs.

Daily Star

@Daily_Star

Paedophiles to be chemically castrated with injections under new laws https://www.dailystar.co.uk/news/world-news/791418/chemical-castration-paedophiles-ukraine-laws 

Voir l'image sur Twitter

Il y a quelques jours, un pays en particulier, l’Ukraine, a adopté de nouvelles mesures juridiques pour sévir contre les pédophiles. La nouvelle loi permet maintenant aux pédophiles condamnés d’être castrés chimiquement par injection forcée afin de freiner leur libido.

La nouvelle loi vise les personnes âgées de 18 à 65 ans qui sont reconnues coupables de viol d’enfants.

Cela fait suite au viol et à l’assassinat d’une jeune fille de 11 ans, Daria Lukyanenko, de la région d’Odessa en Ukraine, qui se serait « défendue »contre le pédophile Nikolay Tarasov, 22 ans, qui l’a violée et tuée, selon le Daily Mail.

Daily Mail Online

@MailOnline

Paedophiles will be chemically castrated under new laws in Ukrainehttps://trib.al/XtyRJLh 

Paedophiles will be chemically castrated under new laws in Ukraine

Men in Ukraine who are convicted of raping or sexually abusing minors will have an injection 'to reduce libido and sexual activity' (pictured, Nikolay Tarasov, a suspected rapist in a recent case).

dailymail.co.uk

Par la suite, les habitants en colère ont encerclé la maison de la famille de l’accusé, et la mère de N. Tarasov l’a « renié ».

Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles de la victime.

Selon l’agence de presse nationale ukrainienne, la nouvelle peine implique « l’injection forcée de médicaments anti-androgènes composés de produits chimiques qui devraient réduire la libido et l’activité sexuelle ».

De plus, une autre mesure légale a été adoptée qui fait passer de 12 à 15 ans les peines d’emprisonnement pour pédophilie. Un registre public sera également mis en place pour les personnes condamnées pour viol d’enfant, et elles seront surveillées toute leur vie par la police après leur libération.

Parlement ukrainien à Kiev (©Getty Images | GENYA SAVILOV/AFP)

« Et il est très peu probable que le violeur ne revienne pas à ses ‘affaires’ après sa sortie de prison. »

Le chef de la police Vyacheslav Abroskin a déclaré au sujet de la fréquence des agressions sexuelles d’enfants : « Cinq enfants ont été violés dans quatre régions de l’Ukraine […] en seulement 24 heures. »

Les chiffres officiels indiquent qu’il y a eu 320 viols d’enfants en 2017 ; cependant, le nombre réel pourrait atteindre des milliers.

Le Kazakhstan, pays d’Europe de l’Est, a institué une loi similaire qui prévoit la castration chimique des jeunes délinquants sexuels. Cela faisait suite à un rapport selon lequel les cas de viols d’enfants avaient doublé entre 2010 et 2014.

Illustration – Shutterstock | NIKITA TV

Ils ont acheté et stocké la cyprotérone chimique, un antiandrogène stéroïdien créé à l’origine pour traiter le cancer.

Le médicament affecte chaque personne différemment, selon l’urologue Dr Mirzakhmet Zhanadilov, et les doses sont donc adaptées à chaque individu. Pour ceux qui sont plus résistants au médicament, d’autres mesures seront également utilisées pour contrôler les niveaux de testostérone.

Coupe du monde féminine : un happy end à l’américaine

Grandes favorites du tournoi, les footballeuses américaines ont été les plus solides pour remporter leur quatrième titre mondial en huit éditions. Un record qui doit beaucoup à leur mentalité.

Par   Publié le 08 juillet 2019 à 00h35 - Mis à jour le 08 juillet 2019 à 08h53

Les footballeuses américaines après leur victoire lors de la Coupe du monde, à Lyon, le 7 juillet.
Les footballeuses américaines après leur victoire lors de la Coupe du monde, à Lyon, le 7 juillet. PHILIPPE DESMAZES / AFP

La fin pouvait-elle seulement être différente ? Il exhale des footballeuses américaines un tel pouvoir de persuasion, qu’aucune autre équipe n’a paru en mesure de contester l’inévitable happy end, dont raffole le public américain. Les Etats-Unis sont désormais quadruples champions du monde (1991, 1999, 2015 et 2019), un record impressionnant de victoires en huit éditions.

Images de joie collective des joueuses endossant des bannières étoilées, trophée brandi par les nouvelles championnes, après la victoire 2-0 face aux Néerlandaises, slogans victorieux « USA ! USA ! USA ! » scandés par les 20 000 fans américains débarqués en masse d’outre-Atlantique… Le début de soirée, dimanche 7 juillet, a eu comme un goût de déjà-vu pour les 57 900 spectateurs du stade de l’Olympique lyonnais, théâtre de la finale.

Insolentes d’assurance, elles n’avaient plus qu’à enfiler chacune, à même la pelouse, un maillot spécial au flocage implacablement prémonitoire, « Champions »« C’est vraiment un groupe de joueuses formidables et plus encore des personnes exceptionnelles. Elles ont montré une résilience fantastique, une alchimie… Elles ont mis leur cœur et leur âme dans cette aventure », a confessé la sélectionneuse, Jill Ellis, très émue quatre ans après avoir déjà mené son équipe au titre au Canada.

Lire aussi  Coupe du monde féminine : Jill Ellis, la sélectionneuse américaine mal-aimée, mais qui gagne

« L’équipe des Etats-Unis est la plus déterminée à l’emporter »

Les Néerlandaises, ovationnées lors de leur tour d’honneur malgré la défaite, ont beau avoir vaillamment résisté pendant une mi-temps, elles n’ont jamais montré qu’elles se pensaient capables de changer le scénario. C’est l’énorme fossé qui sépare les habituées de la plus haute marche du podium et les néophytes qui disputaient leur deuxième Coupe du monde et leur première finale.

ALGÉRIE

20/07/2019 09h:58 CET

L'Algérie championne d'Afrique: une nuit de folie!

HuffPost Algérie

RAMZI BOUDINA / REUTERS

Les Algériens ont vécu une nuit de folie. En Algérie comme ailleurs dans le monde, ils ont laissé leur joie explosé et se sont laisser emporter par l’ivresse du sacre.

Au sifflet final de l’arbitre la joie explosait déjà. On arrive à peine croire que ceux que personne n’attendait à cette CAN 2019, sont les champions incontestés de l’Afrique.

 

 

Alioui Mehdi@MehdiAlioui

Réaction des supporteurs au premier but de Bounedjah

Vidéo intégrée

Alioui Mehdi@MehdiAlioui

Explosion de joie au dégagement du dernier coup franc sénégalais puis le coup de sifflet final au stade du 5 Juillet 😆

Vidéo intégrée

7 C’est le début d’une nuit de folie. Une longue nuit au rythme des klaxons, feux d’artifices, yoyuous, chants, danses et défilés interminables jusqu’au petit matin.

Hamdi@HamdiBaala

A red night in Algiers.

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La même joie et fierté emplit le coeur des Algériens où qu’ils soient. On a tellement rêvé de cette coupe, la “Kahloucha” comme l’appelle affectueusement les supporters des Fennecs, qu’on réalise à peine qu’elle rentrera cet après-midi à Alger avec ses conquérants.

Une joie contagieuse qui se propage chez tous ceux qui ont voulu que ce sacre soit Algérien.

Institut monde arabe

@imarabe

À la 85ème minute, la ferveur des supporters algériens ne faiblit pas!

Vidéo intégrée

Vidéo intégrée

Cette victoire ne fait pas oublier aux Algériens qu’ils sont dans la rue depuis 22 vendredis. Alors on reprend des slogans de la contestation et on crée de nouveaux pour cette nuit si spéciale.

Les anciens de l’EN ont aussi exprimé leur joie de voir leurs successeurs emporter ce trophée africain.

Anthar Yahia

@Anthar6Officiel

ghoulam faouzi

@GhoulamFaouzi

🇩🇿Fier de votre parcours, vous avez joué avec courage, passion et surtout avec le coeur. Victoire méritée, vous avez su montrer qu’avec le coeur rien n’est impossible pour un Algérien 💪
One two three viva l’Algérie

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Les Algériens se réveillent lentement ce matin au terme d’une longue nuit festive.

Une autre folle journée les attend aujourd’hui. Les Fennecs rentrent cet après-midi avec leur coupe. Un défilé dans les rues de la capitale et un bain de foule est prévu pour célébrer les champions d’Afrique.

 

Le Président Félix Tshisekedi invité au Forum de Paris en France

Kinshasa, 14 juillet (ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine  Tshisekedi  Tshilombo,  est invité au Forum de Paris sur la Paix qui se tiendra du 11 au 13 novembre 2019,  a annoncé  dimanche  l’ambassadeur de la France en RDC, David Pujolas, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la France à la  résidence française à Kinshasa.

«L’interdépendance croissante entre les problématiques  de développement et de sécurité, l’implication d’acteurs de plus en plus nombreux et variés plaident en faveur d’un dialogue plus poussé et de solutions innovantes dans la recherche d’une paix durable. C’est le sens du Forum de Paris sur la Paix qui se tiendra du 11 au 13 novembre 2019 », a souligné l’ambassadeur David Pujolas.

L’ambassadeur français en RDC a encouragé le Chef de l’État congolais pour son implication dans la recherche de la paix dans la sous région des grands lacs. Pour lui, la volonté du Président Félix Tshisekedi de renforcer l’intégration régionale, notamment autour des Grands Lacs, ne peut que recueillir l’assentiment et le soutien de ses partenaires. 

Le Forum de Paris réunit toutes les parties prenantes « pour faire avancer des solutions concrètes, lorsqu’il n’y en a pas, autour de six thématiques majeures : Paix et Sécurité, Développement, Environnement, Nouvelles technologies, Économie inclusive ainsi que Culture et Éducation.

Les questions de gouvernance mondiale feront également partie des points cruciaux qui seront débattues au cours de cette conférence.

Elle sera aussi le lieu pour faciliter la création de coalitions hybrides en mobilisant à la fois les protagonistes traditionnels et les nouveaux acteurs de cette gouvernance : Etats et organisations internationales, mais également ONG, entreprises, agences de développement, fondations, organismes philanthropiques, groupes religieux, associations, universités et la société civile dans son ensemble.

L’Ambassadeur de France a, dans ce même discours,  rappelé que la France a été parmi les premiers pays à ouvrir un dialogue constructif avec les nouvelles autorités congolaises, à travers la rencontre entre les Présidents Tshisekedi et Macron, puis la visite à Kinshasa le 20 mai dernier, du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian.

Le  partenariat entre la RDC et la France, a-t-il dit, repose sur deux piliers, à savoir la sécurité et le développement durable et inclusif.

La sécurité, la santé, l’éducation, la protection du climat ainsi que l’énergie et l’agriculture sont autant de domaines dans lesquels la France et la RDC souhaitent travailler main dans la main.

« Nous voulons que l’éducation soit au cœur de notre partenariat. Nous avons déjà commencé à y travailler pour un accès le plus  large à une éducation de qualité », a-t-il soutenu, ajoutant en ce qui concerne la santé, qu’ils sont tous engagés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

David Pujolas a aussi  félicité la RDC pour l’obtention de l’organisation des IXème Jeux de la Francophonie qui se tiendra à Kinshasa en 2021.

Dans le domaine économique, M. Pujolas a souligné l’intérêt des entreprises françaises pour la RDC, illustré par le succès de la 6ème  édition de la Semaine Française de Kinshasa et la création, pour la première fois cette année, d’un pavillon d’entreprises françaises à la Mining Week de Lubumbashi.

Enfin, il a annoncé l’organisation par la France, à l’initiative du Président Macron, de la saison culturelle Africa 2020.  M. Pujolas a réaffirmé le soutien de la France à la création artistique en RDC, notamment à travers son réseau d’instituts français et d’alliances françaises.

La cérémonie à au lieu grâce au partenariat de l’ambassade de France , notamment Pullman, BRACONGO, Orange, SOFIBANK, le Groupe Forest, le magasin diplomatique Beauty Free N’Djili, la Chambre de commerce et industrie franco-congolaise, Delta Energie, Delta Connexion, et le conseiller de la Chambre du commerce extérieur de la France en RDC.

Les Présidents français et congolais se sont rencontrés pour la première fois en mars dernier à Nairobi, au Kenya, en marge d’un sommet sur l’environnement (One Planet Summit). ACP/DNM/Wet. 

 

Quadripartite RDC-Angola-Rwanda-Ouganda : Félix Tshisekedi à Luanda pour discuter sécurité et économie

[Photo d'illustration]Le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la célébration de la journée mondiale de la presse à Kinshasa, le 3/05/2019. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Le président congolais Félix Tshisekedi prend part est arrivé, vendredi 12 juillet à Luanda en Angola. Il devra prendre part au mini-sommet sous régional de Luanda, qui fait suite à la tripartite Congo-Angola-Rwanda (CAR), tenu à Kinshasa, le 30 mai dernier.

A l’issue de cette réunion, Felix Tshisekedi, João Lorenco et Paul Kagame avaient convenu de se retrouver régulièrement dans le cadre du CAR pour évoquer des questions d'intérêt commun dans la sous-région, notamment la sécurité ainsi que les questions de développement (économie).

Au mini-sommet de Luanda, le CAR a associé l'Ouganda afin de résoudre les différents problèmes dans la sous-région. C’est la raison de la présence du Président Youweri Museveni.

En marge de cette réunion de Luanda, le Chef de l'Etat Felix Tshisekedi fera le point en tête à tête avec son homologue João Lorenco du projet de chemin de fer Kolwezi-Bengwela

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[Reportage] CAN 2019: la victoire algérienne célébrée partout en France

mediaDes supporters algériens ont célébré la victoire de leur équipe ce dimanche 14 juillet sur les Champs-Élysées. Les Fennecs disputeront la troisième finale de leur histoire face au Sénégal.Zakaria ABDELKAFI / AFP

Des milliers de supporters de l'équipe de football d'Algérie ont explosé de joie ce dimanche 14 juillet après la victoire de leur équipe en demi-finale de la CAN 2019 face au Nigeria (2-1). Après 29 ans d'absence, les Fennecs vont jouer une nouvelle finale africaine. À Paris comme à Lyon et Marseille, la fête a battu son plein toute la nuit de dimanche à lundi 15 juillet. Mais des heurts ont également eu lieu.

À Paris, à Lyon comme à Marseille, des scènes de liesse ont éclaté suite à la victoire de l'Algérie face au Nigeria (2-1). Une soirée de fête ternie par quelques heurts et incidents, feux de poubelles et barricades notamment. À Marseille, plusieurs personnes ont été interpellées après avoir allumé des feux et jeté des projectiles alors que les forces de l'ordre leur interdisaient l'accès au Vieux-Port.

Au total, plus de 280 personnes ont été interpellées dimanche soir en France suite à des heurts, selon un bilan du ministère français de l'Intérieur. Sur ces 282 personnes précisément, 249 ont été placées en garde à vue (voir encadré ci-dessous). Mais pour le reste, l'ambiance était à la fête et l'on aura même vu des supporters de l'Algérie et du Sénégal fraterniser à Paris avant la finale (voir plus bas).

Sur la Canebière

À Marseille, un seul nom est sur toutes les lèvres ce dimanche 14 juillet après la victoire de l'Algérie, Riyad Mahrez. « Il nous a régalé, Riyad il a très bien joué, c'est grâce à lui qu'on plante les deux buts, le coup franc qu'il met à la fin du match alors qu'on commence à être un peu en galère, c'est magique. Riyad, c'est bien sûr l'homme du match, le Ballon d'or africian, un héros national », s'extasie un supporter de l'Algérie rencontré sur la Canebière.

Cette joie des supporters algériens de France est à la hauteur du stress généré par ce match, avec ce but victorieux arrivé à la toute fin du temps additionnel sur coup franc. « Moi, j'ai failli mourir, après le penalty (l'égalisation du Nigeria, NDLR), j'ai n'ai pas vraiment voulu regarder la suite parce que je stressais. Je stressais aussi beaucoup au dernier match », raconte une supportrice, au micro de notre correspondant dans la Cité phocéenne, Stéphane Burgatt.

► La CAN fait la Une de la revue de presse Afrique ce lundi 15 juillet

D'autres fans des Fennecs ont même eu du mal à y croire au moment du but de Riyad Mahrez à la fin du match. « Je re-regarde le but depuis une heure et y'a même un commentateur qui est en train de pleurer, là », témoigne un supporter se repassant en boucle le but de la victoire sur son téléphone portable.

Des scènes de liesse ont éclaté au Vieux-Port à Marseille où des supporters algériens ont célébré la victoire de leur pays.Boris HORVAT / AFP

Cette qualification fait du bien à l'Algérie, et cette troisième finale inespérée, après celle perdue de 1980 contre... le Nigeria, et celle de 1990 remportée contre... le Nigeria, met du baume au cœur à beaucoup de supporters. « On a eu beaucoup d'épreuves surtout cette année. Au moins, ça va nous remonter le moral, ce match », s'emeut une Algérienne, citée par notre envoyé spécial dans les rues de Paris, Stéphane Geneste.

Aux Champs-Élysées

Dès le coup de sifflet final, une explosion de joie s'est faite ressentir sur la célèbre avenue des Champs-Élysées, à Paris. « Je suis très fière de mon pays, de mon équipe. Je suis très très heureuse et en plus ça tombe avec les festivités de la fête nationale (française, NDLR), donc il y a les feux d'artifice », raconte soulagée Imen, drapeau sur les épaules et qui regardait le match sur son téléphone.

En quelques minutes, des centaines de voitures et de motos ont rejoint l'Arc de Triomphe après le but de Mahrez. La foule était nombreuse sur les trottoirs de l'avenue la plus connue de la capitale, où il est alors devenu impossible de se frayer un chemin. Pour faire la fête, les Algériens n'étaient pas les seuls. Très vite, ils ont été rejoints par les autres supporters de cette Coupe d'Afrique des nations.

« C'est vraiment génial, il y a des feux d'artifice, de l'ambiance, toutes les nationalités, ça c'est beau », observe Yassine, qui vient de sortir du travail.

Vidéo intégrée

Stéphane Geneste@stephanegeneste

Les Champs-Elysées se remplissent. C'est la fête !
One, two, three viva l' résonne en rythme avec les klaxons !

Le Sénégal en finale

Le rendez-vous est donné ce vendredi 19 juillet en finale pour défier le Sénégal, qui s'était imposé un peu plus tôt ce dimanche face à la Tunisie (1-0). Mais déjà, discussion entre un supporter sénégalais, Loïc, et un supporter algérien, Mohammed, dès le coup de sifflet final sur les Champs. Le premier qui prend la parole supportera l'Algérie.

RENCONTRE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES
Quand un supporter sénégalais rencontre un supporter algérien15/07/2019 - par Stéphane GenesteÉcouter

Cette finale signe également la réussite de deux jeunes entraîneurs, deux « locaux » : Djamel Belmadi, l'Algérien, et Aliou Cissé, le Sénégalais, 43 ans tous les deux. Deux amis qui ont grandi dans le même quartier dans la banlieue parisienne, et qui vont s'affronter pour le titre de champion d'Afrique. Une finale inédite pour deux nations sur le retour au premier plan du football continental.

COMPTE RENDU, LE CAIRE
Algérie-Sénégal: l'affiche de rêve de la Coupe d'Afrique des nations 201915/07/2019 - par Eric MamruthÉcouter

■ De nombreuses interpellations

282 personnes ont été interpellées sur l'ensemble du territoire. L'essentiel de ces est lié aux incidents en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie, mais ce total englobe aussi les débordements des festivités du 14 juillet, indique le ministère de l'Intérieur, sans donner le détail des chiffres.

A Marseille, où l'accès au Vieux-Port avait été interdit aux supporters pour éviter des mouvements de foules avec les spectateurs du feu d'artifice, quelques accrochages ont eu lieu avec les forces de l'ordre. Une douzaine de personnes ont été interpellées, surtout pour des feux et jets de projectiles et 8 policiers légèrement blessés.

Dans la capitale, après plusieurs heures de liesse, la situation s'est tendue vers 1h sur les Champs Elysées. Les policiers, qui ont fait usage de lacrymogènes, ont été la cible de pétards et projectiles. Au cours de ces échauffourées, 50 personnes ont été arrêtées et 202 ont reçu des vidéo-verbalisations pour conduite dangereuse.

A Lyon, outre quelques heurts entre supporters et forces de l'ordre, des dizaines de véhicules ont été incendiés. Impossible toutefois de savoir si ces feux sont le fait de supporters ou liés aux habituels débordements du 14 juillet. A noter aussi que le chauffard qui avait tué une femme et grièvement blessé son bébé jeudi à Montpellier après la qualification pour les demi-finales de l'Algérie a nié être un supporter des Fennecs. L'enquête est toujours en cours.

 

Emmanuel Macron veut un « débat sans tabou » avec les diasporas africaines

De nombreux étudiants, chefs d’entreprise et responsables associatifs originaires d’Afrique sont invités à venir débattre à l’Elysée jeudi.

Par   Publié hier à 11h23, mis à jour à 06h31

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Emmanuel Macron aime faire bouger les lignes. Ou le laisser espérer. En organisant, jeudi 11 juillet à l’Elysée, un « grand débat » avec des représentants des diasporas africaines, le chef de l’Etat tient à affirmer un double message : que l’Afrique ne soit plus perçue par les Français comme une seule affaire de politique étrangère et que le regard sur ce continent ne se limite pas aux « prismes anxiogènes »de la sécurité et des flux migratoires.

La lutte contre l’islamisme armé au Sahel et le contrôle des frontières sont les deux axes forts de la politique poursuivie par Emmanuel Macron en Afrique mais, davantage que ses prédécesseurs, le chef de l’Etat semble avoir intégré que les diasporas africaines – concept large qui regroupe les Africains installés en France, les binationaux et les afrodescendants – sont à la fois un atout pour la diplomatie économique au sud de la Méditerranée et un enjeu de politique intérieure.

Durant les deux heures d’échanges prévus, auxquels ont notamment été conviés quelque 350 étudiants, chefs d’entreprise, « jeunes leaders » – des têtes d’affiche assez attendues comme le chanteur Abd Al-Malik, l’ex-footballeur Lilian Thuram ou la femme d’affaires et animatrice Hapsatou Sy, et une cinquantaine d’élus ou de responsables d’institutions –, l’Elysée promet « un débat spontané, sans tabou, où l’on espère qu’il y aura des interpellations sur la place des diasporas en France et leur visibilité ».

Lire aussi  Emmanuel Macron appelle les jeunes Africains à « construire leur propre avenir »

Les questions d’image et de représentation de l’Afrique en France et inversement de la France en Afrique demeurent centrales. Préparateur de cette journée d’échanges, le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), dont sept des neuf membres actuels sont originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, avait été envisagé comme un outil permettant de faire entendre des voix différentes que celles remontant par les canaux classiques de la diplomatie et de la défense mais aussi comme un instrument susceptible de donner un autre visage à la politique de la France en Afrique. Près de deux ans après sa création, le bilan réel de ses actions reste difficile à établir

CAN 2019 : enfin une victoire pour les Léopards !

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Kinshasa - Les Léopards de la RDC se sont largement imposés dimanche au Caire face aux Brave Warriors du Zimbabwe (4-0), à l'occasion de la 3ème journée du groupe A de la Coupe d'Afrique des Nations Egypte 2019.

C'est dans un inhabituel 4-4-2 que Florent Ibenge a lancé ses poulains sur l'aire de jeu du stade militaire du Caire, avec l'axe de la défense composée de Chancel Mbemba et Marcel Tisserand, entourée de Djos Issama et Glody Ngonda.

Dispositif qui leur a permis de contenir les assauts zimbabwéens et de se faire maîtres de la partie grâce, notamment, à un entre-jeu composé de Youssuf Mulumbu et Wilfried Moke comme récupérateurs, ainsi que Jacques Maghoma et Chadrac Akolo dans les ailes ; au grand bonheur des attaquants et buteurs de la soirée Cédric Bakambu (34e et 65e sur penalty) et Jonathan Bolingi (4e). Ce dernier, blessé, a été remplacé et imité par Assombalonga, buteur à la 78ème minute.

Notons que dans l'autre match de ce groupe A, l'Egypte a eu raison de l'Ouganda sur le score de 2-0. Avec 3 points, la RDC termine ainsi à la 3ème place, derrière l'Egypte (9 pts) et l'Ouganda (4 pts).

N'ayant plus leur destin en mains, les Léopards devront attendre les résultats des matches des groupesC, D, E et F, prévus lundi et mardi, pour être fixés sur leur sort, alors que la Guinée, 3ème du groupe B avec 4 points après sa victoire 2-0 ce même dimanche face au Burundi, est déjà mieux placée par rapport à la RDC.

Diego Yesaya/MMC

Félix Tshisekedi : "Je ne pense pas que je suis une marionnette"

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Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi

Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a accordé, samedi 29 juin à Lubumbashi, une interview exclusive à RFI et France 24. Il s'exprime sur son élection controversée, la formation de son gouvernement, ses relations avec Joseph Kabila ou encore le rôle de la Monusco.

Propos recueillis par Christophe Boisbouvier (RFI) et Marc Perelman (France 24).

Marc Perelman : Monsieur le président, vous allez fêter le 30 juin l’anniversaire de l’indépendance dans l’Ituri, dans le Nord-Est. C’est une région où il y a eu de nombreux massacres, y compris très récemment. Plus de 160 personnes auraient été tuées depuis le début du mois. Mais plus largement, dans l’est du pays, des dizaines de groupes armés sèment le trouble depuis des années. Au-delà du symbole d’aller là-bas pour cette date si symbolique, que comptez-vous faire pour éradiquer ce fléau des groupes armés ?

Félix Tshisekedi : Tout d’abord, je préfère le terme « commémorer » plutôt que fêter, parce qu’il n’y a pas de raison de faire la fête pendant qu’un certain pan de la maison brûle. Donc, ici il y a lieu d’aller vers ces populations, de nos compatriotes qui sont en détresse pour le moment. Et le but est de les réconforter bien entendu, mais aussi de leur apporter des solutions. Et les solutions ici, je les vois à trois niveaux : il y a d’abord le renforcement des capacités de nos forces de sécurité et de défense ; ensuite il y a l’encouragement à avoir des dialogues intercommunautaires, parce qu’il y a des causes endogènes, exogènes à ce conflit ; puis, il y a cette diplomatie régionale que j’ai entamée depuis mon accession au pouvoir pour régler la question au niveau régional, parce qu’il y aussi des implications régionales dans ces conflits dans mon pays.

Christophe Boisbouvier : En avril et à nouveau ces derniers jours, l’Organisation de l’État islamique en Afrique centrale a revendiqué des attaques dans la région de Béni. Confirmez-vous que Daech opère sur le territoire congolais ? Et avez-vous obtenu de la part des Américains lors de votre visite à Washington, du 3 au 5 avril, un soutien opérationnel ?

En tout cas, selon les renseignements en notre possession, les ADF [Allied Democratic Forces, Forces démocratiques alliées] se sont inscrites dans cette logique terroriste prônée par l’État islamique. Donc, oui, je confirme que les ADF sont un mouvement terroriste, islamiste, dangereux, dangereux à la fois pour nous, pour les Congolais, mais également pour toute la région, parce qu’il y a comme une sorte de syndicat du crime, du terrorisme, avec les Shebabs et Boko Haram qui ne sont pas loin. Cela est clair et nous avons l’appui des États-Unis là-dessus, mais pas seulement de toutes les autres nations qui forment l’organisation internationale contre le terrorisme. Le Congo en fait partie depuis mon passage à Washington parce que j’avais demandé évidemment la solidarité de toutes ces nations qui font face au terrorisme.

C. B. : Il y a des Américains au Congo aujourd’hui pour aider les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ?

Cela n’est pas une question à laquelle je pourrai répondre. Mais ce qui est vrai, c’est que j’ai le soutien des États-Unis et de toutes les nations qui sont contre le terrorisme, qui se battent contre le terrorisme.

M. P. : Alors vous avez parlé de l’importance de la coopération régionale pour combattre évidemment le terrorisme, mais aussi ces nombreux groupes armés. Il y en a plus de 70 d’après l’ONU rien que dans l’Est. Il y a un pays important dans ce cas-là, c’est le Rwanda. Le président Paul Kagame est venu aux funérailles de votre père. Une question se pose : y a-t-il déjà des troupes rwandaises qui opèrent sur le sol congolais avec les forces nationales pour lutter contre ces forces armées ?

Ah ça non, je ne crois pas que nous ayons besoin d’en arriver là. Je ne pense pas. Mais en revanche, il y a une très bonne entente que ce soit avec le Rwanda ou avec l’Ouganda, le Burundi. Bref, avec tous les voisins. Donc, c’est pour cela que j’ai, dès mon accession aux affaires de l’État, entamé cette tournée régionale ou ces tournées régionales, parce que j’en ai fait plusieurs. C’est dans le but d’établir une coopération entre ces pays et nous, pour évidemment unir nos efforts, nos intelligences, nos capacités afin d’éradiquer tout cela. Parce qu’il y a à la fois des groupes armés locaux au Congo, mais aussi étrangers qui menacent la sécurité de ces pays. Donc, nous devons travailler de concert pour éradiquer tout cela.

M. P.: Donc, Paul Kagame est un partenaire fiable à vos yeux ?

Ah oui, absolument. Et nécessaire. Paul Kagame, Yoweri Museveni, Pierre Nkurunziza et bien d’autres sont des partenaires essentiels pour la paix et la sécurité dans la région.

C. B. : Ce dimanche 30 juin, l’opposition veut organiser une manifestation à Kinshasa. Le gouverneur de la ville l’interdit, mais l’opposition la maintient au nom du droit constitutionnel à manifester. Approuvez-vous cette interdiction du gouverneur et faut-il craindre une répression brutale comme au temps de votre prédécesseur ?

Bien sûr que j’accepte, je suis d’accord avec cette interdiction, parce que souvenez-vous il y a quelques jours, il y a une manifestation qui a été autorisée et elle a donné lieu à des débordements. Depuis que je suis là d’ailleurs, je n’ai interdit aucune manifestation. Les droits et les libertés des citoyens sont garantis, mais nous avons comme l’impression qu’il y en a qui confondent démocratie et anarchie. On ne peut pas, alors qu’on a l’autorisation de manifester, faire des débordements, s'en prendre à de paisibles citoyens ou à du mobilier urbain. Ce sont des choses inacceptables.

C. B. : Il ne faut pas craindre une répression brutale ?

Il n’y aura pas de répression. Les forces de sécurité sont formées pour maintenir la paix. Il n’y aura pas de répression.

M. P.: Cette marche de dimanche se veut une protestation contre l’invalidation par la Cour constitutionnelle de l’élection de plus de 20 députés de l’opposition au profit essentiellement de candidats de la majorité. Vous avez reçu le président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba Bindu. Il y a peu, vous lui avez demandé de réexaminer cette décision. Il semblerait que certains pourraient être repêchés, mais pourquoi pas tous ?

D’abord, j’aimerais dire ici que je ne dois pas m’immiscer dans la justice, dans le fonctionnement de la justice. La justice doit être indépendante et ne doit pas subir de pression. Lorsque j’ai reçu le président de la Cour constitutionnelle, c’était pour en savoir plus sur ces arrêts qui étaient pour certains scandaleux. Et j’ai eu les explications qu’il fallait. Je lui ai fait part de ma façon de voir les choses parce que, après tout je suis aussi un citoyen, et j’ai eu la réponse qu’il fallait, c’est-à-dire il y a au sein même de la Cour constitutionnelle une procédure en réparation d’erreurs matérielles, comme ils disent.

C. B. : Donc, certaines de ces invalidations vous paraissent « scandaleuses » ?

Oui. Il y a eu des choses inacceptables.

C. B. : Alors certains y voient une manœuvre du camp du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila pour vous affaiblir. Et votre ancien camarade de l’opposition, adversaire malheureux le 30 décembre 2018, Martin Fayulu, dit même que vous êtes devenu « une marionnette » de Joseph Kabila ?

Vous savez, en politique lorsque vous avez un certain statut, et c’est le cas avec moi, je suis président de la République, je dois accepter les bons points comme les mauvais points. Monsieur Fayulu a le droit de s’exprimer à partir du moment où il ne diffame pas, il a le droit de s’exprimer. Nous sommes en démocratie, en tout cas nous essayons de l’être. Moi, je ne pense pas que je suis une « marionnette ». J’ai privilégié, ça il faut le dire, la stabilité de l’État. Nous sommes dans une alternance qui s’est historiquement bien déroulée. Je crois qu’il faut préserver la paix et la stabilité du pays. Et c’est peut-être ça qui fait dire à certains que je suis une « marionnette », parce qu’ils espéraient peut-être qu’il y ait du sang, qu’il y ait de la violence comme nous avons toujours été habitués depuis nos années d’indépendance. Mais cette fois-ci, mal leur en a pris parce qu’il n’y aura pas de sang, il n’y aura pas de violences. Les choses devront se passer normalement. Et voilà, tout ce que je peux dire.

M. P. : À l’origine de ces tensions, il y a évidemment le scrutin présidentiel controversé. Certes, la Cour constitutionnelle vous a proclamé vainqueur. Mais la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), fort de ses 40 000 observateurs, ainsi que des données attribuées à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) elle-même, ont donné Martin Fayulu largement vainqueur. Est-ce que vous comprenez que du coup, la proclamation de votre victoire soit toujours si controversée ?

Je ne le comprends pas. D’abord, parce que ce que vous dites de la Cenco n’est pas vrai. La Cenco n’a jamais démontré ce qu’elle a avancé. Il y a eu prétendument…

M. P. : Elle a donc menti ?

Il faudrait lui poser la question… Il y a eu prétendument 44 000 observateurs de la Cenco, ce qui n’est pas vrai, puisque la Céni n’en a accrédité que 17 000. Et le jour même du scrutin, il y en avait 5 000, un peu plus de 5 000, qui avaient été répertoriés sur l’ensemble du territoire. Donc cela veut dire que les chiffres que la Cenco donne, si elle les a réellement donnés, sont sujet à caution. Ensuite, le candidat malheureux lui-même a eu mondialement l’occasion de démontrer qu’il avait raison, devant toutes les caméras du monde. Il n’a pas réussi à le faire. Pour moi, c’est passé. Aujourd’hui d’ailleurs, je suis en très bons termes avec les évêques de la Cenco et ils ne sont plus revenus sur cette affaire. Regardons devant, c’est le Congo qui m’importe et plus rien d’autre.

C. B. : Comment expliquez-vous que les procès-verbaux de vote du 30 décembre n’aient jamais été publiés par la Commission électorale alors que c’est pourtant la loi.

Ça, il faut demander à la Céni. Nous, nous avons nos propres PV, je vous l’ai dit. Nous les avons confrontés avec eux que certains observateurs avaient. Nous en tout cas, nous avions nos chiffres. Nous étions prêts à aller partout et nous avons été à la Cour constitutionnelle avec ces chiffres-là. Nous avions attendu le contraire, il n’y a pas eu. Maintenant, la Céni, c’est aussi une institution à part. Moi, je ne peux pas répondre des faits de la Céni, mais c’est vrai qu’il y a eu toutes ces irrégularités, qu’on les appelle comme ça ou pas, constatées. C’est pour cela que je dis qu’à l’avenir, pour éviter cela, nous allons maintenant lancer le recensement et l’indentification de la population. Cela nous mettrait à l’abri de ce genre d’erreurs regrettables.

C. B. : En tout cas, de nombreux pays africains, occidentaux ont émis de sérieux doutes sur la vérité des urnes. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a même parlé d’une « espèce de compromis à l’africaine »…

Oui. Mais rappelez-vous en 2011, et même en 2006, où il y a eu deux guerres dans la ville de Kinshasa, on a eu droit aux mêmes contestations. La vie ne s’est pour autant pas arrêtée. Voilà. Ça veut dire qu’il y a quelque part une raison pour laquelle les résultats sont toujours controversés. Et pour moi, c’est à cause du recensement qui n’a jamais eu lieu dans ce pays et de l’identification de la population. C’est pour cela qu’à un certain moment, certains malins peuvent fabriquer des électeurs ou multiplier des électeurs en multipliant les enrôlements etc., mais ça, on compte l’éradiquer en passant par le recensement et l’identification de la population. Si non, nous retomberons toujours dans ce genre de contestations qui sont regrettables et qui amènent parfois des débordements.

M. P. : Je vais en venir à la situation actuelle, lors d’une visite en Angola en février, vous avez évoqué un accord politique entre le FCC de Joseph Kabila et votre coalition Cap pour le Changement (Cach). Y a-t-il un accord entre vous, on ne le connaît pas, écrit ou verbal ? Et qu’y a-t-il dans cet accord ?

Au départ, il y avait un accord verbal pour coaliser nos forces. Parce que la situation est inédite. On n’a jamais eu un président d’un autre bord politique et une majorité parlementaire différente. Et donc, ici on s’est dit : ok, l’idée est là ; on lève l’option de coaliser d’autant plus qu’idéologiquement, nous avons une même sensibilité, c’est-à-dire sociale-démocrate. Maintenant, il faut se mettre d’accord sur le programme du gouvernement, sur la formation même de ce gouvernement, des hommes et des femmes qui vont le composer. Et c’est tout cela que nous sommes en train de faire actuellement. Au lieu de la cohabitation qui aurait été assez, moi je pense dramatique pour notre pays, parce que jamais vécue, nous avons opté pour la coalition parce que, comme je le disais, nous avons une même approche idéologique. Donc ce serait beaucoup plus facile de coaliser nos forces. Le reste, cette spéculation qui prétend à dire qu’il y a eu des arrangements, qu’il y a eu des deals... Si deal il y a, il n'y a que ce deal de mettre nos forces ensemble, c’est tout. Et le reste sera écrit.

M. P. : Il est en train de l’être ?

Il sera écrit.

C. B. : Depuis votre élection, vous avez libéré plusieurs prisonniers politiques, comme un grand ami de votre père, Eugène Diomi Ndongala, libéré le 21 mars. Vous avez limogé le chef de l'Agence nationale des renseignements (ANR), les services secrets. Vous avez permis le retour de Moïse Katumbi qui, chacun sait, est l’ennemi intime de Joseph Kabila. Est-ce que cela a été difficile ? Est-ce que vous avez dû être très très persuasif avec votre prédécesseur ?

Non, mais nous sommes deux hommes d’État, donc on ne peut pas s’empêcher d’en parler. Mais il n’est pas là pour me faire de l’ombre. On en parle parce que, d’un côté j’ai besoin de ses expériences vécues dans certains domaines et, de l’autre, il a aussi besoin d’une certaine assurance aussi de ma part, au nom de la stabilité de la continuité de l’État. Donc, forcément, il faut qu’on échange.

M. P.: Il y a quand même des sujets qui fâchent entre le camp Kabila et le vôtre, et notamment les nominations aux postes clés : au poste de Premier ministre, vous avez refusé plusieurs personnalités, sans doute parce qu’elles étaient trop proches de lui, avant de donner votre accord pour Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Pour la direction de deux grandes sociétés d’État - la Générale des carrières et des mines (Gécamines) et la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC)- vous avez pris des ordonnances qui ont déclenché la colère du FCC de Joseph Kabila, même provoqué des affrontements entre vos partisans. Est-ce à dire que vous avez l’impression que, dans son camp, certains aimeraient que vous soyez un petit peu l’équivalent de la Reine d’Angleterre ?

(rires) Bonne question. En fait, vous devez savoir que c’est très difficile de changer certaines habitudes ancrées en certaines personnes. Mais moi, je reste serein parce que j’ai un cap que je me suis fixé : je veux le changement, le changement, mais alors radical en mettant fin aux mauvaises habitudes telles que la corruption, telles que l’impunité. Et ça je suis déterminé. Il n’y a rien qui m’empêchera de le faire. Et soyez-en sûr, mon prédécesseur ne m’empêche pas de le faire, contrairement à ce que certains pensent. Donc voilà, il n’y a pas de soucis de ce côté-là.

C. B. : Depuis cinq semaines, vous avez donc un Premier ministre, c’est Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Mais vous n’avez toujours pas de gouvernement alors qu’on va arriver à bientôt six mois de présidence. Quand celui-ci sera-t-il formé ? Est-ce qu’il le sera avant la fin programmée de la session extraordinaire du Parlement, c’est-à-dire avant la mi-juillet ?

D’abord, ce que j’aimerais dire, c’est qu’on arrête une bonne fois pour toutes de stigmatiser le Congo comme si nous étions le seul pays au monde où il y a eu plusieurs semaines sans gouvernement. Je vous rappelle que même dans des pays à tradition démocratique, comme la Belgique que je connais très bien, ou l’Allemagne par exemple où il y a eu des mois et des mois sans gouvernement. Donc ce n’est pas du tout un cas unique au Congo. Ensuite, je vous dirais que ce qui se passe, c’est simplement le fait, comme je vous ai dit, de certaines habitudes qui s’étaient installées, et de certains réflexes que les uns et les autres ont gardés. Mais l’essentiel est d’avancer et nous avançons. Nous avançons vers le dénouement. Il y aura bientôt un gouvernement. À quel moment exactement ? Je ne sais pas parce que ces discussions, c’est vraiment poste pour poste, individu sur individu… Ça avance à petits pas. Mais l’essentiel est d’aller vers l’objectif. Et je suis sûr que nous atteindrons cet objectif.

C. B. : Mais vous savez ce que disent tous les Congolais : le camp de Joseph Kabila réclame pour les ministres le même ratio que pour les députés, c’est-à-dire 80% des postes, alors que vous, vous dites, je suis le président, je revendique la moitié ?

Ce ne sera pas 80%, ce ne sera pas la moitié non plus.

C. B. : Ce sera entre les deux ?

Entre les deux.

M. P.: Alors exigez-vous les ministères régaliens, c’est-à-dire l’Intérieur, la Défense, la Justice… pour vous ?

C’est normal, non ?

M. P.: Et ça, c’est acquis ? Vous l’avez obtenu ?

Lorsque vous dites « pour moi », c’est-à-dire je dois avoir un droit de regard et de désignation, oui.

M. P.: Mais ça ne veut pas dire, pour votre parti ?

Mais, non, puisque maintenant nous allons coaliser nos forces. Donc, ça veut dire que nous serons d’une même famille politique grosso modo. Et donc, que ce soit l’un ou l’autre, peu importe, l’essentiel étant qu’il soit choisi par le président. Le président de la République est le garant de la nation et de son bon fonctionnement, et donc je dois avoir des appréhensions positives sur les animateurs de ces ministères régaliens. C’est clair.

M. P.: Très brièvement, là vous vous êtes mis d’accord sur la répartition des postes, mais c’est les noms qui manquent là ?

Entre autres.

C. B. : L’ancien secrétaire d’État américain, Herman Cohen, estime que votre mariage avec Joseph Kabila ne durera pas plus d’un an. Est-ce que c’est envisageable ? Est-ce que si la situation est bloquée, vous seriez prêt à dissoudre l’Assemblée l’année prochaine, comme la Constitution vous en donnera le droit ?

Nous n’en sommes pas encore là et ne soyons pas les prophètes de malheur. Moi, je souhaite tout le bien possible à mon pays et ce scénario, je ne l’envisage pas du tout parce que je crois que nous sommes entre compatriotes, et nous voulons le bien de nos compatriotes, de notre peuple. Et quand on est dans un état d’esprit comme celui-là, on ne pense pas à ces scénarios catastrophes.

M. P. : On a parlé de la situation sécuritaire tendue. La Force des Nations unies, la Monusco, semble souvent impuissante. Votre prédécesseur avait clairement demandé son départ. Êtes-vous du même avis ?

Je ne sais pas s’il avait demandé son départ…

M. P.: Il l’avait demandé, exigé…

Il y a eu des tensions à certains moments avec la Monusco et donc peut-être que dans un élan… Ça peut m’arriver peut-être aussi. Ici pour le moment, nous avons besoin de la Monusco et surtout besoin dans les zones à problèmes. À Kinshasa, par exemple, ou ici à Lubumbashi, on n’en voit pas vraiment la nécessité. Mais par rapport à ce qui se passe à l’Est, par moment - et je vous ai dit, je vous ai parlé de renforcement des capacités de nos forces de sécurité et de défense - la Monusco est un partenaire essentiel, comme la Brigade d’intervention composée de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi. En ce moment, nous avons besoin d’appui par rapport à nos capacités de défense et la Monusco est nécessaire. Oui.

C. B. : Quand vous les voyez, vos homologues, le Rwandais Paul Kagame et l’Angolais João Lourenço vous conseillent d’être « pleinement » président. Est-ce que vous êtes « pleinement » président ?

Je suis « pleinement » président.

C. B. : Vous savez que tout le monde n’en est pas persuadé ?

Ce n’est pas votre dernière question alors.

C. B. : (rires) C’était une petite relance.

Je suis « pleinement » président.


France 24 / MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

Présidence de la République : Des infiltrés s’adonnent à la fuite des documents

 Internet

Kinshasa - 24 heures seulement après la prestation de serment du président de la République, Félix Tshisekedi une instruction de son directeur de cabinet; Vital Kamerhe, signée le 25 janvier 2019 pour réglementer le circuit des dépenses publiques, s'est retrouvée dans la rue.

Depuis lors c'est devenu une tradition. La présidence de la République est devenue poreuse et les secrets d'Etat filtrent de partout. Le chef de l'Etat serait-il mal entouré ? Nombre d’analystes s'en doutent et recommandent à Fatshi de nettoyer ses écuries.

Alors que la formation d'un gouvernement se fait toujours attendre, c'est à la présidence de la République qu'est géré actuellement l'Etat. Pour ce faire, le chef d'Etat, Félix Tshisekedi, s'appuie sur son incontournable directeur de cabinet, Vital Kamerhe.

En effet, le patron de l'UNC est au four et au moulin pour tout ce qui se rapporte à la marche au quotidien de l'Etat. Avec un Premier ministre, en l'occurrence le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui attend encore l'investiture de son gouvernement auprès de l'Assemblée nationale, c'est le cabinet du chef de l'Etat qui fait la doublure du gouvernement. Au point que bien des instructions partent de la présidence s'agissant du fonctionnement régulier de l'Etat.

Il se fait malheureusement que, depuis un temps, des instructions atterrissent souvent dans la rue, alimentant la polémique dans l'opinion. On se rappelle encore que, 24 heures seulement après la prestation de serment du chef de l'Etat, une instruction de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, signée le 25 janvier pour remettre de l'ordre de l'ordonnancement des dépenses publiques au niveau du gouvernement, des entreprises, établissements et services publics s'était curieusement retrouvée dans la rue.

Depuis lors, aucun secret n'est gardé dans les quatre murs de la présidence de la République. Le cabinet du chef de l'Etat est devenu si imperméable que tout ce qui est fait en interne finit toujours par atterrir sur la place publique.

Le tout dernier exemple en date est cette correspondance du directeur de cabinet adjoint du chef de l'Etat en charge des questions administratives, le prof Kolongele Eberande, instruisant la Direction générale de contrôle des marchés publics à actionner la procédure d'urgence en vue de la réhabilitation du palais présidentiel et de la construction de nouveaux bureaux du chef de l'Etat. Bien avant cette correspondance, c'est celle signée par Vital Kamerhe, ordonnant au Fonds d'entretien routier d'actionner une ligne des fonds de deux millions par an en faveur de l'entreprise Zawal pour la construction d'une série des stations-services dans le Kasaï oriental.

En réalité, ces deux correspondances, largement partagées sur les réseaux sociaux, auront été cette petite goutte qui a finalement fait déborder le vase. Dans l'opinion, on commence à s'interroger ; qui est à la base de toutes ces fuites ? A qui profitent-elles ? Est-ce à dire que le chef de l'Etat serait mal entouré ?

Le ver est dans le fruit

Si la présidence agit toujours a posteriori pour démentir l'authenticité de toutes les correspondances lui attribuées, il faut néanmoins reconnaitre qu'il y a réellement un problème. Le président de la République serait infiltré de toutes parts, soit par une catégorie de personnel issu de la dernière mandature, soit par des gens intégrés à la présidence sans réelle expertise.

Il urge pour le président de la République de nettoyer les écuries aux fins de redonner à la présidence de la République toute sa grandeur. C’est aussi une façon de protéger le chef de l'Etat. Garant de la nation, ce n'est pas normal que les décisions de la présidence soient aussitôt balancées dans la rue sans ménagement.

Pour le moment, aucune action disciplinaire, apprend-on, n'a encore été diligentée à la présidence de la Republie pour démanteler le circuit d'où partent les fuites des documents de la présidence. Autour du chef de l'Etat, on ne mesure pas encore la gravité de la situation. Il se fait qu'avec toutes ces fuites des documents officiels, c'est la RDC qui est exposée au cœur même du pouvoir d'Etat.

Les nombreux démentis de la présidence de la République, après chaque révélation ou allégation (c'est selon), ne vont pas résoudre le problème. Loin de là. Le ver est dans le fruit, est-on tenté de dire. Il faut par conséquent une thérapie de choc pour l'extirper. Un nettoyage à fond de l'entourage direct du chef de l'Etat s'impose pour neutraliser les taupes qui se terrent dans son cabinet.

Le Potentiel


(TN/Rei/GW/Yes)

Les stéréotypes sur le viol ont la vie dure

Selon une enquête réalisée par Ipsos, la responsabilité du violeur est atténuée pour 42 % des Français si la victime a eu une attitude provocante en public. Un tiers des sondés pensent le viol comme un « malentendu ».

Par Chloé Martin  Publié hier à 18h41, mis à jour hier à 20h51

Temps deLecture 2 min.

« Rien n’a vraiment changé ». Le constat est amer pour Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie. Celle-ci a publié mercredi 19 juin les résultats d’une deuxième enquête réalisée par l’institut Ipsos, « Les Français.e.s et les représentations sur le viol et les violences sexuelles », quatre ans après la première en 2015.

Un an et demi après le mouvement #MeToo, 83 % des Français pensent que ce mouvement a eu un effet positif sur la libération de la parole des femmes. Mais il ne s’agit que d’un trompe-l’œil. « Cela n’arrive pas à contrecarrer les stéréotypes et les mythes sur le viol et les violences sexuelles qui sont particulièrement ancrés », explique Muriel Salmona. « Quand il y a des avancées, il y a toujours un effet boomerang. »

Les résultats de l’étude le confirment : les stéréotypes sexistes ont la vie dure. En effet, même s’ils sont un peu moins nombreux qu’en 2015, plus d’un Français sur deux – 57 % contre 63 % – considère qu’il est plus difficile pour un homme de maîtriser ses désirs sexuels que pour une femme. Tandis que les femmes auraient davantage besoin d’être amoureuses pour envisager un rapport sexuel (pour 64 % des sondés).

Victimes culpabilisées et parole décridibilisée

Mais c’est surtout dans le domaine de la représentation et la qualification du viol que les mythes sont les plus persistants. Pour un Français sur six, les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées et elles penseraient « oui » quand elles disent « non » à une relation sexuelle. La moitié des personnes interrogées estiment que forcer quelqu’un à faire une fellation n’est pas un viol, mais une agression sexuelle. « Ces réalités ne sont pas suffisamment nommées pour ce qu’elles sont », commente Muriel Salmona.

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Les victimes de viol sont davantage culpabilisées qu’il y a quatre ans, et leur parole décrédibilisée. Un tiers des Français (32 %, contre 29 % en 2015) pensent le viol comme un « malentendu ». La responsabilité du violeur est également atténuée pour 42 % des sondés si la victime a eu une attitude provocante en public (contre 40 % en 2015), tandis qu’ils sont 30 % à considérer qu’un viol résulte d’une prise de risque de la victime. Autrement dit, le viol pourrait être évité si les femmes prenaient toutes les précautions possibles : ne pas aller seule chez un inconnu, ne pas porter de tenue trop sexy, etc.

Culture du viol

Ces idées reçues constituent ce qu’on appelle la culture du viol. « Il y a des stratégies d’atténuation de la réalité, relève Mme Rey-Robert. En France, on fait beaucoup appel à la figure du libertin, du gentleman avec une sexualité rude. Les rapports amoureux fondés sur une forme de violence feraient partie du patrimoine national. »

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Si les Français connaissent majoritairement les conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles, ils surestiment en revanche le nombre de plaintes et de condamnations pour viols. 90 % d’entre eux pensent que les sanctions pénales ont augmenté depuis dix ans alors qu’elles ont diminué de 40 % dans le même temps. « Ce que l’on regarde et lit a une influence sur nos représentations. Dans une série comme New York unité spéciale, les violeurs sont systématiquement trouvés, arrêtés et condamnés », analyse Valérie Rey-Robert. Dans les faits, seuls 10 % des viols font l’objet d’une plainte et 1 % sont jugés en cour d’assises.

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CAN 2019

Six choses à savoir sur la CAN 2019

La trente-deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) débute vendredi à 20 heures, en Egypte. La course à la succession du Cameroun est lancée.

Par   Publié aujourd’hui à 17h00, mis à jour à 19h37

Temps deLecture 3 min.

Mohamed Salah, atout majeur des Pharaons d’Egypte, équipe favorite de cette CAN 2019.
Mohamed Salah, atout majeur des Pharaons d’Egypte, équipe favorite de cette CAN 2019. AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS

Quel que soit le nom du vainqueur, l’histoire de cette CAN 2019, dont on connaîtra l’épilogue le 19 juillet au Caire, aura été animée. En juillet 2017, la Confédération africaine de football (CAF), présidée par le Malgache Ahmad Ahmad, décidait de la faire jouer pour la première fois en été, et de passer de seize à vingt-quatre le nombre d’équipes en phase finale. Le 30 novembre 2018, le comité exécutif de l’instance, réuni à Accra (Ghana), a finalement décidé de retirer l’organisation de la compétition au Cameroun, le pays accusant, selon l’instance, trop de retard dans l’avancée des travaux pour être prêt à accueillir l’événement.

  • L’Egypte, un second choix

Cette décision a provoqué un glissement du calendrier. Le Cameroun organisera la CAN 2021, la Côte d’Ivoire celle de 2023 et la Guinée l’édition 2025. L’Egypte, qui a été préférée à l’Afrique du Sud pour suppléer le Cameroun, va donc accueillir pour la cinquième fois la compétition la plus prestigieuse d’Afrique, après 1959, 1974, 1986 et 2006, dans quatre villes (Le Caire, Suez, Alexandrie, Ismaïlia) et six stades, dont trois dans la capitale.

  • Des températures extrêmes

Le choix de l’Egypte n’a pas manqué d’interpeller bon nombre d’observateurs, et pas seulement pour des raisons climatiques, puisque les températures, en juin et juillet, sont très élevées dans cette partie du continent. La question sécuritaire se pose également, le pays étant régulièrement la cible d’attaques terroristes. La dernière a frappé un bus de touristes égyptiens et sud-africains le 19 mai, près des pyramides de Gizeh, faisant dix-sept blessés.

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  • Un format tout nouveau

L’élargissement de la phase finale à vingt-quatre équipes, une évolution également appliquée en Europe depuis 2016 et en Asie en 2019, a favorisé l’apparition ou le retour de certaines sélections. Le Burundi, la Mauritanie et Madagascar sont trois « petits poucets » à ce niveau, alors que la Tanzanie, le Kenya et la Namibie, absents respectivement depuis 1980, 2004 et 2008, reviennent sur le devant de la scène. Mais ce n’est sans doute pas parmi cette liste rafraîchissante de novices ou de revenants qu’il faut chercher le nom du futur vainqueur.

  • Une équipe égyptienne favorite

Hormis le Burkina Faso, finaliste en 2013 et troisième en 2017, le Gabon, le Congo, la Zambie et le Togo, habitués à l’événement, aucune sélection de marque ne manque à l’appel. A l’heure des pronostics, les Pharaons égyptiens, détenteurs du record de titres obtenus sur la scène continentale (sept), sont les grandissimes favoris. Outre l’avantage de jouer devant son bouillant public, l’Egypte, désormais entraînée par le Mexicain Javier Aguirre, au jeu plus ambitieux que celui de son prédécesseur argentin Hector Cuper, dispose d’un atout majeur avec Mohamed Salah, bien entouré par des coéquipiers talentueux et combatifs.

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  • Le Sénégal challenger

La tentation de faire du Sénégal l’adversaire numéro 1 du pays organisateur est grande, et répond à une certaine logique. Les Lions de la Teranga s’appuient sur une stabilité technique rare en Afrique, puisque le sélectionneur Aliou Cissé est en place depuis mars 2015. Sur le papier, les Sénégalais peuvent revendiquer un effectif de grande qualité. Il y a bien sûr Sadio Mané, coéquipier de Mohamed Salah à Liverpool, et auteur d’une belle saison. Mais Aliou Cissé dispose d’un effectif complet dans toutes les lignes, où brillent le défenseur Kalidou Koulibaly (Naples), le milieu Idrissa Gueye (Everton) et les attaquants du Stade rennais Ismaïla Sarr et Mbaye Niang.

  • Et la rage de gagner des autres

Le Maroc de Mehdi Benatia et Hakim Ziyech peut également être hissé au rang des favoris d’une compétition que son sélectionneur, le Français Hervé Renard, a remportée deux fois, avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire trois ans plus tard. Mais l’équipe est minée par des conflits internes. Les Eléphants ivoiriens et les Super Eagles nigérians peuvent aussi prétendre au titre. Derrière cette hiérarchie que beaucoup d’équipes rêvent de bousculer, apparaissent pêle-mêle la Tunisie, le Ghana, l’Algérie et le Cameroun, tenant du titre. Et comme (presque) toujours, dans une compétition de ce niveau, une équipe que personne n’attendait viendra se hisser, peut-être, en quarts de finale. Et pourquoi la surprise ne viendrait-elle pas de la Mauritanie, que Le Monde Afrique va suivre au quotidien, ou de l’Ouganda ?

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Ministères régaliens, un terrain d’entente finalement trouvé sur la clé de répartition des postes

 Internet

Kinshasa - Tout a fini par marcher comme sur des roulettes mercredi 19 juin à l’Hôtel du Fleuve. Sans pour autant continuer indéfiniment à attendre des éventuelles médiations, le duopole politique au pouvoir FCC-CACH a privilégié la voie du compromis en matière de la répartition des ministères régaliens. Et par-dessus tout, l’Accord est venu couper court aux élucubrations de mauvais augure.

La coalition FCC-CACH, au pouvoir depuis janvier 2019, aurait finalement trouvé un terrain d’entente sur la clé de répartition des postes ministériels. Les négociations et autres retraites entreprises par les deux familles politiques n’ont plus essuyé que des échecs cuisants, selon certaines prédictions.

Le terrain politique ne va plus trembler, si l’on en croit les esprits lucides, qui estiment qu’avec dans la barque l’ensemble des citoyens, sans l’effet d’un probable raté de la formation du Gouvernement, les carottes sont bien cuites. Tant, les négociateurs ont réussi à se tirer de cette question qui prêtait à l’incertitude. Et, rarement la classe politique congolaise aurait été autant à l’unisson : les négociations ont abouti à un compromis, pour faire échec à des irrésistibles détracteurs.

Des sources en provenance de l’hôtel du Fleuve, où les négociateurs des deux camps se sont retrouvés encore mercredi 19 juin 2019 pour parfaire leur compromis politique, renseignent que les derniers points du désaccord ont été vidés. Un consensus se serait alors dégagé autour du partage des ministères régaliens qui constituait, jusqu’il y a quelques jours, le goulot d’étranglement des travaux.

Les deux plateformes sont parvenues à s’accorder sur la répartition des ministères régaliens autant qu’il en été question de la nomenclature du gouvernement. Les ministères de souveraineté ayant fait l’objet de cette concession concernent, pour rappel, la Justice, Défense et les Affaires étrangères seraient accordés au Cach tandis que l’Intérieur serait resté au compte du FCC.

Pour le moment, les négociations se trouvent à l'étape de l'harmonisation des noms qui doivent occuper les différents ministères. Les délégués des deux composantes politiques se sont penchés sur les travaux portant sur l’harmonisation des noms des animateurs des ministères du Gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Il apert de savoir, des sources concordantes, que cette étape passée, la répartition des postes ministériels devrait normalement se négocier sans anicroche. On n’en serait plus à la clé de répartition qui accordait 80% des postes ministériels au FCC, ne laissant au CACH que 20%.

La grille de répartition a servi de base de discussion au Kongo central qui avait abrité les premières assises. Elle aurait été ramenée à des proportions normales sans trop minimiser l’équilibre des forces.

De ce qui précède, la fumée pourra être blanche dans les prochaines heures, à défaut d’un élément perturbateur. Il sied par ailleurs de rappeler que les négociateurs délégués respectivement du FCC et du CACH ont abattu ce travail dont le résultat, mieux, la dernière mouture, sera remise au bureau du Chef de l’Etat pour nomination.

Sur place à l’hôtel du Fleuve, Néhémie Mwilanya, Aubin Minaku, Jaynet Kabila et Tambwe Mwamba ont représenté le FCC dans les négociations tandis-que le CACH par Kitenge Yezu, François Mwamba, Jean-Marc Kabund et Baudouin Mayo.

Raymond Okeseleke/MMC/LFP via www.lefrancophoneplus.com

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi meurt après un malaise au tribunal

Celui qui est devenu en 2012, le premier président librement élu de l’histoire de l’Egypte était en prison depuis six ans.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd’hui à 18h19, mis à jour à 20h39

Temps deLecture 3 min.

Mohamed Morsi en 2015.
Mohamed Morsi en 2015. Amr Dalsh / REUTERS

L’ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d’un malaise pendant une comparution au tribunal, rapporte, lundi 17 juin, la télévision d’Etat. Selon des sources sécuritaire et judiciaire, M. Morsi, en détention depuis 2013, a parlé devant le tribunal avant de s’effondrer. Il a été emmené à l’hôpital, où il est mort, à l’âge de 67 ans. Selon le parquet, l’autopsie n’a rien révélé d’anormal.

Issu du mouvement islamiste des Frères musulmans, Mohamed Morsi était devenu, en 2012, le premier président civil librement élu de l’histoire de l’Egypte, un an après la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Procès de masse

Un an plus tard, il avait lui-même été renversé par l’ex-chef de l’armée, Abdel Fattah Al-Sissi, devenu président et qui dirige aujourd’hui le pays d’une main de fer. A la suite de la destitution de Mohamed Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés. Des centaines de ses partisans ont été condamnés à mort dans des procès de masse parfois expédiés en quelques minutes.

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Mohamed Morsi purgeait plusieurs peines de prison, dont une de vingt ans pour avoir ordonné le meurtre de manifestants en 2012 et une pour espionnage au profit du Qatar, avec lequel il aurait partagé des documents confidentiels.

Selon des sources proches des services de sécurité, les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte, notamment dans la province de Charkiya, région natale de Mohamed Morsi, dans le delta du Nil, où il doit être inhumé. D’après son avocat Abdel-Menem Abdel-Maksoud, il n’était pas en bonne santé : « Nous avons fait plusieurs demandes de traitement. Certaines ont été acceptées mais pas d’autres. »

Le chef d’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, qui était l’un des principaux soutiens de M. Morsi, a rendu hommage lundi à celui qu’il considère comme un « martyr » : « Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde », a-t-il déclaré. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a quant à lui exprimé « sa profonde tristesse ».

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Considéré comme une marionnette

Mohamed Morsi en 2014.
Mohamed Morsi en 2014. Tarek el-Gabbas / AP

Issu d’une famille d’agriculteurs, Mohamed Morsi s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011 déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères s’étaient ralliés, par opportunisme, selon leurs détracteurs. Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat Al-Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime de Hosni Moubarak.

Les manières simples et l’air affable de M. Morsi, marié et père de cinq enfants, avaient contribué à un certain état de grâce durant ses premiers mois de présidence. Puis il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères, en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux.

Dans un pays sous la férule de l’armée depuis des décennies, les pro-Morsi soulignent qu’il a tenté d’évincer les militaires des principaux rouages de l’Etat, ce qui a causé sa perte. Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, des millions d’Egyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer son départ.

Ses détracteurs retiennent ses discours interminables souvent inintelligibles et ses maladresses et gaffes protocolaires lors des rencontres avec des chefs d’Etat. Depuis sa destitution par l’armée, Mohammed Morsi a été condamné à un total de quarante-cinq ans de prison dans deux affaires – incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar.

« Ils ont assassiné l’Etat de droit » : en RDC, les illusions perdues de Martin Fayulu

Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 tente de continuer à exister au sein d’une coalition de l’opposition qui se fissure.

Par   Publié le 13 juin 2019 à 18h00, mis à jour à 10h02

Temps deLecture 8 min.

Martin Fayulu, candidat à la présidentielle congolaise du 30 décembre 2018, deux jours avant le scrutin à Kinshasa.
Martin Fayulu, candidat à la présidentielle congolaise du 30 décembre 2018, deux jours avant le scrutin à Kinshasa. Baz Ratner/REUTERS

En face du luxueux hôtel Pullman où se retrouvent politiciens et hommes d’affaires nantis, il y a une grande villa couchée bordant une piscine proprette. Pas vraiment l’allure d’un quartier général de dangereux séditieux. Mais, à Kinshasa, tout le monde sait que c’est dans ce petit hôtel, Faden House, que la désillusion démocratique provoquée par les résultats à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 se ressasse. Le maître des lieux, Martin Fayulu, 62 ans, se présente toujours comme le « président élu », en mission pour le « peuple qui a décidé et qui doit être honoré ».

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Cet ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine ExxonMobilavait drainé des foules durant la campagne, malgré quelques entraves à ses déplacements, et incarné l’espoir pour le changement démocratique. Il s’estime lâché, trahi, sacrifié, comme un politicien peut-être trop pur, sans doute un peu naïf, qui feint de découvrir le cynisme de la realpolitik. Il feuillette souvent son dictionnaire pour relire la définition du mot « pragmatisme ». Et la Bible qu’il ne quitte jamais, se remémorant souvent ce verset de l’apôtre Pierre qu’il tient à réciter : « Selon que chacun de vous a reçu un don, employez-le au service les uns des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. » Il referme le Livre et d’un ton quasi messianique précise : « Je ne suis pas déçu mais outré tant je trouve cette classe politique sale et inhumaine, sans moral ni éthique. » Il n’a pas pardonné.

« Ils ont assassiné l’Etat de droit »

Au centre missionnaire Philadelphie, une église évangélique prisée à Kinshasa qu’il fréquente, Martin Fayulu peut croiser d’autres fidèles, responsables de ses malheurs. Comme Corneille Nangaa, président de la Commission électorale (CENI), visé par des sanctions américaines pour avoir « sapé » le processus démocratique et pour corruption, et Félix Tshisekedi, l’ami et allié d’autrefois devenu son rival au sein de l’opposition au président Joseph Kabila. Le premier a proclamé la victoire contestée du second à l’élection présidentielle.

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Dans la salle de bain de son bureau, au premier étage de Faden House, Martin Fayulu a rempli sa baignoire de procès-verbaux de centaines de bureaux de vote. Il en tire un au hasard et lit : « Province du Sankuru, Bambole, Fayulu, 126 votes, Tshisekedi, 1 vote ». Puis un autre et un autre. De sa voix monocorde, il refait à sa manière le décompte, réécrit l’Histoire. Au lendemain de l’annonce des résultats, le président kényan, Uhuru Kenyatta, avait dépêché son envoyé spécial, Martin Kimani, pour le convaincre d’accepter les résultats. En vain. « Il avait une idée de créer un poste de vice-président, or ce n’est pas dans notre Constitution. Et puis, il œuvrait pour Félix Tshisekedi », raconte Fayulu.

Il admet du bout des lèvres qu’il a rejoint le « club des déchus », comme il dit. Il y côtoie le Gabonais Jean Ping qui se prétend encore, lui aussi, « président élu » face à Ali Bongo, près de trois ans après le scrutin d’août 2016. Au Congo-Brazzaville, de l’autre côté du fleuve qu’il traversait discrètement en décembre 2018 pour consulter le président Denis Sassou-Nguesso dont il est proche, le leader de l’opposition croupit en prison. Martin Fayulu savoure sa liberté mais se cherche une destinée.

Martin Fayulu et son épouse dans la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa la veille du scrutin présientiel du 30 décembre 2018.
Martin Fayulu et son épouse dans la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa la veille du scrutin présientiel du 30 décembre 2018. MARCO LONGARI/AFP

Il en veut à la terre entière et ne peut s’empêcher de fulminer contre ces diplomates si volubiles pour parler de démocratie et exiger des élections libres et transparentes. Martin Fayulu les a crus, n’a pas douté de leur sincérité, a pensé qu’ils étaient disposés à le défendre. Ils ont fini par « prendre note » des résultats, puis par « saluer un transfert de pouvoir pacifique ». Il en veut à la France, traite son chef de la diplomatie de « guignol », fulmine contre l’ambassadeur américain « devenu directeur marketing de Félix Tshisekedi », se dit dégoûté de l’Union africaine où les dirigeants ne daignent plus vraiment le recevoir.

Malgré tout, il continue de démarcher les chancelleries occidentales et africaines. Sa stratégie évolue peu à peu. Il ne se contente plus de réclamer l’improbable réorganisation des élections, de raviver la menace d’un soulèvement populaire, comme il l’a fait publiquement. Aux diplomates, il parle désormais aussi d’une autre « mission » : assainir le cadre électoral en proposant la création d’un « haut conseil national des réformes institutionnelles ». Et ce, en vue des prochaines élections, en 2023. Tiendra-t-il jusque-là en réussissant à endiguer le déclin de son influence sur le paysage politique, à commencer par son propre camp ?

« Soldat du peuple »

Martin Fayulu se trouve de plus en plus esseulé, marginalisé. Au sein de la coalition Lamuka, dont il était le visage, le symbole, lui, le « soldat du peuple », les tensions s’accumulent. Moïse Katumbi, de retour en RDC après trois ans d’exil, coordinateur de cette plateforme de l’opposition, prend ses distances avec cet allié jugé radical, privilégiant une posture d’« opposition républicaine ». De son fief de Lubumbashi, capitale de la province minière du Haut-Katanga, cet ancien proche de Joseph Kabila semble courtiser le président Tshisekedi qui, tout en ayant facilité son retour, continue de s’en méfier.

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Selon un récent sondage réalisé par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo de la New York University, le riche homme d’affaires adepte des circuits financiers offshore, reconverti en politique, serait la personnalité la plus populaire du pays, damant le pion à Martin Fayulu sur qui il avait misé et investi lors de la campagne. « On sait que certains ne sont pas clairs dans Lamuka. Après les élections, il y en a pour qui le combat est devenu trop dur à mener, constate Martin Fayulu, amer. Katumbi sait exactement ce qu’il fait. Il n’a pas la même conviction ni les mêmes principes que moi. J’ai toujours été écœuré par ceux qui font de la politique pour l’argent. »

Une fois encore, la coalition d’opposants se fissure. Son petit parti ne compte d’élus qu’à Kinshasa. Martin Fayulu lui-même a renoncé à siéger à l’Assemblée nationale et l’élection de 23 députés de l’opposition vient d’être invalidée par la Cour constitutionnelle, au profit de membres de la coalition de Kabila. M. Fayulu privilégie désormais l’autre poids-lourd de la Lamuka, Jean-Pierre Bemba, ancien chef de guerre, ancien vice-président la RDC (2003-2006) et candidat malheureux à la présidentielle de 2006, dont le retour à Kinshasa est prévu le 23 juin. Martin Fayulu a indiqué qu’il l’attendra à l’aéroport. Ce rapprochement présage-t-il d’une scission entre l’ouest et l’est au sein de Lamuka ? En attendant, il dérape, se perd en déclarations farfelues ou mal formulées comme lorsqu’il assure sans ambages que « Jean-Pierre Bemba a passé dix ans en prison pour la libération du Congo ». Sauf qu’il a été acquitté en juin 2018 par la Cour pénale internationale de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » pour des faits commis par ses miliciens en Centrafrique.

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Un peu déboussolé, Martin Fayulu se cherche, s’efforçant de rester sur le devant de la scène, de ne pas disparaître. D’autant qu’il ne dérange plus vraiment politiquement, même s’il continue d’incarner un combat pour la démocratie. Le président Félix Tshisekedi, son ancien allié et son « frère » dont il conteste l’élection, est, pour le moment, plutôt populaire. Il peine néanmoins à s’affirmer comme le réel chef de l’Etat et à contenir l’influence de son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la coalition détient la majorité absolue au Parlement et dans les assemblées provinciales.

Osmose artificielle

Cette première semaine de juin, les tractations pour la constitution du gouvernement ont tourné court. Joseph Kabila et ses stratèges restent inflexibles, exigeant de choisir près de 80 % de sa composition. Félix Tshisekedi veut ramener ce ratio à 50 %, comme lui ont clairement conseillé ses homologues rwandais, Paul Kagame, et angolais, Joao Lourenço, à qui il s’en est ouvert. « Kagame et Lourenço lui ont dit qu’il fallait désormais s’affirmer comme le vrai président », confie une source proche de la présidence. Au risque de provoquer une crise politique au sommet de l’Etat. La session parlementaire censée investir ce nouveau gouvernement s’est terminé le 15 juin. Le plus grand pays d’Afrique francophone reste pour l’instant paralysé par une présidence à deux têtes. Ces derniers mois, des heurts entre les partisans de Kabila et ceux de Tshisekedi ont éclaté, augurant la fin prématurée d’une osmose artificielle, d’un partage inique du pouvoir.

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Martin Fayulu s’en réjouit autant qu’il le déplore. « Félix Tshisekedi a abandonné son programme et renforcé l’influence de Joseph Kabila qui va jouer son jeu d’élasticité du temps dans lequel il excelle, prédit-il. Moi, je ne dis plus que j’ai gagné mais qu’il faut changer le système et que Tshisekedi est une marionnette de Kabila. » Et d’égrener, une fois encore, les noms de ceux qui l’ont trahi. A la colère se mêle la tristesse. Martin Fayulu a été empêché de se recueillir sur le cercueil de son mentor, Etienne Tshisekedi, le légendaire opposant à Mobutu Sese Seko, à Laurent Désiré Kabila, à Joseph Kabila et père de l’actuel président.

Partisans de Martin Fayulu pendant la campagne électorale congolaise, en décembre 2018.
Partisans de Martin Fayulu pendant la campagne électorale congolaise, en décembre 2018. MARCO LONGARI/AFP

Sa dépouille a été rapatriée le 30 mai, plus de deux ans après sa mort à Bruxelles, à l’âge de 84 ans. Le « héros national » a eu droit à des funérailles de trois jours durant lesquels Martin Fayulu s’est démené pour se faire accepter. Les vivants l’ont déclaré « indésirable », selon lui, tenu à l’écart de ce moment historique. « Bien sûr que j’en souffre. Etienne Tshisekedi était un ami rencontré en 1990 lors de la Conférence nationale souveraine, un homme de conviction qui n’était pas dans la compromission. Comme moi », dit-il. A sa manière, il s’inscrit dans son sillage, en s’opposant à son fils, allié de circonstance de Joseph Kabila, le dernier adversaire combattu par « Ya Tshitshi ». Son téléphone portable se met à sonner et crache son hymne de campagne : « Martin Fayuuulu, notre préééésident ».

ACP : « Convocation d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale »

Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.(Photo d'archives)

Revue de presse du lundi 17 juin 2019

La clôture de la session parlementaire du mois de mars a coïncidé avec l’annonce d'une éventuelle convocation de session extraordinaire. Ce sujet est commenté par la presse ce lundi.

La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a annoncé la convocation prochaine d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale dès la mise en place du gouvernement, rapporte l’Agence congolaise de presse(ACP).

Cette annonce a été faite samedi, au palais du Peuple à la clôture de la session de mars 2019, rapporte l’ACP.

Au-delà de l’investiture du gouvernement qui qui se fait toujours attendre, Le Phare note le vœu de la présidente de la chambre basse du parlement de voir ledit gouvernement être mis en place d’ici le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo.

7sur7.cd rappelle que les discussions sur la formation du gouvernement se poursuivent encore entre le Front Commun pour le Congo et Cap pour le Changement en vue de la formation du gouvernement.

 La Prospérité indique, en dehors de l’examen et l’approbation du programme du gouvernement suivi de son investiture, la session extraordinaire pourra, certainement examiner le rapport annuel de la CENI, sans oublier la validation des pouvoirs de nouveaux députés qui viennent d’être proclamés élus par la Haute Cour.

La clôture de la session de mars intervient aussi avec cette communication du député Charles Nawej qui demande pardon à la suite des propos qualifiés d’outrage au chef de l’Etat qu’il avait tenus lors d’une récente plénière de l’Assemblée.

Selon 7SUR7.CD, le député national Charles Nawej du Front Commun pour le Congo, "FCC", accusé d'outrage au chef de l'État, regrette ses propos et demande pardon au président de la République et à la Nation toute entière.

"Je regrette sincèrement être à l'origine de cette entame dans notre cohésion nationale, et réitère la demande de pardon de notre Nation", a écrit Charles Nawej dont les propos ont été rapportés par le media.

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Les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Canada et la Suisse déplorent « l’aggravation des tensions politiques » en RDC

Audience publique à la Cour constitutionnelle de la RDC à Kinshasa, le 15/01/2019 lors des contentieux électoraux de l’élection présidentielle tenue le 30 décembre 2018. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Les chefs des missions des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse et du Canada en poste en RDC déplorent « l’aggravation des tensions politiques » en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié vendredi 14 juin, ces pays indiquent que ces tensions sont suscitées par les décisions de la Cour constitutionnelle qui a invalidé plus de 30 parlementaires, la plupart d’entre eux étant des membres de l’opposition ».

Les ambassadeurs de ces 4 pays notent que « Les récentes décisions de la Cour Constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi nuisent à un climat politique apaisé et mettent à risque l’opportunité après les élections présidentielle et législatives de donner place au changement pour lequel la population congolaise a voté ».

Ils regrettent ce climat d’incertitude et rappellent leur engagement pour l’Etat de droit.

Non à l’instrumentalisation des jeunes

Pour sa part, l’Espace inter plateforme des jeunes (EIPJ)/RDC fustige le comportement des juges de la Cour constitutionnelle qui rendent les arrêts des contentieux électoraux hors délai. Dans une déclaration faite jeudi 13 juin à Kinshasa, cette plateforme regroupant plus de 70 associations de jeunes estime que cette situation serait la cause de ces troubles.

L’EIPJ/RDC condamne aussi toutes les violences observées ces derniers temps à travers le pays, et dénonce l’instrumentalisation abusive de jeunes en les divisant pour des intérêts égoïstes des politiciens.

« L’EIPJ/RDC interpelle la jeunesse congolaise qui est divisée et utilisée abusivement pour des intérêts égoïstes. Le pays va mal, il est grand qu’on ne parle plus de la jeunesse du FCC, jeunesse du CASH, jeunesse de LAMUKA, mais plutôt jeunesse congolaise tout court. Où allons-nous chers jeunes ? Jusqu’à quand serons-nous manipulés par ceux-là qui brillent par l’égoïsme ? Devons-nous continuer à protéger les intérêts des individus au détriment de ceux de notre nation ? Le pays est en danger », a averti Don Okoma Onyumbe, secrétaire exécutif de l’EIPJ/RDC.

Cette plateforme met en garde tous ceux qui, de près ou de loin veulent rendre ce pays ingouvernable pour leurs intérêts et faciliter sa balkanisation.

L’EIPJ-RDC condamne également toutes les tueries perpétrées dans l’Est de notre pays et rappelle au Président de la République sa promesse faite, lors de la campagne électorale d’y placer son quartier général dans cette partie du pays, jusqu’au retour de la paix et la sécurité.

EIPJ entend organiser dans les jours avenirs des manifestations de grandes envergures sur toute l’étendue de la RDC pour sauvegarder l’unité de la jeunesse congolaise « dénominateur commun » du pays.

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En Afrique, l'homosexualité encore largement punie

Trésor Ntore, coauteur de la minisérie "Coming out en France et en Afrique"

Trésor Ntore, coauteur de la minisérie "Coming out en France et en Afrique"
© TV5MONDE

L'homosexualité est aujourd'hui légale dans quinze pays africains. Ailleurs, les peines vont de l'emprisonnement à la peine de mort. La minisérie "Coming out en France et en Afrique", réalisée par Les Hauts-Parleurs, et diffusée sur le site Internet de TV5MONDE, souhaite accompagner les jeunes homosexuels, filles et garçons, et lever le tabou sur le sujet.

Être homosexuel en Zambie ne garantit pas les mêmes droits qu'en RDC. Deux pays frontaliers, avec des droits différents en faveur des LGBT. En RDC, aucune loi ne pénalise l'homosexualité, à la différence de la Zambie.

L'homosexualité en Afrique, entre ouverture et répression

L'homosexualité n'est pas pénalisée dans une partie de la zone francophone de l'Afrique, à savoir en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso, au Bénin, au Mali, en Guinée équatoriale, au Gabon, en Centrafrique, en RDC et en République du Congo.
Sur le continentseule l'Afrique du Sud a autorisé le mariage entre personnes de même sexe, en 2006.

Dans les pays où l'homosexualité n'est pas légale, seuls les hommes sont concernés, comme au Ghana, en Namibie, en Sierra Leone, au Zimbabwe et au Swaziland.

L'homosexualité en Afrique en 2019

L'homosexualité en Afrique en 2019
© TV5MONDE

D'autres condamnent sévèrement les relations entre personnes de même sexe, notamment les pays du Nord du continent (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte). Au Maroc par exemple, les homosexuels encourent jusqu'à trois ans de prison.
Au Kenya, la Cour suprême a rejeté la demande de décriminaliser l’homosexualité le 24 mai 2019.

Au Kenya, la justice refuse de légaliser l’homosexualité :

©TV5Monde

Certains États exposent les homosexuels à de lourdes peines d'emprisonnement, allant de 20 à 30 ans voire même à vie, comme la Tanzanie ou l'Ouganda.

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Ouganda : homosexuels, les "demi-morts"

Dans de rares cas, les homosexuels sont condamnés à morts. C'est le cas en Somalie ou encore au Soudan.

"Coming out en France et en Afrique", une minisérie pour lever le tabou

Lever le tabou sur ce sujet, c'est ce qu'essaie de faire cette minisérie qui s'articule autour de six épisodes d'environ sept minutes. L'objectif principal étant d'accompagner les jeunes homosexuels, filles et garçons, lors de la révélation de leur homosexualité à leur entourage (coming out). Cette minisérie documentaire est diffusée sur les réseaux sociaux, sur le site de TV5MONDE et sur la plateforme France TV Slash, depuis le 27 mai et le sera jusqu'en 2022.

Trésor Ntore, 20 ans, est le coauteur de la série avec Hélène Seingier. Franco-Burundais, Trésor a grandi au Burundi, au Burkina Faso et en RDC, avant de partir en France, à Rennes, pour ses études.
En RDC, il était militant LGBT, après avoir fait son coming out à 13 ans. L'humoriste Shirley Souagnon, l'autre figure clé de la série, accompagne Trésor. Lesbienne affirmée, sa notoriété permet de "donner un peu plus de voix à la série afin que davantage de personnes se sentent représentées", précise Trésor.

L'hostilité à l'égard de l'homosexualité n'a pas toujours été la norme en Afrique. Elle est une réalité héritée en majeure partie de la colonisation, comme l'explique Trésor Ntore : "On a souvent tendance à dire que l'homosexualité a été amenée par les Occidentaux, alors que c'est l'homophobie qui a été amenée par le christianisme, imposé au temps de la colonisation".

Shirley Souagnon explique même qu'avant cette période, l'homosexualité existait déjà, et prend l'exemple de son père "qui s'est rendu compte que son homophobie était liée à des angoisses liées à l'extérieur, et pas à sa propre personnalité". Elle précise : "Mon père savait qu'avant la colonisation et l'esclavage, existaient des peuples noirs, non-genrés et de différentes orientations sexuelles. J'ai la chance d'avoir un père instruit qui fait qu'au-delà du fait qu'il ait la foi, dans l'islam, il n'oublie pas d'où il vient, ni qui il est", dit-elle dans le troisième épisode de la série.

Les six épisodes se passent entre Paris, Rennes, Lille mais aussi Ouagadougou ou Bujumbura. Le documentaire est conçu sous forme de témoignages, où les jeunes personnes interrogées racontent leurs craintes, leurs émotions mais aussi leur libération à l'issue du coming out. "C'est quelque chose qui revient auprès des personnages : beaucoup de personnes se sentent légères après avoir fait leur coming out".

Toutefois, réaliser son coming out n'est pas si simple. "Le poids de la famille est très, très, très important", souligne Trésor Ntore. "Tout comme le poids de la société dans lequel nous évoluons. Si on sent que la société n'est pas assez ouverte, on doute justement de l'intérêt de le faire".

C'est pourquoi des associations oeuvrent en Afrique pour lutter contre l'homophobie, et faire évoluer le regard porté par une partie de la population sur les homosexuels, comme l'association Afrique Arc-en-Ciel (AAEC), présente au Togo, où l'homosexualité est passible de dix ans de prison.

Coupe du monde féminine 2019 : les Bleues, des footballeuses dans le vent

L’équipe de France a réussi son entrée dans le tournoi mondial, vendredi, au Parc des Princes, grâce à une victoire 4 à 0 face à la Corée du Sud.

Par   Publié aujourd’hui à 04h21, mis à jour à 09h22

Temps deLecture 4 min.

Eugenie Le Sommer ouvre le score lors du match d’ouverture de la Coupe du monde féminine contre la Corée du Sud, au Parc des Princes, le 7 juin.
Eugenie Le Sommer ouvre le score lors du match d’ouverture de la Coupe du monde féminine contre la Corée du Sud, au Parc des Princes, le 7 juin. FRANCOIS MORI / AP

Il a soufflé comme un vent de fraîcheur sur le Parc des Princes, aux allures parfois de tempête d’émotions et accompagnée de buts en rafale. Vendredi 7 juin, Miguel, dont les vents, mesurés dans la capitale à plus de 100 km/h, ont conduit les autorités à fermer la fan-zone du centre-ville, n’y est cette fois-ci pour rien. Les fautives portent un maillot bleu, des chaussettes rouges et ont débuté magistralement leur Coupe du monde par une belle victoire 4 à 0 face à une équipe de Corée du Sud impuissante, balayée par la double buteuse Wendie Renard et ses coéquipières.

Impériale et élue joueuse du match, la défenseuse de 1,87 m a marqué par deux fois de la tête suite à des corners (35e et 45e+2), tandis que deux autres joueuses de l’Olympique lyonnais, Eugénie Le Sommer (9e) et Amandine Henry (85e), avaient ouvert puis clôturé le score.

Wendie Renard félicitée par ses coéquipières.
Wendie Renard félicitée par ses coéquipières. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Comme dans un rêve, le scénario imaginé la veille en conférence de presse par la capitaine Henry s’est parfaitement réalisé : « Je me suis fait un petit film dans la tête : un stade plein, une belle performance, avec de belles émotions. » Et elle avait vu juste.

Record d’affluence

La communion avec le public, très différent de celui qui fréquente d’habitude le Parc ou les matchs des Bleus, a été parfaite. Une atmosphère bon enfant, seulement entachée d’un petit couac au niveau de la billetterie, qui a fait rater une bonne partie de la première période à une centaine de malchanceux. La faute, apparemment, à des problèmes de faux billets revendus plusieurs fois en ligne.

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Pas de quoi doucher l’enthousiasme des 45 261 spectateurs, record d’affluence pour une rencontre des Bleues en France. On notait la présence de beaucoup de groupes de jeunes enfants ou d’adolescents, à l’image de cette trentaine de collégiens et collégiennes, en section football, venus d’Athis-Mons (Essonne), mais aussi de nombreuses familles.

De quoi ravir même les plus expérimentées des joueuses françaises, à l’image de la milieu de terrain Elise Bussaglia. « C’est une belle victoire, avec quatre buts, une belle soirée. On avait hâte de débuter, a livré la Bleue aux 189 sélections. Ça a été dur de faire sortir les premières paroles pendant La Marseillaise. On avait les larmes aux yeux. C’était intense mais on voulait démarrer le match fort. »

Autre pilier de l’équipe de France, 33 ans comme Bussaglia, la meneuse de jeu Gaëtane Thiney est revenue sur la manière dont les footballeuses françaises avaient choisi de gérer leurs émotions. « On s’était donné le droit de vivre nos émotions à fond. Si on avait envie de crier, on criait… Si on avait envie de sourire, on souriait… Parce que personne ne peut les contrôler ou les maîtriser. Par contre, on voulait rentrer à fond dans le match et on l’a fait », a confié Thiney.

L’héroïne du soir, Wendie Renard, avouait, elle, une pensée pour son père, décédé lorsqu’elle n’avait que 8 ans : « Ce sont toujours des émotions fortes quand on marque des buts. J’ai pensé à mon papa, si vous voulez savoir. »

« De bon augure pour la suite »

A aucun moment, malgré ce tourbillon d’émotions et de sentiments, les joueuses tricolores n’ont paru tendues ou dépassées par l’enjeu. Pourtant, les Bleues avaient conscience de disputer plus qu’une simple rencontre de football.

Amandine Henry après avoir marqué à la 85e minute.
Amandine Henry après avoir marqué à la 85e minute. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Ce match d’ouverture pouvait déterminer la suite du parcours dans la première grande compétition féminine de football jamais organisée en France, la troisième Coupe du monde après celles des hommes en 1938 et en 1998.

Vingt et un ans après le sacre de Zinédine Zidane au Stade de France, la sélectionneuse Corinne Diacre, réputée pour sa rigueur, avait martelé le même message depuis des jours face à la presse : il ne fallait « pas jouer le match avant l’heure ». Ses protégées l’ont écouté et évité cet écueil.

Force tranquille, première femme à avoir entraîné un club professionnel masculin, l’ex-internationale sait y faire lorsqu’il s’agit de prévenir ses joueuses de tout excès d’euphorie : « Tout n’est pas parfait, on a pris quelques contres notamment en deuxième période. Il y a des petites choses à revoir mais dans l’ensemble on a fait un match sérieux, de bon augure pour la suite. Mais c’est juste une étape, il ne faut pas s’enflammer. On reste les pieds sur terre, il y a un long chemin à parcourir. »

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Après cette première victoire rassurante, dans un mimétisme parfait, toutes ont propagé la parole de l’exigeante entraîneuse. « On sait que l’on n’a rien gagné, hormis ce match 4-0 », a lâché Elise Bussaglia. « On va bosser sur ce que l’on doit améliorer, tout ce qui n’a pas marché dans le jeu. Ça a bien marché sur les côtés mais on peut jouer un peu plus dans l’axe. On doit varier plus notre jeu », a analysé Gaëtane Thiney, perfectionniste.

Les Françaises tenteront de mettre en application ces paroles dès le 12 juin. A Nice, elles affronteront la Norvège lors du deuxième match du groupe A. L’occasion de confirmer qu’elles ont bien le vent en poupe.

Notre sélection d’articles sur la Coupe du monde féminine

Trump, Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans commémorent l’anniversaire du Débarquement

French President Emmanuel Macron (R) shakes hands with a veteran as he returns to his seat during an event to commemorate the 75th anniversary of the D-Day landings, in Portsmouth, southern England, on June 5, 2019. - US President Donald Trump, Queen Elizabeth II and 300 veterans are to gather on the south coast of England on Wednesday for a poignant ceremony marking the 75th anniversary of D-Day. Other world leaders will join them in Portsmouth for Britain's national event to commemorate the Allied invasion of the Normandy beaches in France -- one of the turning points of World War II. (Photo by Mandel NGAN / AFP)
Emmanuel Macron sert la main d’un vétéran à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, mercredi 5 juin 2019. (MANDEL NGAN / AFP)

Portsmouth avait été le port de départ pour Sword Beach, la plage normande la plus à l’est des cinq choisies pour le Débarquement des Alliés en Normandie.

Par L'Obs avec AFP

Donald Trump, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans ont donné mercredi 5 juin à Portsmouth (sud de l’Angleterre) le coup d’envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944, étape clé de la libération de l’Europe du joug nazi.

Portsmouth (sud de l’Angleterre) avait été le port de départ pour Sword Beach, la plage normande la plus à l’est des cinq choisies pour le Débarquement des Alliés en Normandie (ouest de la France), plus grande opération de l’histoire de ce type en nombre de navires engagés.

Les célébrations, qui se poursuivront jeudi en France, ont commencé avec la projection sur un écran géant d’images du D-Day montrant ces soldats qui, le courage en bandoulière et au péril de leur vie, débarquèrent sur les plages de Normandie.

Une dizaine de vétérans sont ensuite montés sur scène, parfois appuyés sur une canne, avant d’être salués par une ovation debout du public et de représentants ou dirigeants de 16 pays.

Au côté de la reine et des présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron figuraient notamment les Premiers ministre britannique Theresa May, le Canadien Justin Trudeau et la chancelière allemande Angela Merkel.

« C’est quand même dur de mourir »

Donald Trump, qui concluait à cette occasion une visite d’Etat au Royaume-Uni entamée lundi, a lu une prière que son prédécesseur Franklin D. Roosevelt déclama à la radio au soir du 6 juin 1944 en soutien à ceux qui combattaient alors pour « libérer une humanité souffrante ».

Emmanuel Macron a lu pour sa part la poignante lettre d’adieu d’un jeune résistant, Henri Fertet, fusillé à l’âge de 16 ans.

Après 87 jours d’emprisonnement et de torture, il écrivit à ses parents : « Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. […] Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Adieu, la mort m’appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché. »« C’est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France. »

Après la lecture de la lettre, en français, le baryton britannique Willard White a entonné « le Chant des partisans ».

Dans la journée, les chefs d’Etat et de gouvernement devaient assister à l’embarquement de 300 vétérans britanniques qui rejoindront la France en bateau.

Pour commémorer cette journée historique, les 16 pays représentés à Portsmouth ont adopté une « Déclaration » pour « faire en sorte que les sacrifices du passé ne soient jamais vains et jamais oubliés ».

« Au cours des 75 dernières années, nos nations ont défendu la paix en Europe et dans le monde, la démocratie, la tolérance et l’Etat de droit », écrivent-ils.

« Nous réitérons aujourd’hui notre engagement envers ces valeurs communes parce qu’elles soutiennent la stabilité et la prospérité de nos nations et de nos peuples. Nous travaillerons ensemble en tant qu’alliés et amis pour défendre ces libertés chaque fois qu’elles seront menacées ».

Trump au golf

Jeudi matin, Emmanuel Macron retrouvera Theresa May et des vétérans britanniques pour la pose de la première pierre d’un mémorial britannique en Normandie. Ce sera le dernier grand rendez-vous officiel de Theresa May avant sa démission vendredi.

La Première ministre britannique a jeté l’éponge après avoir échoué à mettre en œuvre le Brexit, initialement prévu le 29 mars, et désormais repoussé au 31 octobre. Elle assurera la transition jusqu’à la désignation de son successeur par le Parti conservateur, d’ici à la fin juillet.

Mardi, Theresa May s’est entretenue avec Donald Trump, au deuxième jour de sa visite d’Etat au Royaume-Uni.

Le milliardaire américain a promis un accord commercial « extraordinaire » avec Londres pour l’après-Brexit, estimant que tout était « sur la table » dans la future négociation. Y compris le service de santé public britannique, le NHS, cher aux Britanniques, ce qui a suscité des réactions outrées au Royaume-Uni.

L’imprévisible dirigeant a semblé rétropédaler mercredi, soulignant sur ITV que le NHS était « quelque chose qu’(il) ne considérerai (t) pas comme faisant partie du commerce ».

A l’issue de la cérémonie à Portsmouth, Donald Trump doit se rendre en Irlande pour s’entretenir avec le Premier ministre Leo Varadkar. Il rejoindra ensuite son complexe hôtelier dédié au golf à Doonbeg, sur la côte ouest du pays. Des drapeaux américains étaient visibles aux alentours, ainsi qu’un important dispositif de sécurité.

Le président américain sera jeudi en France pour la suite des commémorations du Débarquement.

L'Obs

L'Obs avec AFP

Donald Trump est à Londres, défendant un Brexit dur et son « ami » Boris Johnson

Le président américain s’est une nouvelle fois affranchi des usages diplomatiques en s’immisçant dans la vie politique britannique avant son départ.

Par   Publié aujourd’hui à 06h25, mis à jour à 15h00

Temps deLecture 12 min.

POOL / REUTERS

A en croire Donald Trump, le Brexit serait une affaire classée depuis bien longtemps si Theresa May avait suivi ses conseils. « Je lui ai dit comment faire, mais elle ne m’a pas écouté », avait-il déclaré en juillet 2018, lors d’une première visite au Royaume-Uni au cours de laquelle il n’avait épargné aucune humiliation à la dirigeante britannique.

Lundi 3 juin, le président américain commencera au palais de Buckingham une visite d’Etat de trois jours avant de participer aux cérémonies commémorant le Débarquement allié en Normandie. Il n’a changé ni d’avis ni de méthode. Piétinant tous les usages diplomatiques, Donald Trump fait de nouveau irruption dans la vie politique britannique avec la même extrême finesse. Ouvertement, il fait cette fois la promotion du « no deal », la rupture radicale avec l’Union européenne (UE). Selon le président, Theresa May a négocié la sortie de l’UE en dépit du bon sens : les Européens « n’avaient rien à perdre » car elle leur a « laissé toutes les cartes » en main, a-t-il estimé dans un entretien au Sunday Times du dimanche 2 juin.

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Provocation

Toby Melville / AP

M. Johnson, qui a eu la nationalité américaine jusqu’à ce qu’il y renonce en 2017, est idéologiquement proche de M. Trump. Ultralibéral, il promet un redéploiement planétaire au Royaume-Uni et un « no deal » avec l’UE compensé par des accords de libre-échange, notamment avec les Etats-Unis. Un accord que Donald Trump lui promet « très rapidement » mais qui contrevient au maintien transitoire dans l’UE accepté par Theresa May.

Comme si sa bénédiction à M. Johnson ne suffisait pas, le président américain gratifie un futur premier ministre britannique de ses conseils pour une négociation que l’UE considère en réalité comme close. « Si [les Britanniques] n’obtiennent pas l’accord qu’ils souhaitent, [à leur place], je quitterais » la table des négociations, déclare-t-il encore au Sunday Times. En outre, alors que Theresa May s’est engagée à acquitter la somme correspondant aux engagements budgétaires pris par Londres à l’égard de l’UE, M. Trump poursuit : « Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars [45 milliards d’euros]. C’est un chiffre énorme. »

Ultime provocation, le visiteur estime que le gouvernement britannique a commis « une erreur » en n’associant pas aux négociations de Bruxelles Nigel Farage, leader du Parti du Brexit (extrême droite), vainqueur, au Royaume-Uni, des élections européennes et en tête des intentions de vote pour d’éventuelles législatives. « J’aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir », estime-t-il. « Il est très astucieux » et permettrait à Londres de « réussir » à Bruxelles. En réalité, M. Farage se présente comme le champion du « no deal », la sortie de l’UE sans accord considérée comme dévastatrice à court terme pour le pays, et M. Johnson lui emboîte le pas.

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Politiquement, la visite fracassante de M. Trump a lieu au pire moment de faiblesse des autorités britanniques. Theresa May, qui doit s’entretenir avec lui, mardi 4 juin, n’est plus véritablement aux commandes du pays puisqu’elle a promis de démissionner le 7 de la présidence du parti conservateur. Trois ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni est dans une impasse totale et son système politique se trouve menacé à la fois par la polarisation sur le Brexit, qui divise autant les tories que le Labour, et par la montée du parti de M. Farage.

Alors que l’influence du Royaume-Uni est liée à sa capacité à servir de passerelle entre l’Europe et les Etats-Unis, le Brexit et les choix diplomatiques de M. Trump, que Londres ne partage ni sur le climat, ni sur l’Iran, ni sur le Proche-Orient, l’isolent. Le successeur de Theresa May cèdera-t-il aux sirènes du président américain qui enjoint à Londres de couper les ponts avec l’UE pour renforcer ses liens avec les Etats-Unis en négociant un accord commercial ?

« En redevenant indépendante, la Grande-Bretagne peut encore élargir son influence sur le monde », a fait miroiter John Bolton, conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale. La visite à Londres sera l’occasion de pressions pour faire renoncer les Britanniques à leur décision de braver les Américains en autorisant la firme chinoise Huawei à participer au déploiement de la 5G. Dans le Sunday Times, M. Trump menace Londres de cesser le partage privilégié de renseignements sur la sécurité s’ils persistaient.

La reine en a vu d’autres

Les fastes que la monarchie britannique sait réserver aux chefs d’Etat seront déployés en l’honneur de M. Trump : déjeuner avec la reine et le prince Harry (mais sans son épouse, Meghan Markle, qui a autrefois qualifié le président américain de misogyne et a pris prétexte de sa maternité pour décliner) ; banquet royal avec la reine, le prince Charles et Camilla, William et Kate mais sans Jeremy Corbyn, le chef du Labour. Ce dernier boycotte le dîner et soutient les appels à manifester mardi contre le locataire de la Maison Blanche.

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Ligue des champions : Liverpool sacré face à Tottenham !

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Les « Reds » de Mohamed Salah et Sadio Mané ont étouffé Tottenham (2-0) lors d’une finale 100 % anglaise de la Ligue des champions, samedi soir, décrochant à Madrid leur sixième couronne continentale. (© EPA )

14 ans après son dernier sacre, Liverpool a de nouveau remporté la Ligue des champions, en battant (0-2) Tottenham, ce samedi, en finale, à Madrid.

Champion d’Europe pour la sixième fois de sa glorieuse histoire, le club anglais parachève ainsi une brillante saison, qui l’a vu échouer à la 2e place de la Premier League après un mano a mano historique avec Manchester City, finalement sacré. Le lot de consolation des Reds devrait suffire à balayer les mauvais souvenirs.

Emballant toute la saison, Liverpool n’a pas eu à forcer son talent, samedi soir, au Wanda Metropolitano de Madrid. Un coup du sort s’est chargé de lui faciliter la tâche d’entrée, lorsqu’après seulement 30 secondes de jeu, Mané a vu son ballon repoussé par la main de Sissoko dans la surface. L’arbitre de la rencontre, le Slovène M. Skomina, n’a pas hésité et a accordé un pénalty aux Reds, que Salah s’est chargé de transformer (1-0, 2e).

Devant au score, Liverpool n’avait plus à faire le jeu. Et dos au mur, Tottenham n’a jamais vraiment réussi à prendre la mesure de l’événement. Les Reds ont eu les plus grosses occasions en première période : Trent Alexander-Arnold a vu sa frappe croisée effleurer le montant droit d’Hugo Lloris (17’), avant que le champion du monde ne détourne un tir puissant d’Andrew Robertson (38’).

Origi, "super-sub"

Après la pause, le gardien des Spurs s’est à nouveau montré décisif devant le latéral gauche écossais (55’). Environ quinze minutes plus tard, il a vu une tentative de James Milner, entré en jeu, passer tout près de son poteau gauche.

Puis, après l’heure de jeu, Mauricio Pochettino s’est résolu à faire rentrer Lucas Moura, qui avait débuté sur le banc malgré son incroyable triplé de la demi-finale retour.Le Brésilien a redynamisé l’entrejeu de Tottenham et les opportunités se sont alors succédé. Durant un quart d’heure cependant Tottenham a réussi à imposer une domination territoriale aux Reds, mais sans jamais vraiment se montrer dangereux.

Pas franchement aidés par un Dele Alli particulièrement maladroit (73e, 78e) et un Kane trop peu incisif, l’avant-garde londonienne n’est jamais parvenue à se montrer à son avantage. De la 80’ à la 81’, Tottenham a tiré trois fois au but, mais Alisson, le portier de Liverpool, s’est à chaque fois interposé. Le Brésilien a ensuite superbement détourné un coup franc de Christian Eriksen (84’).

La "coupe aux grandes oreilles" avait, semble-t-il, déjà choisi son camp depuis un bon moment. Et le but de l’ancien Lillois Divock Origi, en toute fin de rencontre (2-0, 87e), venait confirmer ce qui semblait au final inéluctable : Liverpool, après la frustration d’une énième finale perdue en 2018, touchait enfin au but. La fin d’une malédiction qui vaut tout aussi bien pour l’entraîneur allemand des Reds : après les finales perdues de 2013 (Dortmund, C1), 2016 (Liverpool, C3) et 2018 (Liverpool, C1), Jürgen Klopp est désormais, lui aussi, de la grande famille des champions d’Europe.

 

La fiche technique

Arbitre : Damir Skomina (Slo).

BUTS. Liverpool : Salah (2’ sp), Origi (87’).

TOTTENHAM : Lloris (c.) - Trippier, Alderweireld, Vertonghen, Rose - Sissoko (Dier 74’), Winks (Lucas 66’) - Son, Eriksen, Alli (Llorente 82’) - Kane. Remplaçants : Vorm, Gazzaniga (g.), Davies, Aurier, Foyth, Sanchez, Wanyama, Lamela. Entraîneur : Mauricio Pochettino (Arg).

LIVERPOOL : Alisson - Alexander-Arnold, Matip, Van Dijk, Robertson - Henderson (c.), Fabinho, Wijnaldum (Milner 62’) - Salah, Firmino (Origi 59’), Mané (Gomez 89’). Remplaçants : Mignolet, Kelleher (g.), Lovren, Moreno, Lallana, Oxlade-Chamberlain, Shaqiri, Brewster, Sturridge. Entraîneur : Jürgen Klopp (All).


Le Télégramme / France 24 / MCP/LFP via lefrancophoneplus.com
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Etienne Tshisekedi inhumé à Nsele dans l’intimité familiale

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Après l'étape du stade des martyrs, où, durant deux jours, des hommages lui ont été rendus, Étienne Tshisekedi a été finalement conduit à sa dernière demeure dans un caveau familial, situé dans la commune de la Nsele à Kinshasa.

La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République, Félix Tshisekedi et de son homologue de la république du Congo,Denis Sassou Nguesso.

L’Abbé José Mpundu a procédé à la bénédiction du lieu où repose désormais pour l’éternité l'opposant historique. Pour sa part, Mgr Mulumba , chef de la maison civile du Chef de l'État et frère cadet de l'illustre disparu, a pris la parole pour remercier toutes les personnes qui ont soutenu la famille biologique d'Etienne Tshisekedi pendant la cette dure épreuve.

L’enterrement du « sphinx de Limete » s'est déroulé comme lors de la levée du corps, dans l'intimité familiale sans micros et caméras.


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

Les dirigeants africains rendent hommages à Etienne Tshisekedi

 Internet

Kinshasa - Outre les pays africains, quelques pays comme la Fédération de la Russie, le Pakistan, l’Inde, la Chine ont également rendu un hommage mérité à l’illustre disparu.

Les dirigeants africains ont rendus samedi 1er juin 2019 des hommages mérités à l’ancien Premier ministre honoraire et opposant historique Etienne Tshisekedi au stade des Martyrs où sa dépouille mortelle était exposée pour des honneurs dus à son rang. Parmi les chefs d’Etat qui ont fait le déplacement de Kinshasa, on peut citer Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Edgar Lungu de la République de Zambie ; Faustin-Archange Touadera de la République centrafricaine.

D’autres chefs d’Etat du continent se sont fait représenter. Il s’agit de Yoweri Museveni de l’Ouganda, représenté par son vice-président, Macky Sall du Sénégal, représenté par le ministre de la Culture et communication ; Abdel Fattha Al-Sissi de la République Arabe d’Egypte représenté par le ministre des Eaux et irrigation ; Uhuru Kenyatta du Kenya, représenté par Mme Amida, ancienne vice-présidente.

Outre ces pays, on peut également citer le Royaume du Maroc, le Mali, le Zimbabwe, la Guinée, la Côte-d’Ivoire, l’Ethiopie ; l’Haïti.

En dehors des pays africains, la Chine, la Fédération de la Russie, l’Inde et le Pakistan étaient aussi de la partie. Bref, pas moins d’une vingtaine de délégations ont tenu à rendre hommage à ce digne fils d’Afrique, Etienne Tshisekedi.

Après les hôtes de marque, c’était le tour des corps constitués toute tendance confondue, des membres de la famille biologique et politique de s’incliner devant la dépouille de l’ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi et de procéder au dépôt des gerbes des fleurs. De manière indéniable, Etienne Tshisekedi a su rassembler les filles et fils du Congo au-delà de leur divergence politique et ethnique.

La veille, soit le vendredi 31 mai, c’étaient Paul Kagame et Joao Lourenzo, respectivement président du Rwanda et président d’Angola qui ont déposé des gerbes des fleurs devant le cercueil de l’illustre disparu.

Théodore Ngangu Ilenda/MMC

RDC : Etienne Tshisekedi admis à titre posthume dans l'ordre national "Héros nationaux" Kabila-Lumumba

Etienne Tshisekedi, le président du Conseil des sages du Rassemblement lors de la clôture du conclave de ce regroupement, le 4 octobre 2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a signé le 31 mai l'ordonnance portant admission à titre posthume d’Etienne Tshisekedi dans l'ordre national "Héros nationaux" Kabila-Lumumba au grade de Grand Cordon.

« L'illustre disparu est récompensé pour ses mérites remarqués à travers sa longue et pénible lutte politique pour l'instauration de la démocratie et le progrès social, l'établissement d'un véritable état de droit et la protection des droits de l'homme », indique l’ordonnance.

Cette élévation vient « récompenser à titre posthume les martyrs et les services rendus à la Nation congolaise par l’intéressé dont la lutte héroïque a permis au pays de connaître sa première alternance pacifique et démocratique du pouvoir politique depuis son indépendance », argumente l’ordonnance.

Coopération régionale : tripartite RDC-Rwanda-Angola ce vendredi à Kinshasa

 Internet
Kinshasa - En marge des obsèques d’Etienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi, Paul Kagame et João Lourenço ont tenu une réunion autour du renforcement des liens de coopération entre les trois pays.

C’est dans la résidence présidentielle de la N’sele que le chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a reçu ses deux homologues du Rwanda, Paul Kagame et de l’Angola João Lourenço. C’était dans le cadre d’une réunion tripartite ce vendredi 31 mai 2019 dans l’avant-midi.

Selon un tweet de la présidence de la République, cette tripartite a porté sur la coopération régionale et le renforcement de l’axe Congo-Angola-Rwanda (CAR). Elle a été précédée d’un tête-à-tête Tshisekedi-Kagame. Au menu, les questions sécuritaires et économiques dont l’adhésion de la RDC à la Communauté économique de l’Afrique de l’Est.

Les trois chefs d’Etat ont profité des obsèques d’Etienne Tshisekedi, dont le corps est arrivé jeudi 30 mai à Kinshasa après sa mort il y a 28 mois.

Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Faure Gnassingbé du Togo et Apha Condé de la Guinée sont aussi attendus à ces obsèques du père idéologique et biologique du nouveau président de la RDC.

Socrate Nsimba/MMC/LFP, via www.lefrancophoneplus.com

La dépouille d'Etienne Tshisekedi est arrivée à Kinshasa

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Attendu depuis 8 heures du matin, la dépouille d'Étienne Tshisekedi, l'opposant historique congolais, est finalement arrivée ce jeudi à 19 heures 25 en provenance de Bruxelles où il était décédé le 1er février 2017.

Avant de faire descendre la dépouille du "Leader Maximo", le couple présidentiel est allé embrasser la veuve de Tshisekedi, Maman Marthe Kisalu, qui a passé plus de deux ans en Belgique depuis la disparition de son mari en attendant ce jour.

 

Gouvernement Ilunga : seuls les membres du FCC-CACH sont appelés à composer l’équipe gouvernementale, selon Néhémie Mwilanya

 Internet
Kinshasa - Le premier gouvernement de la présidence de Félix Tshisekedi, en passe d’être finalisé, ne sera pas autant ouvert à toutes les forces politiques en place. Le gouvernement Ilunga fait figure d’exception. En attendant la publication des membres de l’équipe gouvernementale, des prédictions font l’écho de ce que sera cette mouture, à se constituer essentiellement des membres du FCC et ceux du CACH.

Première force politique du pays, étant majoritaire au Parlement, le Front commun pour le Congo (FCC) n’entend pas composer, au sein du Gouvernement, avec tout quidam qui n’adhère pas au programme commun signé de concert avec le Cap pour le changement (Cach), plateforme soutenant le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. C’est, en effet, ce qu’a indiqué, le weekend dernier devant la presse congolaise, le professeur Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du FCC, au sortir d’un atelier de mise à niveau de communicateurs de cette méga plateforme politique.

L’ancien Directeur de cabinet de l’ex-Président de la République, Joseph Kabila, a souligné que la coalition FCC-Cach est une réalité et donc, une vérité. Ainsi, n’y a-t-il point une quelconque leurre pouvant aller dans le sens d’encenser simplement le jeu politique congolais, en évoquant cette union de deux forces politiques au passé antagoniste.

Pour entériner ses propos, Néhémie Mwilanya a fait allusion au déroulement de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Laquelle élection, rappelle-t-il, a été remportée, à différents postes, les tickets gagnants choisis et adoptés par les deux plateformes.

« Le candidat du Cach a obtenu plus de 300 voix alors que Cach ne comptent que 47 députés à l’Assemblée nationale. De même pour ceux du FCC qui sont passés avec plus de 370 voix, bien que le FCC n’ait que 339 voix », a dit le professeur Mwilanya, tout en ajoutant que le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été nommé non seulement conformément à la Constitution qui, bien sûr, fait mention de la majorité parlementaire, mais aussi, dans la ligne droite d’un accord politique mettant dans le même esprit Kabila-Tshisekedi. Voilà pourquoi, rassure-t-il, l’important s’avère le fait que FCC-Cach soit d’ores et déjà identifié comme coalition.

Pour le coordonnateur de la plateforme dirigée par Kabila Kabange, il n’y a point de raison que d’autres politiques, ne faisant partie de cette nouvelle force ainsi unie, puissent participer au prochain Gouvernement.

« Nous, nous travaillons en tant que coalition. Y a-t-il de raison pour que ceux qui n’en font pas partie puissent participer au Gouvernement ? C’est à eux de souscrire d’abord au programme commun de la coalition. Nous n’avons pas une telle offre jusque-là », a précisé Néhémie Mwilanya, au chevet de professionnels des médias.

En revanche, il sied de noter dans cette foulée que plusieurs acteurs politiques, principalement placés du côté de la plateforme Lamuka, ne se réclament plus de l’opposition après la victoire du fils Tshisekedi. Certains d’entre eux d’ailleurs laissent sous-tendre le vœu de participer au Gouvernement.

Corneille Lubaki/La Prospérité/LFP via lefrancophoneplus.com

Réviser les coutumes sur les tshibindi et tshibawu

FEMME

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Un coq du village, élément symbolique du rites coutumier au Kasai

Tshibindi et tshibawu sont deux termes utilisés dans le Kasaï, au centre de la RDC, entre autres au sujet de l’infidélité des femmes dans le mariage. Le premier est une faute lourde, d’après les lois coutumières concernant des relations sexuelles avec un autre homme que son mari. C’est aussi une malédiction. Le second quant à lui, désigne une « sanction » réservée à l’occasion de tshibindi, si le mari entend pardonner la femme infidèle.

Tshibindi et tshibawu concernent les hommes et les femmes. Toutefois, les femmes en sont le plus souvent victimes. D’ailleurs, beaucoup ignorent même que les deux mots s’appliquent aux hommes.

Réviser les coutumes

La sanction tshibawu, conduit souvent au divorce, et donc, interdiction à l’épouse de revenir sous le toit conjugal. Elle n’a aucun droit de rentrer, même si elle a commis son infidélité à l’insu de tous. C’est donc une loi du cœur, qui fait peser le risque de malédiction pour celle qui aura osé revenir chez son époux après avoir couché avec un autre homme.

La mesure laisse la femme vivre sa fidélité au mari, même si celui-ci a plusieurs concubines, ou en cas d’insatisfaction sexuelle permanente ou d’absence prolongée. C’est donc une mesure faite sur la base de l’égoïsme masculin et de la chosification de la femme. Elle cherche à empêcher les femmes de se prostituer dans le mariage.

Tshibawu même en cas de viol

Ce qui me choque, c’est l’histoire de Dimercia, une femme qui cède aux pressions des cambrioleurs entrés dans la maison conjugale, et qui voulaient tuer son mari s’il ne les laissait pas la violer. Ils vivaient en couple depuis 15 ans dans un quartier chic de Lubumbashi avec leurs trois enfants de 10, 8 et 5 ans. « Je me suis approchée en larme sans hausser le ton et j’ai demandé que soit laissé en vie le père de mes enfants. Ils voulaient violer aussi ma fille après moi, comme nous n’avions pas les 4000 dollars qu’ils exigeaient », explique Dimercia.

L’acte consommé, les cambrioleurs violeurs sont partis. Mais la mère a commencé à vivre une autre difficulté. Son époux lui oppose le  tshibindi.

Un peu de respect pour les femmes

Aujourd’hui, se plaint une femme, « les lois doivent être redéfinies, d’autant plus que la femme est au centre du développement ». Dans la plupart des cas, ces lois sont discriminatoires. Puisque le cas des hommes polygames, comptant jusqu’à plus de deux femmes, passent parfois plus de temps chez leurs préférées. Pendant ce temps-là, les autres femmes souffrent et vivent comme des célibataires. Mais  dans ce cas curieusement, on ne voit pas s’appliquer ces lois. C’est comme si on valorisait plus la sexualité de l’homme, en minimisant les besoins de la femme.

Eric Cibamba
Habari RDC / MCP, via mediacongo.net

Phénomène d'atrophie du sexe masculin : une véritable psychose règne au Kasaï

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Les faits se sont déroulés ce dimanche au village Kalala Nganga Buka, localité située à 30 km de la ville de Tshikapa dans le territoire du même nom. Ces personnes auraient été accusé par trois jeunes gens se disant victime de rétrécissement de leur sexe.

Pris par la colère, les habitants de ce village qui en ont marre de ce phénomène, ont résolu d'en découdre avec ces présumés auteurs.

Selon le Chef du village Ntambwe Kapuku, les corps de ces dernières gisaient encore au sol jusqu'à ce lundi, tout le village s'est vidé de sa population fuyant les représailles de la police.

Deux autres personnes accusées des mêmes faits ont été fortement tabassé dimanche soir et même ce lundi matin dans la ville de Tshikapa, avant d'être sauvées de la justice populaire par la police.

La capitale provinciale vit dans une psychose totale suite à ce phénomène qui se transmet, selon les croyances, par un simple touché. Plusieurs cas d'atrophie du sexe masculin ont été ainsi relatés à Tshikapa.

Sylvain Kabongo (Correspondant au Kasaï)
MEDIA CONGO PRESS / Onde du Progrès

Brexit : Theresa May démissionne avec le « regret de ne pas avoir pu le mettre en œuvre »

Après avoir repoussé l’échéance, la première ministre britannique a annoncé qu’elle quittera finalement le pouvoir le 7 juin.

Par   Publié aujourd’hui à 11h14, mis à jour à 15h10

Temps deLecture 6 min.

 

« Je servirai comme première ministre aussi longtemps que vous voudrez de moi », avait promis Theresa May au lendemain des catastrophiques élections législatives anticipées qu’elle avait maladroitement organisées en juin 2017.

Vendredi 24 mai au matin, devant la célèbre porte noire du 10, Downing Street, la première ministre a tiré les conséquences de la totale perte de confiance, voire de la défiance de ses ministres et des députés conservateurs. Presque trois ans après le référendum sur le Brexit, après trente-quatre mois passés en vain à mettre en œuvre la décision des électeurs britanniques, Mme May a dû, contre son gré, annoncer qu’elle démissionnerait le vendredi 7 juin.

Les députés tories, furieux de ses dernières concessions ouvrant la possibilité d’un second référendum sur le Brexit, ne lui ont pas laissé d’autre choix. Un refus de sa part aurait entraîné un vote de défiance. Pour lui permettre de partir dignement, ils ont seulement accepté de reporter la date de sa démission après la visite au Royaume-Uni de Donald Trump, du 3 au 5 juin et après les cérémonies marquant l’anniversaire du Débarquement allié en Normandie, le 6.

Trois années d’échecs en cinq dates : le bilan de Theresa May

Compromis

Theresa May le 24 mai.
Theresa May le 24 mai. HANNAH MCKAY / REUTERS

« J’ai négocié les termes de notre départ [de l’UE]. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour convaincre les députés de soutenir cet accord, a-t-elle déclaré. Malheureusement, je n’ai pas pu y parvenir. Il m’apparaît à présent clairement qu’il va de l’intérêt du pays qu’un nouveau premier ministre conduise cette tâche ».

Affirmant son « regret profond de ne pas avoir pu mettre en œuvre le Brexit », elle a poursuivi : « Mon successeur devra aboutir à un consensus. Ce consensus sera possible seulement si, des deux côtés du débat, on accepte un compromis ». L’avertissement peut s’adresser en particulier à Boris Johnson, favori pour sa succession, et partisan d’un Brexit dur.

Militante du parti conservateur depuis sa jeunesse, Mme May, 62 ans, s’est dit confiante pour l’avenir des Tories. Alors que les sondages prédisent un score calamiteux (moins de 10 % des voix) aux élections européennes qui ont eu lieu jeudi 23 juin au Royaume-Uni mais dont les résultats ne seront annoncés que dimanche soir, la première ministre en partance a affirmé :

« Je sais que le parti conservateur peut se renouveler dans l’année qui vient. Je sais que nous pouvons mettre en œuvre le Brexit. »

L’émotion a commencé à la submerger lorsqu’elle a dit : « Je vais bientôt quitter la fonction qui a été l’honneur de ma vie de servir. La deuxième femme première ministre, mais certainement pas la dernière ». Les pleurs sont venus lorsqu’elle a évoqué sa reconnaissance de « servir le pays qu’elle aime ». Puis la femme de devoir s’est rapidement éclipsée vers la porte noire plutôt que de donner le spectacle de son trouble.

Lire notre article sur le sujet : Ambiance de fin de règne pour Theresa May après le vote aux européennes au Royaume-Uni

Procédure de nommination en deux temps

TOBY MELVILLE / REUTERS

Theresa May restera en fonction jusqu’à ce qu’un nouveau leader du parti conservateur soit nommé, d’ici au 20 juillet. Au Royaume-Uni, le chef du parti qui commande une majorité au Parlement devient automatiquement premier ministre. La procédure de nomination se déroule en deux temps : les députés sélectionneront les deux meilleurs candidats, puis les adhérents du parti les départageront.

Boris Johnson est l’ultra favori des adhérents. Il n’est guère apprécié des députés, mais ses contempteurs sont en train de se tourner vers lui. Après la victoire annoncée du Parti du Brexit (extrême droite) de Nigel Farage aux élections européennes, M. Johnson apparaît à beaucoup d’élus conservateurs comme le seul capable de mettre en œuvre le Brexit que les électeurs conservateurs réclament. Nombreux sont ceux qui estiment aussi que lui seul peut les aider à se faire réélire lors des législatives qui suivront probablement la nomination du prochain premier ministre, si, comme c’est probable, l’icmpasse parlementaire persiste. Rapidement après la démission de Theresa May, Boris Johnson a pris la parole : « Merci pour vos services stoïques rendus à notre pays et au Parti conservateur. Il est maintenant temps de suivre (vos) exhortations : se rassembler et mettre en œuvre le Brexit », a tweeté celui qui promet de reprendre la négociation à zéro.

Lire son portrait : Theresa May, la naufragée du Brexit

Le calendrier annoncé vendredi pour la démission de Theresa May exclut la nouvelle tentative de vote d’une version amendée de l’accord sur le Brexit qu’elle souhaitait faire au début de juin. Cela signifie probablement que le « deal » avec Bruxelles laborieusement négocié pendant près de deux ans est politiquement mort avec la première ministre qui a tenté en vain de le faire ratifier. Coup de tonnerre dans la vie politique britannique, le départ de Mme May en est aussi un pour l’Union européenne.

En France, Emmanuel Macron, qui salue « son travail courageux », a appelé à une « clarification rapide sur le Brexit ». En Allemagne, Angela Merkel a dit « respecter » la décision de Theresa May, refusant de se prononcer sur les conséquences de la démission sur le Brexit, un processus « qui dépend des évolutions de la politique intérieure britannique ».

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit

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Lemonde.fr/LFP via lefrancophoneplus.com

Brexit : le bilan de Theresa May en cinq dates

De sa nomination au poste de première ministre britannique, en 2016, à l’annonce de sa démission, retour sur les moments-clés de son mandat.

Publié aujourd’hui à 12h12, mis à jour à 12h38

Temps deLecture 13 min.

La première ministre britannique Theresa May après avoir annoncé qu’elle démissionnerait le 7 juin, ici le 24 mai 2019 à Londres. TOBY MELVILLE / REUTERS

Theresa May a annoncé, vendredi 24 mai, qu’elle démissionnerait le 7 juin. Une annonce qui marque la fin d’une épopée politique hors norme. Tour à tour, au cours de ces dernières années, les commentateurs auront loué la « remarquable détermination » de la première ministre britannique à se maintenir au pouvoir, coûte que coûte, pour s’acquitter d’une « mission impossible », ou déploré son « obstination stérile », échec après échec.

Le 23 mai, les tabloïds britanniques affichaient en « une » une photographie de Theresa May assise à l’arrière de sa voiture, les « yeux larmoyants ». Près de trois ans après le vote sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, et alors que le feuilleton sans fin du Brexit dégrade inexorablement l’image que les Britanniques se font de la vie politique de leur pays, Mme May, « la survivante », a fini par lâcher prise.

Portrait : Theresa May, la naufragée du Brexit
  • 13 juillet 2016 : une première ministre favorable au maintien dans l’UE pour négocier le Brexit

Au lendemain du référendum du 23 juin sur le retrait du Royaume-Uni de l’UE – 51,9 % des Britanniques ont choisi de quitter l’Union –, son artisan, David Cameron, défenseur sans ardeur du « Remain », a compris qu’il devait quitter le pouvoir. Les responsables politiques qui s’étaient présentés comme les champions du Brexit – Boris Johnson, Michael Gove, Nigel Farage… – se sont retirés de la course après la victoire et c’est donc Theresa May, ancienne ministre de l’intérieur, qui succède à M. Cameron le 13 juillet. Alors qu’elle était favorable au maintien de son pays dans l’Union lors de la campagne du référendum, elle reçoit le mandat d’en négocier le départ à la tête d’un gouvernement où les brexiters dominent.

Pour tenter de faire oublier son penchant pro-UE, Theresa May force le ton. « Brexit veut dire Brexit, martèle-t-elle dès le 11 juillet. En tant que première ministre, je veillerai à ce que nous quittions l’UE. Nous allons faire [de cette sortie] un succès. Il n’y aura aucune tentative de rester dans l’UE, aucune tentative d’y rentrer en douce, et pas de second référendum. »

Analyse : Theresa May, une pro-UE pour mener le Brexit
  • 8 juin 2017 : May se prive de sa majorité

Personne ne s’y attendait, et la décision s’est révélée catastrophique. Un an après le référendum, Theresa May est paralysée par les divisions du camp conservateur. Au sein même de son gouvernement, les tenants d’un « Brexit dur », soit une rupture nette avec Bruxelles en dépit de conséquences économiques potentiellement désastreuses, s’opposent aux partisans d’un maintien dans le marché unique.

Mme May pense pouvoir sortir de l’ornière en déclenchant des élections anticipées. C’est un échec cuisant. A l’issue du scrutin du 8 juin, elle perd sa majorité conservatrice. Pour se maintenir au 10, Downing Street, la première ministre dépendra désormais d’une petite formation protestante extrémiste d’Irlande du Nord, le Parti démocratique unioniste. Cette situation nouvelle a de quoi rendre plus complexe encore la question de la frontière irlandaise, le volet le plus périlleux du Brexit, pourtant largement négligé lors de la campagne du référendum.

Les négociations avec les Européens commencent le 19 juin, et c’est considérablement affaiblie que la première ministre les entame. Déjà, depuis le déclenchement de la procédure de sortie, en mars, son discours a changé. Moins radicale mais plus confuse, elle parle de « Brexit fluide et méthodique », d’un « nouveau partenariat positif et constructif » et d’un « accord de libre-échange ambitieux et global ».

Juste après les élections anticipées : Le Royaume-Uni ébranlé par l’échec de Theresa May
  • 14 novembre 2018 : l’accord de May ne convainc pas son camp

585 pages, 185 articles, trois protocoles et plusieurs annexes. Après vingt mois de négociations tortueuses, Theresa May s’est entendue avec l’Union européenne, le 13 novembre, sur un accord de divorce. Le lendemain, elle annonce elle-même, devant la porte noire du 10, Downing Street, qu’elle vient d’obtenir le soutien de ses principaux ministres au sujet de cet accord technique. Un premier succès, mais il reste encore à Theresa May à obtenir une majorité aux Communes.

Et dès le 14 novembre, les réactions au contenu de l’accord ne font que confirmer l’impasse dans laquelle se trouve Mme May. Un point, notamment, cristallise les oppositions : les dispositions concernant l’Irlande, et en particulier le filet de sécurité ou « backstop »Si elles permettent de garantir la fluidité des échanges de part et d’autre de la frontière insulaire, et donc la paix, pour les plus radicaux des europhobes, elles font planer le risque d’un fil à la patte qui relierait le Royaume-Uni pour une durée indéterminée à l’Union.

Deux membres du gouvernement « brexiters » avaient démissionné dès l’été – David Davis, le ministre du Brexit, et l’europhobe enragé Boris Johnson, ministre des affaires étrangères – ; d’autres ministres leur emboîtent le pas après l’annonce de l’accord conclu avec Bruxelles. La contestation de Theresa May au sein du camp conservateur ne cessera dès lors de grandir.

Après la démission de plusieurs ministres : Les tories se déchirent sur l’accord entre May et l’UE
  • 15 janvier 2019, début d’une série noire pour May à Westminster

Repoussé d’un mois au tout dernier moment par Theresa May, qui pensait parvenir à construire une majorité grâce à ce délai et à négocier avec les Européens un accord modifié, le vote sur l’accord passé avec Bruxelles se tient enfin au Parlement britannique. C’est un nouvel échec pour Mme May, qui perd à 432 voix contre 202. En temps normal, face à un tel rejet, la première ministre aurait remis sa démission. Mais la situation est exceptionnelle, il ne reste que quelques semaines avant la sortie effective de l’Union européenne, prévue pour le 29 mars. Elle reste donc au pouvoir et essuiera d’ici à la date fatidique deux nouveaux échecs. Le 12 mars, les parlementaires britanniques vont à nouveau rejeter son accord et réitérer leur opposition une troisième fois le 29 mars. Le gouvernement de Mme May obtient bientôt un report du Brexit jusqu’au 31 octobre.

Décryptage : May et le Brexit en sursis après le vote sanction de Westminster
  • 24 mai 2019, la fronde de trop

Alors qu’un nouvel échec se profilait devant Westminster, la première ministre a été mise devant un choix cruel : fixer la date de sa démission ou être démise de ses fonctions par le Parti conservateur. Elle a finalement choisi la première option en annonçant, le 24 mai, sa démission. Celle-ci sera effective le 7 juin, après la visite du président américain, Donald Trump, au Royaume-Uni.

Au cours des jours qui ont précédé cette annonce, le processus conduisant à la chute de Mme May s’était accéléré tant il devenait évident que le quatrième vote sur l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles marquerait un nouvel échec pour le gouvernement. La défiance des conservateurs a en effet atteint des degrés inédits à la suite de son discours du 21 mai, ouvrant la possibilité d’organiser un nouveau vote sur un second référendum sur le Brexit.

Entre la démission de sa ministre des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, des élections européennes qui s’annoncent désastreuses pour les conservateurs et l’empressement de figures de son camp à se positionner pour sa succession, Therasa May n’a finalement pas eu d’autre choix que de partir.

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RDC : le corps d’Etienne Tshisekedi sera rapatrié le 30 mai et exposé au Stade des Martyrs

Obsèques d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles, dimanche 5 février 2017. Photo Wendy Bashi

La dépouille mortelle de l’opposant et ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi sera rapatriée à Kinshasa jeudi 30 mai et sera conduite à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, indique le programme publié ce mardi 21 mars par le ministère des Affaires étrangères.Le vendredi 31 mai, la dépouille sera exposée au Stade des Martyrs pour le recueillement populaire. L’inhumation interviendra le 1er juin, jour des hommages officiels.

Selon ce programme, la levée de la dépouille d’Etienne Tshisekedi à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire s’effectuera dans la stricte intimité familiale et sera limitée aux seuls membres de la famille et aux invités du chef de l’Etat.

Le 1er juin, Etienne Tshisekedi sera « décoré et élevé au statut de Héros national ».

En avril 2018, lors des pourparlers entre le gouvernement, la famille d’Etienne Tshisekedi et l’UDPS, un accord avait été signé entre les trois parties sur l’organisation des funérailles de l’ancien président de l’UDPS au Palais du peuple. Une commission spéciale composée de neuf membres était mise place pour organiser ces funérailles.

L’Etat congolais s’était engagé à prendre en charge tous les frais d’organisation des funérailles du disparu.

Le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa avait par la suite créé des tensions entre sa famille, son parti l’UDPS et le gouvernement de l'époque.

Annoncé pour le 11 mars 2017, le rapatriement du corps du président de l’UDPS n’avait plus eu lieu. La famille, le parti et les autorités congolaises ne se mettaient pas d’accord sur le lieu d’inhumation, la date du rapatriement et l’organisation des obsèques.

RDC : Félix Tshisekedi nomme ses chefs de la maison civile et de la maison militaire et reconduit le chef d’Etat-major des FARDC

Le chef d’Etat-major général des FARDC le général Célestin Mbala, participant à la réunion du Conseil supérieur de la défense au gouvernorat de la province du Haut Katanga. Photo Giscard Kusema.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a nommé ce mardi 21 mai MGR Gérard Mulumba Kalemba, chef de la maison civile du chef de l’Etat. Mgr Gérard Mulumba, jeune frère d’Etienne Tshisekedi et évêque émérite de Mweka remplace Théodore Mugalu.

Le général major Jean-Claude Yav Kabey a été nommé chef de la Maison militaire du Président de la République.

Le général de Brigade François Kabamba wa Kasanda a été élevé au rang du conseiller militaire du Président de la République.

Le lieutenant-général Célestin Mbala Munsense en place depuis juillet 2018 a été reconduit à son poste.

RDC : Sylvestre Ilunga Ilukamba nommé Premier ministre

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