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  • Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Le Kenya promet d'aider Tshisekedi à stabiliser la RDC

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement/Limete lors de l’ouverture du conclave à Kinshasa, le 21/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président kényan Uhuru Kenyatta a proposé mercredi 6 février son aide pour ramener la paix et la stabilité en République démocratique du Congo (RDC), au cours d'une visite de son nouveau président, Félix Tshisekedi. Il a assuré à son interlocuteur qu'il avait tiré les leçons de la crise politique née de la contestation de sa réélection en 2017 par l'opposant Raila Odinga, qui avait fait plus de 90 morts.

Les deux hommes ont depuis promis d'oeuvrer ensemble pour la réconciliation dans le pays.

"Nous allons continuer à vous aider à atteindre la paix et la stabilité, parce que nous avons une expérience similaire à la vôtre, que nous pouvons vous faire partager", a assuré M. Kenyatta, cité dans un communiqué de la présidence.

Il a précisé que le Kenya était prêt à aider à former les fonctionnaires congolais, ainsi qu'à mettre en place des partenariats en matière de construction d'infrastructures et dans l'industrie minière.

Félix Tshisekedi a été proclamé élu par la Cour constitutionnelle le 20 janvier. Il a pris la succession de Joseph Kabila, resté au pouvoir pendant dix-huit ans et dont le camp a gardé la majorité des sièges à l'Assemblée nationale.

Cette première alternance pacifique dans l'histoire de la RDC est contestée par l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec 61% des voix et dénonce un "putsch" électoral.

Félix Tshisekedi a entamé en Angola sa première tournée à l'étranger dans ses nouveaux habits de chef d'Etat, depuis son élection après le scrutin du 30 décembre 2018.

Après le Kenya, il doit se rendre au Congo-Brazzaville.

Avec AFP/Radiookapi.net/LFP, via le francophoneplus.com

Info Congo - Actualité Congo - - Luanda-A Luanda, Felix Tshisekedi défend la légalité de sa victoire et vante

A Luanda, Felix Tshisekedi défend la légalité de sa victoire et vante "l'alternance pacifique"
05.02.2019, Luanda

Le Président Felix Tshisekedi
Félix Tshisekedi est arrivé mardi à Luanda pour son premier voyage officiel après son investiture comme 5e chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC) .
Le nouveau président a défendu la légalité de sa victoire contestée et vanté "l'alternance pacifique" dans son pays, tout en reconnaissant des "irrégularités" au cours du processus électoral.
"Je sais qu'il y a eu quelques imperfections, quelques irrégularités lors de ces élections, mais dans l'ensemble nous pouvons émettre un satisfecit parce que tout simplement (...) cette alternance s'est faite de manière pacifique", s'est réjoui M. Tshisekedi devant la presse, au cours de sa première visite à l'étranger depuis son investiture.
Il a discuté avec son homologue angolais João Lourenço de la relance de la coopération économique avec un accent sur le renforcement de l’emploi pour leurs citoyens respectifs et pour réduire l’immigration clandestine.
Ils ont aussi évoqué les problèmes sécuritaires qui touchent les deux pays.
Le président Lourenço a indiqué lors de la conférence de presse qu’il a conclu un accord avec son homologue congolais, indiquant que le temps est venu pour "des projets concrets".
Le chef de l’Etat angolais a rappelé que leurs deux pays se situent dans une région considérée comme "turbulente", obligeant l’un et l'autre à ne pas ignorer les problèmes communs de sécurité qui concernent aussi toute la région des Grands Lacs.
Parlant de l’expulsion des Congolais, le président Tshisekedi a reconnu que l’Angola était en droit de défendre sa souveraineté mais il a demandé que le rapatriement des Congolais se fasse avec une certaine dignité.
Félix Tshisekedi a déclaré qu’il était normal que les résultats des élections soient contestés car il s’agissait des toutes premières du genre tenues dans le pays mais il a noté qu’elles n’ont pas donné lieu à un bain de sang. Il a souligné que les contestataires n’ont présenté aucune preuve démontrant qu’ils ont gagné.

Proclamé élu par la Cour constitutionnelle le 20 janvier, Félix Tshisekedi a pris la succession de Joseph Kabila, resté au pouvoir pendant dix-huit ans, à l'issue des élections générales disputées le 30 décembre.
Cette première alternance pacifique dans l'histoire de la RDC est contestée par l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec 61% des voix et dénonce un "putsch" électoral.
Devant son homologue angolais Joao Lourenço, le chef de l'Etat congolais a balayé mardi la controverse.
"A ce jour, j'attends toujours la preuve de celui qui conteste le verdict de la Cour constitutionnelle, je n'ai toujours rien vu".
Félix Tshisekedi a confirmé qu'il était prêt à partager le pouvoir avec le camp de son prédécesseur, qui a gardé la majorité des sièges à l'Assemblée nationale.
"Il n'y a pas d'accord encore en ce moment, mais il y a des discussions (...), j'ai entrepris d'envoyer un message d'apaisement à M. Joseph Kabila et ses amis", a-t-il assuré, démentant toute volonté de "chasse aux sorcières".
"Nous allons gouverner le pays ensemble et pour cela nous allons nous mettre d'accord sur un programme déterminé", a poursuivi le nouveau président.
Félix Tshisekedi a également indiqué ne pas avoir "fait de proposition claire à Martin Fayulu" pour entrer au gouvernement mais lui a "donné des garanties quant à (son) comportement démocratique".
Le président congolais a par ailleurs demandé à Joao Lourenço un "soutien" au processus en cours dans son pays et l'a assuré de "sa parfaite collaboration" avec l'Angola.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Manuel Augusto, cité par l’Agence angolaise de presse, les deux pays qui ont des liens séculaires et même de consanguinité, voudraient renforcer leur coopération.
Ils ont en commun la plus longue frontière qu’avec tout autre pays.
Selon M. Augusto, le chemin de fer de Lobito devrait recouvrer son importance. Il a été rétabli en 2018 après de nombreuses années de fermeture.
Les deux pays doivent aussi exploiter ensemble une portion du fleuve Congo du côté de l’enclave de Cabinda et la RDC pourra fournir l'Angola en électricité, a souligné M. Augusto.

L’Angola est la première étape de la toute première tournée régionale du nouveau président congolais.
Félix Tshisekedi devra par la suite se rendre au Kenya et la conclure mercredi par le Congo-Brazzaville.
A l'investiture de M. Tshisekedi à Kinshasa le 24 janvier dernier, Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, était le seul chef de l’Etat étranger présent.
Le Cach (Cap pour le changement), plateforme électorale qui a porté Félix Tshisekedi au scrutin, était né à Nairobi, capitale du Kenya, après la volte-face contre la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition.

VOA / MCP via mediacongo.net

ACP : « Installation du bureau provisoire de l’Assemblée nationale de la troisième législature »

Des députés assistant à une plénière de l’Assemblée nationale congolaise lors d’une plénière le 03/10/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du mardi 29 janvier 2019

Les journaux parus ce mardi à Kinshasa commentent l’ouverture de la session extraordinaire de la 3e législature de la 3e République avec la première plénière de session extraordinaire de janvier 2019 consacrée à la mise en place du bureau provisoire.

Le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Jean Nguvulu Khoji a procédé lundi 28 janvier à l’installation du bureau provisoire de l’Assemblée nationale de la 3e législature au Palais du peuple dans la commune de Lingwala, renseigne l’Agence congolaise de presse (ACP).

Ce bureau est constitué d’un président, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza âgé de 80 ans, le doyen qui sera assisté par deux secrétaires, les deux benjamins Jackson Ausse Afingoto (âgé de 26 ans) et Aminata Namasia (âgée de 25 ans).

Cette composition répond aux dispositions légales qui stipulent que le bureau provisoire de l’Assemblée nationale est constitué du doyen des députés et deux plus jeunes députés nationaux, rapporte l’agence.

Le président du bureau provisoire, indique Forum des As, a rappelé à l’assistance les trois principales tâches de la présente session, à savoir : « la vérification et la validation des pouvoirs ; l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse, conformément aux dispositions de l’article 111 de la Constitution ».

Antoine-Gabriel Kyungu a exhorté les députés nationaux nouvellement élus à s’adonner suffisamment au travail parlementaire, en mettant à profit leur savoir-faire et leur disponibilité, fait remarquer Le Potentiel.

Pour rappel, note le quotidien, 485 députés nationaux ont été élus sur les 500 attendus, à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires des élections du 30 décembre 2018 publiés par la Commission électorale nationale indépendante. Au rendez-vous de lundi, 434 députés ont pris part et 51 élus ne se sont pas encore présentés, tandis que 15 sièges restent à pourvoir, rapporte le tabloïd.

Des Kinois se sont exprimés sur leurs attentes pour la nouvelle législature qui s'est installée lundi 28 janvier 2019 à l'Assemblée nationale, indique Actualite.cd.

Nombreux sont ceux qui mettent en garde les nouveaux élus contre la poursuite des intérêts personnels au lieu des intérêts communs, résume le site web.

A propos de ce processus électoral, le Journal du Citoyen consacre deux numéros à l’investiture de Félix-Antoine Tshisekedi et à la réaction de la communauté nationale et internationale à son élection. Ces éditions sont à lire ici :

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Grève des agents de la TRANSCO

Dans un autre registre, les quotidiens de Kinshasa reviennent sur la grève des agents de la Société de transport du Congo (TRANSCO).

Les bus de la société Transport au Congo étaient invisibles sur les grandes artères de la capitale congolaise lundi 28 janvier, a constaté 7sur7.cd.

Selon ce portail, les agents ont décidé d’observer un mouvement de grève afin d’exiger le paiement de leur salaire qu’ils n’ont pas perçu depuis environ 6 mois.

Cet arrêt brusque de travail a occasionné une forte perturbation dans le déplacement de la population, particulièrement pour les élèves dont les parents souscrivent mensuellement à un abonnement de transport scolaire auprès de cette société, a pour sa part détaillé, l’ACP.

M. Michel Kirumba Kimuha, directeur général de cette société de transport en commun a justifié l’arrêt brusque de travail de ses agents par le retard de trois jours que l’entreprise a mis pour la paie du salaire du mois de janvier 2019, relaye l’agence.

Les agents de cette entreprise revendiquent le départ du directeur général, Michel Kirumba, révèle La Prospérité. Ce serait, à leur avis, la solution adéquate pouvant permettre de régler les différents problèmes notamment, liés au non-paiement des gratifications, primes de performance et de salaire, conclut le tabloïd.

«UNILU, ISTA, ISP/BUKAVU, TRANSCO, SCPT … Tshisekedi attendu sur plusieurs fronts », titre L’Avenir. Pour le quotidien, à peine investi comme 5ee président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi doit se battre pour réaliser son programme de campagne et régler plusieurs dossiers chauds relevant de plusieurs domaines.

Forum des As : « Leila Zerrougui : la MONUSCO assure Félix Tshisekedi de son soutien »

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Mme Leila Zerrougui répond aux journalistes lors d‘une conférence de presse spéciale à Kinshasa, le 16/10/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du jeudi 31 janvier 2019Les journaux parus ce jeudi à Kinshasa commentent la conférence de presse de la représente spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RDC, Leila Zerrougui.

L’installation d’un nouveau Président de la République en RDC, le renouvellement du mandat de la MONUSCO ainsi que la situation à Yumbi et dans la partie Est de la RDC sont les points essentiels abordés mercredi 30 janvier par Mme Zerrougui, résume Forum des As. Selon le journal, la cheffe de la MONUSCO a promis l’accompagnement et le soutien de la MONUSCO - qui demeure un partenaire du gouvernement congolais - au nouveau Président.

Mme Leila Zerrougui a demandé aux nouvelles autorités du pays de définir ce qu'elles estiment être leurs priorités pour le prochain mandat de la MONUSCO, ajoute le quotidien.

La patronne de la MONUSCO a souhaité aux Congolais une année de la stabilité, de l’unité et du démarrage vers un avenir meilleur, pour le développement du pays et la construction des relations avec le reste du monde, rapporte pour sa part L’Avenir.

Mme Zerrougui a aussi salué « l’attitude positive » des autorités congolaises qui ont demandé l’appui des forces de la MONUSCO pour « contrecarrer » les combattants FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) qu’elles accusent de planifier une attaque contre le Rwanda à partir de la RDC, ajoute pour sa part Actualite.cd.

Dans une correspondance datée du 18 janvier à Mme Zerrougui, détaille le site web, le ministre de la Défense Crispin Atama demandait « l’appui des forces de la MONUSCO » pour contrecarrer « le projet macabre » des FDLR qui constituaient une « coalition » au Sud-Kivu pour lancer un assaut sur le Rwanda.

Le Phare relève le fait selon lequel, Mme Zerrougui a fait état aux médias de l’arrivée imminente d’une délégation du Conseil de Sécurité en RDC. L’arrivée des délégués onusiens s’explique par la fin du mandat en cours de la MONUSCO et le début du prochain mandat des casques bleus en RDC dès le mois de mars
2019, avance le tabloïd.

« C’est ainsi que les officiels congolais sont appelés à dire clairement à leurs hôtes de marque ce qu’ils attendent de la MONUSCO en ce qui concerne le nouveau bail. Et c’est au regard des attentes des Congolais que le Conseil de sécurité va définir les termes de référence de ce prochain mandat des casques bleus », explique le journal.

Suspension du DG de TRANSCO

Sur un autre registre, les quotidiens commentent la suspension du directeur général de TRANSCO.

Une décision prise par le ministre des Transports, José Makila sur instruction du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, rapporte Cas-info.ca.

La suspension de Michel Kirumba fait suite au mouvement de grève déclenché depuis deux jours par les agents de cette société de transport en commun qui reprochent à leur chef la mauvaise gestion à la tête de la tête de cette entreprise publique, explique le site web d'infos.

L’intérim de Michel Kirumba sera assumé par son adjoint, note L’Avenir. Ainsi, analyse le quotidien, dans ce feuilleton, les agents de TRANSCO auront tout obtenu : le chef de l’Etat a instruit à la chaine des dépenses publiques pour que soient libérés en procédure d’urgence les arriérés dont bénéficient les équipages ainsi que tous les avantages revendiqués et la suspension du directeur général.

Avec ce qui vient de se passer à TRANSCO, conclut le tabloïd, l’on craint que le mouvement ne se généralise dans d’autres entreprises du portefeuille, qui sont du reste des canards boiteux.

Pour l’Intersyndical de TRANSCO, rapporte Forum des As, la grève n’a plus sa raison d’être car, "toutes les revendications inscrites dans le cahier de charges des grévistes ont été résolues par le Président de la République notamment la prime de 50.000 FC des agents et le treizième mois qui n’étaient pas payés ". L’Intersyndical demande aux travailleurs de mettre fin à la grève et de reprendre le travail dès ce jeudi 31 janvier, relaie le journal.

Toutefois, rappelle La Prospérité, les revendications des agents de TRANSCO n’étaient pas basées exclusivement sur leur paie, mais également sur l’amortissement des véhicules, la gestion de l’entreprise, le salaire très élevé du DG, sans oublier les achats des pièces de rechange des véhicules.

Le pape François aux Emirats arabes unis, une visite inédite

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A peine rentré des Journées mondiales de la jeunesse au Panama, le pape François est attendu en fin de journée ce dimanche 3 février aux Emirats arabes unis. C’est la première fois qu’un pape se rend dans la péninsule arabique.

Il a fait du dialogue interreligieux sa marque de fabrique. Pour rapprocher catholiques et musulmans, le pape François montre l'exemple. Après la Turquie en 2014, l'Egypte il y a deux ans, et avant le Maroc en mars prochain, le souverain pontife sera aux Emirats arabes unis à partir de ce dimanche pour une visite de trois jours.

Le pape François répond à l’invitation du cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, prince héritier d’Abou Dhabi, et à celle de la petite Eglise catholique. Aux Emirats arabes unis, la communauté  chrétienne – composée de travailleurs immigrés venus pour la plupart d'Inde et des Philippines – compte 900 000 fidèles, soit à peine 10 % de la population. Elle profite d'une totale liberté de culte, avec neuf églises et de nombreuses messes en douze langues qui se déroulent tout au long de la journée.

Le point culminant de cette visite sera la messe que le pape doit célébrer mardi. Les 130 000 tickets disponibles pour y assister se sont envolés en quelques heures.

Durant cette visite, le chef de l'Eglise catholique doit également s'entretenir avec de hauts dignitaires musulmans, bouddhistes, juifs et hindous, ainsi qu'avec le prince héritier Mohammed ben Zayed al-Nahyane. Dans une région très conservatrice, la visite de François permet aux Emiratis de s'affirmer comme des chantres de la paix et de la tolérance religieuse.


RFI / MCP/LFP,via lefrancophoneplus.com

RDC : François Beya nommé conseiller spécial en matière de sécurité de Félix Tshisekedi

Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

François Beya a été nommé conseiller spécial du chef de l’Etat Félix Tshisekedi en matière de sécurité. L’ordonnance présidentielle portant sa nomination a été lue samedi 2 février dans la soirée à la télévision nationale (RTNC), la chaîne publique congolaise.

François Beya, ancien directeur de la Direction générale de migration (DGM) remplace à ce poste Jean Mbuyu Luyongola, dernier conseiller de Joseph Kabila depuis février 2018.

Le nouveau conseiller en matière de sécurité du Président Tshisekedi était depuis douze ans à la tête de la Direction générale de migration. Il a presté au Conseil national de sécurité sous le régime du président Mobutu, à l'Agence nationale des renseignements (l’ANR) sous Laurent-Désiré Kabila, avant d’être nommé patron de la DGM par Joseph Kabila Kabange.

Il est remplacé à son ancien poste de directeur général de la DGM par Roland Kashwantale Chihoza.

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Le Francophoneplus du 31/01/2019

Irlande-Galway : un Congolais de Galway victime de violences xénophobes

Edo Kanyinda est Congolais d’origine, et vit en Irlande depuis plus de 18 ans. Il s’est installé avec sa famille à Galway à la partie Ouest du pays. Il est sole-trader et taximan. La semaine dernière, après-minuit, il a eu à bord un client avec sa femme et ses deux filles pour une course en dehors de la ville, de Galway.

En taximan professionnel, Kanyinda n’a pas eu d’interaction avec le passager qui était Irlandais, ni à sa suite. Alors qu’il conduisait, ce dernier lui a posé la question sur ses origines, Edo lui a répondu. D’emblée, l’Irlandais se mit à vociférer sur lui, utilisant de nombreuses insultes et gestes racistes. Son épouse et ses deux filles ne cessaient de lui (le passager) dire de se calmer, mais peine perdue. Comme les injures et gestes racistes ne suffisaient pas, le passager irlandais a saisi Edo par le cou et a déchiré sa chemise. Une agression physique motivée par la haine à sa race, noire. En dépit de cette agression verbale et physique dont il a été victime, Edo a amené ses clients au bon port. La femme de l’Irlandais a dû payer la facture de la course.

Edo Kanyinda est trésorier de l’association des Congolais de Galway, en Irlande : Galway Congolese Association. Le 28/01/2019 lors de la première réunion du Comité directeur de l’année 2019, Edo a informé les membres du comité de l’incident à caractère raciste dont il a été assujetti : « moi [Edo Kanyinda, NDLR], j’ai été abusé la semaine dernière, ça m’a beaucoup touché et ça me dérange », s’est-il-plaint. Le Comité directeur lui a conseillé de rapporter les faits à la Police (Gardaí).

Galway Congolese Association va saisir les autorités compétentes et les organisations de défense des droits humains pour que justice soit faite, et en même temps lutter contre la xénophobie et la discrimination raciale au niveau local, régional et national.

Jean Bonsenge

Le Francophoneplus/, via le francophoneplus.com

Le Président Félix Tshisekedi édifié sur le fonctionnement de la 2ème législature

 Internet
Kinshasa - A peine investi, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est entré dans les habits du Président de la République et s’est mis au travail. Le nouveau Chef de l’Etat sait qu’il n’aura pas de délai de grâce au regard des attentes de la population, qui sont pressantes, nombreuses et complexes.

« Félix, n’oublie pas, Papa a dit ‘le peuple d’abord’», lui ont rappelé la population en guise d’interpellation lors de la cérémonie de passation de pouvoir. Cependant, pour rencontrer les préoccupations des Congolais, le Président de la République doit au préalable s’imprégner du rouage du pouvoir.

Il doit procéder à un état des lieux des secteurs vitaux de la vie nationale. Ceci lui permettra de savoir qu’est-ce qui n’a pas marché lors du régime précédent et quelles en sont les causes de manière à arrêter des stratégies pour remonter la pente.

C’est dans ce cadre, croit-on savoir, qu’il s’est entretenu le lundi à la cité de l’Union africaine avec l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, qui lui a fait rapport sur le fonctionnement de la 2ème législature. Cette rencontre a coïncidé avec l’ouverture d’une session extraordinaire de la 3ème législature au Palais du peuple, laquelle a abouti à l’installation du bureau provisoire piloté par Gabriel Kyungu, en sa qualité de doyen d’âge, assisté de deux plus jeunes députés nationaux.

Dans le cadre de l’état des lieux des secteurs vitaux de la vie nationale, il faut rappeler la tenue de la réunion du Conseil supérieur de la défense présidée vendredi dernier par le Président de la République, qui s’est focalisée essentiellement sur l’état des lieux de différents services de sécurité.

La séance de travail entre la présidence de la République et la Banque centrale ainsi que les ministres du Budget et des Finances procède également de la volonté de nouvelles autorités de faire le point de la situation sur l’état des finances publiques.

Théodore Ngangu/MMC 

Les mesures du Chef de l’Etat à la suite de la mort de trois étudiants et un policier dimanche à Lubumbashi

 Internet
Kinshasa - Une série de mesures viennent d’être prises par le président de la République suite à la mort de trois étudiants tués lors d’une manifesatation à Lubumbashi.

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris une série de mesures à la suite de la mort de trois étudiants dimanche qui réclamaient le rétablissement de la desserte en eau et électricité sur le campus universitaire de Lubumbashi et protestaient contre le réajustement des frais d’études annoncé par le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Selon un communiqué de la Présidence de la République lu dimanche sur les antennes de la RTNC, ces incidents ont été provoqués par un officier principal de la Police nationale congolaise (PNC), Yawe Bertin, qui avait ordonné de tirer, sans sommation, sur les étudiants qui revenaient d’un entretien avec le gouverneur de la province du Haut-Katanga. Le bilan provisoire fait état de trois étudiants et un policier décédés.

Selon la même source, le Chef de l’Etat, Commandant suprême des forces armées, Garant de la Nation, de la paix et de la sécurité, soucieux de faire respecter scrupuleusement les droits humains et les libertés publiques, a condamné avec force cet acte d’un officier supérieur principal, en attendant l’enquête qui sera diligentée sans délai.

Le Président de la République, a décidé aussi la suspension de la mesure portant réajustement des frais académiques pris par le ministre de l’ESU, qui doit être entendu sur ce fait afin d’établir les responsabilités, annonce encore ce communiqué.

Le Président de la République appelle la population estudiantine au calme et à la retenue et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes aussi bien civiles que policières.

ACP 

RDC : Félix Tshisekedi suspend les recrutements et mises en place « jusqu’à nouvel ordre »

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement/Limete lors de l’ouverture du conclave à Kinshasa, le 21/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a suspendu, vendredi 25 janvier, tous les recrutements et mises en places dans les entreprises, services et établissements publics « jusqu’à nouvel ordre ». Cette mesure ne concerne pas les « cas exceptionnels » qui devront être soumis à l’autorité préalable du chef de l’Etat.

Toutes les liquidations des dépenses publiques autres que celles liées aux charges du personnel, sont également suspendues, ajoute le communiqué signé par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe.

Selon le communiqué lue à la télévision publique RTNC, ces mesures sont prises à titre conservatoire en vue d’éviter « de saigner les finances publiques des dépenses abusives et complaisantes ainsi que des nominations et/ou des embauches de positionnement dans l’administration publique tout comme dans les entreprises de l’État. »

Cette instruction est donnée à l’intention tous les membres du gouvernement et dirigeants des entreprises, établissements ainsi que des services publics de l’État, précise le communiqué.

Le duo Kamerhe-Kolongele au cabinet présidentiel

Dans une ordonnance présidentielle signée le même vendredi 25 janvier, le président de la République a désigné Vital Kamerhe comme son directeur de cabinet. Désiré-Cashmir Kolongele Eberande a été nommé directeur de cabinet adjoint en charge des questions juridiques, politiques et administratives de Félix Tshisekedi.

Vital Kamerhe a effectué la remise et reprise avec l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, président sortant, Néhémie Mwilanya.

A la prise de sa fonction, Vital Kamerhe a fait savoir qu’il va travailler « dans un esprit de cohésion pour faire avancer les choses en commençant par où le directeur de cabinet Néhémie Mwilanya s’est arrêté. »

« Nous le [Néhémie Mwilanya] remercions pour le travail abattu avant nous. Je crois c’est ça la renaissance du Congo. Ceux qui partent ne sont pas partis [Ndlr : Néhémie Mwilanya a exprimé sa disponibilité d’apporter son expertise au nouveau cabinet]. On ne va pas inventer la roue », a-t-il souligné.

Il a aussi précisé que la formation de son cabinet requiert « d’important détails techniques. »

« Le cabinet du chef de l’Etat est politique, mais il est avant tout technique. On ne devient pas conseiller du président de la République quand on veut. On doit maitriser la matière. C’est la République qui se gère dans cette maison », a indiqué le directeur de cabinet.

 

Vital Kamerhe, un collaborateur expérimenté au côté de Félix Tshisekedi

Kinshasa26-01-2019Politique - Après son investiture à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi a procédé à la remise et reprise avec son prédécesseur Joseph Kabila.
Le tout nouveau président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a pris possession de ses bureaux au Palais de la nation le vendredi 25 janvier à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange. Cette remise et reprise s’est passée dans un climat bon enfant.
Dans la matinée de vendredi, Joseph Kabila a accueilli au perron du Palais de la Nation, autour de 11 heures, le président de la République Félix Tshisekedi. Les deux personnalités se sont vite dirigées vers les bureaux du chef de l’Etat, où ils se sont entretenus pendant près de deux heures. Après la cérémonie de remise et reprise, Félix Tshisekedi a accompagné Joseph kabila jusqu’à la sortie du Palais de la Nation. Les deux présidents se sont donné des accolades avant que Joseph Kabila prenne le volant de sa pick-up et quitte l’enceinte du Palais de la Nation sous les applaudissements des collaborateurs de Félix Tshisekedi.
«L’intérêt des Congolais sera mon premier souci», a confié Félix Tshisekedi dans un court échange avec la presse après le départ de son prédécesseur. Devant la presse, le chef de l’Etat a rassuré qu’il était « très en forme ». « Ça va, je vais très bien. Ça se voit, je viens d’une très longue réunion… je suis très en bonne forme », a-t-il confié. Le malaise de F. Tshisekedi au moment de son discours d’investiture a suscité une panique dans la population, tant pour celle qui était présente au Palais de la Nation que des millions téléspectateurs qui suivaient l’événement historique en direct de la télévision nationale.
A la question sur la recommandation, mieux le testament de son défunt père Etienne Tshisekedi, « le peuple d’abord », la réponse de Félix Tshisekedi a été sans équivoque : « ça sera le fil conducteur de mes 5 ans de présidence ». « L’intérêt des Congolais sera mon premier souci. On se pose la question sur les sacrifices qu’il faut faire sur certaines habitudes qui n’entrent pas dans le cadre de l’intérêt supérieur de la nation. On essaie d’entrer dans la peau de président et de s’habituer à la fonction », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le 5è président de la République s’est dit être « conscient d’avoir la responsabilité des millions d’âmes ». Il s’est engagé à remplir sa fonction au jour le jour. « On n’a jamais eu l’expérience avant d’entrer dans cette fonction, l’expérience commence aujourd’hui au jour J zér o », a précisé Félix Tshisekedi.
Vital Kamerhe, Dircab
Un des premiers actes posés par Félix Tshisekedi est la nomination de Vital Kamerhe au poste de directeur de son cabinet. Ce dernier a affirmé que le nouveau cabinet de la présidence de la République travaillera dans la cohésion notamment avec l’ancien.
« Nous allons travailler dans un esprit de cohésion pour faire avancer les choses en commençant par où le directeur de cabinet Néhémie Mwilanya s’est arrêté. Nous le remercions pour le travail abattu avant nous, je crois c’est ça la renaissance du Congo. Ceux qui partent ne sont pas partis [Ndlr : Néhémie Mwilanya a exprimé sa disponibilité d’apporter son expertise au nouveau cabinet]. On ne va pas inventer la roue », a indiqué Vital Kamerhe après la cérémonie de remise et reprise ave le professeur Néhémie Mwilanya.
Vital Kamerhe s’est dit conscient de la lourde tâche qui les attend et est disposé de travailler avec tout le monde. « Avec l’amour qui nous caractérise, en tenant compte de tous les équilibres, nous allons tous travailler. Notre souci c’est que le président Félix Tshisekedi réussisse. S’il réussit, c’est le CACH qui réussit, c’est le peuple congolais qui réussit parce qu’il m’a rappelé lui-même aujourd’hui qu’il a été interpellé hier par la population congolaise à l’unisson : +Félix n’oublie pas, papa avait dit le peuple d’abord+. Donc, ce n’est pas le moment de fêter. Nous mesurons la charge, elle est immense, incommensurable », a-t-il renchérit.
Ancien président de l’Assemblée nationale, membre dans plusieurs cabinets ministériels, Vital Kamerhe est un économiste doublé d’un fin politicien. Il est présent dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo de ces 20 dernières années. Il connait tous les rouages politiques. Compagnon de lutte de Félix Tshisekedi dans le cadre de CACH, Cap pour le changement, la coalition électorale qui a porté l’actuel président de la République au sommet de la magistrature suprême, le président de l’UNC sera un soutien de taille pour ce quinquennat.
Le Potentiel

Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

Suivez la cérémonie en direct:

 

Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

 

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

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Félix-Antoine Tshisekedi investi officiellement 5e Président de la RDC

 

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient d’être investit officiellement cinquième Président de la République Démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie de passation pacifique du pouvoir entre lui et le Président sortant, Joseph Kabila, organisée ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation.

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Malaise de Tshisekedi, victime de l’émotion pendant son discours d’investiture

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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a été obligé d’interrompre pendant douze minutes son discours d’investiture, victime de l’ « émotion », jeudi au palais présidentiel à Kinshasa sous les yeux de son prédécesseur Joseph Kabila, des invités officiels et de centaines de ses partisans. « Ca ne va pas », a déclaré M. Tshisekedi, avant de s’arrêter au milieu de son discours.

M. Tshisekedi, 55 ans, s’est ensuite assis sur une chaise pendant dix minutes, il a été notamment assisté par ses proches et par Dr Oly Ilunga, ministre de la Santé.

La chaîne d’Etat RTNC a interrompu la retransmission en direct de la cérémonie d’investiture marquant la première transition pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo, On lui a servi une bouteille d'eau. Le protocole d'Etat lui a enlevé la veste et l'a entouré.

La retransmission a repris au bout d’une dizaine de minutes avec le retour du nouveau président à la tribune, sous les cris de joie de ses supporteurs mêlés aux invités officiels.

En reprenant la parole, il est apparu moins encombré. Sans doute que son gilet par balle lui a été retiré, estiment certains témoins.

« Un célèbre président de notre pays avait dit en son temps: comprenez mon émotion », a repris Félix Tshisekedi, allusion à la phrase du maréchal Mobutu annonçant la fin du parti unique et une relative ouverture démocratique le 24 avril 1990.

« La campagne que nous avons eu à mener » et « le travail de préparation » « ont eu raison de ma personne humaine », a-t-il poursuivi.

« Je m’en excuse auprès du président de la République et de nos distingués invités », a-t-il lancé en direction de son prédécesseur, resté largement impassible derrière ses lunettes de soleil

RDC : Joseph Kabila exhorte les forces politiques à une coalition pour « un Congo fort et prospère »
Publié le mer, 23/01/2019 - 22:55 | Modifié le mer, 23/01/2019 - 22:55

Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo lors de la prestation de serment des juges de la cour constitutionnelle à Kinshasa, le 13/07/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Dans sa dernière allocution à la nation ce mercredi 23 janvier 2019, Joseph Kabila président sortant de la République Démocratique du Congo a exhorté les forces politiques issues des élections du 30 décembre dernier à former une coalition pour un « Congo fort et prospère ».
Le dernier message de Joseph Kabila à la nation aura duré 14 minutes 30 secondes.
Le chef de l’Etat congolais qui va passer la main jeudi à son successeur a succinctement dressé le bilan de ses 18 ans au pouvoir. Joseph Kabila s’est félicité de la réunification du pays écartelé à son accession au pouvoir, en janvier 2001, en « autant des principautés qu’il y avait des chefs de guerre ».
« Grace à la mobilisation de l’ensemble de notre peuple, aux dialogues permanents avec les forces politiques et sociales, à l’action de nos vaillantes forces de défense et de sécurité – chaque jour mieux équipées, plus professionnelles et efficaces – à une diplomatie agissante, à des reformes institutionnelles courageuses notamment la décentralisation et la récente révision du code minier, et à une politique monétaire et une gestion des finances publiques rigoureuses, le pays a été pacifié et réunifié, l’économie stabilisée, puis relancée, la reconstruction engagée, […] et les avancées sans précédent enregistrées en matière de démocratisation et de l’instauration de l’Etat de droit », s’est réjoui le président Kabila.
Le chef de l’Etat congolais a félicité son peuple qui s’est rendu aux urnes le 30 décembre dernier dans le calme, se félicitant que pour la première fois le pays a financé seul l’organisation de ses élections. Des élections qui ont ouvert la voie à un transfert pacifique et civilisé de pouvoir entre un chef de l’Etat sortant et un chef de l’Etat entrant, « rêve devenu réalité », affirme Joseph Kabila.
Le président congolais a aussi fait une « exhortation pressante » aux leaders politiques afin qu’ils coalisent leurs efforts et regardent dans la même direction, la majorité parlementaire n’ayant pas coïncidé avec la majorité qui a porté au pouvoir son successeur, le président élu Felix Tshisekedi Tshilombo.
Joseph Kabila en a ainsi appelé à « une coalition contre les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contrepartie pour nos enfants. Coalition pour défendre y compris au prix du sacrifice suprême l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays. Coalition pour une prospérité partagée et une cohésion nationale chaque jour renforcée. Coalition pour parfaire les chantiers en cours et en ouvrir d’autres plus ambitieux dans le domaine des infrastructures, du développement agricole, de la transformation locales de nos ressources natures, du renforcement de notre leadership sur le continent et sur le marché mondial des minerais stratégiques. Bref une coalition pour un Congo fort et prospère », a plaidé Joseph Kabila.
A son successeur Felix Tshisekedi à qui il va passer la main « sans regret et sans remords », Joseph Kabila assure qu’il pourra compter sur lui chaque fois qu’il le souhaitera et que « l’intérêt du pays l’exigera ».

La France prend note de la victoire de Félix Tshisekedi en RDC

Clôture de l’Ambassade de France à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La France prend note de la proclamation des résultats faite par la Cour constitutionnelle, le 19 janvier et de la victoire de M. Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle, en République démocratique du Congo, indique ce lundi 21 janvier le ministère français des Affaires étrangères.

« Cette élection a permis aux Congolais d’exprimer avec force et dans le calme leur désir d’alternance. Nous formons le vœu que le nouveau Président sache y répondre et l’appelons à poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs du pays pour y parvenir », indique un extrait de point de presse publié sur le site du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

La France sera représentée à la cérémonie d’investiture par son ambassadeur en République démocratique du Congo, précise le document.

RDC-Présidentielle : La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi

Samedi 19 janvier 2019 - 23:40

Photo ACTUALITE.CD
Photo ACTUALITE.CD

La Cour Constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux électoral, a confirmé ce samedi 19 janvier la victoire de Félix-Antoine Tshilombo à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Par rapport à la requête de la Dynamique de l’opposition (au nom de Martin Fayulu) en contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, la cour constitutionnelle a rejeté la demande d’audition des missions d’observation électorale. Elle la qualifie de « sans objet ». Elle a conclu que la demande d’annulation du vote pour la présidentielle dans les circonscriptions de Beni et Butembo est « recevable mais non fondée ».

Aussi, les juges de la Cour constitutionnelle considèrent que la demande de recomptage des voix est exceptionnelle, que la demande est « absurde » et que la Dynamique de l’opposition n’a apporté aucune preuve.

La Cour a également rejeté par ailleurs la requête de Théodore Ngoy Ilunga Wasenga qui contestait la régularité des résultats du même scrutin.

Selon les résultats publiés par la CENI et confirmés par la Cour Constitutionnelle, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l’a emporté avec 7.051.013, soit 38,57%. Il est suivi de Martin Fayulu Madidi avec 6.366.732, soit 34,83%, et d'Emmanuel Ramazani Shadary avec 4.357.359, soit 23,84%.

Sur place, aux alentours du bâtiment du Palais de justice, quelques centaines de militants se réclamant de l’UDPS ont célébré cette nouvelle en klaxonnant notamment.

 

Félix Tshisekedi nomme un nouveau directeur de cabinet

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Félix Tshisekedi a nommé mercredi 16 janvier 2019, Eberande Kolongele comme son nouveau directeur de cabinet.

Originaire de Bandundu, il remplace à ce poste, Deo Kadia.

Le nouveau directeur de cabinet de Félix Tshisekedi est professeur à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa, et détenteur d’un doctorat à l’Université de Paris- Sorbonne.


AFRICA243 / MCP/ LFP, via lefrancophoneplus.com

Brexit : y aura-t-il du papier toilette en Angleterre à Noël ?

L’ancien ministre britannique des affaires européennes Denis MacShane est préoccupé par les conséquences d’un Brexit sans accord sur les stocks de.... papier hygiénique.

Par Marie de Vergès Publié aujourd’hui à 18h13

À Kendal (nord-ouest de l’Angleterre), en août 2015.
À Kendal (nord-ouest de l’Angleterre), en août 2015. Suzanne Plunkett / REUTERS

L’avenir de la frontière nord-irlandaise ? La perte du passeport financier européen ? Non, c’est un sujet plus prosaïque qui semble tracasser l’ancien ministre britannique des affaires européennes, Denis MacShane, en cas de Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

« Les Anglais sont les plus gros consommateurs de papier toilette en Europe », a souligné cet ex-député travailliste, mercredi 16 janvier, dans l’émission « C dans l’air », sur France 5. La mine imperturbable, M. MacShane s’est ému des risques de pénurie concernant ce produit indispensable au quotidien, si les barrières douanières étaient soudainement rétablies, provoquant des files interminables de camions bloqués aux frontières. « Il n’y a qu’une seule journée de stock chez nous », a-t-il encore fait valoir.

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Réserves de pulpe

Par-dessus le marché, le pays est très dépendant de l’extérieur, puisque plus de 80 % de son approvisionnement dépend de matière première ou de rouleaux importés. Et ces derniers, encombrants, ne sont pas simples à entreposer. De là à décréter l’état d’urgence, il reste un pas que le très proeuropéen Denis MacShane semble avoir franchi un peu rapidement.

« Je peux calmer les inquiétudes en matière de papier toilette », nous confie, un brin solennel, Andrew Large, directeur général de la confédération britannique des industries du papier. Le pays dispose de réserves de pulpe pour fabriquer le papier permettant de tenir quelques mois, et celles de produits finis couvrent deux à trois semaines, assure-t-il.

Ceux qui ne seront pas rassurés pourront toujours suivre l’exemple de M. MacShane : « Je commence à couper les journaux, surtout [ceux du magnat des médias] Rupert Murdoch, et je fais mon petit stock personnel », a-t-il conclu.

Marie de Vergès

Brexit : « Les députés britanniques semblent favorables à un accord plus proche de l’UE »

Pour notre correspondant à Londres, Philippe Bernard, « le Royaume-Uni ne sait plus quoi faire du Brexit depuis le rejet de l’accord avec l’UE mardi soir ».

Publié aujourd’hui à 14h50, mis à jour à 14h50

Dans le quartier de la City, à Londres, le 16 janvier 2019.
Dans le quartier de la City, à Londres, le 16 janvier 2019. ED ALCOCK / M.Y.O.P. POUR « LE MONDE »

Philippe Bernard, correspondant du Monde à Londres, a répondu aux questions des internautes à la suite du vote du Parlement britannique contre l’accord sur le Brexit.

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Lili : Quel est le pronostic pour le vote de confiance ? Comment sont comptées les abstentions, si s’abstenir est permis (dans le vote d’hier aucune abstention n’est rapportée) ?

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, a déposé cette motion de censure hier soir dans la foulée du vote des députés car il l’avait promis en application de sa stratégie de faire tomber le gouvernement May pour déclencher de nouvelles élections législatives. Mais il a peu de chances de remporter ce vote. La majorité est fixée à 320 votes à la Chambre des Communes. Le Labour en dispose de 256 et ses alliés pour cette motion de censure respectivement de 35 (Parti national écossais), 11 (LibDems), 4 (Plaid Cymru gallois) et 1 (Verts). Les 10 députés du Parti démocratique unioniste (DUP) nord irlandais alliés de Mme May, vont refuser la censure, comme la grande masse des 317 élus conservateurs qui n’ont aucune intention de laisser le pouvoir à M. Corbyn, qu’ils considèrent comme un dangereux marxiste.

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Lip : Qui a le pouvoir de convoquer un second référendum ?

Seul le gouvernement peut prendre cette décision, comme il l’a fait pour le vote de juin 2016 sur le Brexit, ou pour celui de 2014 sur l’indépendance de l’Ecosse. Mais il faut aussi que les députés approuvent une loi qui l’organise. Ce sont eux par exemple qui décident de la rédaction de la question posée. Une proposition de loi visant à organiser un second référendum sur le Brexit a justement été déposée ce matin au Parlement par Dominic Grieve, ancien attorney general et député conservateur proeuropéen, lui-même favorable au maintien dans l’UE.

Thomas : Alors que l’hypothèse d’un « no deal » paraît plus menaçante que jamais, et sachant que l’une des principales raisons de l’échec du référendum d’indépendance de l’Ecosse était la sortie de l’UE, les Ecossais envisagent-ils un nouveau référendum d’indépendance ?

Il n’est pas exact que l’hypothèse d’un « no deal » soit plus menaçant que jamais. C’est plutôt le contraire depuis le vote des députés mardi soir. Non seulement une écrasante majorité de députés (probablement 600 sur 650) sont résolument opposés à un no deal qui serait catastrophique pour l’économie et l’emploi, mais la tendance est plutôt favorable à un accord encore plus proche de l’UE que celui négocié par Theresa May. La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon (indépendantiste), est justement à Londres aujourd’hui. Elle réclame l’arrêt du processus de Brexit et un second référendum (sur le Brexit).

Aji : En cas de Brexit, le RU risque t’il d’exploser, comme l’Ecosse qui souhaite rester dans l’UE ?

Philippe Bernard : Le vote de 2016 favorable au Brexit était en effet limité à l’Angleterre et au Pays de Galles. L’Ecosse a voté à 62 % pour rester dans l’UE et l’Irlande du Nord à 55,8 %. Le risque de désunion existe donc. Mais ce n’est pas le problème de l’heure. Pour l’instant, c’est le Royaume-Uni dans son ensemble qui, depuis le rejet de l’accord avec l’UE hier soir par les députés, ne sait plus quoi faire du Brexit.

Anonyme : Est-il envisageable que la monarchie puisse prendre parti ? Cette option est-elle envisagée/sollicitée par certains britanniques ?

Non, une intervention de la reine est non seulement impensable mais elle serait perçue avec une grande hostilité. Qu’imaginez-vous d’ailleurs qu’elle puisse dire ? Qu’ils soient respectueux et/ou indifférents vis-à-vis de la monarchie, les Britanniques considèrent qu’elle n’a pas à se mêler de politique. La reine est largement utilisée comme un instrument de « soft power » sur le plan international et il peut lui arriver de glisser un mot lourd de sens dans certaines occasions (référendum sur l’indépendance écossaise). Mais la confusion est déjà suffisante sur le Brexit pour que personne ne souhaite qu’elle vienne mettre son grain de sel.

Jacques : Bonjour, et merci pour ce live. Depuis qu’il est acté que le RU peut seul décider d’annuler le Brexit sans l’accord des 27, les états membres pourraient-ils refuser d’accroître les délais pour leur permettre un second référendum pour les sanctionner d’avoir voulu partir ? Comment le suspens de l’article 50 se déciderait-il ?

Comme déjà indiqué, Londres peut stopper le Brexit mais il lui faut l’accord des 27 pour prolonger la procédure. Les Etats membres ont donc la possibilité de le refuser, mais on voit mal pourquoi ils le feraient si les Britanniques montraient enfin leur accord sur une solution acceptable des deux côtés. Le vide juridique qu’entraînerait un défaut d’accord (“no deal”) serait catastrophique pour le Royaume-Uni mais très dommageable pour les 27, en particulier pour la France (trafic trans-Manche, région des Hauts-de-France notamment).

victor64500 : Bonjour, L’ampleur du rejet du texte hier soir est-elle un camouflet pour Michel Barnier ?

C’est à coup sûr un camouflet pour Theresa May qui a négocié avec Bruxelles en “oubliant” qu’elle aurait besoin d’une majorité au Parlement en bout de course. Il s’agit d’un problème de leadership politique britannique qui n’est pas du ressort de l’UE. Michel Barnier a “fait le job” : maintenir l’unité des 27 (ce n’était pas gagné) et parvenir à un accord qui préserve l’intégrité et les prérogatives de l’UE. Mais vous avez partiellement raison : l’absence de deal est un problème pour l’UE.

Pascal_63 : En cas d’abandon du Brexit, le Royaume-Uni devra-t-il rembourser à l’UE tous les coûts engendrés par deux ans de procédures pour rien ? Ca semblerait logique, non ?

La question n’est pas posée et donc pas encore débattue. Il s’agit surtout d’une énorme consommation de temps et d’énergie des deux côtés. Le gouvernement britannique, phagocyté par le Brexit, ne fait plus grand-chose d’autre face aux problèmes du pays (inégalités sociales, pénurie de logement, etc). Mais en cas d’abandon du Brexit, l’UE serait trop heureuse de récupérer la contribution britannique.

Lire notre portrait : John Bercow, speaker tonitruant de la Chambre, s’est imposé en arbitre du Brexit

Fabien : Si le Royaume-Uni quitte finalement l’UE sans accord, qu’adviendra t’il de sa dette d’une quarantaine de milliards d’euros envers l’UE ? S’il refuse de l’honorer, y aura t’il des sanctions de la part de l’UE ?

La dette en question (39 milliards de livres sterling soit 44 milliards d’euros) n’est pas un « droit de sortie » mais le montant des obligations déjà souscrites par le Royaume-Uni et qui ne seraient pas honorées en cas de Brexit. Certains responsables conservateurs brandissent la menace de son non-règlement si l’UE ne signe pas un accord de libre-échange dans les deux années qui viennent. Un divorce sans accord n’effacerait certainement pas cette dette aux yeux de l’UE mais provoquerait probablement un contentieux à régler par la Cour de justice de l’UE.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Le Brexit, ce poison des réveillons familiaux

Conference annuelle du CBI, principal syndicat du patronat du Royaume-Uni. Discours de Theresa May, premier ministre du Royaume-uni. *** Local Caption *** Confederation of British Industry
ERIC TSCHAEN / REA

Theresa May, la naufragée du Brexit

Par Philippe Bernard

Vaillante mais sans pensée claire sur l’Europe, la première ministre britannique démontre depuis deux ans son incapacité à mener à bien la sortie de l’Union européenne.

Si un scénariste d’Hollywood s’emparait à l’avenir du palpitant scénario du Brexit, il pourrait intituler sa série « Survivor ». Theresa May en serait l’héroïne. Ou la mauvaise fée. Ce serait l’histoire d’une fille de pasteur anglican ambitieuse et secrète, conservatrice tendance Oxfordshire profond, mais éclairée, propulsée à Downing Street au moment le plus crucial de l’histoire britannique depuis la seconde guerre mondiale. Le pays attendait tout d’elle après la désertion des hommes qui l’avaient précipité dans le chaos : David Cameron, organisateur du référendum de juin 2016 censé unifier le parti conservateur, et Boris Johnson, chef inconséquent de la campagne pro-Brexit.

Brexit en direct :toutes les réactions après le vote du Parlement britannique contre l’accord

La ministre de l’intérieur, surtout connue jusque-là pour ses escarpins léopard et son échec à tenir sa promesse de baisser les flux d’immigration, avait alors fait don de sa personne au Royaume-Uni. Depuis, la fille unique du pasteur Hubert Brasier a suivi un long chemin de croix, un an et demi de négociations pour trouver un accord sur le Brexit avec l’Union européenne (UE). Son rejet massif par le Parlement britannique, mardi 15 janvier au soir (432 voix contre 202), n’est qu’une station de plus sur ce chemin.

Elevée dans le sens du devoir, elle a supporté plus d’avanies, avalé plus de couleuvres, essuyé plus d’humiliations qu’aucun responsable politique du moment. Donald Trump a affirmé devant elle que son ancien ministre Boris Johnson « ferait un formidable premier ministre » à sa place ; Boris Johnson a qualifié de « crotte » son plan pour le Brexit ; l’ancien ministre des finances George Osborne l’a traitée de « cadavre ambulant » et la presse de « première ministre zombie ».

[En direct] Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés, la CPI ordonne leur remise en liberté

15 janvier 2019 à 11h19 | Par Jeune Afrique

La Cour pénale internationale (CPI) a « fait droit aux demandes d'acquittement » de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, et prononcé leur libération. Détenu depuis le 30 novembre 2011, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) va donc pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen, à La Haye.

Avec Anna Sylvestre-Treiner à La Haye, Vincent Duhem, Baudelaire Mieu et André Silver Konan à Abidjan, et Alain Aka à Paris. Cet article est réactualisé régulièrement, les horaires sont donnés en heure de Paris. Pour rafraîchir, cliquez ici.

• La CPI a « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et « ordonne [leur] mise en liberté ».

• La mise en liberté des deux hommes est suspendue jusqu’à mercredi, afin de laisser le temps à l’accusation de répondre à la décision historique rendue par la CPI.

• Alassane Ouattara a « pris acte » de la décision, selon l’un des avocats de l’État ivoirien

13 h 30 – Guy Labertit : « Les gens vont ouvrir les yeux »

« C’est un grand soulagement au plan humain. En tant que citoyen français, je repense au rôle qu’a joué l’État français, en particulier sous Nicolas Sarkozy », a réagi Guy Labertit, socialiste français proche du Laurent Gbagbo. « Je pense que les gens vont ouvrir les yeux sur ce qui s’est passé, sur le fait que la France et la communauté internationale n’ont jamais accepté l’élection de Laurent Gbagbo », a-t-il jugé.

13 h 20 – Florent Geel (FIDH) : « C’est l’impunité totale »

IL N’Y A PLUS DE RESPONSABLES POLITIQUES ET MILITAIRES DE LA CRISE POST-ÉLECTORALE QUI VONT RENDRE DES COMPTES

« C’est une décision qui était malheureusement prévisible et à laquelle on s’était évidemment préparé », explique à Jeune Afrique Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

« Mais c’est une décision qui demeure malgré tout décevante, notamment par rapport aux victimes et à la justice. Avec cette décision d’acquittement de la Cour pénale internationale et l’ordonnance d’amnistie prise par la président Ouattara le 6 août 2018 et confirmée par une loi adoptée par l’Assemblée nationale ivoirienne le 19 décembre 2018, il n’y a plus aujourd’hui de responsables politiques et militaires de la crise post-électorale qui vont rendre des comptes sur les crimes qui ont été commis et il en n’y aura plus à l’avenir. C’est à dire que c’est l’impunité totale », regrette-t-il.

13 h 15 – Alassane Ouattara « est calme et prend acte de cette décision » (avocat)

LE PROCUREUR VA FAIRE APPEL. LAURENT GBAGBO POURRAIT ALORS NE PAS ÊTRE LIBÉRÉ ET ÊTRE ASSIGNÉ À RÉSIDENCE, PAR EXEMPLE EN BELGIQUE

Jean-Paul Benoit, avocat de l’État de Côte d’Ivoire, a assuré à Jeune Afrique que le président ivoirien prenait l’annonce de cet acquittement avec calme. « J’ai eu Alassane Ouattara au téléphone. Il est calme. C’est un homme que je connais depuis trente ans, et je vous le dis sans langue de bois : le président ivoirien est calme et prend acte de cette décision », a-t-il affirmé.

« Cette décision était un des scenarii possibles, nous nous y étions préparé. Mais je tiens à souligner que la procédure n’est pas terminée. Le procureur va faire appel. Laurent Gbagbo pourrait alors ne pas être libéré et être assigné à résidence, par exemple en Belgique, qui a accepté de l’accueillir. »

« Je ne comprends pas qu’après huit années de détention, des confirmation des charges, des audiences, on s’aperçoive qu’il n’y a rien de rien dans le dossier. Quand j’écoute les juges aujourd’hui, j’ai l’impression que Laurent Gbagbo n’était pas en Côte d’Ivoire pendant la crise, et que tout ce qui s’est passé lui était totalement étranger. Comme s’il n’était pas chef de l’armée, chef de la police, chef de l’État », s’emporte l’avocat. Pour lui, par cette décision, « la Cour oublie qu’il y a eu plus de 3 000 morts, et que s’il y a eu des morts, il y a eu des responsables. »

13 h 05 – Joël N’Guessan (RDR) : « Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI »

« Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI qui est la plus haute juridiction dans le monde. Je pense que les hommes politiques doivent apprendre à respecter les décisions de justice, quel que soit ce qu’ils peuvent en penser », a déclaré Joël N’Guessan, vice-président du RDR, le parti d’Alassane Ouatarra. « Cependant, je milite pour que nous œuvrions à éliminer les causes qui ont provoqué la mort de 3 000 personnes lors de la crise postélectorale ».

12 h 50 – Alain Toussaint : « Libres, Gbagbo et Blé Goudé pourront jouer un rôle central »

« C’est une bonne nouvelle et un grand soulagement pour tous les Ivoiriens. Une victoire personnelle, pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, qui sont ainsi lavés de toutes les accusations », a déclaré à Jeune Afrique Alain Toussaint, ancien porte-parole de Laurent Gbagbo.

« Libres, Gbagbo et Blé Goudé pourront jouer un rôle central pour faire avancer la paix en Côte d’Ivoire. Ils vont travailler à la réconciliation des cœurs, à panser les blessures. Le pays a besoin de paix dans la longue période pré-électorale qui s’ouvre », a-t-il ajouté.

12 h 45 – Jean-Pierre Bemba « ravi » de l’acquittement

L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba n’a pas manqué de réagir à la décision de la CPI. Acquitté en appel en juin 2018 par la Cour de La Haye, il s’est félicité du jugement : « La justice a tranché, le droit les a innocentés », a-t-il écrit, avant de se dire « ravi de voir [ses] frères Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés et recouvrer leur liberté ».

Jean-Pierre Bemba avait dans un premier temps été condamné par la CPI à 18 ans de prison pour des crimes commis par sa milice en Centrafrique entre 2002 et 2003, avant d’être acquitté à la surprise générale. Son acquittement avait été perçu comme un camouflet pour la CPI.


>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : « Le procureur ne s’est pas acquitté de la charge de la preuve » dans l’affaire Gbagbo-Blé Goudé


12 h 40 – Me Emmanuel Altit : Gbagbo « a toujours eu confiance et a eu raison »

Anna Sylvestre-Treiner pour JA

IL EST AUJOURD’HUI TROP TÔT POUR COMMENTER LE FUTUR, NOTAMMENT LE FUTUR IMMÉDIAT ET LE LIEU OÙ LE PRÉSIDENT POURRAIT SE RENDRE

« Le président Laurent Gbagbo est soulagé. Soulagé et heureux d’avoir fait confiance en la justice. Il a toujours eu confiance et a eu raison », a réagi son avocat principal, Me Emmanuel Altit. « Ce sont des années difficiles qui se sont écoulées. Sachez que le président Gbagbo est un homme droit et qui a toujours été droit alors même que les circonstances étaient difficiles », a poursuivi l’avocat.

« Il a une vision pour son pays et pour l’Afrique. Il a toujours eu une vie qui en est l’illustration, une vie consacrée aux autres et marquée par la volonté de faire prévaloir la démocratie et la paix. Mais il est aujourd’hui trop tôt pour commenter le futur, notamment le futur immédiat et le lieu où le président pourrait se rendre. Mais vous imaginez bien qu’il est viscéralement attaché à sa terre. » L’avocat de Charles Blé Goudé assure quant à lui que son client souhaite rentrer dans son pays au plus vite.

« Cela a été un long chemin mais la tâche a été exaltante », a poursuivi Me Emmanuel Altit, en remerciant l’équipe de défense. « La décision d’acquittement est, de notre point de vue, une victoire de la justice. C’est aussi et surtout une victoire de la CPI. Les juges ont fait preuve de professionnalisme et d’indépendance. Les juges de la CPI ont aujourd’hui contribué à bâtir sa légitimité. »

12 h 37 – Une décision de la CPI qui n’a pas été unanime

La décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été prise à la majorité des trois membres de la chambre. Les juges Geoffroy Henderson et Cuno Tarfusser ont voté pour l’acquittement et la remise en liberté des deux accusés. Au contraire de la juge Olga Herrera Carbuccia, qui ne les a pas suivis.

12 h 30 – La fête chez Simone Gbagbo

La fête bat son plein à la résidence des Gbagbo, dans le quartier de la Riviera golf, à Abidjan. Les militants arrivent par dizaines. Simone Gbago a pris place dans le jardin, tandis que la direction du FPI est attendue d’un moment à l’autre. Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien vient d’arriver. Dans le même temps, Simone Gbagbo reçoit de nombreux appels de félicitations.

12 h 18 – Simone Gbagbo : « Il doit être lavé de toute cette humiliation ! »

Vincent Duhem pour JA

CET HOMME, QU’ILS ONT MAINTENU EN PRISON PENDANT HUIT ANS, POUR RIEN, IL VA POUVOIR RENTRER CHEZ LUI RETROUVER SA FAMILLE, SON PAYS, SES MILITANTS

« Vous voyez, la fausse joie d’il y a quelques semaines, elle était prémonitoire. Aujourd’hui, on est heureux ! C’est ce que l’on voulait. C’est la justice qui est proclamée, qui est rétablie », a réagi Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien, interrogée par Jeune Afrique à son domicile d’Abidjan.

« Cet homme, qu’ils ont maintenu en prison pendant huit ans, pour rien, il va pouvoir rentrer chez lui retrouver sa famille, son pays, ses militants », a-t-elle lancé, très émue. ? « On l’a accusé de choses horribles qu’il n’a jamais faites », a-t-elle par ailleurs insisté. « Il doit être lavé de toute cette humiliation ! »

12 h 10 – La mise en liberté effective suspendue à l’audience de mercredi

La décision de remise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été suspendue jusqu’à demain, mercredi 16 janvier, 10h, heure de La Haye.

Le bureau du procureur pourra alors délivrer ses observations après ce verdict historique et notamment annoncer sa décision de faire appel, auquel cas l’appel pourra ou non être suspensif. À ce stade, difficile donc de savoir quand Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pourraient être remis en liberté.

12 h 04 – Jean-Louis Billon : « Pour nous, au PDCI, c’est une bonne nouvelle »

« Pour nous, au PDCI, c’est une bonne nouvelle. Nous l’avions souhaité », a réagi Jean-Louis Billon, secrétaire exécutif chargé de la communication au sein du parti d’Henri Konan Bédié, interrogé par Jeune Afrique.

11 h 55 – Assoa Adou, secrétaire général du FPI : « Nous venons de faire un grand pas vers la réconciliation nationale »

« C‘est une joie immense qui m’envahit, qui envahit mon cœur et mon esprit. Voilà huit ans que nous courons après la vérité. Et comme l’a si bien dit en son temps le président Sékou Touré : le mensonge court plus vite, et très tôt. Mais la vérité va lentement et fini par le rattraper. C’est ce qu’il se passe aujourd’hui » a déclaré à Jeune Afrique Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo), au domicile duquel de nombreux militants pro-Gbagbo étaient réunis.

« Aujourd’hui, la joie reprend la place, parce que nous venons de faire un grand pas vers la réconciliation nationale », a-t-il ppoursuivi. « Nous pensons que le chaînon manquant de la réconciliation en Côte d’Ivoire va arriver bientôt, et la Côte d’Ivoire sera en paix », a-t-il également lancé.

11 h 40 – Michel Gbagbo : « Cela va au-delà de mes espérances »

JE SUIS TROP CONTENT ! CELA VA AU-DELÀ DE MES ESPÉRANCES. MERCI AUX IVOIRIENS !

À Abidjan, le fils de l’ancien président ivoirien, Michel Gbagbo, a déclaré à Jeune Afrique, très ému : « Je suis trop content ! Cela va au-delà de mes espérances. Merci aux Ivoiriens ! ».

« Je remercie tous les Ivoiriens et tous les Africains qui se sont mobilisés pour que nous obtenions ce résultat », a-t-il ajouté.

11 h 20 – Hubert Oulaye : « Aujourd’hui, la vérité a éclaté »

« Nous avons toujours dit que le président Gbagbo était innocent de tous les crimes dont il a été accusé. Nous avons vécu ces événements, nous savons quelle est la vérité. Aujourd’hui, la vérité a éclaté. La justice internationale reconnaît que Laurent Gbagbo n’est pas un criminel. Il est innocent de toutes les charges qui lui étaient reprochées », a déclaré à Jeune Afrique Hubert Oulaye, ancien ministre de la Fonction publique de l’ex-président ivoirien.

11 h 15 – Explosion de joie chez les partisans de Gbagbo

La décision de la CPI a été accueillie par des cris de joie des partisans de l’ancien président ivoirien à La Haye.

11 h 10 – La CPI « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé « ordonne [leur] mise en liberté »

La CPI « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et « ordonne la mise en liberté »  de l’ancien président ivoirien et son ex-ministre de la Jeunesse. Huit années après la chute de l’ancien président ivoirien, et trois ans après le début de son procès à La Haye pour crimes contre l’humanité, les juges de la 1ere chambre de la Cour pénale internationale (CPI) ont répondu favorablement à la demande de remise en liberté formulée par les avocats de Laurent Gbagbo. Cette décision intervient après quatorze demandes successives de liberté provisoire refusées, et fait suite à l’audience qui s’est tenue le 13 décembre dernier.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan et détenu, dans un premier temps, à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye le 29 novembre 2011. Son procès a démarré le 28 janvier 2016. Poursuivi pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », l’ancien président ivoirien a toujours plaidé non coupable. Au fil des 231 jours d’audiences sur le fond, plus de 80 témoins se sont succédé à la barre.

Plus d’informations à venir dans les minutes qui suivent.

RDC : la CENI a proclamé les vainqueurs des législatives nationales

Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendance (CENI) à Kinshasa, le 10/01/2019 lors de la publication des résultats provisoires des élections tenues le 30 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé samedi 12 janvier 2019 aux premières heures du matin les noms de 485 députés nationaux élus au scrutin du 30 décembre 2018. Les quinze autres députés restant seront connus à l’issue de l’élection prévue en mars dans les circonscriptions de Beni, Butembo et Yumbi, a indiqué Corneille Nangaa, le président de la CENI.La particularité des élections législatives de 2018 est l’introduction d’un seuil de représentativité fixé à 1% au niveau national. Pour être déclaré élu, le parti, regroupement ou candidat indépendant devait recueillir un minimum de 1 pourcent de l’ensemble des suffrages valablement exprimés. Ainsi, pour cette élection, le seuil d’1% représentait 181 611 voix parce que 18 161 182 suffrages ont été valablement exprimés sur l'ensemble du territoire national au scrutin du 30 décembre dernier, selon des chiffres fournis par Corneille Nangaa. Trente-deux partis et regroupements politiques ont atteint ce seuil et seront représentés à l’Assemblée nationale.

Genre

Si les résultats de la CENI sont confirmés par la Cour constitutionnelle, la prochaine assemblée nationale comptera au moins 50 femmes et 435 hommes. Dans toute l’histoire des élections en RDC, pour la première fois la province du Maniema va aligner deux élues issues des circonscriptions de Kabambare et de Punia. La personne la moins âgée élue est une jeune dame de 25 ans, Aminata Namasya de la circonscription de Bambesa. Elle siègera d’ailleurs au bureau provisoire qui sera dirigé par le doyen en âge, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et l’autre élu le moins âgé Awuse Jackson, 26 ans, élu à Irumu dans la province de l’Ituri.

Elus exceptionnels

Au cours de sa présentation, Corneille Nangaa a souligné que la loi prévoit qu’un candidat qui recueille au moins 50% des voix par rapport au seuil électoral soit déclaré vainqueur même si son parti ou son regroupement politique n’a pas atteint ce seuil électoral. L'article 118, alinea 3 de la loi électorale stipule qu'"il est attribué d'office un siège au candidat ayant obtenu la moitié de suffrages valablement exprimés dans la circonscription". Ces élus que Corneille Nangaa a qualifiés d' « exceptionnels » sont au nombre de dix :

  1. Kikoka Toni Gaitoni
  2. Adolphe Muzito Mfumuntsi
  3. Bemba Caroline
  4. Willy Bakonga
  5. Pancras Boongo Ngoy
  6. Edmond Mbaz-a-Mbaz
  7. Cristian Mwando Nsimba
  8. Alphonse Ngandu Katunda
  9. Eric Ngalula Ilunga
  10. Moïse Ekanga Lushima

Top 5 des meilleurs élus

  1. Vital Kamerhe
  2. Evariste Boshab
  3. Jean-Pierre Tshimanga
  4. Adolphe Muzito
  5. Lambert Mende Omalanga

Les forces en présence

Difficile de répondre à cette question pour l’heure, la CENI n’ayant pas encore mis à la disposition du public la liste complète des élus sur son site web. Radio Okapi publiera cette liste aussitôt qu’elle sera disponible. Les premières indications montrent tout de même que le FCC (Front commun pour le Congo), la coalition créée à l’initiative du président Kabila conserveraient la majorité dans la prochaine assemblée nationale.

Selon un premier décompte - pas définitif - établi par RFI, la coalition de Felix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle, a remporté moins de 50 sièges alors que celle de son concurrent Lamuka a remporté 59 sièges. Martin Fayulu qui conteste sa défaite à la présidentielle, conserve son siège d'élu à l'assemblée nationale à Kinshasa.

Radiookapi.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Félix Tshisekedi élu 5ème Président de la RD Congo

 Internet
Kinshasa - Crédité de 38 pourcent des suffrages exprimés, le candidat de la coalition politique Cach, Félix Tshisekedi Tshilombo, est donné vainqueur de l’élection présidentielle du dimanche 30 décembre 2018 en RD Congo.

Vingt et un candidats en lice au cours de cette joute au départ, le prochain président a raflé la mise en se hissant en pole position et deviendra le 5ème président, plusieurs décennies après l’accession du pays à son indépendance et à la souveraineté internationale. Et ce, dans l’ordre de succession après Joseph Kasa-Vubu, Joseph-Désiré Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi, l'un des deux principaux candidats de l'opposition et président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été élu jeudi, 5ème Président de la République avec 38,57%, à l'issue de l'Assemblée plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d'évaluation et de délibération des résultats provisoires de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Le président de la CENI, Corneille Nangaa qui a procédé à la publication de ces résultats, a indiqué qu'il a obtenu 7.053.000 voix sur 18.280.830 suffrages valablement exprimés avec un taux de participation de 47,56%.

Les deux autres challengers, Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary ont obtenu respectivement 6.366.732 soit 35,2% et 4.357.359 soit 23,8%. Corneille Nangaa a remercié, au nom de la plénière, les institutions de la République et particulièrement le Chef de l'Etat, 
Joseph Kabila Kabange dont les actions ont été déterminantes pour la réussite de ces scrutins.

Il a aussi rendu hommage notamment au gouvernement pour les options majeures qu'il a prises dont le financement sur fonds propres des élections, aux deux chambres du parlement pour avoir adopté toutes les lois dont la CENI avait besoin, aux cours et tribunaux pour leur accompagnement sans oublier les organisations de la société civile dont les critiques et observations ont permis d'évoluer ainsi qu'aux électeurs qui ont voté le 30 décembre 2018 dans la paix et la quiétude.

A l'issue du 3ème cycle électoral en RDC, Félix Tshisekedi, devient ainsi le 5ème Président de la République démocratique du Congo (RDC), après Joseph Kasa- Vubu, Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange. Né en 1963, Félix Tshisekedi, est un homme politique congolais.

Il est le fils d'Etienne Tshisekedi, le plus viel opposant de la RDC décédé le 1er février 2017 en Belgique. Félix Tshisekedi effectue ses études secondaires et humanitaires à Kinshasa puis travaille dans des entreprises qu'il a co-fondées. Il rejoint les rangs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti dirigé par son père, puis en devient l'un des cadres.

Fin 2008, il est nommé secrétaire national de l'UDPS chargé de l'extérieur. En novembre 2011, il est élu député à Mbuji-Mayi. En octobre 2016, il est nommé secrétaire général adjoint de l'UDPS. Il a fait partie de la délégation de l'UDPS, conduite par son père Etienne Tshisekedi, pour négocier avec le Président Joseph Kabila la tenue des élections. Étienne Tshisekedi a dirigé les négociations pour le Rassemblement de l'opposition qui ont abouti aux accords de la Saint-Sylvestre signés le 31 
décembre 2016.

Fin mars 2018, Félix Tshisekedi est élu à la présidence de l'UDPS et choisi comme candidat du parti pour l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. En août, la Commission électorale nationale indépendante valide sa candidature à l'élection présidentielle.

ACP 

Félix Tshisekedi élu président de la République démocratique du Congo

Félix Tshisekedi lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de son parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Félix Tshisekedi est élu président de la République démocratique du Congo avec  38,57% des voix à l’issue du scrutin du 30 décembre 2018, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ce jeudi 10 janvier 2019. Le taux de participation est de 47,56%. Les suffrages valablement exprimés sont de 18 280 820.

Martin Fayulu vient en deuxième position avec 6 366 732 des voix (35,2%). Emmanuel Ramazani Shadary est troisième avec 4 357 359 des voix (23,8%).

Selon le calendrier de la CENI réaménagé, les résultats définitifs de cette élection devront être proclamés par la Cour constitutionnelle, le 15 janvier. La prestation du serment du nouveau président est fixée au 18 janvier 2019.

Mais cette publication des résultats décalée de trois jours risque de modifier aussi les dates de la publication des résultats définitifs et de la prestation de serment, indiquaient en début de semaine des experts électoraux a Radio Okapi.

Vingt et un candidats étaient en lice pour la course à la magistrature suprême. Vital Kamerhe s’était désisté au profit de Felix Tshisekedi avec qui il a formé la coalition Cap vers le changement (CACH). Freddy Matungulu, Sylvain Masheke et Jean-Philibert Mabaya s’étaient ralliés à Martin Fayulu de la coalition Lamuka.

Mais ces ralliements tardifs n’ont pas été pris en compte par la CENI, la loi électorale ne prévoyant pas de retrait de candidatures au gré des alliances politiques après la publication des listes définitives des candidats.

Des dix-sept candidats restant, trois sont sortis du lot pendant la campagne. Emmanuel Ramazani du FCC, le Front commun pour le Congo – vaste plate-forme des partis et regroupements de la coalition de Joseph Kabila, Felix Tshisekedi de Cap pour le changement (CACH) et Martin Fayulu de Lamuka.

Radiookapi.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Elections
RDC : la Ceni promet les résultats provisoires de la présidentielle dans « 24 à 48h »
09 janvier 2019 à 08h28
Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 09 janvier 2019 à 09h52

Les résultats provisoires de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo pourraient être annoncés d'ici « 24 à 48 heures », a indiqué mardi soir la Commission électorale, après avoir annoncé le début de ses délibérations.
« C’est un travail colossal qui ne peut pas se terminer en quelques heures », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Corneille Nangaa.

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« La Ceni compte consacrer entre 24 et 48 heures à ce travail. C’est à l’issue de ce délai que la Ceni va programmer la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle », a-t-il ajouté.
La Ceni en plénière
« L’assemblée plénière de la Ceni a entamé, ce mardi 8 janvier 2019 depuis 19h00, une série de plénières d’évaluations et de délibérations à l’issue desquelles elle procédera à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle », avait indiqué la Ceni dans un Tweet à 20h42 (19h42 GMT).

La circulation sur le boulevard du 30-Juin devant le siège de la Ceni a été bloquée par des policiers armés mardi soir après cette annonce, a constaté un témoin sur place.

RDC : une nouvelle attaque des rebelles ADF à Beni fait au moins dix morts

08 janvier 2019 à 11h28 | Par Jeune Afrique avec AFP

Au moins huit civils, dont des membres de familles de militaires, ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans une incursion d'hommes armés à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

« Huit personnes ont été tuées, dont cinq membres de familles des militaires », dans la commune de Mavivi, au nord de Beni, a déclaré le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région. La police, qui avançait le même bilan, a ensuite revu à la hausse son décompte qui est passé à dix morts, tandis qu’un responsable de la société civile locale et un observateur évoquaient le chiffre de « onze civils tués ».

Recrudescence des attaques de l’ADF

La ville et le territoire de Beni sont depuis octobre 2014 la cible d’attaques généralement attribuées au groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF). Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) accusent les ADF d’être responsables de massacres de plusieurs centaines de personnes dans cette région.

Les rebelles ougandais musulmans de l’ADF sont aussi tenus responsables de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens, en décembre 2017 dans la même région, ainsi que celle de sept autres Casques bleus malawites et tanzaniens en novembre. L’Église catholique a dernièrement évoqué le chiffre de 2 000 morts depuis 2014, essentiellement des civils dans la région de Beni. Les élections du 30 décembre en RDC ont été annulées à Beni, officiellement en raison de l’insécurité et de l’épidémie d’Ebola qui touche également la zone.

Rapprochement Tshisekedi-Kabila : l'UDPS met la rencontre sous l'égide d'une transition pacifique (Jean-Marc Kabund)

-

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a fixé l'opinion ce mardi 08 janvier au sujet des rumeurs d'un rapprochement entre elle et le Président Joseph Kabila.

Au cours d'une communication à la presse, son secrétaire général, Jean-Marc Kabund, a affirmé "l'intérêt" d'une rencontre entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Ce dernier n'y voit pas d'inconvénient si ce rapprochement vise "une passation pacifique et civilisée du pouvoir".

"Quant aux rumeurs faisant état d'un rapprochement entre le président sortant, Joseph Kabila, et le candidat (...) Monsieur Tshisekedi Tshilombo Félix, l'UDPS tient à préciser qu'elle "s'inscrit dans la logique de la réconciliation nationale et s'oppose à cette politique de règlement des comptes et de chasse à l'homme".

 

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net/LFP, via lefrancophoneplus.com

Brexit : le vote des députés britanniques sur l’accord de sortie de l’UE fixé pour le 15 janvier

Les débats sur ce texte décrié à la fois par les « Brexiters » et par les europhiles doivent reprendre mercredi à la Chambre des communes. Son adoption demeure très compromise.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 16h06, mis à jour à 16h06

Temps deLecture 2 min.

Le vote sur l’accord de sortie de l’union européenne (UE), reporté sine die par Theresa May le 10 décembre alors qu’il s’annonçait négatif, se fera le 15 janvier, a déclaré mardi 8 janvier un porte-parole de Downing Street. Les débats sur ce texte doivent reprendre mercredi à la Chambre des communes. Mais son adoption demeure très compromise tant il est décrié à la fois par les « Brexiters » et par les europhiles.

La première ministre britannique a déclaré qu’elle continuait à travailler avec Bruxelles pour obtenir des assurances susceptibles de convaincre les députés, après s’être déjà entretenue avec des dirigeants européens pendant la période de Noël.

Face au risque d’impasse et de sortie sans accord, synonyme de rupture brutale des liens tissés depuis plus de quatre décennies, Londres envisage de retarder la date de sa sortie de l’UE, affirme mardi 8 janvier le TelegraphPlusieurs sources européennes ont indiqué au quotidien britannique que les autorités britanniques « tâtaient le terrain » pour demander une éventuelle extension de l’article 50 du traité de l’UE, qui régit le départ d’un Etat membre.

Des informations cependant démenties par le gouvernement. « Nous sommes très clairs : la politique du gouvernement est que l’article 50 ne peut pas être prolongé », a commenté le secrétaire d’Etat au Brexit, Martin Callanan, à son arrivée mardi à une réunion entre ministres européens à Bruxelles. « Nous quitterons l’UE le 29 mars de cette année parce que c’est ce que dit l’article 50, c’est ce pour quoi le Parlement a voté, et c’est désormais ce que dit la législation nationale britannique », a ajouté M. Callanan. Le ministre chargé du Brexit, Steve Barclay, a également démenti que le gouvernement britannique comptait demander une prolongation.

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Un Brexit retardé ? Une « option très hypothétique »

La veille, la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Margot James, avait suggéré que le Brexit pourrait être retardé afin d’éviter une sortie sans accord entre les deux parties. Une demande d’extension devrait être approuvée à l’unanimité par les Etats membres de l’UE. « Si une telle demande était faite, nous ne nous y opposerions pas », a réagi mardi le ministre des affaires étrangères irlandais, Simon Coveney.

Selon des sources européennes interrogées par l’Agence France-Presse, le Royaume-Uni discute depuis plusieurs semaines de l’éventualité de reporter la date du Brexit avec des responsables européens. « Il est clair que tout le monde a en tête que cette possibilité existe », a dit une source diplomatique européenne, tout en avertissant que « c’est une option très hypothétique et non le scénario privilégié par qui que ce soit ». Selon la même source, une prolongation serait « strictement limitée à quelques semaines ou à quelques mois » – peut-être seulement jusque fin juin ou début juillet.

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« Cela n’a pas été demandé par les autorités britanniques », a précisé de son côté la ministre des affaires européennes française, Nathalie Loiseau, également interrogée sur l’hypothèse d’un report de la date de départ du Royaume-Uni. « Je ne travaille pas sur des hypothèses. La situation actuellement est déjà assez complexe », a-t-elle affirmé à Bruxelles.

Le Monde.fr/LFP, via lefrancophoneplus.com

En Ouganda, la colère des petits marchands face à « l’invasion » des Chinois

Entre 10 000 et 50 000 commerçants sont venus de Chine, principal bailleur de fonds du pays, pour investir dans des boutiques à Kampala.

Par Armel Gilbert Bukeyeneza Publié le 04 janvier 2019 à 10h33 - Mis à jour le 04 janvier 2019 à 13h39

Temps deLecture 3 min.

Un marchand chinois de chaussures à Kampala, en Ouganda, en 2006.
Un marchand chinois de chaussures à Kampala, en Ouganda, en 2006. STUART PRICE / AFP

L’heure est aux affaires à Kampala. Ce lundi matin de décembre 2018 sur William Street, en plein cœur de la capitale ougandaise, les liasses de billets passent d’une main à l’autre. Au milieu des vendeurs ambulants, des restaurateurs improvisés et des taxis motos, un Chinois entre dans son échoppe. Sur sa tête, il porte un sac rempli de marchandises qu’il dépose dans sa boutique. Donald (qui n’a pas communiqué son patronyme), un des rares Ougandais qui ont réussi à se garder une petite place dans ce qui est devenu un empire asiatique, s’étrangle : « Tu vois ? Ils ont tout pris, même le boulot des portefaix ! »

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Les Chinois tiennent l’avenue. Ils se sont installés dans presque toutes les officines de l’un des axes les plus commerçants de la ville, s’imposant dans le marché des textiles, des chaussures, de l’équipement ménager, de la construction… Aujourd’hui, une vieille colère s’est réveillée, latente depuis quelques années, chez les petits commerçants agacés par les Chinois qui, disent-ils, leur volent « leur » Ouganda.

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En Ouganda, le dossier chinois embarrasse les autorités, qui ne savent ni comment s’y prendre ni comment communiquer. Interrogés par Le Monde, la ministre du commerce, Amelia Kyambadde, et les services de communication de la présidence ont refusé de s’exprimer, se renvoyant mutuellement la balle.

« En fait, Kampala est gêné, coincé dans un dilemme. Soit le pouvoir soutient ses citoyens, soit il privilégie la Chine, un de ses grands bailleurs de fonds », explique l’économiste Fred Muhumuza. D’après un rapport du ministère ougandais des finances publié en mars 2018, les prêts de Pékin à Kampala sont passés de 1,1 à 1,6 milliard de dollars (entre 1 et 1,4 milliard d’euros) entre 2016 et 2017. Dans le même temps, la dette publique du pays est montée de 37,4 % à 40 % du PIB, selon le Fonds monétaire international, pour qui ce chiffre pourrait dépasser les 44 % en 2019.

Une « concurrence injuste »

« Les autorités avaient promis qu’avec les investissements chinois les choses allaient changer et que les conditions de vie allaient s’améliorer, poursuit Fred Muhumuza. Non seulement la majorité des Ougandais estiment que rien n’a changé, mais en plus les petits commerçants sont en train de perdre leurs business. »

Suzanne est sur le point de mettre la clé sous la porte afin de tenter autre chose avec les 500 000 shillings ougandais (117 euros) qu’elle a économisés. Cet argent, la Kampalaise l’avait d’abord investi dans un petit commerce de chaussures, mais sa boutique se retrouve noyée dans l’agora chinoise de William Street. « Au milieu d’eux, nous ne vendons plus !, se plaint-elle. Les Chinois tiennent tous les maillons du commerce. Ils sont grossistes et détaillants. Nous sommes obligés de nous approvisionner chez eux parce qu’ils vendent moins cher, mais après ils nous concurrencent sur la vente au détail, toujours prêts à casser les prix. »

Au sein de l’association des commerçants de Kampala, la Kacita, on refuse pourtant de se résigner. « Nous nous sommes battus, nous n’avons rien obtenu. Il ne nous reste plus qu’à mettre la pression sur les autorités pour que la loi qu’on nous promet pour nous protéger soit enfin votée », explique Everest Kayondo, son président.

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En 2017, une manifestation avait éclaté en pleine capitale, avec des slogans demandant aux Chinois de quitter le pays. Le maire de Kampala, Erias Lukwago, connu pour ses prises de positions très libres par rapport au pouvoir, avait demandé au gouvernement de protéger les petits commerçants contre cette « concurrence injuste ». Il avait prévenu que cette rivalité était dangereuse et risquait de virer à la xénophobie. La ministre du commerce, Amelia Kyambadde, s’était défendue à l’époque, avançant que « l’Ouganda n’a pas de loi qui empêche les étrangers d’entrer dans le petit commerce, mais qu’une commission a été mise en place pour étudier la question ». Plus d’un an après, rien n’a changé.

Pour Pékin, la Chine n’est pas responsable des dettes africaines

Ces dernières années, la Chine a énormément investi dans des projets d’infrastructures en Afrique, où de nombreux dirigeants voient dans Pékin un meilleur partenaire commercial que les pays occidentaux. Mais selon ces derniers, la dette à l’égard de la Chine ne serait pas tenable à long terme pour les Etats africains.

Jeudi 3 janvier, à son arrivée en Ethiopie, première étape d’une tournée dans quatre pays africains, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a relativisé ces inquiétudes. « De manière générale, la dette en Afrique est une problématique qui dure depuis longtemps et est un produit de l’histoire. Elle n’est pas apparue aujourd’hui, et elle est encore moins provoquée par la Chine », a estimé le chef de la diplomatie chinoise, qui se rendra ensuite en Gambie, au Sénégal et au Burkina Faso.

La Chine est le principal bailleur de fonds bilatéral pour les infrastructures en Afrique, avec un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne, de la Société financière internationale, de la Banque mondiale et du G8. L’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars (environ 260 milliards d’euros) entre 2005 et 2018, selon le groupe de réflexion American Enterprise Institute.

Armel Gilbert Bukeyeneza (Kampala, correspondance).

LeMonde.fr/LFP, via lefrancophoneplus.com

Les résultats des élections en RDC reportés « à la semaine prochaine »

Le président de la Commission électorale a annoncé samedi qu’il ne sera « pas possible » de publier les résultats provisoires dimanche, comme prévu auparavant.

Le Monde avec AFP Publié hier à 17h38, mis à jour à 02h09

Temps deLecture 1 min.

Des observateurs comptabilisent les voix de 900 bureaux de vote à l’élection présidentielle, Kinshasa, le 4 janvier.
Des observateurs comptabilisent les voix de 900 bureaux de vote à l’élection présidentielle, Kinshasa, le 4 janvier. JEROME DELAY / AP

L’attente se prolonge en République démocratique du Congo (RDC). Les résultats des élections générales, auparavant annoncés pour le dimanche 6 janvier, ont été reportés à « la semaine prochaine », a indiqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale.

« Il n’est pas possible de publier les résultats dimanche. On avance bien mais on n’a pas encore tout », a déclaré le responsable de cette instance chargée de la centralisation des résultats – une issue qu’il avait déjà évoquée plus tôt dans la semaine. Il n’a pas précisé le jour exact prévu pour la publication.

La Commission électorale sous pression

Plus de 39 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, dimanche 30 décembre, pour désigner le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis dix-huit ans. Mais rien n’est simple dans ce scrutin, après une campagne ponctuée de reports et des élections chaotiques. Trois principaux candidats se disputent le pouvoir : l’ex-ministre de l’intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, soutenu par le président Kabila, et les deux opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et son président sont sous pression pour donner des résultats « conformes » à la « vérité des urnes » et au « vote du peuple congolais ».

Cette demande a été formulée par la puissante Conférence épiscopale, le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, et l’Union européenne. « La CENI doit maintenant faire en sorte que ces voix et ces suffrages soient respectés », a aussi indiqué le porte-parole du département américain. La Conférence épiscopale a estimé samedi que, « s’il y a soulèvement de la population, il relèverait de la responsabilité de la CENI », si les « résultats, quoique provisoires »,ne sont pas « conformes à la vérité des urnes ».

Le président américain, Donald Trump, a annoncé l’envoi de quatre-vingts militaires américains au Gabon « en réponse à la possibilité que des manifestations violentes puissent survenir en RDC ».

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Elections 2018 : Washington appelle la CENI à « publier des résultats exacts »

Maison Blanche. Radio Okapi/Photo Pixabay.com

Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent les millions d’électeurs qui se sont rendus aux urnes le 30 décembre dernier en RDC pour l’une des élections les plus importantes de l’histoire depuis l’indépendance du pays en 1960. Dans une déclaration faite vendredi 4 janvier à Washington, le porte-parole adjoint du Département d’Etat américain, Robert Palladino, a cependant invité la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à publier de « vrais résultats » du scrutin.

Robert Palladino se dit préoccupé par la décision prise par la CENI de refuser l’accréditation des observateurs internationaux et la confusion qui a régné autour de l’emplacement des bureaux de vote, l’affichage de listes électorales, la livraison tardive de documents ainsi que la « décision malheureuse » de reporter les élections à Beni, Butembo et à Yumbi.

Le porte-parole adjoint du Département d’Etat américain affirme que, malgré ces entraves, « des millions de Congolais à travers la RDC se sont rendus aux urnes pacifiquement le jour des élections pour voter et faire entendre leurs voix. » Il demande à ce que les résultats que la CENI s’apprête à publier dimanche 6 janvier « soient exacts et correspondent (à ceux) annoncés dans chacun des 75.000 bureaux de vote de la RDC. »

Au gouvernement congolais, aux dirigeants des forces de sécurité, aux chefs des partis politiques et à la société civile il demande de respecter la loi et de rejeter la violence.

Robert Palladino affirme que ceux qui facilitent un transfert pacifique du pouvoir seront félicités. Tandis que ceux qui minent le processus démocratique, menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC ou « qui tirent profit de la corruption pourraient être indésirables aux Etats-Unis et exclus du système financier américain. »

 

Martin Fayulu, Felix Tshisekedi, Emmanuel Shadary et Corneille Nangaa en réunion !

Kinshasa-

Arrivée de Martin Fayulu au Kempiski Fleuve Congo Hotel, mercredi 02 janvier 2019

Les 3 "principaux" candidats à la Présidentielle, à savoir, Martin Fayulu, Felix Tshisekedi et Emmanuel Shadary, ainsi que le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa ont été conviés à une réunion à l’initiative de l'UA ce mercredi 02 janvier à Kinshasa.

Martin Fayulu (Lamuka) est arrivé à 18h30 (heure locale, Kinshasa) au Kempiski Fleuve Congo Hotel où se tient la rencontre. Felix Tshisekedi (CACH) et Corneille Nangaa s’y trouvaient déjà et Emmanuel Shadary (FCC) était encore attendu.

La Mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM) en République démocratique du Congo est présidée par Monsieur Dioncoundra Traore, ancien Président de la République du Mali.

Cette rencontre, dont l'ordre du jour n'a pas été dévoilé, se tient à 4 jours de la publication des résultats provisoires des élections par la CENI.

MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

RFI regrette le retrait de l’accréditation de sa correspondante en RDC

Logo de Radio France internationale (RFI)

Radio France internationale (RFI) regrette le retrait de l'accréditation de sa correspondante à Kinshasa, Florence Morice, qui n’a exercé que son travail de journaliste professionnelle, selon un communiqué de la station française publié ce mercredi 2 janvier.

RFI déplore par ailleurs que depuis mardi 1er janvier, sa diffusion en FM sur la quasi-totalité de ses émetteurs de RDC ne soit plus opérationnelle. Radio France Internationale rappelle qu'elle respecte et a respecté sur ses antennes les textes en vigueur et n'a donné aucun résultat des scrutins de dimanche, indique le communiqué.

« Les représentants des principaux candidats à l'élection présidentielle, Néhémie Mwilanya Wilondja, Freddy Matungulu, Vital Kamerhe, invités en direct lors de l'édition spéciale de ce lundi 31 décembre au matin ont chacun donné une version qui n'engage qu'eux. Pour sa part, RFI ne diffusera que les résultats proclamés par la CENI, conformément à la réglementation », souligne le communiqué.

RFI réaffirme son soutien à sa correspondante Florence Morice et demande l'annulation du retrait de son accréditation et le rétablissement de sa diffusion.

Le ministère de la Communication et des médias avait retiré le 31 décembre l’accréditation de Florence Maurice, correspondante de RFI à Kinshasa pur "violation de la loi sur la CENI et non-respect du code de bonne conduite des journalistes étrangers pendant les élections”.

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ELECTIONS

Élections en RDC : l’Union africaine « souhaite fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais »

02 janvier 2019 à 13h31 | Par - envoyé spécial à Kinshasa

L’ancien président malien Dioncounda Traoré, chef de la mission d’observation de l’Union africaine (UA) en RDC, a dit souhaiter « fortement » que « les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du people congolais ». Sa « déclaration préliminaire » a été faite à Kinshasa le 2 janvier, alors que le pays attend fiévreusement les premiers résultats de la Ceni.

C’est une petite phrase, lâchée par Dioncouda Traoré au bout d’un discours long de huit pages, à Kinshasa, le 2 janvier. Mais elle pourrait produire d’importants remous.

L’ancien président malien, qui dirige la mission d’observation électorale de l’UA pour les élections générales du 30 décembre en RDC(MOEUA), a dit « souhaiter fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du people congolais ».

Il l’a dit dans le cadre de la « déclaration préliminaire » de la mission. Elle intervient après que le pays attend, fiévreusement et sans Internet, l’annonce des premiers résultats par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).


>>> À LIRE – Élections en RDC : le camp Fayulu se dit « largement en tête », celui de Ramazani Shadary est « serein »


Première victoire

Depuis sa tribune, à l’hôtel Kempinski, Dioncounda Traoré a affirmé que les élections « se sont globalement déroulées dans un climat apaisé et serein, malgré les ingérences et tous les défis organisationnels, politiques et sécuritaires ». « La tenue de ces élections constitue en soi une première grande victoire du peuple congolais », a-t-il affirmé.

L’ancien président malien, à la tête de 23 équipes déployées dans 13 provinces, a néanmoins relevé une série de dysfonctionnements pendant la campagne et le jour du vote.

Selon la MOEUA, le « cadre juridique des élections » a « fait l’objet de nombreuses modifications non consensuelles à l’exemple de l’introduction du seuil de représentativité pour les élections législatives nationales provinciales et locales » ou encore « l’usage de la machine à voter ». Elle a aussi noté « l’irrégularité des rencontres des cadres de concertation établis par la Ceni », lesquelles auraient pu « éviter les décisions non consensuelles, notamment l’introduction de la machine à voter et le report des élections dans les localités de Beni, Butembo et Yumbi« .

La MOEUA a relevé « les actes de violence ayant entraîné des pertes en vies humaines, notamment à Kalemie, Lubumbashi et Mbuji-Mayi et la suspension des activités de campagne pour la présidentielle à Kinshasa ».


>>> À LIRE – Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »


Concernant le jour du vote, le MOEUA a relevé un retard à l’ouverture de certains bureaux de vote « allant parfois jusqu’à 5 heures […] dû à la mise en marche des machines à voter [et] l’arrivée tardive du matériel électoral ». Celui-ci a néanmoins été « compensé » dans la majorité des bureaux de vote visités.

« Quelques bureaux de vote notamment Limete, Kalemie et Matadi » n’avaient pas reçu de matériel électoral en quantité suffisante, a encore constaté la MOEUA.

Les Congolais vont désormais devoir patienter pour connaître les premiers résultats de la Ceni. Elle a jusqu’au 6 janvier pour les annoncer.

Sud-Kivu: la surprenante réponse du SEP de la CENI aux bulletins de vote cochés Tshisekedi jetés loin de Bukavu

PROVINCES

Bukavu-

Gaudens Maheshe, secrétaire exécutif provincial de la CENI au Sud-Kivu. Ph. Laprunellerdc

La réaction du SEP (Secrétariat Exécutif Provincial) de la CENI au Sud-Kivu fait réagir l’opinion publique, quant au lot de bulletins coché Felix Tshisekedi, découverts jetés à Chidaho le mardi 1er janvier 2019. Le Secrétaire exécutif Provincial de la CENI fait allusion à un colis qui serait tombé, ce qui entretient davantage de doute dans cette affaire, car l’emplacement où l’on a retrouvé les colis n’est pas sur l'itinéraire partant du Centre de vote [collège Alfajiri] et le centre de compilation de Bukavu.

Gaudens Maheshe répondait ce mardi 1er janvier 2019 à la curieuse découverte d’un colis de bulletins cochés Felix Tshisekedi, et deux candidats députés de l’UNC.

Selon les interventions de monsieur Gaudens Muheshe, le colis serait tombé d’un véhicule qui transportait le matériel. Cette allégation, visiblement précoce, est loin d’avoir une écoute favorable, dans le chef de l’auditoire tant national qu’international. Par ailleurs, dans la mesure où l’hypothèse du SEP/Sud-Kivu serait vraie, la CENI devrait éclairer le public, sur les réelles circonstances ayant conduit un véhicule faisant une course intra-urbaine à près d’une vingtaine des kilomètres de sa destination.

Dans son speech, le numéro 1 de la CENI en province a attribué cette affaire à une simple erreur, et a accusé les opposants d’avoir préféré faire un point de presse au lieu d’emmener le colis « comme un œuf à la CENI ». Par ailleurs, il serait peu aisé, pour l’opposition congolaise de se confier à une CENI dont elle se plaint être victime, et qu’elle accuse être de mèche avec son adversaire, le Front Commun pour le Congo (FCC).

La principale pierre d’achoppement est le fait que lot n’était constitué que des bulletins appartenant au candidat Felix Tshisekedi.

Voici la réponse de Gaudens Maheshe à la question de Laprunellerdc.info, relative aux colis de bulletins de vote retrouvés dans la nature, à Chidaho.

«Je n’ai pas de point de vue de la Ceni. Je ne sais rien jusque-là. Comment on a choisi les seuls bulletins cochés Félix? C’est vous les investigateurs. Il faut investiguer sur ça. Ça fait une matière, sur 715 bureaux de vote organisés à Bukavu. Supposons qu’un colis soit tombé, est ce que c’est un colis de l’UNC ou un colis du Pprd ? C’est un colis de la Commission Electorale et quelqu’un qui le ramasse c’est aussi son colis, il doit le ramener à la Commission Electorale au lieu d’alarmer ou d’alerter. Supposons que maintenant on ferme ces bureaux-là. On dit ce bureau est fermé ou suspendu [pour une raison quelconque], qui va gagner dans ça ? On devait l’amener comme un œuf à la CENI. Il faut investiguer et leur montrer que ça ne profitera ni à eux ni aux autres. Parce que eux suppose que c’est eux qui ont gagné. Qu’ils amènent ces colis à la Commission Electorale. Dernièrement on déployait, et un colis était tombé à Kazingo à 23 heures .Un véhicule RAV4 qui était dernière nous l’a ramassé et a tout fait pour nous le ramener. Nous avons repris le matériel. C’était un carton des matériels. C’était très bien. Mais eux se précipitent à faire un point de presse » répondait Maheshe.

L’occurrence de cette tombée, assimilable à une remontée par force de capillarité, est totalement opposée au schéma imaginable, vu la proximité du centre de compilation avec le centre de provenance de ce lot. Le centre de vote, Collège Alfajiri, se trouve dans la ville de Bukavu à quelques mètres du centre de compilation provincial. Curieusement, le lot de bulletins de vote a été retrouvé à Chidaho, hors de la ville de Bukavu. Comment en est-on arrivé là ?

« Je ne sais pas comment les bulletins d'Alfajiri peuvent se retrouver à Cidaho. Normalement ça devrait se retrouver entre Alfajiri et le SEP (Secrétariat Exécutif Provincial). Comment je peux expliquer cela? Soyons des responsables! » disait Maheshe au téléphone de Laprunellerdc.

La question est autant pertinente qu’embarrassante pour la Centrale électorale congolaise. En vertu de l’illustration de la CENI, qui parle d’une jeep RAV4 qui avait ramassé un colis tombé à Kazingo lors du déploiement, il se constate que la CENI ne trouve rien d’anormale en l’occurrence de cet évènement.

C’est pourtant une situation grave, au vu de la crise confiance qui s’est érigée entre les différentes parties prenantes au processus électoral. Au jour du vote, à Lurhala [à quelques Kilomètres de Chidaho], des heurts avaient éclaté entre les électeurs, des agents de la CENI et la Police, et ont conduit à la mort de 3 personnes, une dans chaque camp.

Pour l’instant le doute ne fait que s’accroître au sujet de la neutralité de la CENI ! Le répondant officiel de l’organe technique, n’ayant pas su nier le fait, aurait-il été prudent de ne pas se prononcer sur ce sujet qui semble jeter de l’opprobre sur sa structure ?

Eu égard aux tensions en vogue au sein de la classe politique, l’avènement de cette affaire constitue l’une des épines qui enfreindront la bonne marche de la période post-électorale en RDC.

MCP/Le Francophoneplus, via lefrancophoneplus.com

L'accès à internet et aux réseaux sociaux coupé en RDC

L'accès à internet et aux réseaux sociaux a été coupé "sur instruction du gouvernement" en République démocratique du Congo lundi 31 décembre au lendemain des élections générales, ont indiqué des opérateurs à l'AFP.

"Cher client, sur instruction du gouvernement, nos services Internet sont suspendus pendant une période indéterminée", a indiqué le fournisseur d'accès Global dans un SMS reçu par l'AFP.

"C'est le gouvernement qui a coupé", a aussi déclaré un représentant de l'opérateur de téléphonie mobile Vodacom à l'AFP qui s'étonnait de problèmes d'accès à internet à Kinshasa.

L'accès aux données sur les réseaux Airtel et Vodacom est coupé, a aussi constaté l'équipe de l'AFP à Goma et à Beni, dans le Nord-Kivu (Est), à 2.000 km de la capitale.

L'accès au réseau Whatsapp était également impossible à Lubumbashi (sud) sur Vodacom.

En début de matinée déjà, des perturbations et coupures intermittentes étaient observées par les utilisateurs de plusieurs réseaux avant la coupure complète intervenue autour de midi notamment à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Vodacom et Airtel sont les principaux réseaux de téléphonie mobile en RDC avec le Français Orange.

"Je suis désolé d'apprendre juste avant d'entrer dans la salle que l'on a coupé l'Internet", a déclaré à la presse le secrétaire général de la Conférence des évêques (Cenco), qui a rendu compte des résultats de la mission d'observation électorale de l'Eglise catholique.

Dans son communiqué initial, l'abbé Donatien Nshole félicitait "le gouvernement d'avoir assuré le bon fonctionnement d'internet et des SMS" dimanche lors de la journée de vote.

Les échanges SMS fonctionnaient encore lundi matin, a constaté l'AFP à Kinshasa sur les réseaux Airtel et Vodacom.

"On va commencer le filtrage de l'accès internet", avait indiqué à l'AFP en début de matinée une source qui ne souhaite pas être citée, précisant qu'il s'agissait "de bloquer les images et les vidéos sur les réseaux sociaux".

La coupure est intervenue alors que des résultats de bureaux de vote étaient diffusés sur notamment sur Twitter et WhatsApp. La CENI prévoit de publier les résultats provisoires des élections dimanche 6 janvier prochain.

Avec l’AFP/Radiookapi.net/LFP , via lefrancophoneplus.com

 

ELECTIONS

Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »

30 décembre 2018 à 17h01 | Par et 

À moins de deux heures de la fermeture officielle des bureaux de vote en RDC, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a indiqué à Jeune Afrique que « tous les incidents » constatés « ont été pris en charge » par ses agents.

Corneille Nangaa promettait aux Congolais « les meilleures élections de l’histoire du pays ». Mais ce dimanche 30 décembre, jour de trois scrutins combinés (présidentiel, législatifs et provinciaux), il serait hasardeux de confirmer que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait vu juste. D’autant que la journée a été plutôt marquée par des couacs.


Des centaines de bureaux de vote installés dans les lieux prohibés, 544 cas de dysfonctionnement de la machine à voter notamment à Kinshasa, Kongo central, Lomami, au Nord-Kivu et Sud-Kivu, 96 cas d’interdiction d’accès ou d’expulsion des témoins, vandalisme… Dans un communiqué relatant le déroulement des opérations de vote, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a fait, sur la base des « rapports des observateurs reçus jusqu’à midi », un premier état des lieux des « incidents observés dans les bureaux de vote et de dépouillement dans l’intention de les voir améliorés au cours de la journée ».

Mais, pour l’instant, la Cenco se refuse à attribuer un qualificatif global à ces élections. « Ce serait pris pour parole d’évangile », a expliqué son secrétaire général, l’abbé Donatien Nshole.

Du côté de la Ceni, on relativise : « 544 cas de dysfonctionnement de la machine à voter sur plus de 75 000 bureaux de vote ? », interroge ainsi Corneille Nangaa, qui émet également des réserves sur la méthodologie utilisée par les observateurs de la Cenco dans la collecte de leurs données pour atteindre ce chiffre.

« Des solutions ont été apportées »

Qu’à cela ne tienne, le président de la Ceni reconnaît toutefois des « incidents » qui, selon lui, « étaient prévisibles » lors de cette journée de vote. Corneille Nangaa assure néanmoins que « tous ces incidents signalés ont été pris en charge et des solutions apportées ».

À Limete par exemple, fief de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition congolaise, où des listes électorales ont longuement manquées dans plusieurs bureaux de vote, Corneille Nangaa a dénoncé un « coup politique » : « On nous a volé les listes électorales ! ». Mais, à l’en croire, la Ceni a pu en imprimer des nouvelles qui ont été affichées devant ces bureaux de vote.

JE DÉPLORE TOUT LE DÉSORDRE DONT NOUS ENTENDONS PARLER

« Je déplore tout le désordre dont nous entendons parler. Nous nous posons la question de savoir si ce n’est pas un désordre organisé pour que demain la Cour constitutionnelle soit saisie et qu’elle annule tout. Ça, nous ne l’accepterons pas. À Limete, il y a des bureaux qui ne sont pas encore ouverts », a dénoncé le candidat Félix Tshisekedi, leader de l’UDPS, après avoir glissé son bulletin dans l’urne dans un bureau de vote à Ndjili.

« Le vote se poursuit normalement à travers le pays »

Dans la partie est du pays, à Bukavu où le centre de vote de Imani Panzi s’est réveillé presque sans machines à voter pour ses 32 bureaux de vote, Corneille Nangaa pointe « l’incompétence » de certains responsables locaux de la Ceni qui auraient prévenu le siège à Kinshasa en dernière minute. Mais, là aussi, une solution a été apportée. « Des machines à voter de Beni [l’un des territoires privés de vote pour des raisons d’Ebola, ndlr] ont été acheminées à Bukavu », affirme-t-il.

Pour Corneille Nangaa, « le vote se poursuit ainsi normalement à travers le pays » et exclut toute possibilité de prolongation mais « tous ceux qui seront dans la file d’attente à 17 heures vont voter ».

Elections: L'heure est au délicat comptage des voix

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Les bureaux de vote sont passés dimanche à l'étape cruciale du comptage des voix en République démocratique du Congo où des élections se sont déroulées dans un climat "relativement calme", selon l'épiscopat, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) estime que "le climat général du déroulement du vote a été relativement calme", sur la base de l'observation de 78% des bureaux de vote.

"Nos observateurs sur le terrain ont fait état de la destruction du matériel électoral à Kingabwa (un quartier de Kinshasa)", a dit le porte-parole de la Cenco, l'abbé Donatien Nshole.

La Cenco n'a pas confirmé que quatre personnes avaient été tuées lors du vote dans le Sud-Kivu, une information rapportée par le directeur de campagne du candidat de l'opposition Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe.

Dans un message lu à la télévision publique (RTNC), le président Joseph Kabila a félicité le peuple congolais pour avoir voté "dans la paix et la dignité" et "dans le respect de la souveraineté".

Le dépouillement a commencé après la prolongation du vote au-delà de l'heure prévue de fermeture à 17h00 (15h00 GMT dans l'Est, 16h00 GMT dans l'Ouest).

"Les candidats qui nous intéressent le plus sont le 13, 4 et 20", a déclaré le président du bureau du collège Saint Georges dans la commune de Kintambo à Kinshasa.

Il s'agit des numéros des trois principaux candidats, le dauphin du président Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, et les deux opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

L'opposant Martin Fayulu est arrivé en tête dans le bureau de vote du lycée Kiwele à Lubumbashi qui n'a enregistré que 239 votants sur 660 inscrits.

Plus à l'est, à Goma, après des pauses pour le dîner, le dépouillement a commencé dans les centres électoraux, notamment à l'école Des Volcans et au centre de l'école Zanner, dans le quartier Majengo.

Les agents électoraux suivent scrupuleusement le mode opératoire sous l'oeil attentif et fatigué des témoins. Les trois parties de chaque bulletin de vote sont détachées pour constituer trois piles de ces trois scrutins (présidentiel, législatif, et provincial.

Les résultats provisoires de la présidentielle doivent être annoncés le 6 janvier d'après le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).


Belga / MCP/LFP, via lefrancophoneplus.com

Elections 2018 : « Les machines à voter ont bien fonctionné » (Corneille Nangaa)

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa à Kinshasa, le 20/12/2018 lors de l’annonce du report de la date des élections prévues le 23 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

A l’ouverture du vote, 77.3% de bureaux ont ouvert à temps, s’est félicité dimanche 30 décembre soir, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, saluant aussi le professionnalisme des agents de la CENI et le bon fonctionnement des machines à voter.

Intervenant sur la télévision nationale, RTNC, Corneille Nangaa a loué la présence et professionnalisme des agents de l’ordre, qui ont escorté le matériel et sécurisé les sites électoraux, la « forte présence des témoins et observateurs »…

Il s’est défendu sur la question de bureaux fictifs. Pour lui, il s’agit plutôt de « sites complémentaires », aménagés là où les bureaux n’ont pas fonctionné ou ont été insuffisants.

Problèmes rencontrés

La CENI a cependant rencontré des problèmes d’ordre technique, a reconnu M. Nangaa, évoquant notamment la polarité des batteries internes des machines à voter, l’absence de certains accessoires (câbles, fiches…), pannes d’imprimantes suite « l’humidité de certains bulletins de vote. »

Il a cité particulièrement les cas d’Ilebo, qui a reçu des bulletins de vote d’ailleurs et de la commune de Limete (Kinshasa) qui s’est retrouvée sans listes électorales. Mais, dans chaque cas, selon lui, un dispositif était actionné pour y remédier.

Sur le plan sécuritaire, le président de la CENI a déploré le drame de Walungu (Sud-Kivu) : la mort d’un policier et d’un agent de la CENI, lynché par la population « instrumentalisée » par certains politiciens.

Elections : affluence et couacs pour un vote historique

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Corneille Nangaa, président de la Ceni

Des files d'attente grossissaient au fil de la journée dans les bureaux de vote ce dimanche 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo, où se tiennent des élections historiques, entre espoir de changement, peur de nouvelles violences, retards et problèmes techniques.

"Je sens comme une libération. Je me sens libéré, dégagé", a déclaré à l'AFP Victor Balibwa, fonctionnaire de 53 ans, un des premiers électeurs à déposer son bulletin de vote à Lubumbashi à l'ouverture des bureaux à 06H00 (04H00 GMT).

Trois fois reportées, ces élections générales à un tour doivent désigner le successeur du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis l'assassinat de son père en janvier 2001.

C'est la première fois que le Congo peut rêver d'une transmission pacifique du pouvoir d'un président à l'autre depuis l'indépendance en 1960.

Le président sortant a voté à Kinshasa avec son "dauphin" désigné, son ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

Ils ont été suivis une heure plus tard par l'un des deux principaux candidats de l'opposition, Martin Fayulu.

"C'est un grand jour pour moi, c'est un grand jour pour le Congo parce que c'est la fin de la dictature, c'est la fin de l'arbitraire, c'est la fin (...) de 18 du système Joseph Kabila", a déclaré M. Fayulu.

L'autre principal candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, doit voter vers 14H00 (13H00) dans un quartier populaire de la capitale.

Aucun incident majeur n'a été relevé jusqu'à présent dans cet immense pays à l'histoire agitée, où le vote a été reporté dans deux régions, officiellement pour cause de violences (Beni-Butembo dans l'Est et Yumbi dans l'Ouest).

A Beni, des jeunes ont d'ailleurs organisé un vote fictif pour protester. "La ville de Beni est dans la République démocratique du Congo. On ne peut pas nous priver (du droit de vote", a revendiqué un jeune, Manix.

De nombreux retards ont été enregistrés dans les centres de vote où les électeurs passent du temps à chercher leur nom et leur bureau sur les listes électorales.

Objet de toutes les polémiques depuis plus d'un an, la "machine à voter" a connu des couacs au jour J des élections.

"Il y a cinq à six bureaux où les machines ne fonctionnent pas" a témoigné à la presse à Lubumbashi un "témoin" (observateur d'un candidat). "Il faut attendre le technicien".

Dans un bureau à Kinshasa, l'écran tactile s'est enrayé au deuxième bulletin de vote, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le vote "avec la machine est très compliqué. J'ai appuyé sans trop savoir pour qui. Je n'ai pas vu le numéro ni le visage de mon candidat", regrette une dame d'un âge avancé en sortant de l'isoloir qui protège le secret du vote.

Les électeurs qui ont pu voter ne cachait par leur enthousiasme et leur soif d'autres horizons.

"Parce que le Congo a trop souffert nous méritons le changement", lance à Goma Patrice Nzanzu, technicien.

"Ça m'excite de voter, de pouvoir enfin choisir. C'est mon premier vote!" s'exclame Rachel, 18 ans, étudiante à Goma, dans ce pays où la majorité des 80 millions d'habitants ont moins de 25 ans.

Au total, les 40 millions d'électeurs inscrits ont le choix entre 21 candidats - dont la plupart n'ont même pas fait campagne.

Le président Kabila a renoncé à briguer par la force un troisième mandat interdit par la Constitution.

Sa décision est intervenue avec du retard, puisque les élections ont été reportées trois fois depuis la fin de son second mandat il y a deux ans, en décembre 2016.

Les 40 millions d'électeurs enregistrés peuvent voter jusqu'à 17H00 (15H00 GMT dans l'Est et 16H00 GMT à Kinshasa). Les résultats provisoires seront annoncés le 6 janvier, avant d'inévitables contentieux devant la Cour constitutionnelle.

Des sondages donnent le "dauphin" perdant et prédisent la victoire de M. Fayulu.

Des élections législatives et provinciales ont lieu en même temps que la présidentielle.

Pour ces élections, Kinshasa a refusé toute aide logistique des Nations unies, présentes depuis 20 ans au Congo, de même que toute mission d'observation occidentale.

Pour le jour du vote, le pouvoir a annoncé la fermeture de ses frontières terrestres, lacustres et fluviales avec ses neuf voisins, de Brazzaville à l'Angola en passant par le Rwanda.

En revanche, Internet n'était pas coupé, contrairement à ce qui se passe lors des journées de fortes tensions.

La campagne avait été rattrapée par la violence, avec une dizaine de morts selon une association de défense des droits de l'homme, ce que nie le pouvoir.

Samedi soir, les deux candidats de l'opposition ont refusé de signer un document destiné à prévenir les violences post-électorales, en claquant la porte d'une médiation conduite par des observateurs africains.


AFP / La Libre / MCP/LFP/, via lefrancophoneplus.com

Elections 2018 : Joseph Kabila, Martin Fayulu et Emmanuel Shadary ont voté dans le même centre à Gombe

Martin Fayulu a voté ce dimanche 30 décembre à l’Athénée de la Gombe à Kinshasa. Photos Saleh Mwanamilongo.

Le président sortant Joseph Kabila a voté au centre de l’institut de la Gombe à Kinshasa. Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary, tous candidats à la présidentielles de 2018 respectivement pour le compte de la coalition Lamuka et du Front Commun pour le Congo (FCC) ont effectué leur devoir civique dans le même centre.

D’autres personnalités politiques ont également voté dans le même centre. Malgré la pluie qui a commencé tôt ce matin, de nombreux électeurs se sont rendus dans les différents centres de la capitale pour exprimer leurs choix dans l’urne.

Radiookapi.net via lefrancophoneplus.com

Scrutin historique et à hauts risques en RDC

40 millions de Congolais élisent un nouveau président. L’opposition dénonce un manque de transparence. La communauté internationale craint des violences.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd’hui à 06h13, mis à jour à 06h13

Temps deLecture 3 min.

Les électeurs congolais vont choisir entre vingt et un candidats pour succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.
Les électeurs congolais vont choisir entre vingt et un candidats pour succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. BAZ RATNER / REUTERS

Les bureaux de vote ont ouvert ce matin en République démocratique du Congo (le pays est à cheval sur deux fuseaux horaires) ce dimanche 30 décembre. Le président congolais sortant Joseph Kabila et son « dauphin », l’ ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, sous sanctions de l’Union européenne, étaient parmi les premiers à voter dimanche matin aux côtés des rares électeurs présents au centre de vote de l’Athénée, dans le quartier de la Gombe à Kinshasa.

40 millions d’hommes et femmes sont appelés aux urnes afin de choisir un nouveau président, qui succèdera à Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001. Le plus grand pays de l’Afrique sud-saharienne (2,3 millions de kilomètres carrés) pourrait connaître sa première transmission démocratique et pacifique du pouvoir depuis des décennies. Mais le scrutin se tient dans un climat tendu. Des élections législatives et provinciales ont lieu dans le même temps. Les résultats sont attendus le 6 janvier.

  • Les candidats

Ils sont vingt et un mais trois se démarquent. D’abord, l’ex-ministre de l’Intérieur (de fin 2016 à février 2018) et « dauphin » de Joseph Kabila Emmanuel Ramazani Shadary, aujourd’hui secrétaire du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Le politicien de 58 ans est dans le collimateur de l’Union européenne (il a l’interdition d’y voyager, ses avoirs financiers sont gelés) depuis mai 2017 en raison de son rôle dans la répression de manifestations de l’opposition fin 2016. Félix Tshisekedi a pris le relais de son père Etienne Tshisekedi, décédé l’an dernier, comme principale figure de l’opposition, à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Il s’est désolidarisé le mois dernier de Martin Fayulu, homme d’affaires de 62 ans et au départ candidat unique de l’opposition. Il a passé deux décennies au sein de la compagnie pétrolière Exxon Mobil. Un sondage le donne largement en tête. Le nombre élevé de candidats pourrait toutefois diluer les voix de l’opposition et profiter à Shadary.

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  • Le spectre de la violence

Martin Fayulu et Félix Tshisekedi ont tous les deux refusé de signer samedi soir l’ « acte pour la paix », un document dans lequel ils se seraient engagés à rejeter toute violence. Les deux hommes estiment que le texte ne tient pas compte de leurs demandes relatives à la gestion des bulletins de vote (comptage manuel, présence des observateurs électoraux à tous les stades du dépouillement). « Nous avons compris que la Céni (la commission électorale nationale indépendante) et le FCC (coalition de la majorité) ne sont pas pour des élections crédibles et transparentes  », a expliqué le directeur de campagne de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe.  « Des inquiétudes planent encore sur nos têtes et la peur couve dans nos coeurs », a déclaré l’archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo alors que catholiques et protestants ont manifesté samedi matin pour demander des élections pacifiques. Une association de défense des droits de l’homme assure qu’une dizaine de personnes ont été tuées pendant la campagne. Le police a prévenu qu’elle limiterait l’accès aux centres des votes dimanche soir. Les frontières du pays resteront fermées. Le scrutin a été reporté dans trois zones (Beni, Butembo et Yumbi), victimes d’Ebola ou de violences communautaires. Plus d’un million d’électeurs ne pourront pas voter dans ces régions, vues comme des bastions de l’opposition.

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  • Un manque de transparence ?

C’est ce que craint l’opposition. Le pouvoir a refusé toute aide logistique des Nations unies et la présence d’observateurs européens ou américains. Le représentant de l’UE en RDC a même été sommé de quitter le pays jeudi. Des centaines d’observateurs africains et 67 journalistes étrangers (selon la Céni) suivront toutefois cette journée électorale. L’inquiétude concerne la « machine à voter », un écran tactile. Il n’est pas dit qu’elle soit présente dans les 80 000 bureaux de vote du pays. Selon plusieurs démocrates contactés vendredi par l’agence Reuters, seulement 60% environ du matériel électoral seraient prêts. L’élection de dimanche, prévue fin 2016, a été repoussée trois fois, officiellement en raison d’un manque de moyens. Le vote du 23 décembre a été reporté d’une semaine après un incendie dans un entrepôt de la Céni à Kinshasa qui avait détruit 77% de l’équipement nécessaire pour l’organisation du scrutin dans la capitale.

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  • Joseph Kabila confiant

Le président en place ne brigue pas un troisième mandat successif puisque la Constitution le lui interdit. « J’ai l’intime conviction que tout va bien se passer dimanche », a-t-il confié au Monde, admettant que « des violences post-électorales ne sont pas à exclure, mais la menace sécuritaire est sous contrôle ». A 47 ans, M. Kabila n’a pas forcément dit adieu au pouvoir. Il pourrait se présenter en 2023 et une victoire de Emmanuel Ramazani Shadary lui permettrait de rester actif en coulisses.

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Elections en RDC : Joseph kabila a voté à Kinshasa

Joseph Kabila a voté ce dimanche 30 décembre à l’Athénée de la Gombe à Kinshasa. Photos Saleh Mwanamilongo.

Le Président sortant Joseph Kabila a voté ce dimanche 30 décembre à Kinshasa. Accompagné de sa femme et ses deux enfants, le chef de l’Etat a accompli son devoir civique dans la commune de la Gombe.

Le candidat à l’élection présidentielle, Emanuel Ramazani présenté par l’actuelle coalition au pouvoir, a également voté dans la même commune de la capitale de la RDC.

Radiookapi.net /via lefrancophoneplus.com

Elections en RDC la police interdit tout attroupement aux environs des bureaux de vote et de compilation

Le porte-parole de la Police nationale congolaise (PNC), colonel Mwana Mputu. Radio Okapi/Ph. Innocent Olenga Lumbahee

La police nationale congolaise (PNC) demande aux électeurs d’éviter tout attroupement aux environs des bureaux de vote et centres de compilation lors des élections présidentielles et législatives nationales et provinciales en RDC. Le porte-parole de la police, le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police, l’a dit ce samedi 29 décembre à Radio Okapi.

« Les forces de l’ordre et de sécurité sont déployées dans les sites de vote afin d’assurer tous les électeurs d’aller voter leurs candidats dans la sérénité. La police appelle le peuple congolais au calme et d’éviter les actes de vandalisme. Après le vote, il est souhaitable que chaque votant puisse renter à domicile afin d’éviter tout attroupement dans les parages des centres de vote et de dépouillement. Les forces de sécurité seront appelées d’éloigner toute personne qui, après la fermeture des bureaux et centres de vote et de dépouillement trainerait aux alentours de ces sites », indique le colonel Pierrot Mwanamputu.

La police nationale congolaise appelle la population à aller voter dans la tranquillité et à faire confiance aux forces de l’ordre.

Elle note qu’elle a demandé aux commandants de la police déployés sur terrain d’avoir le contrôle des hommes sous leur commandement, de rester fermes, vigilants et courtois le jour du vote. Aux électeurs, la police demande d’éviter des provocations.

Radiookapi.net via le francophoneplus.com

RDC : l’ONU appelle à un environnement exempt de violences le jour du scrutin du 30 décembre

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’exprimant à NYU Stern School of Business sur les changements climatiques à New York (USA). Photo UN

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi 28 décembre à garantir un environnement exempt de violences, lors des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre en République démocratique du Congo.

Le chef de l'ONU a lancé cet appel aux autorités de la RDC, aux dirigeants politiques de tous bords, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et à la société civile, afin que tous les électeurs éligibles puissent voter pacifiquement le jour du scrutin.

« Le Secrétaire général encourage en outre les citoyens à saisir cette occasion historique pour participer à la consolidation des institutions démocratiques du pays », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Le chef de l’ONU « rappelle à tous les acteurs qu'ils ont un rôle crucial à jouer dans la prévention de la violence électorale en s'abstenant de toute forme de provocation et en faisant preuve de la plus grande retenue dans leurs propos et leurs actions. Il souligne aussi l’importance pour tous de protéger et d’assurer l’accès aux structures sanitaires dans les zones affectées par Ébola », a-t-il ajouté.

M. Guterres a réitéré l’engagement continu des Nations Unies à soutenir la transition pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo.

Report des élections dans quelques circonscriptions 

La Commission électorale a toutefois reporté les élections dans quatre circonscriptions électorales, celles de Beni, Beni Ville, Butembo, en province du Nord-Kivu (dans l'est), ainsi que celle de Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe (dans le sud-ouest).

Selon la CENI, ce report en mars 2019 est justifié par des raisons sécuritaires et sanitaires, notamment la persistance de l’épidémie d’Ébola.

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et cheffe de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MONUSCO), Leila Zerrougui, a regretté que certains électeurs ne puissent pas se rendre aux urnes le 30 décembre.

Elle a indiqué que la MONUSCO a essayé d’apporter son appui pour mettre à l’entrée des bureaux de vote des équipements pour se laver les mains afin d’éviter la transmission de la maladie à virus Ébola à travers le vote.

« Cela me fait de la peine parce que je considère que c’est une élection importante et que les gens de Beni, comme tous les Congolais, ont le droit de voter », a-t-elle ajouté dans un entretien à Radio Okapi.

L'OMS préoccupée par l’impact de l'insécurité sur la lutte contre Ebola 

De son côté, l’Organisation mondiale et de la santé (OMS) a indiqué vendredi qu’elle continuait avec ses partenaires de répondre à l’épidémie d’Ébola dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, malgré la détérioration de la sécurité depuis jeudi 27 décembre.

Bien que les communautés des zones touchées soutiennent généralement la riposte à Ébola, des opérations ont été temporairement interrompues en raison de l'insécurité.

Le 27 décembre 2018, des habitants des villes de Goma et de Beni ont manifesté pour protester contre la décision de la CENI de reporter le scrutin. A Beni, des manifestations devant des bâtiments du gouvernement se sont propagées ensuite à un centre de transit pour Ébola, effrayant les personnes en attente de résultats du test Ébola et le personnel. Le personnel du centre est parti temporairement et la plupart des cas suspects ont été transférés dans un autre centre à proximité.

L'OMS est préoccupée par les effets négatifs de l'insécurité actuelle sur les efforts déployés pour contrôler l'épidémie.

Alors que des améliorations sensibles ont été observées dans de nombreux endroits, « ces gains pourraient être perdus si la région traverse une période d'insécurité prolongée entraînant une transmission accrue du virus », a dit le chef de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus dans un communiqué de presse.

Avec ONU Info./ via lefrancophoneplus.com

Ville morte décrétée par Lamuka : les activités paralysées à Beni, Butembo et Oicha

12h14’, marché Gambela à Kinshasa le 4/03/2017 lors de la journée ville morte décrétée par le Rassemblement de l’opposition. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les activités sont paralysées ce vendredi 28 décembre dans les grandes villes de la province du Nord-Kivu, notamment à Beni, Butembo et Oicha. Les habitants de ces villes répondaient ainsi à l’appel d’une journée « ville morte » décrétée par la société civile de la région mais aussi la plateforme politique Lamuka pour protester contre le report des élections dans les circonscriptions de Beni territoire, Beni Ville et Butembo (Nord-Kivu) ainsi que celle de Yumbi dans le Maï-Ndombe.

Dans la ville de Beni, toutes les activités sont paralysées. Boutiques, magasins, petits commerces sont fermés et la circulation est difficile. Des groupes des jeunes ont érigé des barricades sur le boulevard Nyamwisi, l’artère principale de la ville et sur le boulevard Ruwenzori dans la commune du même nom ainsi que sur les avenues dans plusieurs quartiers de Beni. Certains jeunes ont même passé la nuit dehors après les manifestations de jeudi 27 décembre.

Dans la ville commerciale de Butembo, toutes les activités sont également au point mort. Les barricades sont également constatées sur la grand-route entre la commune Kimemi et Mususa ainsi que différentes rues de la ville, rapportent des sources locales.

A Mutsanga, présenté comme quartier chaud de la commune de Bulengera, les sources locales signalent l’arrestation de quelques jeunes après un accrochage avec les forces de l’ordre.

La commune rurale d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni ressemble à une ville fantôme. Toutes les activités sont paralysées, mais l’on ne note pas des barricades sur différentes rues et avenues, selon des habitants de cette commune joints par Radio Okapi.

Kinshasa: l'appel de Lamuka à une "journée ville morte" n'est pas respecté

SOCIÉTÉ

Kinshasa-

Le mot d’ordre lancé le jeudi 27 décembre par la coalition Lamuka, à observer une « journée ville morte » ce vendredi 30 décembre sur toute l’étendue du pays en solidarité avec 1.247.600 électeurs des circonscriptions de Beni, Butembo ( Nord-Kivu) et ceux du territoire de Yumbi ( Maï-Ndombe) exclus de l'élection présidentielle prévu ce dimanche 30 décembre, n’a pas été suivi par les kinoises et kinois.

Lemba

Boulevard du 30 juin

Dans la commune de Lemba, les activités ont démarré normalement. Les magasins et boutiques ont ouvert. Les clients, vendeurs ont aussi été au rendez-vous dans le marché portant le nom de la commune comme à l’accoutumé.

Selembao

C’est le même constat dans les communes de Limete, Kalamu et selembao. Au niveau du rond-point victoire, il y a engouement comme chaque jour. Les stations-service vendent normalement. Sur le Boulevard triomphale tout comme celui du 30 juin, la circulation reste dense. Certaines entreprises et ambassades situés dans la commune de la Gombe ont également ouvert leur porte.

Boulevard Lumumba (Tshangu)

Djodjo Vondi
MEDIA CONGO PRESS/ mediacongo.net via Lefrancophoneplus.com

Kinshasa "invite instamment" l'UE à rappeler son représentant en RDC "dans les 48 heures"

Le sénateur congolais, Léonard She Okitundu Lundula à Kinshasa, le 11/08/2015. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Kinshasa a enjoint jeudi à l'Union européenne (UE) de rappeler dans les "48 heures" son représentant en République démocratique du Congo, une mesure de rétorsion après le maintien des sanctions européennes visant 14 personnalités congolaises, dont le candidat du pouvoir à l'élection présidentielle.

"Le gouvernement de la République démocratique du Congo invite instamment le Conseil européen à procéder impérativement dans les 48 heures au rappel de son chef de mission en République démocratique du Congo", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, à trois jours des élections générales prévues dimanche.

Le chef de la diplomatie congolaise s'exprimait depuis son ministère où il avait convié des diplomates occidentaux, dont le chef de mission de l'UE, le Belge Bart Ouvry.

"Cette mesure sanctionne d'une part le comportement répréhensible de l'intéressé et d'autre part s'inscrit dans le cadre de la réciprocité", a insisté le ministre d'une voix tendue.

Dans son propos, M. She Okitundu a évoqué "des sanctions infligées unitatéralement par le Conseil européen à d'éminentes personnalités" de la RDC.

Il a rappelé qu'il avait demandé la "levée" ou la "suspension" des sanctions "jusqu'à la tenue des élections générales en RDC".

"Ce plaidoyer, patiemment engagé, demeure sans écho surtout après le renouvellement desdites mesures par le Conseil européen de ce mois de décembre 2018", a-t-il déclaré.

L'UE avait annoncé le 10 décembre la prolongation pour un an, jusqu'à décembre 2019, de ses sanctions visant 14 responsables du régime du président congolais Joseph Kabila accusés de violations des droits de l'homme, dont son dauphin pour la présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary.

"Le Conseil réexaminera à nouveau les mesures restrictives compte tenu des élections en RDC et se tient prêt à les adapter en conséquence", avait indiqué l'Union européenne.

Les élections générales sont prévues dimanche en RDC après trois reports.

Ces sanctions (gel d'éventuels avoirs et l'interdiction de visa) avaient été prises début 2017 quand M. Ramazani Shadary était ministre de l'Intérieur.

Avec AFP/Radiookapi.net/ via Lefrancophoneplus.com

RDC : la Ceni reporte les elections à Yumbi, Beni, Beni ville et Butembo

L’interdiction de stationner devant le siège de la CENI le 26/07/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient de reporter pour mars 2019 les élections dans quatre circonscriptions : Beni territoire, Beni-ville et Butembo ville au Nord-Kivu ainsi que Yumbi dans le Maindombe.

D’après son communiqué publié ce mercredi 26 décembre, la Ceni justifie ce report par la destruction de son matériel pour le cas de Yumbi et la persistance de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola ainsi que l’insécurité observée dans cette région.

Source: Radiookapi.net

RDC : les élections reportées au 30 décembre 2018

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa à Kinshasa, le 20/12/2018 lors de l’annonce du report de la date des élections prévues le 23 décembre 2018 en RDC. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé ce jeudi 20 décembre à Kinshasa, le report des élections présidentielle et législatives initialement prévues le 23 décembre. Les élections sont reportées au 30 décembre 2018.

Le président de la CENI, Corneille Nangaa, a justifié ce report par les contraintes techniques qui ont empêché son institution d’organiser ces élections à la date annoncée. Il s’agit notamment du retard pris dans l’acheminement de 3,5 millions de bulletins qui devraient être utilisés dans les bureaux de vote.  Le dernier stock de ces bulletins destiné pour la ville de Kinshasa arrive de la Corée du Sud dans la soirée de samedi 22 décembre.

Il s’agit notamment des machines à voter expédiées en provinces et ramenées à Kinshasa qu’il fallait reconfigurer et les bulletins de vote qu’il fallait importer de la Corée du Sud. Ce matériel électoral destiné à Kinshasa a été consumé dans l’incendie d’un dépôt de la CENI le 13 décembre dernier.

« La CENI a entrepris des consultations auprès de toutes les parties prenantes. Forte des contributions constructives des parties prenantes et étant donné le fait qu’on ne peut organiser les élections générales directes sans la province de Kinshasa et sans les électeurs kinois, soit 10% de l’électorat national, nous annonçons donc que les scrutins directs présidentiels, législatives nationales et provinciales auront lieu le 30 décembre 2018. Les ajustements occasionnés par ce décalage feront l’objet d’une décision qui sera rendue ce soir par la CENI », a expliqué Corneille Nangaa.

Compte tenu des pertes des matériels calcinés dans l’entrepôt de la CENI à Kinshasa, indique M. Nangaa, il est devenu impossible d’organiser ces élections avant le 25 décembre.

« En plus de 2676 machines qui ont échappé à l’incendie, les machines préalablement affectées au titre de stock tampon des entités administratives ont été ramenées vers Kinshasa. Ces machines ne contenaient pas des  bulletins votes. Il a fallu en commander auprès du fournisseur en Corée du Sud. Ainsi 5 millions bulletins de vote ont été commandés. Le dernier lot ne peut arriver qu’au soir du samedi 22 décembre 2018. L'arrimage de ces machines avec des nouveaux bulletins imprimés requiert non seulement la configuration, mais aussi l’initialisation de ces dernières en vue de les rendre compatibles avec les circonscriptions de Kinshasa. Il faut pour cette opération un minimum de 60 heures. Ce qui signifie qu’elles ne pourront être prêtes que les 25 décembre 2018 », a argumenté le président de la CENI.

La campagne électorale en revanche prendra fin le 21 décembre à minuit comme initialement prévu.

Ce jeudi avant-midi, Corneille Nangaa a eu une réunion à huis clos au Palais du peuple avec les candidats présidents de la République. Cette réunion a été précédée par la Tripartie CENI-CNSA-gouvernement.

Le Premier ministre Bruno Tshibala, le president du CNSA Joseph Olenga Nkoy et celui de la CENI Corneille Nangaa ont pris part à la réunion Tripartite.

Processus électoral: Les élections auront-elles bien lieu ce dimanche comme prévu ?

POLITIQUE

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À l'issue d’une réunion avec les candidats président de la République, ce jeudi 20 décembre, Corneille Nangaa, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), se préparerait à annoncer officiellement un report des élections qui étaient prévues le 23 décembre 2018.

Selon certains candidats présents dans la salle, la CENI évoque une « incapacité technique ». « La CENI est dans l’incapacité technique d’organiser les élections ce dimanche 23 décembre. Un report de quelques jours est envisagé », a révélé Seth Kikuni sur son compte twitter.

Seth Kikuni@sethkikuni

La CENI est dans l'incapacité technique d'organiser les élections ce dimanche 23 Décembre. Un report de quelques jours est envisagé.

Selon d'autres informations, toutefois, le président de la CENI justifie ce report pour des raisons sécuritaires et sanitaires sur l’étendue du pays. Et notamment l’épidémie d'Ebola dans la province du Nord Kivu et l'Ituri; le conflit ethnique dans la province de Mai Ndombe ainsi que le déploiement des bulletins de vote à Kinshasa retardé en raison de l'incendie de l’entrepôt de la CENI à la Gombe.

Une communication officielle du président de la CENI, sur un eventuel report, est attendue dans les heures qui suivent...

Félix Tshisekedi : « Ceux qui vont sortir du pouvoir n’auront pas à partir en exil »

[Archives]Félix Tshisekedi lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de son parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Félix Tshisekedi est candidat numéro 20, à l’élection présidentielle du 23 décembre. Il dit avoir postulé « pour instaurer une démocratie et un Etat de droit », rêve de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qu’il compte réaliser.

« Nous comptons implanter les conditions d’amélioration des conditions des vies de nos concitoyens, en leur garantissant toute la liberté », promet Félix Tshisekedi.

Selon lui, la campagne électorale s’est très bien passée, avec l’accueil chaleureux de la population et son attention, « surtout dans l’Est où nos compatriotes vivent l’enfer », hormis « quelques incidents ».

« Nous en avons été tellement touché que je leur ai promis de m’établir dans l’Est jusqu’à ce que la paix revienne », dit-il.

Félix Tshisekedi dit vouloir les élections libres et crédibles et transparentes et se refuse la chasse aux sorcières, une fois qu’il sera élu.

« Si les résultats donnés sont différents de ceux de nos témoins et de notre centre de récolte des données, nous aurons des procès-verbaux pour appuyer nos revendications, au cas où les résultats seraient différents des nôtres. Ça n’a rien à voir avec l’incitation à quoi que ce soit », poursuit le candidat numéro 20.

Il dit par ailleurs être le seul leader qui prône la paix avant, pendant et après les élections.

« Je suis le seul à dire qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières, il n’y aura pas de règlements de compte. La situation de ceux qui vont sortir du pouvoir sera la même après leur défaite. Ils n’auront pas à partir en exil », promet Félix Tshisekedi.

Dans cet entretien avec Tina Salama, Félix Tshisekedi décline aussison plan de sécurité pour mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC.

Olive Lembe Kabila optimise pour la victoire d’Emmanuel Shadary à la présidentielle du 23 décembre 2018

 Internet
Kinshasa - Marie-Olive Lembe Kabila met toutes les chances du gain des élections du côté de Shadary. Dans un point de presse tenu lundi dernier à Goma dans la province du Nord-Kivu, la Première Dame a déclaré que le peuple congolais portera son choix sur le candidat N°13 à l’élection présidentielle. Et de s’assurer que tout le peuple va sanctionner les marionnettes en élisant le candidat du FCC.

La Première dame de la République,  Mme Marie Olive Lembe Kabila,  s’est dite optimiste pour la victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary aux élections du  23 décembre 2018, au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée  lundi, à l’hôtel Mbiza de Goma.

Partant notamment du bain de foule monstre dont le candidat Emmanuel Ramazani Shadary a eu droit à son arrivée dans le chef-lieu du Nord-Kivu, l’épouse du Chef de l’Etat s’est dite ne pas avoir des doutes sur la victoire certaine du candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.

S’exprimant au sujet de sa vie après le mandat de son mari et Président de la République sortant, Mme Olive Lembe Kabila a promis la continuité de ses actes caritatifs en faveur des familles démunies et vulnérables partout en RDC sans distinction.  « Après le règne de mon très cher mari,  sûre que je ne serais plus la Première Dame de la République mais je resterai la même Olive Lembe que les gens connaissent », s’est-elle exprimée.

Mme Olive Lembe Kabila a ainsi invité les Congolais, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, à reconnaitre les efforts fournis par le Président de la République en faveur du développement de la RDC dans plusieurs domaines. S’agissant de la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, principalement au Nord-Kivu, l’épouse du Président de la République  a dénoncé le comportement de certains fils  du terroir qui se plaisent à comploter contre leurs concitoyens pour des intérêts égoïstes. Elle a enfin, invité les Congolais à faire un choix utile en votant pour Emmanuel Ramazani Shadary qui incarne l’émergence de la RDC.

Olive Lembe Kabila communie avec les motards de la ville de Goma 

Le séjour de  Mme Olive Kembe Kabila à Goma a été marqué également par une réception des motards, toutes les corporations confondues de la ville de Goma, lundi au stade Les Volcans de Birere. Dans son adresse aux motards, elle a indiqué que  cette rencontre s’inscrit  dans le cadre de la campagne électorale en faveur d’Emmanuel Ramazani Shadary, invitant ces derniers à  voter massivement pour ce candidat qui prône l’émergence et la paix. Pour  leur part, les professionnels des engins motorisés à deux roues ont, à l’unanimité, promis de voter le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), le 23 décembre 2018.

Marie Olive Lembe Kabila a par ailleurs affirmé qu’elle est  venue à Goma pour  célébrer les fêtes de nativité et de fin d’année avec les motards dont le travail est plus que remarquable dans la province du Nord-Kivu en particulier et dans plusieurs parties de la RDC en général.

ACP

Matières premières : Dubaï, nouvelle destination du diamant congolais

 Internet
Kinshasa -
Les Émirats arabes unis ont représenté le premier marché pour la République démocratique du Congo (RDC) en 2018, avec plus de trois millions de carats de diamants importés du pays.

Les dernières statistiques officielles provenant du ministère des Mines indiquent une production de plus de sept millions de carats de diamants industriels et artisanaux, au premier semestre de l'année 2018. Les diamants exportés ont représenté globalement une valeur de quatre-vingt- quatorze millions de dollars américains.

Dans le top 5 des pays importateurs du diamant congolais au premier semestre 2018, les Émirats ara- 
bes unis avec Dubaï comme capitale, véritable plaque tournante du commerce dans le monde, sont la pre- 
mière destination. En chiffre, la RDC a exporté vers les Émirats arabes unis environ 3,7 millions de carats de dia- 
mants. Au premier trimestre de 2018, le volume exporté a représenté plus de vingt-huit mille carats de diamants 
d'une valeur de plus de vingt-quatre millions de dollars américains.

Quant à la Belgique, ancien pays de prédilection pour l'exportation .des pierres précieuses, avec Anvers 
comme capitale mondiale du diamant, elle ne vient plus qu'en deuxième position. Au premier trimestre 2018, la" 
RDC a exporté 1,5 million de carats de diamants vers le royaume, représentant une valeur de plus de dix- 
sept millions de dollars américains. La Chine vient en troisième position mais, le volume reste assez bas. Au pre- 
mier semestre 2018, ce volume d'exportation se situait à peine à moins deux cent trente-quatre mille carats 
de diamants. Ce top cinq se clôture par l'Afrique du Sud et le Botswana. Il s'agit des 'deux seuls pays,africains 
qui importent le diamant congolais.

Le Potentiel 

Marie Josée Ifoku : « Tout ce qui nous arrive, c’est parce que nous sommes devenus inconscients »

Marie Josée Ifoku, présidente de l’Alliance nationale des élites du Congo (ANC) lors du dépôt de sa candidature à la présidentielle 2018, le 8/08/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga est l’unique femme à avoir postulé à la présidentielle du 23 décembre. Elle se dit surprise que d’autres femmes n’aient pas aspiré à diriger la République démocratique du Congo (RDC). « Je pensais qu’on serait à deux ou trois femmes (…). Pour moi, c’est peut-être une opportunité extraordinaire, que le peuple congolais devrait saisir », dit-elle.

Révoltée de la misère que côtoie le peuple congolais, Elle a décidé de briguer la magistrature suprême pour « briser le système qui fait que le Congolais ne jouisse pas de ses richesses ».

« Un congolais ne peut pas manger trois fois par jour. C’est une honte, c’est une humiliation et c’est manquer de dignité qu’un peuple aussi béni vive dans la misère », dénonce-t-elle.

Une fois élue présidente de la République, Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga, candidate numéro 2, compte réorganiser l’armée, la conscientiser, la réformer pour restaurer l’autorité de l’Etat, et mettre fin à l’insécurité au pays.

« Pour arrêter cette guerre, c’est plus un problème économique qu’autre chose. Il faut aussi développer une diplomatie de proximité afin de dialoguer avec ceux qui sont en face de nous pour qu’ils comprennent qu’on n’a pas besoin que le sang coule autant pour jouir des richesses qui sont les nôtres », indique le numéro 2 à la présidentielle.

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga envisage ainsi de conscientiser le peuple congolais. « Tout ce qui nous arrive, c’est parce que nous sommes devenus inconscients. C’est comme si on avait perdu notre âme et notre raison d’être », regrette-t-elle.

Elle pense que beaucoup de lois sont déjà votées mais le problèmeréside dans leur application.

« Nous n’appliquons pas ces lois parce que nous n’avons pas compris c’est quoi un Etat. Le vrai problème il est dans le Congolais. Il faut changer de mentalité. Les programmes, il y en a de beaux, mais non appliqués », se désole la candidate numéro 2.

Marie Josée Ifoku Mputa Mpunga décline son programme de société dans cette interview avec Jean Marc Matwaki.

Elections 2018 : Lamuka, d’accord avec la machine à voter pour servir d’imprimante

[Archives]Pierre Lumbi, cadre du Mouvement social pour le renouveau(MSR) à Kinshasa, le 05/11/2015 lors de l’ouverture du congrès extraordinaire de ce parti. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

A six jours de l’organisation des élections de décembre prochain, la coalition Lamuka qui soutient la candidature de Martin Fayulu accepte d’aller aux élections avec les machines à voter qui devraient servir d’imprimantes pour les bulletins de vote et que ces derniers soient comptés manuellement. Dans son communiqué de dimanche 16 décembre, cette plateforme électorale appelle tous les Congolais à « voter massivement dans la paix et la sérénité ».

« Conformément aux recommandations de la CENCO [Conférence épiscopale nationale du Congo] et aux récentes déclarations de la CENI [Commission électorale nationale indépendante], ces machines peuvent servir pour d’autres tâches telle l’impression des bulletins de vote », suggère la coalition Lamuka.

Elle appelle tous les congolais à aller voter massivement pour leur candidat, Martin Fayulu Madidi « dans la paix et la sérénité en évitant tout acte de provocation d’où qu’il vienne ».

Pour ce regroupement, « seuls les résultats issus du comptage manuel des bulletins déposés dans les urnes, en outre validés par les témoins des partis politiques et les observateurs indépendants des réseaux catholiques, protestants et de la société civile devront être pris en compte ».

« La coalition Lamuka qui tient, à rassurer l’opinion quant à sa détermination à participer aux élections du 23 décembre 2018, n’envisage nullement le boycott et surtout n’acceptera aucun report de ces scrutins », précise le communiqué de Lamuka.

Elle rappelle que ces élections sont le fruit « d’énormes sacrifices, y compris en vies humaines, consentis par notre peuple qui aspire à l’alternance politique dans notre pays ».

« La Coalition Lamuka tient donc à ces élections et ne ménagera aucun effort pour que celles-ci reflètent exactement la volonté du peuple ; ces élections doivent être apaisées, crédibles, transparentes et démocratiques », peut-on lire dans le document

Shadary galvanise l’électorat du Maniema, son fief naturel !

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Emmanuel Ramazani Shadary a galvanisé son électorat de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, ce dimanche 15 décembre 2018. Le candidat président de la République portant le numéro 13 a été accueilli triomphalement par la population qui l’a contraint à faire une marche de l’aéroport à la Tribune centrale de la ville où il a pu tenir son meeting.

Devant une immense foule de militants et sympathisants du Front commun pour le Congo (FCC), emballée par l’euphorie du soutien au dauphin de Joseph Kabila, Shadary a réussi à captiver leur attention afin de leur expliquer les grands axes de son programme électoral. Celui-ci vise, d’après lui, à assurer la dignité du peuple congolais et le développement de son pays, la Rd Congo.

En sa qualité de natif du Maniema, Shadary connaît les problèmes réels qui minent le vécu quotidien des habitants de cette province. Ses engagements électoraux pris devant eux concernent le développement de cette contrée. Ils portent notamment sur la relance du chemin de fer, la réhabilitation des routes de desserte agricole reliant les sept territoires, l’asphaltage de la voirie urbaine de Kindu, la lutte contre les violences sexuelles, la corruption et l’impunité.

« Votez pour moi afin que d’ici quelques jours, je devienne le cinquième président de la République démocratique du Congo », a – t – il sollicité auprès d’une population visiblement acquise à sa cause.

Ce joker du FCC a également appelé son électorat à voter massivement pour les candidats du de cette plateforme aux législatives tant nationales et que provinciales.

Les milliers de personnes ayant pris part à ce meeting électoral sont venues de sept territoires du Maniema, à savoir : Lubutu, Kabambare, Kahilo, Punia, Kibombo, Pangi et Kasongo. Et ce, sans oublier les trois communes de la ville de Kindu.

Les populations qui espèrent avoir, pour la première fois dans l’histoire de leur province, un de leurs fils être élu chef de l’Etat, ont pu écouter la première dame, Marie Olive Lembe Kabila qui leur a parlé des acquis de l’action de son époux, Joseph Kabila, à la tête du pays. Ce sont ces acquis que Emmanuel Ramazani Shadary devra consolider, une fois élu président de la République le 23 décembre prochain.

Comme à l’étape de Kisangani, la première Dame était en avant plan à la tribune centrale de Kindu pour accompagner le candidat numéro 13


ZOOM-ECO / MCP, via mediacongo.net

Félix Tshisekedi à Lubumbashi : « Il ne faut pas voter pour les candidats de la confusion et les candidats de la continuité »

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Félix Tshisekedi à Lubumbashi

C'est une foule immense qui a accompagné le candidat président Félix Antoine Tshisekedi à Lubumbashi au terrain de foot George Arthur Forest, où le meeting qu'il a tenu s'est passé dans le calme, sans aucun incident enregistré.

Arrivé sur le lieu choisi, le candidat de la coalition Cap pour changement "Cash" et son directeur de campagne Vital Kamerhe ont été chaleureusement accueillis.

Prenant la parole en premier, Vital Kamerhe a taclé de nouveau l'accord de Genève. « Il fallait que l'on choisisse un candidat issu d'un grand parti politique et le seul à Genève c'est c'était l'UDPS"  a-t-il fait savoir. " Lorsque nous sommes allés à Nairobi, le président Félix m'a proposé de devenir son futur Premier ministre et je n'ai pas hésité", a poursuivi Vital Kamerhe.

Devant la foule venue écouter le message de la coalition Cash, le directeur de campagne a présenté le projet de société de son candidat qui consiste notamment à mettre en place un État de droit. "Notre pays fait peur. Il faut que l'État prenne les choses en charge. On doit construire un camp militaire loin de la ville. Il n'y aura pas de justice de riches et celle les pauvres. Nous n'en aurons qu'une seule, sans oublier la gratuité de l'enseignement"  a fait savoir Vital Kamerhe. Ce dernier a également indiqué que si le candidat de la coalition Cash est élu, il va résorber le chômage et développer des secteurs clés comme l'énergie et l'agriculture, afin de de créer une relation urbano-rurale.

Prenant la parole à son tour, Félix Antoine Tshisekedi a anticipé sa victoire déclarant que «  La voix du peuple c'est la voix de Dieu ». A cet effet, il a invité le public présent à ne voter aux législatives que pour les candidats de l'UDPS et de l'UNC. « Il ne faut pas voter  pour les candidats de la confusion, c'est-à-dire ceux qui veulent casser la machine à voter. Évitez aussi de voter  pour les candidats de la continuité, c'est-à- dire ceux qui vous font souffrir. Nous venons d'apprendre la politique à ceux qui ont ignoré la machine à voter ", a fait savoir Félix Tshisekedi.

Ce dernier a demandé aux Congolais d'observer une journée de jeûne et prière le 21 décembre pour les élections et afin de demander à Dieu de préserver dans la paix.

 


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

RDC : l’ONU exige une enquête sur les violences perpétrées lors de la campagne électorale

Des banderoles et affiches des candidats aux élections législatives et présidentielle de décembre 2018 arborées sur les lieux publics de la capitale de la RDC, le 12 décembre 2018. Radio Okapi/Photo John Bompengo

La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Mme Bachelet, a exprimé vendredi 14 décembre sa grande inquiétude face aux violences perpétrées cette semaine lors des meetings de campagne électorale en RDC. Elle a appelé les autorités congolaises à diligenter une enquête sur ces incidents.

« A seulement quelques jours des élections cruciales qui se tiendront en République démocratique du Congo, il est primordial que les autorités veillent à ce que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique soient pleinement protégés et qu’elles prennent toutes les mesures possibles pour prévenir les actes de violence. Il s’agit notamment de veiller à ce que tous les candidats soient en mesure de tenir des réunions et des rassemblements pour faire campagne en faveur de leur élection », a déclaré Mme Bachelet.

Selon le communiqué de la Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, « le 11 décembre, au moins trois hommes ont été tués et plusieurs autres blessés après que la police aurait tiré à balles réelles et utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un rassemblement de l’opposition à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Le convoi du candidat à la présidence Martin Fayulu aurait également été attaqué par la police ».

Sept véhicules, dont un appartenant à la Police nationale congolaise, ont été détruits et le bureau du procureur a été incendié, lors des affrontements qui ont suivi entre partisans de différents partis.

Le document revient également sur la journée du 12 décembre. « Une jeune femme a été tuée et au moins neuf autres personnes ont été blessées, dont deux par balles » à Kalemie (Tanganyika) et le meeting de Martin Fayulu interrompu.

Jeudi à Mbuji Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, « le gouverneur de la province a déployé des soldats et des policiers sur plusieurs routes pour empêcher la population de saluer un autre candidat à la présidence, Felix Tshisekedi. Un garçon de 16 ans aurait été tué par un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ».

Mme Bachelet se dit « profondément préoccupée par les informations faisant état d’un usage excessif de la force, y compris des balles réelles, par les forces de sécurité contre les rassemblements de l’opposition. » Elle déplore également les discours incendiaires tenus par les dirigeants politiques.

Par ailleurs, selon la même source, des menaces ont été proférées contre des partisans de plusieurs partis politiques, notamment ceux appartenant à la majorité présidentielle, en particulier au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Des partisans de l’opposition auraient également perturbé les réunions de campagne organisées par les candidats de la majorité présidentielle dans les provinces du Kwilu et du Kasaï. Un certain nombre d’incidents visant des partisans de l’opposition ont aussi été enregistrés dans la province de Maniema.

Bemba et Katumbi chez le président namibien avant le sommet de la SADC

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La Namibie du président Hage G. Geingob, actuel président de la SADC (l’union des pays de l’Afrique australe) sera au centre de bien des regards ce samedi. En effet, une réunion des membres de la SADC est annoncée dans les prochaines heres à Windhoek, la capitale namibienne, pour discuter du processus électoral en cours en République démocratique du Congo.

On apprend ce vendredi soir, à travers le compte Twitter de la présidence namibienne que le chef de l’Etat s’est entretenu ce vendredi en fin de journée à Windhoek avec deux des grands absents de l’élection congolaise Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. A la sortie de leur entretien, le président namibien Hage G. Geingob a martelé l’importance d’un scrutin libre, apaisé et pacifique en accord avec les lignes directrices de la SADC et de l’Union africaine.

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Presidency | Republic of Namibia

@NamPresidency

The Chairperson of SADC, @hagegeingob met with Leaders of the DRC Opposition, Moise Katumbi & Jean-Pierre Bemba to discuss the forthcoming elections. @hagegeingob restated the importance of free, fair & peaceful elections in line with AU &SADC Guidelines & Principles on elections

L’opposition congolaise a surtout montré avec la présence de ses deux ténors en Nambie à 24 heures de l’ouverture des débats, qu’elle ne comptait abandonner aucun terrain au pouvoir congolais.

La Libre Afrique / MCP, via mediacongo.net

Henri Thomas Lokondo et d’autres membres de la MP rejoignent Lamuka

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Henri Thomas Lokondo présente Martin Fayulu à la population de Mbandaka

Henri Thomas Lokondo rejoint le camp du changement porté par les cinq leaders de l’opposition, à savoir Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu qui soutiennent la candidature de Martin Fayulu.

Ex membre de la Majorité présidentielle, ce puissant député national bien connu pour ses prises de position souvent en désaccord avec la majorité sortante, notamment à l’Assemblée nationale, a finalement rejoint le bateau de Lamuka ce vendredi 14 décembre 2018 à l’occasion de l’arrivée du candidat président n°4 dans la ville de Mbandaka, l’un des bastions du MLC.

Il a été officiellement présenté au public lors du meeting de Martin Fayulu, au stade Bakusu.
Henry Thomas lokondo a par l’occasion demandé à toute la population de Mbandaka et  celle de toute la province de l’équateur de voter massivement pour le numéro 4 à la présidentielle.

Henri Thomas Lokondo est également candidat député national dans la ville de Mbandaka.


Jambo News Channel / MCP, via mediacongo.net

ACP : « Le président de la CENI rassure sur la tenue des élections selon le calendrier »

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa lors d’un point de presse le 13/12/2018 à Kinshasa après un incendie survenu dans un dépôt de stockage de matériel électoral. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Revue de presse de vendredi 14 décembre 2018.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa Yobeluo a assuré l’opinion sur la tenue des élections, il s'emploie à la poursuite du processus, conformément à son calendrier, apaise l’Agence congolaise de presse (ACP).

Corneille Nangaa a donné cette assurance malgré l’incendie survenu jeudi 13 décembre, à l’un des entrepôts centraux situé sur l’avenue du Haut commandement, dans la commune de Gombe à Kinshasa. Pour Corneille Nangaa Yobeluo, cet incendie survenu à neuf jours des scrutins est tout de même un coup dur, particulièrement pour la ville province de Kinshasa.

« Je voulais rassurer les Kinois sur leur participation aux élections le 23 décembre. Les matériels incendiés seront remplacés parce que nous avons un surplus de machines à voter qui vont être configurées pour les 19 circonscriptions de Kinshasa dont les machines ont été brûlées », a précisé Corneille Nangaa que cite Forum des As.

A en croire le président de la CENI, Kinshasa a perdu près de 8 000 machines à voter sur les 10 368 ; 3 774 isoloirs sur les 8 887 ; 552 kits bureautiques sur les 8 887 ; 17 901 encre indélébile ; 800 nouvelles motos et 15 véhicules ; près de 9 500 batteries externes…brûlés, poursuit le journal qui fait savoir qu’outre ces matériels, Corneille Nangaa relève également la perte des matériels des cycles électoraux de 2006 et 2011 ainsi que les matériels d’enrôlement.

Zoom-eco.net se penche sur l’impact financier des dégâts causés sur les machines à voter. 12 millions de dollars américains sont partis en fumée. Ce qui représente exactement un effectif de 8 000 engins de vote, s’il faut considérer le prix unitaire de 1 500 USD la pièce. Pour les autres biens comme les isoloirs, les encres indélébiles, les kits bureautiques et les 9 000 batteries externes, les prix n’ont pas été révélés à la presse.

Toutefois, le média se base sur des simulations fondées sur les prix appliqués sur le marché local et indique que les 800 motos coûteraient 800 000 USD (à raison de 1 000 USD la pièce) et les 15 véhicules reviendraient à 675 000 USD (à raison de 45 000 USD l’unité). A tout prendre, c’est environ 15 millions de dollars que l’Etat congolais aurait perdu en quelques heures. Sans compter les dégâts causés sur le bâtiment et autres supports d’aménagement.

Après les assurances de la CENI, le gouvernement indique aussi que les élections auront lieu le 23 décembre. « Après avoir écouté les avis techniques de la CENI et du monde sécuritaire, nous concluons que les élections se tiendront à bonne date, c’est-à-dire, selon le calendrier tel qu’arrêté par l’institution habilitée d’organiser cette compétition électorale. Il n’y a pas de doute là-dessus », a indiqué Henri Mova, ministre de l’Intérieur, cité par La Prospérité.

En ce qui concerne la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, « les nouveaux éléments de la police et des forces armées seront déployés de sorte que le processus électoral ne puisse souffrir d’une quelconque défaillance », a certifié le ministre.

Capsud.net revient sur cet incendie des entrepôts de la CENI et s’interroge : « accident ou incendie volontaire » ? Le média cite ses diverses sources contactées qui ont mentionné l’arrestation de tous les agents commis à la sécurité de ce site pour de raisons d’enquête. Des témoins sur place ont fait savoir que des détonations ont été entendues vers 2 heures peu avant le constat des flammes.

Des observateurs notent aussi que ces entrepôts de SPA sont situés sur un site hautement sécurisé. Il s’agit en l’occurrence de la commune huppée de la Gombe: l’avenue des forces armées, ex-avenue du Haut-Commandement. Donc, à quelques mètres du commandement de la première zone de défense et de la base logistique/ camp Kokolo, décrit le média en ligne, qui « ignore toujours les causes de l’incendie. »

Ce qui interpelle surtout, ce sont les images de ces carcasses de voitures calcinées. Des voitures qui paraissent bien moins résistantes que le bois des palettes restées, elles, intactes, décrypte pour sa part Le Potentiel, qui se demande : d’où viennent ces palettes?

Pas de doutes pour plusieurs témoins, ces palettes sont celles qui supportaient les machines à voter. Du coup, on se met à espérer. Si le bois n’apas été consumé, on peut sérieusement espérer que les machines à voter ont pu résister elles aussi à l’incendie. Or, jusqu’ici, la CENI et M. Kikaya Bin Karubi n’ont pas modifié leur discours : 8 000 machines se sont envolées en fumée. Mais alors, où sont les carcasses de ces machines ? 8 000 valisettes incendiées, ça laisse quand même des traces. La seule évidence, c’est que le feu a consumé un entrepôt de la CENI à Kinshasa et que quelques voitures ont été incendiées… alors que des palettes en bois ont miraculeusement survécu, fait observer le tabloïd.

RDC: incendie dans un entrepôt de la Commission électorale à Kinshasa

L'incendie dans l'entrepôt à Kinshasa. «L’évaluation des dégâts est en cours», dit une source de sécurité congolaise.
© RFI

« Un incendie s'est déclaré vers 2h du matin, heure locale [1h TU] dans l'un des entrepôts centraux où du matériel électoral de la ville de Kinshasa était gardé », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa. Des témoins rapportent aussi qu’il y a eu des explosions.

Sonia Rolley

✔@soniarolley

: un incendie dans un entrepôt @cenirdc à Kinshasa. « L’évaluation des dégâts est en cours », dit une source sécurité congolaise @RFI qui estime que l’incendie est « criminel ». Des témoins parlent d’un incendie qui a débuté aux environs de 2h et d’explosions.

« Ca a retenti pendant plus de 45 minutes. Je n’arrivais pas à voir ce que c’était jusqu’à ce matin quand j’ai vu les fumées. Est-ce que les machines peuvent exploser comme cela ? Peut-être qu’il y avait des objets inflammables », s’interroge à voix haute un habitant.

L’incendie a duré plusieurs heures avant d'être maîtrisé, mais un épais nuage de fumée noire continuait de s’élever au-dessus du bâtiment en début de matinée. La police, la police militaire et même la Garde républicaine sont sur place et tiennent la presse à distance. La chaleur y est encore trop importante, explique-t-on.

Le ministre de l'Intérieur Henri Mova sur les lieux de l'incendie
13-12-2018

Selon les autorités, 7 000 machines à voter s’y trouvaient, des urnes, des isoloirs, des batteries et des panneaux solaires. Du matériel censé être utilisé à Kinshasa pour les élections le 23 décembre, selon le ministre de l’Intérieur Henri Mova qui s’est rendu sur place.

Ce dernier évoque des « dégâts très importants ». Selon lui, l’incendie s’est déclaré vers 2h30 - 2h50 du matin. Henri Mova évoque deux points de départ simultannés et privilégie donc l’hypothèse d’« un incendie d’origine criminelle », sans pouvoir l’affirmer « avec certitude » pour le moment. Parmi les éléments qui accréditeraient cette thèse le fait que l’incendie aurait pris simultanément dans deux endroits, ce que ne confirme par les sentinelles qui gardaient le site. Toujours de sources officielles, les policiers qui gardaient le site, quatre selon des témoins, ont été interpellées et sont actuellement entendus dans le la cadre de l’enquête qui a été ouverte.

Beaucoup d'interrogations

Quoi qu’il en soit ce qui inquiète les Kinois ce matin, c’est l’impact de cet incendie sur l’élection prévue dans dix jours. « C’est inquiétant, c’est le principal dépôt de la Céni pour Kinshasa et je crois aussi pour le République. Il me semble qu’il y a plus de 7 000 machines sans compter d’autres choses », confie l’un d’eux.

Les réactions, dans la sphère politique congolaise, ne se sont pas fait attendre. Le conseiller diplomatique de la présidence, Barnabé Kikaya Bin Karubi, accuse les « ennemis de la démocratie » d’être passés « à la vitesse supérieur » tandis qu’Olivier Kamitatu Etsu, porte-parole d’opposant Moïse Katumbi, pose la question : « Coup du sort ou une main noire s’acharne-t-elle contre les élections ? »

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Olivier Kamitatu Etsu@OlivierKamitatu

À quelques jours des élections, un violent incendie s’est déclaré dans la nuit à Kinshasa dans un des principaux entrepôts de la CENI ! L’étendue des dégâts semble considérable ! Coup du sort ou une main noire s’acharne-t-elle contre les élections ?

Interrogation également du côté du mouvement citoyen Lucha, qui suggère que les retards avoués dans le déploiement du matériel électoral et la formation des agents électoraux et la survenue de cet incendie ne seraient peut-être pas une coïncidence.

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LUCHA 🧹🇨🇩

✔@luchaRDC

Au lendemain des aveux de @CNangaa sur les graves retards dans le déploiement des matériels & la formation des agents électoraux à 10jrs du 23 déc., un incendie vient de réduire en cendres la logistique pour tout Kinshasa, y compris les fameuses à machines à voter. Coïncidence?

Réactions politiques

Dans un communiqué ce matin, le Front commun pour le Congo se dit choqué par cet incendie. Le FCC accuse l'opposant Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka, d'être lié à cette destruction. Il l'accuse de mettre en œuvre « un projet bien planifié tendant à entraver le processus électoral ». « Une politique de la terre brulée qui a conduit à ses premières victimes », ajoute le communiqué. Pour la majorité présidentielle, les autorités doivent prendre leur responsabilité.

Dans l'opposition, en revanche, on accuse le régime d'être responsable. L'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, membre de la coalition Lamuka demande une enquête. Il dit ne pas comprendre comment des bâtiments sécurisés par la police nationale et la Garde républicaine ont pu entièrement se consumer ou même être attaqués sans réaction.

De son côté, le député Juvénal Munubo, membre de CACH, la coalition des opposants Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, appelle à n'accepter aucun report des élections.

Juvénal MUNUBO@juvenalmunubo

Je demande qu'une enquête soit faite sur cet incendie. À 10 jours des élections, restons vigilants et n'acceptons aucun report des élections du 23 décembre 2018 sous quelque prétexte que ce soit. @cenirdc @comgenpnc

Sonia Rolley

✔@soniarolley

#RDC #Elections : un incendie dans un entrepôt @cenirdc à Kinshasa. « L’évaluation des dégâts est en cours », dit une source sécurité congolaise @RFI qui estime que l’incendie est « criminel ». Des témoins parlent d’un incendie qui a débuté aux environs de 2h et d’explosions.

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Et Félix Tshisekedi met aussi directement en cause le gouvernement et « l'autre opposition » : « Je condamne le gouvernement, je le rends responsable de ce qui est arrivé parce que cela doit être l’un des endroits les mieux gardés d’Afrique en ce moment. C’est la preuve qu’il y a préméditation. D’abord, ce gouvernent depuis toujours a refusé le soutien de la Monusco qui pouvait lui apporter, évidemment, cette assistance logistique qui allait lui permettre de vite déployer ces machines. Ils ont refusé, ils ont refusé toute assistance internationale. Donc c’est clair qu’il y avait une idée dans l’air et que nous le sentions venir. Nous appelons nos amis de l’autre opposition à arrêter avec leur langage ambigu parce que c’est à cause justement de leurs déclarations malencontreuses. Voilà pourquoi nous du CACH avons dit avec ou sans la machine, nous allons quand même aller à ces élections parce que nous pensions, nous savions que ça mettrait la pression à ce gouvernement. Et maintenant, les propos du genre ‘il faut casser les machines il fat falsifier les bulletins’, ça ne fait que donner des occasions à ce régime aux abois que ce régime trouve des prétextes à pouvoir saboter le processus électoral ».

La Céni se veut rassurante

Sur ce point, le ministre de l’Intérieur Henri Mova se veut rassurant : « Les gens de la Céni nous disent que le matériel de rechange pourrait être déployé rapidement donc il n’y a pas beaucoup de crainte sur la tenue du scrutin ». En effet, face aux craintes légitimes sur la bonne poursuite du processus électoral en vue du scrutin du 23 décembre, la Commission électorale a publié un communiqué se voulant optimiste. « Nous nous battrons pour cela », ajoute Henri Mova.

Ceni-rdc@cenirdc

 

Dr Mukwege: « Seule la lutte contre l’impunité peut briser la spirale des violences sexuelles »

Docteur Denis Mukwege, responsable de l’hôpital de Panzi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu le 15/03/2016 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Dr Denis Mukwege a affirmé ce lundi 10 décembre à Oslo lors de la remise officielle du prix Nobel de la paix que la lutte contre l’impunité est le seul moyen pour mettre fin aux violences sexuelles.

« Ce qui s’est passé à Kavumu et qui continue aujourd’hui dans nombreux villages en RDC notamment les viols et les massacres à Beni et au Kasaï a été rendu possible par l’absence d’un Etat des droits, l’effondrement des valeurs traditionnelles et le règne de l’impunité, en particulier pour les personnes au pouvoir. Les viols, les massacres, les tortures, l’insécurité diffuse, le manque d’éducation créent une spirale des violences sans précédent. Seule la lutte contre l’impunité peut briser la spirale des violences sexuelles. Et nous avons tous le pouvoir de changer le cours de l’histoire lorsque les convictions pour lesquelles nous nous battons sont justes », a affirmé le Dr Denis Mukwege.

Il a dédié son prix à « toutes les victimes des violences sexuelles à travers le monde ».

« C'est avec humilité que je me présente à vous, portant haut la voix des victimes des violences sexuelles dans les conflits et les espoirs de mes compatriotes », a assuré le gynécologue congolais.

Tracer une ligne rouge 

Le docteur Mukwege a aussi demandé aux Etats de lutter contre l’utilisation des violences sexuelles comme armes de guerre.

« Nous devons tous nous approprier ce combat, cette lutte contre les violences sexuelles, y compris les Etats qui doivent cesser d’accueillir les dirigeants qui ont toléré ou pire utilisé la violence sexuelle pour accéder au pouvoir. Les Etats doivent tracer une ligne rouge contre l’utilisation des viols comme arme de guerre, une ligne rouge qui serait synonyme des sanctions économiques, politiques et des poursuites judiciaires. Poser un acte juste n’est pas difficile, c’est une question de volonté politique », a fait remarquer Denis Mukwege.

Il a appelé les Etats « à soutenir l’initiative de la création d’un Fonds mondial de réparation pour les victimes des violences sexuelles dans les conflits armés ».

Le congolais Prix Nobel de la paix 2018 a appelé la planète à cesser d'ignorer les violences sexuelles qui ont lieu en République démocratique du Congo.

« Ce ne sont pas seulement les auteurs des violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard. S'il faut faire la guerre, c'est la guerre contre l'indifférence qui ronge nos sociétés », a déclaré le Dr Mukwege.

Le prix Nobel de la paix a été attribué le 5 octobre 2018 au médecin congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe Etat islamique, qui oeuvrent à "mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre".

Source: radiookapi.net

L’Union européenne prolonge ses sanctions contre les personnalités congolaises

Des drapeaux de l'Union européenne. Photo PIXNIO.

L'Union européenne (UE) a annoncé lundi 10 décembre la prolongation pour un an, jusqu'en décembre 2019, de ses sanctions visant 14 hauts responsables du régime du président congolais Joseph Kabila, dont le candidat de la coalition au pouvoir à l’élection présidentielle,Emmanuel Ramazani Shadary.

Ces responsables sont accusés notamment de violences lors de manifestations de septembre 2016.

Les sanctions, qui consistent en un gel d'avoirs et une interdiction de visa pour l'UE, visent notamment Ramazani Shadary, désigné cette année pour représenter le camp Kabila à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre, selon des documents officiels de l'UE.

Les personnalités congolaises concernées par ces sanctions sont :

Ilunga Kampete (FARDC)

Gabriel Amisi Kumba (FARDC)

Ferdinand Ilunga Luyoyo (PNC)

Célestin Kanyama (PNC)

John Numbi (PNC)

Roger Kibelisa (ANR)

Delphin Kaimbi (DEMIAP)

Evariste Boshab (ancien ministre de l’Intérieur et de la sécurité)

Alex Kande Mupompa (ancien gouverneur du Kasai central)

Jean-Claude Kazembe Musonda (ancien gouverneur du Haut-Katanga)

Lambert Mende (Ministre de la communication et des Médias)

Eric Ruhorimbere (FARDC)

Ramazani Shadary (ancien ministre de l’Intérieur et actuellement candidat du FCC à l’élection présidentielle)

Kalev Mutond (ANR) sont concernés par ces sanctions.

Avec l’AFP

Mbandaka : implantation de la fédération des femmes pour la paix mondiale

La ville de Mbandaka dans la province de l’équateur en RDC. Radio Okapi/ Ph. Don John Bompengo

La fédération des femmes pour la paix mondiale a été implantée officiellement samedi 8 décembre à Mbandaka (Equateur). A cette occasion, des centaines de femmes venues de tous les horizons ont été aussi sensibilisées sur le rôle de la femme dans la gestion des maladies infectieuses. La cérémonie a été organisée en guise de prévention après l’épidémie d’Ebola, qui avait mis en danger la paix dans la ville.

La propreté des mains contribue à la santé. Elle fait aussi partie des facteurs de la paix de par tous les services que ce membre rend au corps et à l’humanité entière, a indiqué la ministre provinciale du Genre, Famille et Enfant, Odile Bofua.

Elle a ainsi sensibilisé ces congénères sur le lavage des mains, étant donné le rôle qu’elles jouent dans la prévention de maladies infectieuses comme Ebola :

« On a vécu [les affres] d’Ebola. Et c’est à travers les mains qu’on a commencé à lutter contre Ebola et c’a été une réussite. Voilà pourquoi, à l’occasion de l’implantation de la fédération des femmes pour la paix mondiale, nous avons profité pour commencer par le lavage des mains ; parce que les mains rassemblent le monde. Quand on se rencontre avec quelqu’un, la première partie du corps qu’on utilise pour se saluer c’est la main. »

Selon elle, chacun doit apprendre à protéger ses propres mains afin de protéger les autres.

Auparavant, la présidente provinciale de cette fédération, Maguy Manyala, a rappelé que son ASBL visait l’émergence des femmes et l’éclosion de leur potentiel. L’ASBL va mener toute activité qui apporte la paix, qui permet à la femme de s’épanouir, a-t-elle précisé, promettant d’étendre l’installation de la fédération dans les sept territoires de la province.

Source: radiookapi.net

Le Chef de l’Etat Joseph Kabila n’exclut pas d’être candidat dans cinq ans

Kinshasa - Joseph Kabila entend continuer à marquer de sa présence le monde politique après la fin son mandat actuel après l’élection présidentielle du 23 décembre, et n’exclut pas d’être de nouveau candidat à la magistrature suprême en 2023.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, entend continuer à faire de la politique à l’expiration de son mandat après l’élection présidentielle du 23 décembre, et il n’exclut pas d’être de nouveau candidat à la magistrature suprême en 2023, a-t-il déclaré lors d’une interview à l’agence de presse Reuters.

Joseph Kabila dit son espoir que la présidentielle du 23 décembre soit près de la « perfection » malgré les inquiétudes de certains, que ce soit en RDC ou à l’étranger, sur leur organisation et le risque de fraudes.

La présidentielle de ce mois-ci marquera le premier transfert démocratique du pouvoir en RDC et la fin de la présidence de Joseph Kabila, qui a débuté en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, par un de ses gardes du corps.

« Dans la vie comme en politique, je n’exclus jamais rien », a-t-il martelé.

Joseph Kabila, qui a 47 ans, aurait dû normalement quitter ses fonctions en 2016 à l’issue de son mandat constitutionnel, mais le scrutin présidentiel a été différé à plusieurs reprises et jusqu’à récemment, on ignorait si le Chef de l’Etat sortant chercherait à briguer un troisième mandat consécutif. Il pourra toutefois se présenter de nouveau en 2023, après une pause, comme la Constitution l’y autorise.

Le retard dans le lancement de la procédure électorale a coïncidé avec une augmentation de l’insécurité dans les territoires de l’Est riche en minerais. Des miliciens se disputent des terres et les ressources dans ce coin du pays, près de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda. L’autre conséquence de cette insécurité est d’avoir permis à l’épidémie d’Ebola de se propager pour devenir la deuxième plus importante jamais enregistrée.

« Pourquoi ne pas attendre 2023(…) pour envisager les choses ? », s’est interrogé Kabila dans l’interview, accordée au palais présidentiel de Kinshasa […] Dans la vie comme en politique, je n’exclus jamais rien », a déclaré de manière sybelline le Président de la République.

Les observateurs internationaux ont déclaré que l’insécurité rendrait difficile la tenue d’élections dans ce vaste pays d’Afrique centrale et que cela donnerait à la coalition du président Kabila une occasion de tricher, notamment avec l’utilisation de nouvelles machines à voter.
Cependant pour Joseph Kabila la RD Congo a bien l’intention d’organiser des élections équitables. « Nous avons l’intention de faire des élections aussi proches de la perfection que possible », a-t-il déclaré.

« Les observateurs qui pensent que les élections ne seront pas libres et équitables, je ne les ai pas encore vus venir nous dire quels sont nos défauts », a-t-il renchéri.

Concernant les années passées au pouvoir, Joseph Kabila dit ne rien regretter. « Avons-nous des regrets ? Non, pas du tout. Nous avons de nombreuses réalisations à notre actif […]. Le plus important, c’est d’avoir réussi à réunifier le pays et de l’avoir remis sur les rails », dit-il.

Le Président a affirmé vouloir rester en politique afin de « protéger ces réalisations », ajoutant que « le bilan global pourrait attendre jusqu’à ce que sa carrière soit entièrement finie. »

« Il y a encore beaucoup à faire et d’autres pages seront écrites avant que nous puissions rédiger les manuels d’histoire », a continué le Président.

ACP 

lections 2018 : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont arrivés à Bukavu

Felix Tshisekedi, candidat à la présidentielle de 2018, accompagné de Vital Kamerhe son directeur de campagne, ont tenu un rassemblement populaire a Goma, chef-lieu du Nord-Kivu mardi 4 décembre 2018. Radio Okapi/Ph. Bernardin Nyangi

Félix Tshisekedi, candidat à la présidentielle et son directeur de campagne, Vital Kamerhe, sont arrivés jeudi 6 décembre au Sud-Kivu. Ils sont venus par bateau, en provenance de Goma jusqu’à Katana en territoire de Kabare où une foule nombreuse les attendait.

Le cortège est en route pour Bukavu où un meeting est prévu dans la commune de Kadutu. De Goma, le tandem Tshisekedi-Kamerhe devrait se rendre à Walikale. Mais ils n’ont pas pu s’y rendre, accusant l’Etat congolais d’être à la base de cette situation.

Selon eux, aucune compagnie d’aviation n’aurait accepté de les transporter jusqu’à Walikale, où les attendaient.

Dans son discours devant la presse, Vital Kamerhe s’est excusé, au nom de Félix Tshisekedi, auprès de la population de Walikale pour ce rendez-vous manqué.

Il a également dénoncé des tentatives d’entraves à Bukavu, à l’annonce de l’arrivée de son candidat sur place.

« Comme par hasard, les travaux ont débuté à la place de l’Indépendance à Bukavu, où devrait avoir lieu un meeting de Félix Tshisekedi », a-t-il déploré.

Source: radiookapi.net

Elections 2018 : à Bunia, Martin Fayulu promet de « tout faire pour résoudre les problèmes » de la population

Martin Fayulu candidat à l’élection présidentielle 2018 en RDC, lors de la présentation de son programme le 13/09/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le candidat de la coalition Lamula, Martin Fayulu, se réjouit de l’accueil que la population de Bunia (Ituri) lui a réservé à son arrivée, vendredi 7 décembre. Emu, il promet « de tout faire, pour résoudre leurs problèmes. »

« Quand on voit des frères et sœurs vous accueillir avec enthousiasme et joie, on se dit qu’il faut chercher à tout faire pour résoudre leurs problèmes. Cette solution va vite arrivée », a-t-il déclaré, à sa descente de l’avion.

C’est une foule immense qui a accompagné Martin Fayulu. Son cortège a difficilement atteint le Boulevard de libération où il a tenu un meeting.

Pour les supporters de Fayulu, il faut de l’alternance avec le candidat de la coalition comme président de la RDC.

« Je veux que le Congo soit un Congo nouveau. Nous voulons un président digne de ce nom qui va donner du travail aux Congolais », a affirmé l’un deux.

Pour sa part, le chargé de campagne de la coalition Lamuka à Bunia, Luc Malembe, a salué la spontanéité de la population de Bunia pour accueillir Martin Fayulu.

Source: radiookapi.net

Kinshasa : les femmes du FCC appellent à voter pour Emmanuel Ramazani « pour consolider la paix »

Logo du Front commun pour le Congo (FCC) le 16/08/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Cellule des femmes du Front Commun pour le Congo invite à voter pour Emmanuel Ramazani Shadary « pour consolider la paix, la sécurité et le développement en RDC ». La coordonnatrice de cette plateforme politique, Elysée Minembwe, a lancé cet appel, vendredi 7 décembre à Kinshasa.

Elysée Minembwe estime qu’Emmanuel Ramazani est le candidat capable de poursuivre et à préserver l’œuvre entreprise par le président Joseph Kabila depuis 2001.

Pour elle, grâce à Joseph Kabila, le pays a été réunifiée, pacifier et reconstruit et qu’il faille poursuivre la construction du pays avec la même vision.

« La femme congolaise doit voter utile pour le bien de notre pays. Ce pays, nous le sortons de très loin. N’eut été la persévérance de Joseph Kabila, notre pays serait déjà volé en éclat. Avant 2001, nous avions trois gouvernements dans ce pays. Aujourd’hui, il est réunifié, pacifié, malgré quelques poches d’insécurité », a reconnu Elysée Minembwe.

Elle pense que le pays est lancé sur la voie de l’émergence et qu’il ne serait pas bon « de perdre cet élan de la souveraineté. »

« Il ne faut pas chercher le pouvoir de notre pays à l’extérieur de notre pays. Ne perdons pas cet élan, c’est la raison du choix de notre président de la République », a fait savoir Elysée Minembwe.

Source: radiookapi.net

Felix et Vital Accord de Nairobi 23 nov 2018

RD Congo-élections présidentielles : socio-démocrates, libéraux et nationalistes en ordre de bataille, électorale

Le Francophoneplus, le 23 novembre 2018

Par Jean Bonsenge

Le mariage entre les socio-démocrates et les libéraux est quasi-impossible. C’est ce qui a été à la base de la défection de l’UDPS de Félix Tshisekedi et de l’UNC de Vital Kamerhe de l’accord de Genève. Avec l’accord conclu ce jour, vendredi 23 novembre, à Nairobi au Kenya où Mr Kamerhe, président de l’UNC et candidat Président de République pour la présidentielle du 23 décembre s’est désisté en faveur de Félix Tshisekedi, l’union est parfaite car les deux formations politiques ont comme idéologie de base, la social-démocratie.  La bataille s’annonce rude. D’un côté Mr. Tshisekedi devra affronter les libéraux composés de cinq leaders de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean Pierre Bemba, pour ne citer que ceux-là, qui sont restés fidèles à l’accord de Genève qui a désigné Martin Fayulu candidat commun de l’Opposition, le 11 novembre. Et de l’autre côté Félix devra en découdre avec les nationalistes regroupés au sein du FCC avec leur candidat Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin de Joseph Kabila, le Chef de l’État congolais. Etat providence et forte intervention du gouvernement(socio-démocrates), méritocratie et limitation de l’action de l’État (libéraux), souveraineté de l’État, congolais, et protectionnisme (nationalistes), quelle forme de régime les Congolais, le peuple souverain va opter pour, le 23 décembre ?

 

Présidentielle en RDC: Vital Kamerhe se désiste en faveur de Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de son parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L'ancien président de l'Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC) Vital Kamerhe a annoncé vendredi se désister de la course à l'élection présidentielle du 23 décembre pour former "un ticket" avec un des autres poids-lourds de l'opposition Félix Tshisekedi.

"J'ai pris la décision d'apporter mon soutien à M. Tshisekedi pour la présidence du Congo", a déclaré M. Kamerhe lors d'une conférence de presse conjointe ce vendredi 23 novembre avec M. Tshisekedi dans un hôtel de Nairobi.

Source: Radio Okapi

Femmes FCC 2018

POUR SOUTENIR LA CAMPAGNE DU CANDIDAT E. RAMAZANI
Les femmes du FCC mettent la main "dans la poche"
jeudi 22 novembre 2018

Les femmes membres de la plate-forme Front commun pour le Congo (FCC) se sont retrouvées le mardi dernier dans la soirée à Kinshasa pour apporter leur contribution au financement de la campagne de leur candidat, Emmanuel Ramazani Shadary.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de "Lisolo ya ba mamans". Il était question pour les dames du FCC d’offrir à leur candidat, qui était accompagné de son épouse, le fruit de cotisations volontaires de plusieurs mamans du pays, auxquelles se sont associés certains hommes genrés.
Prenant la parole au nom des femmes membres de "Lisolo ya ba mamans", la députée nationale Geneviève Inagosi a présenté les besoins de la femme congolaise ainsi que leurs attentes en termes de représentativité dans le prochain gouvernement.
"Ce que femme veut, Dieu le veut ", a-t-elle lâché, avant de réaffirmer le soutien inconditionnel des mamans à la candidature de Ramazani Shadary.
S’en est suivi, la projection dans la salle de quelques images et interviews des femmes congolaises pour mettre un accent particulier sur les attentes de la gente féminine, toutes tendances confondues.

80.000 USD REÇUS APRES VENTE DU LIVRE DE SHADARY
Dans son intervention, le candidat du FCC, main sur le cœur, a exprimé sa satisfaction en recevant la contribution des femmes de sa plate-forme. Ce geste, a-t-il indiqué, est une réponse à ceux qui croient à tort que le FCC puise dans le trésor public. "Il s’agit plutôt des cotisations de ceux qui me soutiennent. Ce sont mes ressources personnelles parce que j’ai assumé de hautes fonctions et mon épouse est une femme d’affaires", a confié E. Ramazani. Il n’a pas manqué d’illustrer ses propos pour la vente de son livre le mardi dans la soirée qui a généré plus de 80.000 dollars, rien qu’à sa présentation.
Ensuite, Emmanuel Shadary a exhorté les femmes à se battre sur terrain pour mériter leur place aux cotés des hommes. Suivant les conseils du Président de la République, le candidat du FCC a rassuré les femmes qu’une fois élu, il veillera à l’application du genre dans les institutions.
Au cours de ce dîner organisé par les femmes, Emmanuel Ramazani, accompagné de son épouse, était entouré des cadres du comité stratégique de ce regroupement politique, dont le Coordonnateur Néhémie Mwilanya et le leader de l’AFDC Bahati Lukwebo. Mathy MUSAU

RDC : la CENI confirme le début de la campagne électorale à minuit

Publié le mer, 21/11/2018 - 19:07 | Modifié le mer, 21/11/2018 - 19:07

Corneille Nangaa, président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Kinshasa, le 09/11/2017 lors de l’atelier d’évaluation citoyenne de la mise en œuvre de l’accord global et inclusif du 31 décembre 2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président de la Commission éélectorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, a officiellement lancé la campagne électorale, qui débute dans la nuit de mercredi à jeudi.  Tous les éléments sont bien réunis pour organiser les scrutins présidentiel, législatifs nationaux et provinciaux au 23 décembre, a-t-il assuré au cours de la dernière réunion du Comité de liaison de la CENI avec les mandataires des partis et regroupements politiques ce mercredi 21 novembre au Palais du peuple.

« A partir de cette nuit, à minuit, la campagne sera lancée sur l’ensemble du territoire national, pour les trois scrutins : présidentielle, législatives nationales et provinciales », a annoncé Corneille Nangaa.

Il a fait l’état des lieux du processus électoral, les défis juridiques, politiques, sécuritaires, financiers et logistiques qui ne constituent pas d’obstacle à la tenue de prochains scrutins.

Plus de 40 millions d’électeurs sont attendus à ces scrutins. Sur 105.257 machines à voter, 98.000 sont déjà déployées partout au pays et 22.000 qui restaient sont arrivées mercredi.

Sur le plan logistique et financier, la CENI dit n’avoir pas d’inquiétudes et continue de faire confiance au gouvernement qui s’acquitte de son devoir à ce sujet.

Outre l’argent affecté au processus de la révision du fichier électoral et à l’achat du matériel électoral, le gouvernement a financé l’achat des engins de transport, selon le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba.

« Tout le monde a vu les cent cinquante camions supplémentaires ajoutés aux cent soixante-onze, qui viennent d’arriver à Matadi et qui ont été achetés à Doubaï. En plus de quatre-vingt-dix qui avaient été achetés et les autres [de marque] Kamav qui étaient donnés. Le Gouvernement vient de mettre [à notre disposition] des avions pour nous dépanner dans des zones d’accès difficile », a détaillé M. Kalamba.

La CENI espère que le défi sécuritaire sera rapidement surmonté à Beni pour que les élections se passent dans cette partie Est du pays en toute quiétude.

Source: radiookapi.net

Felix Tshisekedi et Vital Kamehre Accord de Geneve 2018

Accord de Genève : le fondement rationnel a eu le dessus sur les valeurs morales

Le Francophoneplus, le 18 novembre 2018

Par Jean Bonsenge

Signé le 11 novembre à Genève par les 7 leaders de l’Opposition politique congolaise, Félix Tshisekedi (UDPS), Vital Kamehre (UNC), Martin Fayulu (EciDÉ), Prof Matungulu (Congo Na Biso), Adolphe Muzito (Nouvel Élan),  Moïse Katumbi ( Ensemble pour le Changement ), et Jean-Pierre Bemba (MLC), l’accord qui a désigné Martin Fayulu candidat commun de l’opposition pour la présidentielle du 23 décembre prochain, s’est vu amputer de deux de ses signataires, Félix et Vital, 24heures après. Selon certains analystes, il est moralement repréhensible d’apposer sa signature sur un document d’une portée politique considérable et de la retirer quelques heures après, ça jette un discrédit. Une résiliation unilatérale d’un engagement politique qui pourtant visait à l’unité de l’Opposition pour s’assurer de la victoire face à la majorité au pouvoir et au FCC (Front commun pour le Congo).  Quant aux concernés, Félix Tshisekedi et Vital Kamehre le fondement rationnel a pris le dessus sur une quelque moralité : respect d’engagement. La rationalité de leurs décisions repose sur le rejet de Genève, de son candidat commun ainsi que du mouvement y adjoint LAMUKA (réveillez-vous) par leurs bases respectives, le jour même de la publication dudit accord. Tshisekedi et Kamerhe ont été investis candidats présidents de la République lors des congrès tenus par leurs formations politiques. Il s’est établi en ce moment-là un contrat social d’où ils tirent leur légitimité individuelle. En signant l’accord de Genève ils avaient en quelque sorte rompu ce pacte social avec leurs partis politiques, et le fait de quitter Genève est donc rationnel, n’en déplaise aux cinq autres leaders de l’opposition qui sont restés fidèles à l’accord. En revanche, ce deal politique a encore toutes ces chances de survie et de réussite.

RDC : Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe ne désignent plus Martin Fayulu comme candidat commun

Publié le mar, 13/11/2018 - 18:53 | Modifié le mar, 13/11/2018 - 20:09

Le président du Rassemblement de l'opposition, Félix Tshisekedi, le 30/03/2017 au quartier général de la MONUSCO à Kinshasa lors d’une rencontre avec Saïd Djinnit. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe respectivement présidents de l’UDPS et de l’UNC ont retiré leurs signatures de l’accord désignant Martin Fayulu dimanche dernier comme candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Un rétropédalage qui survient vingt-quatre heures après la signature de cet accord. Ces deux leaders politiques disent respecter chacun la volonté de sa base qui a récusé le choix opéré à Genève sur le président de l’Ecidé. De son côté, Martin Fayulu, se dit consterné par ce changement de position.

Source: radiookapi.net

Patrick Fores Graduation GMTI

Irlande : un Congolais parmi les diplômés 

Le Francophoneplus 16 novembre 2018

Par Jean Bonsenge

Galway Congolese Association présente ses sincères félicitations à Nlandu Patrick Foré, un Congolais de la RD Congo, résidant à Galway en Irlande pour l’obtention de son diplôme. Mr Nlandu est chargé des relations publiques au sein du comité directeur de l’Organisation, et l’un des membres les plus influents de la communauté. L’acquisition de son titre académique dans son pays d’accueil est un indicateur qualitatif pour son intégration et inclusion sociale, dans la société irlandaise. La communauté congolaise de Galway aura sans doute besoin de son apport pour son organisation et son développement.  Quant à la RDC, sa mère patrie, elle attend sa quotepart ainsi que celle de toute sa diaspora pour changer la donne politique et actionner son décollage économique. Félicitations et bienvenu dans le monde professionnel Patrick !

Elections Présidentielle en RDC : Martin Fayulu désigné candidat commun de l’opposition

 

11 novembre 2018 à 17h56 Par Trésor Kibangula

Mis à jour le 11 novembre 2018 à 18h52

Réunis depuis le 9 novembre à Genève, en Suisse, les sept principaux leaders de l'opposition congolaise sont finalement parvenus à se mettre d'accord sur une candidature commune à la présidentielle du 23 décembre, au terme de longues tractations.

Depuis quarante-huit heures, tous les Congolais guettaient la fumée blanche à Genève. Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito, trois opposants exclus de la présidentielle du 23 décembre, mais aussi Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Vital Kamerhe et Freddy Matungulu, quatre postulants encore en lice, s’y étaient donné rendez-vous depuis le vendredi 9 novembre pour discuter de la nécessité d’unir leurs forces.

Avec la facilitation de la fondation Kofi Annan, ils se sont réunis dans une salle à partir de 10 h samedi 10 novembre et y sont restés jusqu’à 1 h du matin dimanche 11 novembre. « Ils ont pu ainsi se regarder en face et se dire des vérités », glisse une source sur place. « Cela leur a permis d’avancer », souligne-t-elle.

Un futur président de transition ?

Après de longues tractations, Martin Fayulu, l’un des plus actifs opposants sur le terrain, a finalement été désigné dimanche 11 novembre candidat commun de l’opposition. La veille, une déclaration finale avait été ébauchée et un accord de coalition adopté. 

Cet accord de coalition (qui n’a pas encore été rendu public) prévoit notamment que le candidat commun de l’opposition, s’il est élu à la présidence de la République le 23 décembre, s’engage à ne faire qu’un « court mandat ». Une sorte de transition de deux ans destinée à remettre de l’ordre dans le pays et à mettre en œuvre certaines réformes institutionnelles pour assurer de futures élections libres, crédibles et transparentes. « Ça, c’est acquis », confirme une source proche du dossier.

Ce dimanche matin, des experts et collaborateurs de ces « L7 » se penchaient encore sur les « différents scénarios » et les « actions » communes à mettre en place. Alors que leurs champions, eux, s’étaient de nouveau retranchés avec la facilitation pour désigner leur homme. À huis-clos et sans smartphones.

« À l’issue de leurs travaux, les leaders de l’opposition ont matérialisé l’unité de l’opposition par la signature de l’accord politique des forces de l’opposition et par la création d’une coalition dénommée Lamuka [réveille-toi, en lingala] », peut-on lire dans le communiqué final rendu public ce dimanche à Genève.

ETHIOPIE: UNE FEMME POUR LA PREMIÈRE FOIS PRÉSIDENTE

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Ethiopie: une femme pour la première fois présidente
AFP/EDUARDO SOTERAS

Les parlementaires éthiopiens ont désigné jeudi à l'unanimité et pour la première fois une femme, Sahle-Work Zewde, présidente du pays, après la démission de celui qui occupait jusqu'à présent ce poste essentiellement honorifique.

La diplomate de carrière Sahle-Work, 68 ans, devient la quatrième chef de l'État en Éthiopie depuis l'adoption de la Constitution de 1995. Ce texte prévoit qu'un président peut être élu pour un maximum de deux mandats de six ans.

Elle était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres auprès de l'Union africaine (UA). Auparavant, elle avait été ambassadrice en France, à Djibouti, au Sénégal, et la représentante permanente de l'Éthiopie auprès de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), le bloc régional est-africain.

Mme Sahle-Work, née à Addis Abeba et qui a étudié en France, est à l'heure actuelle la seule femme chef d'Etat en Afrique.

Lors de son discours d'investiture, elle a salué les réformes réalisées par le nouveau Premier ministre Abiy Ahmed, entré en fonction en avril, et plus particulièrement le choix récent de ce dernier de nommer un gouvernement dont la moitié des postes sont occupés par des femmes. Les ministères de la Défense et le nouveau ministère de la Paix ont notamment été attribués à des femmes.

"Si les changements réalisés actuellement en Ethiopie sont menés à la fois par des hommes et des femmes, leur élan aboutira à une Ethiopie libre de toute discrimination religieuse, ethnique ou basée sur le genre", a-t-elle déclaré.

"Les femmes sont les premières victimes de l'absence de paix", a-t-elle ajouté. "Durant mon mandat, je me concentrerai sur le rôle des femmes en vue d'assurer la paix, ainsi que sur les bénéfices de la paix pour les femmes. J'appelle le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c'est une source d'instabilité".

Elle a également appelé gouvernement et opposition à "se concentrer sur les choses qui nous unissent", afin de "créer un pays et une génération dont nous serons fiers".

- Ouverture -

La nomination de Sahle-Work Zewde a été saluée par le Conseil de sécurité à New York. Annoncée par l'ambassadeur bolivien Sacha Sergio Llorentty Soliz, président en exercice de la plus haute instance de l'ONU, la nouvelle a suscité les applaudissements des diplomates réunis pour un débat du Conseil sur "Les femmes, la paix et la sécurité".

Avant de désigner la sexagénaire, les deux chambres du Parlement avaient entériné la démission du président Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013.

Aucune explication n'a été fournie pour la démission de M. Mulatu un an avant la fin de son mandat. Mais les observateurs estiment qu'elle résulte de négociations en cours entre les quatre partis formant la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Le président éthiopien est officiellement le chef de l'État, mais en dépit d'une importante influence sociale, ses responsabilités sont essentiellement symboliques et honorifiques. L'essentiel du pouvoir est aux mains du Premier ministre, qui représente le pays dans les grands sommets internationaux.

En avril, l'EPRDF a choisi Abiy Ahmed comme nouveau Premier ministre, pour la première fois issu du plus grand groupe ethnique du pays, les Oromo. M. Mulatu vient également de cette ethnie.

M. Abiy a depuis entrepris un vaste programme de réformes, incluant la libération de dissidents, une ouverture de l'espace démocratique ainsi que la paix avec l’Érythrée voisine.

Les femmes ayant précédemment occupé la fonction de chef de l'Etat en Afrique incluent Ellen Johnson Sirleaf, devenue en 2005 la première présidente élue du Liberia et d'Afrique, qui a cédé le pouvoir à George Weah début 2018, et l'ancienne présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, qui a démissionné en mars 2018 car impliquée dans un scandale financier.

Au Malawi, Joyce Banda avait occupé le poste de président de 2012 à 2014 à la suite du décès de son prédécesseur Bingu wa Mutharika.

11-Novembre : des célébrations à Paris pour relancer le multilatéralisme

Les cent ans de l’Armistice et le Forum sur la paix réuniront plus de 60 chefs d’Etat ce week-end dans la capitale.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Marc Semo

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Emmanuel Macron à Albain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), au cinquième jour de sa semaine d'itinérance mémorielle, le 8 novembre.

L’espace de deux jours, Paris sera la capitale de la planète. Plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement et dirigeants des grandes institutions internationales sont attendus dans la capitale française pour les cérémonies du centenaire de l’armistice de 1918 qui culmineront dimanche 11 novembre avec la commémoration à l’Arc de triomphe, un discours du président Emmanuel Macron puis, après un déjeuner à l’Elysée, le début des trois jours de travaux du Forum de Paris sur la paix, ouvert par la chancelière allemande, Angela Merkel, et par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

« Il ne s’agit pas simplement de commémorer l’armistice, mais d’essayer ensemble de tenir la promesse faite alors d’un plus jamais ça », a déclaré M. Macron en présentant cette initiative visant à redonner un souffle à un multilatéralisme toujours plus menacé. D’où la volonté de moins célébrer la victoire, en s’abstenant de toute forme de défilé militaire, que la fin du carnage, en insistant avant tout sur les leçons à tirer de la paix ratée de 1918 qui humiliait les vaincus. D’où aussi l’importance accordée à la réconciliation franco-allemande, véritable point d’orgue de ces cérémonies.

 Lire aussi :   Entre Macron et Merkel, une grande occasion manquée

Les dirigeants européens devraient être presque tous là : ceux des pays vainqueurs, bien sûr, mais aussi bon nombre de ceux des pays vaincus en 1918, ainsi que les représentants des nouveaux Etats nés du démantèlement des empires. Il y aura une importante représentation africaine dont le président rwandais, Paul Kagame, son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, et la quasi-totalité des dirigeants de l’Afrique de l’Ouest.

Pas de rencontre Trump-Poutine

Le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, seront présents, ainsi que nombre de dirigeants du Moyen-Orient. Seuls absents de marque : le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre japonais, Shinzo Abe. De nombreuses rencontres devraient se tenir en marge des cérémonies.

Le président américain, Donald Trump, qui ne se rendra pas au Forum sur la paix, a finalement affirmé qu’aucune rencontre n’était « prévue » avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Paris, quelques heures après l’annonce par le Kremlin que les deux dirigeants allaient discuter « brièvement » pour convenir d’un prochain rendez-vous, probablement au G20 de Buenos Aires fin novembre.

L’idée d’un sommet évoquée trois semaines plus tôt à Moscou par le conseillerà la sécurité américain, John Bolton, avait été abandonnée. Ni de temps ni de réelle volonté côté américain, et des autorités françaises réticentes. « Si un sommet russo-américain se tient à Paris, la France le préside. Nous ne sommes pas la Finlande », relève un diplomate en référence au tête-à-tête entre MM. Trump et Poutine, à Helsinki, en juillet.

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Nouveaux défis

Les autorités françaises souhaitent donner une solennité à ce final des quatre années du centenaire de 14-18. La France était alors la grande puissance victorieuse et les traités de paix furent signés de 1919 à 1920 dans les châteaux autour de la capitale française – Versailles, Saint-Germain, Trianon, Neuilly, Sèvres. « Il était impensable de ne pas inviter tous les pays qui furent impliqués directement ou indirectement dans ce qui fut véritablement un conflit mondial »,souligne-t-on à Paris. La volonté est en outre de profiter d’une image d’Emmanuel Macron encore très forte à l’étranger, même si sa popularité plonge en interne.

La grande question a été de savoir comme aller au-delà de la commémoration. Une conférence internationale, un Versailles bis s’achevant sur une déclaration commune d’autant plus creuse qu’elle serait large… le risque était de paraîtreun peu vieux jeu, d’autant plus quand il s’agit de faire face aux nouveaux défis. La diplomatie française planchait déjà depuis des mois sur le projet d’un forum annuel sur la paix à Paris, qui serait le pendant de celui de Davos pour l’économie ou de Munich pour la sécurité collective. Les commémorations du centenaire étaient la meilleure occasion de concrétiser cette initiative.

« Ce forum est un lieu de défense et d’adaptation du multilatéralisme, y compris en intégrant ces nouveaux acteurs non étatiques. Autant on n’a pas besoin d’entreprises, d’ONG ou de fondations pour traiter le nucléaire nord-coréen, autant pour des questions comme le réchauffement climatique, la gouvernance de l’Internet ou de l’intelligence artificielle, mais aussi le développement, les Etats ne peuvent agir efficacement sans ces acteurs. C’est ce qu’on appelle parfois la gouvernance hybride », explique Justin Vaïsse, président du Forum sur la paix, qui préside depuis cinq ans le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai d’Orsay. Un modèle qui s’inspire de celui de la COP21, qui permit l’accord de Paris sur le climat en 2015.

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« Ne pas tomber dans un pessimisme trop noir »

Original dans son format, le Forum de Paris l’est aussi dans son financement, entièrement assumé par des contributions privées dont nombre de fondations ainsi que le soutien d’institutions internationales. Un partenariat a aussi été établi avec des think tanks de renom tel l’IFRI (Institut français des relations internationales) et l’Institut Montaigne. Le pari n’était pas évident à tenir. D’autant que ses promoteurs veulent à tout prix éviter de faire une sorte d’assemblée générale de l’ONU en format réduit avec une suite de discours de dirigeants depuis la tribune.

« C’est un espace d’exposition avant d’être un espace de débat. Il ne faut pas se contenter de clamer l’importance du multilatéralisme, il faut aussi faire connaître et faire aboutir des initiatives », assure Justin Vaïsse, insistant sur le caractère très concret des quelque 850 projets présentés, dont 120 ont été retenus venant de 42 pays et organisations internationales.

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« Il y a vingt ans, dans l’euphorie de la globalisation, un tel rendez-vous aurait été optimiste et conquérant, voire missionnaire. Nous avons changé d’époque : il est donc défensif et inquiet. Mais on ne doit pas tomber dans un pessimisme trop noir », souligne M. Vaïsse. Pour lui, « ce forum a été créé justement parce qu’il existe des freins à cette descente vers les années 1930 ; partout dans le monde, il y a des Etats ou des acteurs privés – particulièrement aux Etats-Unis – qui se mobilisent en faveur de l’action collective ».

Le Potentiel : « Candidat commun : deux courants se dégagent dans l’opposition »

Publié le jeu, 08/11/2018 - 09:42 | Modifié le jeu, 08/11/2018 - 09:53

Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Moise Katumbi, Adolphe Muzito lors d'une réunion le 12/09/2018 à Bruxelles. Photo Albert Mukulubundu.

Revue de presse du jeudi 8 novembre 2018 

La recherche du candidat commun de l’opposition à la une des journaux et sites web d’infos congolais.La recherche de candidat commun pour la présidentielle du 23 décembre 2018 crée déjà des fissures dans les rangs de l’opposition, rapporte Le Potentiel.

Désormais, deux courants se sont formés, chacun affichant la prétention de présenter son candidat en décembre prochain. D’un côté, il y a le groupe de sept opposants où se retrouvent Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Jean Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu ; de l’autre, le groupe conduit par Jean-Philibert Mabaya et Théodore Ngoy, tous deux candidats à la présidentielle, détaille le journal. Pour le quotidien, seul un compromis entre les deux camps pourrait empêcher le bicéphalisme de l’opposition en décembre prochain.

Puisque Bemba, Muzito et Katumbi sont d’office écartés, analyse Depeche.cd, en vertu du poids politique des candidats restants, le choix serait à opérer entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

A ce jour, poursuit le site web, toutes les faveurs des pronostics plébiscitent Félix Tshisekedi comme candidat commun de l’opposition. A moins qu’en dernière minute, Genève en décide autrement, nuance le portail.

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement en RDC, invite les opposants réunis à Genève, à harmoniser les vues pour un aboutissement heureux du processus de désignation du candidat commun à la présidentielle, rapporte Cas-info.ca.

Pour cette plateforme, l’harmonisation des vues des opposants permettra de barrer la route au candidat du FCC dans l’intérêt supérieur de la nation, rapporte le site web.

« Genève : le temps presse, la pression monte : les opposants coincés », titre La Prospérité. Selon le tabloïd, certains des candidats de l’opposition parmi ceux qui sont encore en lice étaient encore jusque mercredi 7 novembre dans la soirée, dans des formalités pour l’obtention des visas au niveau de l’ambassade de Suisse.

Devant des multiples défis et de nombreux écueils, ils sont placés devant leurs responsabilités historiques. Car, en tout état de cause, leurs réflexions ont une portée non négligeable dans les enjeux en cours et futurs, conclut le journal.

Demande de radiation de Ramazani 

L'autre sujet qui intéresse les quotidiens kinois, c’est la déclaration de 13 candidats de l’opposition qui demandent la mise à l’écart du candidat Emmanuel Ramazani Shadary.

Dans une déclaration commune lue par Theodore Ngoyi mercredi 7 novembre à Kinshasa, les 13 candidats exigent l’invalidation pure et simple du dauphin de Joseph Kabila de la présidentielle, rapporte Le Phare. Ils invoquent, entre autres dispositions légales interdisant le recours aux moyens de l’Etat dans la campagne électorale, notamment l’article 36 de la Loi électorale, indique le journal.

Ces opposants accusent le candidat du Front commun pour le Congo d’utiliser les moyens et le personnel de l’Etat pour sa propre campagne, fait remarquer La Prospérité.

Ces leaders de l’opposition interpellent le ministère public pour qu’il « saisisse les juridictions compétentes pour l’application des sanctions légales prévues » contre le candidat Ramazani Shadary, renseigne Le Potentiel. Ce dernier a nommé dans son équipe de campagne des agents publics de l’Etat dont des ministres, des gouverneurs et des mandataires publics, rappelle le tabloïd.

Les mêmes opposants ont demandé, dans la même déclatration, à Bruno Tshibala de démissionner de son poste de Premier ministre et à Néhémie Mwilanya de son poste de directeur de cabinet du chef de l’Etat étant donné qu’ils sont membres de l’équipe de campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary, ajoute Actualite.cd.

Le Phare : « L’opposition en Suisse pour le choix de son candidat commun »

Publié le mar, 06/11/2018 - 08:54 | Modifié le mar, 06/11/2018 - 11:04

Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Moise Katumbi, Adolphe Muzito lors d'une réunion le 12/09/2018 à Bruxelles. Photo Albert Mukulubundu.

Revue de presse du mardi 6 novembre 2018 

La réunion des opposants à Genève (Suisse) pour désigner un candidat commun pour l’élection présidentielle du 23 décembre intéresse les journaux kinois parus ce mardi.
Une réunion décisive se tiendra, à partir du mercredi 7 novembre à Genève, en Suisse, entre les leaders des 7 principaux partis et regroupements politiques faisant partie de la « coalition électorale ». Coalition qui a été mise sur pied lors du Conclave organisé du 23 au 25 octobre à Pretoria, en Afrique du Sud, renseigne Le Phare. 

Le rendez-vous de Genève va simplement servir à l’entérinement du choix du candidat commun, sur lequel le groupe des « 7 » (Ensemble, MLC, UDPS, UNC, Dynamique, CNB/Syenco et Nouvel Elan) se serait déjà mis d’accord avant de passer à table, rapporte le journal qui précise que l’intéressé devrait choisi entre les quatre candidats validés, à savoir Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu.

Quant au programme commun de l’opposition, indique Cas-Info.ca, Jean-Bertrand Ewanga, membre de la plateforme Ensemble assure qu’il est déjà élaboré. « Le programme commun de l’opposition est déjà là », note le site web qui rappelle qu’en Afrique du sud, les partis de l’opposition avaient réaffirmé leur engagement à travailler ensemble, pour proposer un seul candidat à la présidentielle, en vue de remporter ce scrutin.

Après les étapes préliminaires de Bruxelles, Johannesburg et Kinshasa, fait remarquer Le Potentiel, c’est donc à Genève que se joue le dernier round des discussions relatives au choix du candidat commun de l’opposition à la présidentielle.

Les principaux ténors de l’opposition assurent que chaque candidat président devra mettre de côté son égo pour sortir cet oiseau rare capable de tenir tête à Emmanuel Shadary, renseigne le quotidien. Des pressions énormes, indiquent des sources diplomatiques, ont été exercées sur les sept ténors de l’opposition pour que la candidature commune de l’opposition devienne enfin une réalité avant le 21 novembre, date de lancement officiel de la campagne électorale, révèle le tabloïd.

Le leader d’Ensemble, Moïse Katumbi a fait savoir qu’à 50 jours des élections générales en République démocratique du Congo, il ne s’agit pas d’avancer dans la précipitation, indique Forum des As. « Dès que le candidat sera désigné, il sera mis sous pression et sera même physiquement en danger. En retardant le choix, on retarde aussi ce risque », a argumenté Moïse Katumbi dont les propos sont relayés par le journal.Cependant, la désignation d’un candidat commun de l’opposition ne suffira pas à son succès, croit savoir 7sur7.cd. Encore faudra-il que les autres candidats s’investissent corps et âmes dans la campagne électorale pour le faire triompher. Pour cela, ils doivent mutualiser leurs moyens logistiques et financiers, argumente le site web qui prédit qu’un échec n’est pas à écarter.

« Pretoria, Bruxelles…Genève, opposition : et si Lumumba avait tout prédit…», titre pour sa part L’Avenir.

Pour le journal, l’opposition politique congolaise est distraite et se confie à ceux qui ont tué la démocratie au pays de Lumumba, pour prétendre diriger la RDC à l’issue des élections du 23 décembre 2018. Ils ont été partout : en Belgique, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis…toujours à la recherche du salut. « Et pourtant, l’histoire du Congo ne s’écrira ni à Bruxelles, ni à Londres, ni à Paris », conclut le quotidien qui fait allusion à un extrait du discours de Patrice Lumumba, le tout premier Premier ministre congolais lors de l’accession du pays à l’indépendance.

Première réunion de l’équipe de Ramazani 

Quarante-huit heures après sa mise en place et sa présentation officielle à l’opinion publique, l’équipe de campagne du candidat du Front Commun pour le Congo, d’Emmanuel Ramazani Shadary, s’est réunie lundi 5 novembre rapporte Le Phare.
Selon Lambert Mende Omalanga, coordonnateur de la cellule de Communication, le candidat a remis aux participants des orientations par rapport aux cahiers des charges de chaque cellule.

La réunion a évalué les impératifs du temps et les objectifs à atteindre en prévision des échéances à venir, fait savoir le tabloïd.
Tous les coordonnateurs et rapporteurs de différentes cellules ont été invités à se mettre rapidement au travail avec pour mission de gagner à tous les niveaux les différents scrutins combinés du 23 décembre prochain et chaque cellule a reçu son cahier des charges, complète l’Agence congolaise de presse.

En ce qui concerne le malentendu provoqué par des personnalités qui n’ont pas été suffisamment consultées au préalable mais dont les noms avaient été rendus publics sur les listes des membres, M. Mende indique que la seule liste qui compte, c’est celle qui comportera la signature du candidat du Front Commun pour le Congo et qui sera rendue publique incessamment.

Elections en RDC: un sondage favorable à Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi (UDPS), en 2017 à Kinshasa.
© JOHN WESSELS / AFP

Le sondage a été réalisé du 29 septembre au 15 octobre sur un échantillon de 1179 personnes âgées de 18 ans et plus et réparties dans les 26 provinces du pays. Soit après la publication de la liste des 21 candidats admis à concourir pour la présidentielle. Pour les auteurs du rapport, cette publication « a bouleversé la scène politique congolaise » au profit de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba restent en tête dans la liste des personnalités politiques les plus populaires, selon ce sondage, et une large majorité de personnes interrogées désapprouvent l'invalidation de leurs candidatures. Mais ces deux poids lourds écartés, c'est désormais Félix Tshisekedi qui arriverait en tête des intentions de vote : 36% avec une progression dans l'ouest et le sud-est de la RDC, selon cette enquête d'opinion.

Il est suivi de Vital Kamerhe à 17%, qui consoliderait sa position dans les Kivus et la Province orientale. Le candidat choisi par Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadari arriverait 3e avec 16% des intentions de vote devant Martin Fayulu et Freddy Matungulu.

Dans ce sondage, 76 % des personnes interrogées disent avoir « une bonne opinion » de l'opposition et presque autant - 70 % - se disent favorables à une candidature unique pour cette opposition, soit 13 % de plus qu'en juillet. A en croire ce sondage en revanche, et malgré sa décision de ne pas se représenter, le président Kabila voit sa cote de popularité baisser : 18 % d'opinions favorables contre 21 % en juillet dernier : 57 % des sondés n'approuveraient pas le choix d'Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat, selon cette enquête.

Pour ce qui concerne les législatives, le sondage note là aussi une progression de l'UDPS au détriment notamment du MLC de Jean-Pierre Bemba. Cela pourrait s'expliquer « par le désenchantement de la population qui après avoir été enthousiasmée » par l'acquittement de Jean-Pierre Bemba, « a été déçue par l'invalidation » de sa candidature, analysent les auteurs du sondage.

Méfiance vis-à-vis du processus électoral

Au-delà des intentions de vote, il en ressort une grande méfiance vis-à-vis du processus électoral, notamment vis-à-vis de la commission électorale. Elle persiste au fil des sondages : 64 % des personnes interrogées ne croient pas en la capacité de cette commission à « organiser des élections libres et transparentes ». Quant à son président Corneille Nangaa, sa cote de popularité a considérablement chuté, selon ce sondage : 74 % d'opinion défavorable contre 38 % il y a deux ans.

Objet de doutes également : la machine à voter. Sept personnes interrogées sur dix ne souhaitent pas qu'elle soit utilisée. Presque autant de personnes interrogées souhaiteraient une révision du fichier électoral pour corriger ses irrégularités et notamment la question des personnes enrôlées sans empreintes.

Pour autant, les deux tiers des sondés ne sont pas favorables à un report du scrutin. Ils se disent en revanche prêts à 56 % à participer à une manifestation si les élections sont « retardées » ou « truquées ». C'est 17 % de plus qu'en juillet.

Des sondés qui dans leur majorité ne font pas confiance aux cours et tribunaux pour trancher d'éventuels litiges issus des élections. Une méfiance vis-à-vis du processus électoral qui hypothèque leur vision du futur de la RDC : six sondés sur dix se déclarent pessimistes pour l'avenir du pays pour les cinq prochaines années.

Présidentielle en RDC: un sondage donne l’opposition en tête des intentions de vote

Opération de vote à Lubumbashi, en RDC, novembre 2011.
© AFP PHOTO/PHIL MOORE

Selon ce sondage, si la présidentielle se tenait aujourd'hui, ce seraient les candidats de l'opposition qui auraient le plus de chance d'être élu, avec, comme trio de tête, Moïse Katumbi pour Ensemble, Félix Tshisekedi pour l'UDPS et Jean-Pierre Bemba pour le MLC. Entre 17 et 19% d'intention de vote, ils sont vraiment dans un mouchoir de poche. Une candidature unique de l'opposition autour de Moïse Katumbi pourrait réunir aujourd'hui encore un tiers d'opinions favorables.

C'est évidemment Jean-Pierre Bemba qui connaît la plus forte progression, avec +16% depuis le dernier sondage en novembre 2017. Mais depuis, évidemment, il a été acquitté pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité et remis en liberté provisoire. D'ailleurs sur l'échantillon de 1 154 personnes interrogées dans les 26 provinces du pays, 83% estiment que cet acquittement est une bonne chose, contre 66 % qui pensaient que sa condamnation était injuste lors du sondage d’octobre 2016. Et cette décision n'a pas entaché le soutien des Congolais envers la CPI, avec toujours 68% d'opinion favorable.

9% d’intentions de vote pour Joseph Kabila

Joseph Kabila consulte en ce moment à Kingakati pour trouver un candidat à la majorité. Ce sondage donne une indication pour savoir qui aurait la meilleure chance dans le camp présidentiel. Beaucoup de noms ont été cités : une quarantaine toutes tendances confondues. Et pour la majorité, Joseph Kabila reste celui qui réunit le plus d'intentions de vote, 9% contre 6% lors du dernier sondage. On sait que certains leaders de son parti, le PPRD, avaient fait campagne pour un nouveau mandat du chef de l'Etat, ce qui pourrait expliquer cette progression.

Pour ce qui est des noms de dauphins, les plus souvent cités, mais qui ne se sont jamais déclarés comme candidats, on retrouve le président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, et l'ex-Premier ministre Matata Ponyo, avec 1% des intentions de vote. La femme du chef de l'Etat, Olive Lembe, est créditée, selon ce sondage, de 0,1%.

En toile de fond, et c'est sans doute l'enseignement le plus inquiétant de ce sondage, il apparaît que les Congolais ont de moins en moins confiance dans le processus électoral. Plus de 60% des personnes interrogées n'ont toujours pas confiance en la Céni. Même chose pour les cours et tribunaux chargés de trancher le contentieux électoral. Près de la moitié des personnes interrogées disent aussi que si Joseph Kabila est élu, ils refuseront les résultats des élections. Enfin, la moitié également se disent prêts à manifester en cas de fraude ou de report des scrutins.

Fred Deputation 2018 DRC

La Refondation du Congo est tributaire d’un changement drastique

Le Francophoneplus, 04 novembre 2018

Par Jean Bonsenge

Dans 49 jours (23 décembre) les Congolais seront appelés à élire leurs gouvernants pour un nouveau quinquennat. Les nouveaux gestionnaires des institutions de l’État auront le mandat du peuple souverain pour amener le pays à bon port, en formulant des politiques adéquates et en réalisant des projets, et des programmes capables d’accélérer le développement du pays, qui peine, jusqu’ à ce jour, à décoller tant sur le plan du développement économique que celui du développement humain, dont l’indice se retrouve au bas de l’échelle au niveau universel.  Pour y parvenir il va falloir faire des réformes institutionnelles : justice, finances, sécurité, services publics incluant la santé, l’éducation, le transport en passant par la mise en route des infrastructures de base gage de tout développement. Une réforme en profondeur, qui ne peut se réaliser et être efficace que par un changement, qui se veut cette fois ci, drastique. Cette transformation consistera à couper le cordon ombilical avec les méthodes anciennes de gouvernance gangrenées par la corruption politique, cultiver les valeurs positives, procéder à un assainissement de fond en comble de tout l’appareil étatique, et à l’éradication du statuquo, et ainsi viendra un vent nouveau qui propulsera la RDC dans le concert des nations. Aux électeurs (trices) de la circonscription de Mont Amba, les recherches menées par les politologues sur l’attitude des votants en RDC ont démontré que ceux derniers accordent leurs suffrages à la personne qu’ils connaissent.  Fred a une expérience probante dans l’administration, pour avoir passé plus de deux décennies dans l’administration de la première puissance mondiale comme un haut-cadre, un entrepreneur éprouvé, un homme qui sait communier avec sa base. Élu député, il mettra ses atouts au profit de sa circonscription, de sa ville et de son pays. Ngomo Nsukuta Freddy, candidat à la députation nationale no 187, sous le label du Front Citoyen pour la République, parti politique membre de la plateforme politique Ensemble, avec Moïse Katumbi Chapwe comme autorité morale, mérite votre vote !

 

Militarisation du pays 10 2018

RD Congo : la militarisation de la République en marche

Le Francophoneplus, 30 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

Lundi 29 octobre 2018, le gouvernement de Kinshasa a remis un lot d’engins, de l’armée nationale congolaise, à la CENI pour sa logistique en vue des élections du 23 décembre prochain. Selon l’Agence Congolaise Presse, le lot comprend, entre autres, 150 camions de type Kamaz réceptionnés à Kinshasa, 135 camions à recevoir dans les villes de la partie Est du pays, 171 Pick-Up, 1.800 motos, 1 avion Ilyusin-76, 1 DC-8, 3 Boeings-727, 1 Boeing-737, 2 Antonov 72 adaptés à des pistes d’accès difficile, 1 Boeing-737 passagers, 5 hélicoptères d’une capacité d’une tonne et demie et 2 hélicoptères de supervision. Pour le francophoneplus, la République démocratique du Congo (RDC) avance lentement et sûrement vers l’instauration d’un nouveau type de régime politique : la militarisation de la nation et de son peuple. La défense nationale et la sécurité intérieure, la police et la population constituent les 3 colonnes de ce processus. Classées dans le top 10 des armées, en termes de puissance sur un total de 34 pays sur l’Afrique, par Global FirePower (GFP) à son édition 2018, les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) occupe une place de choix dans le processus de la militarisation de la nation et de son peuple. Une armée qui faisait la fierté du pays dans le régime précédent avait connu une déstructuration au déclin de ce dernier. Les guerres qui se sont suivies l’ont aggravée. Le régime actuel a eu comme mission de doter la république d’une armée Républicaine, forte et dissuasive. Actuellement, les FARDC sont à même de faire preuve de leur capacité de défense contre les ennemis de la République.  Des moyens conséquents y ont été affectés pour y parvenir. Dans les budgets annuels du pays (RDC) la rubrique de la défense nationale et celle de la sécurité de l’État reçoivent la part de lion. Par exemple, dans son budget annuel de 10 milliards de la monnaie locale (Francs congolais), la loi de finances 2017 pour l’exercice 2018, prévoit un total de 218.615 sur les plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés (Annexe XIV). Intérieur et sécurité 172.758. Le site américain GFP indique que le budget de la défense nationale s’évalue à $ 162,000,000. L’accès au database de la SIPRI (Stockholm Peace Research Institute) pourra démontrer un accru d’investissement en armement de la RDC au cours de ces dernières années. Quant à l’armée, la marche d’endurance et activités sportives des militaires et policiers à travers le pays, le 30 juin de l’année en cours, la nomination et promotions à la hiérarchie militaire, le 15 juillet dernier où Célestin Mbala Munsense, Lieutenant-Général, a été nommé par ordonnance présidentielle nouveau Chef État-Major des FARDC succédant ainsi au Général Etumba envoyé en retraite, l’adoption par le Parlement de la RDC d’un accord de coopération militaire et technique avec la Russie en juin dernier sont des indicateurs d’un engagement vers la militarisation. Du côté de la police, elle s’est vue pilotée par un officier militaire de haut rang, nommé le 17 juillet 2017, par le président congolais Joseph Kabila, le Lieutenant-Général Dieudonné Amuli Bahigwa, nouveau Commissaire Général de la Police nationale Congolaise (PNC), en remplacement du Général Charles Bisengimana Rukira. Quant au peuple, l’évasion de plusieurs détenus de la prison centrale de Makala, le 17 mai de l’année dernière et dans d’autres centres pénitentiaires à travers le pays, l’attaque des parquets de Matete et de Kalamu ainsi que du bureau de la police de Mont-Amba en juin de la même année rentrent dans le processus.  Les faits relevés ci-haut constituent les signaux qui ne trompent pas sur la voie de la militarisation de la nation et de son peuple, et aussi un message envoyé aux ennemis de la République.

 

Higgins President Elected 2018

Irlande : Michael D. Higgins réélu président de la République

Le Francophoneplus 28 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

Sans surprise aucune le président sortant Michael D. Higgins a été réélu pour un second septennat. Avec un total de 822 566 voix soit 55,8% de suffrages, Mr. Higgins sociologue, féministe et poète, va conduire le pays vers les jours meilleurs, pour les 7ans avenir : "La présidence n'appartient pas à une seule personne mais au peuple irlandais. "Je serai président de toutes les personnes, de ceux qui ont voté pour moi et de ceux qui n'ont pas voté. "Je suis tellement fier de ce pays, je suis fier d'être un président pour vous tous et avec vous tous, et j'attends avec impatience la joie et l'espoir de tout ce que nous réussirons ensemble." déclaré solennellement dans son allocution d’acceptation, à Dublin Castle ce samedi 27 octobre. Il sied de noter que Mr. Higgins est le premier président à être réélu pour un second mandat depuis Éamon de Valera en 1966. Patrick Hillery et Mary McAleese ont été respectivement réélus sans concours en 1983 et 2004. La grande surprise de cette élection présidentielle c’est le candidat indépendant Peter Casey, il a terminé en seconde position avec 342727. Il a raflé plus de 23% des suffrages au niveau national, avec un écart considérable des autres quatre candidats, sans tenir compte de la controverse envers les gens du voyage pendant la campagne. L’homme d’affaires Seán Gallagher a obtenu 94514 voix soit 6,4%, Liadh Ni Riada, du Sinn Féin est arrivée en troisième place avec 93 987 voix soit 6,3%. Il faut noter que les nombreux partisans de son parti (Sinn Féin) ont donné leurs voix de première préférence au président élu Michael D. Higgins, plutôt qu’à leur candidate, a reconnu Mme McDonald, la présidente du parti. Joan Freeman a obtenu 87908 soit 6% et Gavin Duffy 32198 (2,2%).

 

 

En Irlande, le très populaire président Higgins candidat à sa réélection

Symbole des avancées progressistes qui ont marqué le pays ces dernières années, Michael D. Higgins brigue un second mandat. Verdict après l’élection du 26 octobre.

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Michael D. Higgins « Miggledy » est en tête des sondages à l’élection présidentielle du 26 octobre.

Une célèbre photo en noir et blanc le représente chemise ouverte, crâne dégarni et cheveux au vent, en 1984, à Slane, lors d’un concert de Bob Dylan. Lui, c’est Michael D. Higgins, le président de la République d’Irlande. Ce cliché témoigne de l’aura d’un des hommes politiques les plus populaires du pays.

Elu en 2011, l’ancien patron du Labour brigue aujourd’hui, à 77 ans, un second mandat en vue de l’élection du 26 octobre. Face à lui, cinq adversaires peu connus du public et loin derrière dans les sondages. A contre-courant des vents populistes qui soufflent sur l’Europe, le plus récent le crédite de 70 % d’intention de vote, contre 14 % pour son principal opposant, le businessman Seán Gallagher.

Poète, féministe, intellectuel

Si cette campagne fait peu de bruit à l’étranger c’est que, comparé au chef du gouvernement, Leo Varadkar, de centre droit, le président irlandais a des pouvoirs très limités. « C’est un poste presque uniquement cérémonial », explique le professeur Robert Elgie, spécialisé dans l’étude des systèmes semi-présidentiels. Des cérémonies officielles aux visites à l’étranger, le septuagénaire est en quelque sorte la voix de ses concitoyens. Et ils lui rendent bien.

Excellent orateur, poète, féministe et intellectuel proche du peuple : les qualificatifs pour le désigner, de part et d’autre de l’échiquier politique, sont élogieux. Des peluches à son effigie en passant par de nombreux détournements sur Internet, la figure bienveillante de Michael D. Higgins est partout. « Les présidents sortants ont tendance à être très populaires »,analyse Robert Elgie, qui qualifie la fonction de chef de l’Etat de « monarque républicain » dans un article paru en juillet dernier. « Et s’il est caricaturé dans les médias, c’est de manière sympathique. » En 2005, le groupe de rock The Saw Doctors est même allé jusqu’à lui dédier un morceau alors qu’il était encore député : Michael D rocking in the Dáil.

Cette popularité remonte à son accession au ministère de la culture, en 1993. « Il a acquis une aura certaine à ce moment-là, l’affranchissant de son image d’intellectuel utopiste, explique Alexandra Slaby, maître de conférences à l’université de Caen-Normandie, qui s’est entretenue avec lui à deux reprises. Il a accompli beaucoup pour développer l’offre culturelle irlandaise. »

Défenseur des droits des femmes et LGBT +

Pour l’historienne Mary McAuliffe, sa réélection serait un signal fort alors que le pays s’apprête à commémorer le centenaire d’événements historiques cruciaux, comme la guerre d’indépendance (1919-1921) et la naissance de l’Etat libre d’Irlande, en décembre 1921. « C’est le seul candidat qui a saisi la complexité de notre histoire, plaide celle qui le supporte dans sa campagne. Nous avons besoin de quelqu’un comme lui. »

Dans une Irlande où les avancées progressistes s’enchaînent (mariage pour tous, légalisation
de l’avortement…), celui que l’on surnomme parfois « Miggledy » semble bien à sa place. « Toute sa carrière, il s’est battu pour ceux qui étaient en marge de la société, contre la pauvreté, pour les droits des femmes ou la communauté LGBT + », affirme Mary McAuliffe.

MICHAEL D. HIGGINS « PARLE AVEC LA TÊTE MAIS AUSSI AVEC LE CŒUR », SELON L’UNIVERSITAIRE ANNETTE CLANCY, POUR QUI IL REPRÉSENTE UN HÉRITAGE FORT DU SOCIALISME IRLANDAIS.

Quelques rares critiques pointent tout de même son âge, d’autant qu’il avait promis de ne pas briguer un second mandat. Certains lui reprochent aussi un manque de transparence vis-à-vis des dépenses de sa présidence. « On peut faire mieux en effet, a répondu l’intéressé lors du premier débat de la campagne. Si je suis réélu, je pense qu’il serait utile d’établir un rapport annuel. »

C’est sur cela notamment que l’attaquent ses opposants, surnommés « les trois dragons » : Seán Gallagher, Peter Casey et Gavin Duffy. Une référence à l’émission de télé-réalité « Dragon’s Den », où des entrepreneurs présentent leurs projets en quête de financement et à laquelle ils ont tous les trois participé. « Ils ne sont tout simplement pas qualifiés pour le poste », estime l’universitaire Annette Clancy pour qui, comme pour bon nombre de ses soutiens, Michael D. Higgins « parle, lui, avec la tête mais aussi avec le cœur ». Le président sortant représente aussi, selon elle, un héritage fort du socialisme irlandais, qui, comme en France, est aujourd’hui délaissé.

Lire aussi :   L’impasse politique se prolonge en Irlande

Malgré les limites posées par la Constitution, Robert Elgie estime qu’il pourra « s’exprimer plus ouvertement s’il est réélu, car il n’aura aucun coût électoral à payer ». En attendant, le favori du scrutin semble se placer au-dessus de la mêlée, profitant de sa stature d’homme d’Etat. Le WWNews – l’équivalent irlandais du site parodique Le Gorafi – titrait même il y a quelques semaines : « La campagne de Michael D. Higgins consistera seulement à caresser ses chiens ».

Julien Marsault

Droit à l’avortement en RDC : les médecins s’approprient la mise en application de l’article 14.2 du Protocole de Maputo

 MMC

Kinshasa - Le Conseil supérieur de la magistrature a organisé ce samedi 20 octobre à Kinshasa, un atelier de vulgarisation de l’article 14 alinéa 2 point C de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relative aux droits de la femme (Protocole de Maputo) à l’attention des conseillers nationaux de l’Ordre des médecins.

Une chose est d’obtenir la mise en application juridique de l’article 14, alinéa 2 point C du Protocole de Maputo suite à la publication dans le Journal Officiel, le 19 avril 2018, d’une circulaire du président de la Cour constitutionnelle destinée aux chefs des juridictions et offices des parquets de République. Une autre, la plus importante, est de réussir une meilleure application pratique de cette disposition dans les formations sanitaires.

C’est ainsi qu’avec l’appui technique et financier de Ipas, le Conseil supérieur de la magistrature a vulgarisé l’article 14.2 du Protocole de Maputo le samedi 20 octobre à Pullman Hôtel. Sa cible : le Conseil national de l’Ordre des médecins.

Un débat houleux entre représentants du Conseil supérieur de la magistrature et conseillers nationaux de l’Ordre de médecin a fini par convaincre les uns et les autres de la nécessité de mettre en place des mesures d’accompagnement pour une application sans dérapages de l’article 14.2 du Protocole de Maputo.

« Cet atelier a été d’une importance capitale pour nous. L’Etat a ratifié un Protocole qui a des implications aussi bien sur les patients, sur les médecins et encore plus sur les organes de régulation dont le Conseil national de l’Ordre des médecins. A la veille de la rédaction du projet de modification de nos textes, il était nécessaire d’être éclairé sur le Protocole de Maputo », a déclaré Berthier Nsadi Fuene, président national de l’Ordre des médecins.

Comme d’ailleurs tous les participants, Berthier Nsadi Fuene ne doute pas que les six conditions soulignées dans l’article 14 du Protocole de Maputo pour accorder le droit à l’avortement à une femme sont de « grandes décisions qui peuvent, si elles ne sont pas encadrées, ouvrir la voie à des dérapages ».

La grande contribution des médecins 

« Nous avons été éclairés. Il faut maintenant qu’on puisse intégrer les contours de cet article dans nos projets des dispositions internes en toute responsabilité. Ce sera notre plus grande contribution », a ajouté Berthier Nsadi.

« Les juristes et les médecins doivent s’accorder sur les termes clairs. Nous sommes dans le processus d’élaboration des normes qui doivent encadrer la mise en application du protocole de Maputo », a renchéri Timothée Lunganga, expert du ministère de la Santé, qui a parcouru toutes les péripéties ayant conduit à la mise en application légale du Protocole de Maputo en RDC.

Les conseillers nationaux de l’Ordre des médecins ont sollicité l’intégration des dispositions de l’article 14.2.C du Protocole de Maputo dans le Code pénal pour que les médecins soient relativement à l’aise dans leur exercice.

Il sied de souligner qu’en attendant cette intégration dans le Code pénal, la Constitution stipule, dans son article 215, que « les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celles des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord, de son application par l’autre partie ».

Aucun médecin ne doit donc être poursuivi après avoir appliqué l’avortement conformément à l’article 14.2.C du Protocole de Maputo qui invite les Etats à prendre « toutes les mesures appropriées pour protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ».

Socrate Nsimba/MMC 

Poll Presidential Race 2018 Higgins ahead

Irlande- présidentielle : Michael D. Higgins en tête  

Le Francophoneplus 21 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

Le dernier sondage d’intention de vote sur l’élection présidentielle du 26 octobre suggère que Michael D. Higgins, le président sortant, et candidat à sa propre succession, enregistre une percée significative par rapport aux autres candidats, dans la course à la magistrature suprême. Le Sunday Business Post RED poll a effectué un sondage d’opinions sur 1000 potentiels votants de jeudi 11 octobre au mercredi 17 octobre, et les résultats d’intention de vote confirment la tendance plébiscitée aux jours antérieurs. Selon le sondage, Mr Higgins arrive en tête du peloton avec 68%. Seán Gallagher (Indépendant et homme d’affaires) vient en seconde position avec 12%. La candidate présidente de la République de Sinn Féin Liadh Ní Riada est créditée à 9% . Joan Freeman (Sénatrce et Indépendante) a reçu 6%.   Quant à Gavin Duffy (Indépendant, et homme d’affaires) et Peter Casey (Sénateur, Indépendant et homme d’affaires), ils ont respectivement obtenu 3% et 2%. Il sied de noter que Mr Casey a été au centre d’une controverse née à la suite de ses propos envers les travellers (les gens du voyage), une communauté minoritaire en Irlande. Selon lui les gens du voyage ne devraient pas refuser les logements sociaux au profit des campings. Cette controverse n’a pas affecté son score.

 

Dr MKG

Prix Nobel de la Paix 2018 : Dr Mukwege parmi les lauréats, sentiment mitigé

Le Francophoneplus 18 octobre 2018
Par Jean Bonsenge

Le 05 octobre, le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné au Congolais Dr Mukwege et à l’Iraquienne Nadia Murad (ex-esclave sexuelle), par l’Académie Suédoise. En ce qui concerne le gynécologue Dr Dénis Mukwege, il se dégage un sentiment de fierté couplé de celui de morosité. Un sentiment de fierté par le fait qu’il est le tout premier Congolais à être décerné ce prix prestigieux. Il est aussi le tout premier Africain de notre ère d’être le lauréat dans son domaine d’attribution, unique en son genre, de réparer les femmes victimes de violences sexuelles, utilisées comme arme de guerre par les seigneurs de guerre à la partie Est de son pays, la RDC. En dépit de multiples menaces pour sa vie, il n’a cessé d’administrer les soins holistiques à ses patientes à l’hôpital Panzi, dont il est le fondateur, au Sud-Kivu, en RDC. Cette consécration à double portée, nationale et planétaire, constitue un plus dans la lutte contre les violences sexuelles faites à la femme en général et celles perpétrées en temps de conflits en particulier. Un atout supplémentaire à tous les mouvements féministes qui luttent contre les violences sexuelles à l’instar de # Me Too, Time’s Up, #BalanceTonPorc, tous nés de la 4ème vague féministe. La libération de la parole déclenchée par l’affaire Harvey Weinstein, l’ex-producteur Américain sur diverses allégations de harcèlement sexuels l’année dernière, un an, jour pour jour, trouve ici un support de taille. Car cette libération de la parole met le bourreau à nu et entame ainsi la délivrance de la femme violée, harcelée, abusée et celle dont est atteinte son intégrité physique. En plus le prix Noble à Mr Mukwege est un plus sur la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui recommande aux États membre l’égalité, la paix et la sécurité pour les femmes en temps des conflits adoptée le 31.10.2000 et lancée en RDC le 19 septembre 2007. De l’ autre côté ce prix Nobel décerné au Dr Mukwege distille aussi un sentiment de morosité, car son engagement à offrir les soins gynéco-obstétriques remonte dans les années quatre-vingt-dix, et déjà à cette époque, il avait sonné la sonnette d’alarme, et plus particulièrement au moment où la destruction des femmes dans leur intimité commençait à prendre de l’ampleur, rien de concret n’a été fait surtout de la part de la communauté internationale, « au début je pensais que c’est une barbarie passagère, mais, malheureusement ça s’est confirmée que c’était devenue une façon de faire. A-t-il déclaré en 2013 sur France 24. « Il y a des gens qui veulent s’enrichir du coltan, de la cassitérite, et de l’or du Congo et donc pour avoir ces minerais il faut qu’ils tuent, qu’ils violent, qu’ils détruisent les femmes. Quand je dis la souffrance a atteint des limites inhumaines, je ne vois pas quelqu’un qui est humain que ce discours peut déranger » a -t-il renchéri. Il sied de rappeler qu’à l’époque de la colonisation du Congo c’est l’amputation des mains des indigènes Congolais qui était la règle pour accroître la production du caoutchouc. 58 ans après l’indépendance du Congo c’est la destruction de la femme dans son intimité par les seigneurs de guerres qui est devenue la voie par excellence pour avoir accès aux minerais que regorgent le pays. C’est de cette manière que s’estompe la fierté du prix Nobel de la paix 2018 décerné au Docteur Mukwege. Le prix Nobel de la paix a été créé au nom d’Alfred Nobel, un scientifique qui accordait un intérêt particulier à la Chimie et à la Physique, aussi à la littérature et aux langues. Né à Stockholm en Suède en 1833, il est mort le 10 décembre 1896 en San Remo, en Italie. Nobel est connu pour avoir inventé la dynamite en 1867. Le premier prix Nobel de la paix a été décerné en 1901 soit 5ans après sa mort.

La Rwandaise Louise Mushikiwabo élue à la tête de la Francophonie

 

Louise Mushikiwabo : une Rwandaise élue présidente de la Francophonie le 12 ;octobre 2018

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Publié le 12/10/2018 à 14H23

Louise Mushikiwabo : une Rwandaise élue présidente de la Francophonie le 12 ;octobre 2018

 © Ludovic MARIN / AFP

La ministre des Affaires étrangères du Rwanda Louise Mushikiwabo, 57 ans, a été élue vendredi présidente de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre du Sommet de la Francophonie d’Erevan, en Arménie, malgré l'image controversée de son pays en termes de défense des droits de l'Homme.

Meeting de l' Opposition 29 sep 2018

RD Congo-présidentielle : l’opposition se serre les coudes, mais pas de fumée blanche sur le nom du candidat commun de l’opposition

Le Francophoneplus 02 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

L’opposition politique en RD Congo a organisé un meeting à l’esplanade du Boulevard Triomphal à Kinshasa, le 29 septembre. Les leaders des partis politiques ont rehaussé de leur présence devant des centaines de milliers de sympathisants.  Les quatre candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain étaient présents :  Félix Tshisekedi de l’UDPS, Martin Fayulu de l’ECiDé, Freddy Matungulu du Congo Na Biso, et Vital Kamerhe de l’UNC. Jean-Pierre Bemba du MLC et Moïse Katumbi de l’Ensemble sont intervenus par vidéo conférence au cours du meeting ( lire la suite sur la rubrique Politique)

Marie Le Pen

Marine Le Pen : la justice lui ordonne de se soumettre à un examen psychiatrique

Le Francophoneplus 28 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Le Tribunal de grande instance de Nanterre ordonne à Marie Le Pen de se soumettre à un examen psychiatrique avant sa comparution. La présidente du Front National qui s’est métamorphosé en Rassemblement national est mise en examen par la justice française pour avoir poster sur son compte Twitter les images choquantes et violentes d’exécutions sommaires par l’État Islamique en 2015. Elle s’alarme et n’obtempère pas à la décision du Tribunal :"Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweet, la 'justice' me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?"

SF PC

Irlande-présidentielle : Sinn Féin entame la campagne

Le Francophoneplus 18 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

La Députée européenne, Liadh Ní Riada, a été choisie, le 16 septembre, par Sinn Féin, sa formation politique, comme candidate au scrutin présidentiel du 26 octobre prochain. L’équipe de campagne de la candidate, dont fait partie le Conseiller Edmond Lukusa,...(lire la suite sur la rubrique Politique ).

Candidate a la PR 2018 Mj Ifoku

RD Congo-présidentielle : Ifoku Marie Josée « j’ai beaucoup d’avantages à me présenter comme femme »

Le Francophoneplus 14 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

La Candidate Présidente de la République, Madame Ifoku Marie Josée, est montée au créneau pour fustiger l’attitude de la CENI qui l’avait déboutée en premier lieu pour faute de nationalité d’origine concernant sa candidature, alors que selon elle, son dossier était complet. Elle remercie les juges de la Cour constitutionnelle pour avoir dit le droit et l’ont réhabilitée dans ses droits... (lire la suite sur la rubrique Tout sur le Genre).

His E Mr Trump

Irlande: visite officielle Donald Trump

Le Francophoneplus 1er septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Le président des Etats-Unis d’Amérique effectuera une visite officielle de deux jours en Irlande le 12 novembre prochain. En provenance de Paris après sa participation à la commémoration du centenaire de l’Armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale de 1914-1918, l’homme fort du pays de l’oncle Sam va s’entretenir avec les autorités du pays, le président de la République Michael D Higgins et le premier Ministre Léo Varadkar. Le chef du gouvernement irlandais salue la visite de Mr Trump :

LFP CC 2018

RD Congo : une cour constitutionnelle pour quelle jurisprudence ?

LE FRANCOPHONEPLUS 31 août 2018
Par Jean Bonsenge

Tous les candidats provisoirement déboutés à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain par la CENI ont introduit leurs recours à la cour constitutionnelle conformément à la loi électorale en vigueur pour renverser la décision prise par la Commission. La CENI a procédé à la publication de la liste provisoire des candidats présidents de la République le 24 août.

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RD Congo-Présidentielle 2018 : Bemba, Muzito, Badibanga, Gizenga et autres hors course

Le Francophoneplus 27 août 2018
Par Jean Bonsenge

La CENI a publié ce vendredi 24 août la liste provisoire des candidats en lice pour les élections présidentielle et législatives du 23 décembre 2018.

Processus électoral : « pressions » sur Marie-Josée Ifoku pour un désistement en faveur d’Emmanuel Shadary

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Candidate à la présidentielle du 23 décembre 2018, Marie-Josée Ifoku dit être sujette à des pressions de tout genre pour qu’elle désiste en faveur d’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du Front commun pour le Congo (FCC).

Dans une déclaration faite le mardi 16 octobre dans un média privé émettant à Kinshasa, Marie-Josée Ifoku a indiqué qu’elle ne cédera pas à ce genre de pressions sur sa personne et qu'elle est prête à aller jusqu’au bout...


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

Enquête sur les assistants parlementaires frontistes : Marine Le Pen de nouveau convoquée

L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.

Marine Le Pen, Louis Aliot et Florian Philippot, en décembre 2015 au Parlement européen de Bruxelles.

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Presidential Palace 2018

Irlande : une activiste au palais présidentiel

Le Francophoneplus 24 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Une activiste qui milite contre la politique du logement du gouvernement irlandais a fait intrusion dans le palais présidentiel, et a réussi à aller jusqu’au bureau du président de la République Michael D Higgins, vendredi 21 septembre. En face du chef de l’État, l’activiste l' interpelle sur la crise du logement qui sévie à travers le pays et plus particulièrement à la capitale, Dublin, avant d’être évacuée par les agents de la garde présidentielle, qui ont été, d’ailleurs, mis en cause pour cet incident...(lire la suite sur la rubrique Politique).

Minaku et Kengo 2018

RD Congo : l’heure des adieux a sonné

Le Francophoneplus 17 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Joseph Kabila, le chef de l’Etat congolais avait fait ses adieux au peuple Congolais lors de son allocution sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès, le 19 juillet 2018 (…lire la suite sur la rubrique Politique).

Mayor of Galway 2018

Irlande: les inciviques, ils en existent partout

Le Francophoneplus 14 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Cllr Niall McNelis, bourgmestre de la ville de Galway a reçu un coup de poing sur la mâchoire vendredi 07 septembre dans la soirée alors qu’il tentait de restreindre un incivique qui agressait sa compagne en public. Il revenait d’une réunion lorsque l’altercation a eu lieu...

China's President Xi Jinping (front) gives a speech during the opening ceremony of the Forum on China-Africa Cooperation at the Great Hall of the People in Beijing on September 3, 2018.
President Xi Jinping told African leaders on September 3 that China's investments on the continent have "no political strings attached", pledging $60 billion in new development financing, even as Beijing is increasingly criticised over its debt-heavy projects abroad. / AFP PHOTO / POOL / MADOKA IKEGAMI

La Chine s’éloigne de la RDC

Le Francophoneplus 06 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Du 3 au 4 septembre plusieurs chefs d’État Africains et leurs conjoints ont eu l’honneur d’être accueillis à Pékin par leur homologue chinois Xi Jinping dans le cadre du 7e Forum sur la Coopération Sino-africaine (Focac). Pour des raisons non encore élucidées, les chefs d’État du Swaziland et de la RDC n’ont pas effectué le déplacement de Pékin, pour assister à ce 3e Sommet. D’autres sources épiloguent sur des petits malaises diplomatiques concernant la République démocratique du Congo, qui s’est contentée d’envoyer un délégué.

Mbandaka

RD Congo : l’insécurité bat son plein à Mbandaka (Equateur)

Le Francophoneplus 2 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Dans une ville où l’électrification est quasi-inexistante depuis des décennies, les inciviques communément appelés, dans la langue locale, « Kuluna »,

Le Pape demande PARDON

Irlande : la visite papale se termine sur fond de rémission

Le Francophoneplus 28 août 2018
Par Jean Bonsenge
Pape François a effectué une visite de 2 jours en Irlande pour officier World Meeting of Families Conference 2018. Des milliers de personnes venues de partout ont assisté à la messe papale à Phoenix Park, à Dublin, dimanche 26 août.

FCC 2018

RD Congo : la véracité juridique à l’épreuve

LE FRANCOPHONEPLUS 07 aout 2018

Par Jean Bonsenge

Constitution, Accord de la Saint Sylvestre, et Charte Constitutive du FCC sont les trois textes juridiques sur lesquels les politiques congolais s’appuient pour légitimer leurs actions et décisions. A moins de 48 heures, sauf prolongement de la part de la CENI, de la date butoir du 08 août pour le dépôt des candidatures de la...

Assistants parlementaires : Marine Le Pen mise en examen pour « détournement de fonds publics »

Les juges d’instruction ont aggravé, vendredi, la mise en examen de la présidente du RN. Dans ce dossier, quatorze mises en examen ont été ordonnées par les magistrats.

Marine Le Pen, le 8 octobre.

LE MONDE |  • Mis à jour le 

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Les juges d’instruction ont aggravé, vendredi 12 octobre, la mise en examen de Marine Le Pen, requalifiée en « détournement de fonds publics » dans l’affaire dite « des assistants parlementaires du Front national » (devenu Rassemblement national), a déclaré la présidente du RN à l’Agence France-Presse (AFP). Convoquée vendredi par les juges, Marine Le Pen, précédemment mise en examen pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance », est ressortie du tribunal en fin de matinée.
ICC JPB 18

Dossier Jean-Pierre Bemba, la CPI entérine la décision de la chambre d’instance

Le Francophoneplus 19 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance de la CPI avait condamné Jean-Pierre Bemba, de 12 mois d’incarcération et une amende de 300.000 euros pour subornation de témoins. Cette décision est maintenue par la même Chambre...( lire la suite sur la rubrique Politique)

Statement Festival 2018

Suède : Statement, un festival où les hommes sont personae non gratae

Le Francophoneplus 17 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

La comédienne Emma Knyckare et ses co-équipiers ont organisé du 31 août au 1e septembre 2018 à Gothenburg un festival où les hommes sont indésirables...(…lire la suite sur la rubrique Tout sur le Genre)

SWilliams 2018

Serena Williams perd la finale de US Open sur fond d’ire

Le Francophoneplus 14 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Serena Williams a perdu la finale de US Open le samedi, 08 septembre. Elle n’a pas bien digéré la défaite à cause d’erreurs d’arbitrage. Elle s’en est prise contre l’arbitre de chaise Carlos Ramos au cours du match...

Candidate a la PR 2018 Mj Ifoku

RD Congo-présidentielle : soutien tous azimuts à la seule candidature féminine à la magistrature suprême

Le Francophoneplus, 04 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Réhabilitée dans ses droits par la Cour constitutionnelle Madame Ifoku Marie Josée est la seule femme qui a osé briguer un mandat à la plus haute fonction de l’État. Elle figure désormais sur la liste définitive des candidats présidents de la République pour le scrutin présidentiel de décembre 2018 dont la publication par la CENI aura lieu le 19 septembre.

Minister For Housing Ireland

Irlande : une motion de censure en perspective contre le ministre Eoghan Murphy

Le Francophoneplus 03 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Sinn Féin peaufine une motion de censure contre Eoghan Murphy, ministre de l’Habitat (Minister for Housing). La motion sera accompagnée d’une autre contre la proposition de fermeture de 159 bureaux de poste dans les milieux ruraux par le gouvernement de Leo Varadkar, premier ministre de l’Irlande.

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RD Congo: Institut Confucius chinois voit le jour en RDC

Le Francophoneplus 29 août 2018
Par Jean Bonsenge
Wang Tongqing et Aggée Matembo Ntoto respectivement ambassadeur de la République Populaire de Chine en RDC et vice-ministre des Affaires étrangères et intégration régionale de la RDC ont procédé mercredi 22 août courant à l’inauguration du premier Institut Confucius en RDC dans l’enceinte de l’Académie diplomatique congolaise au salon rouge du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa Gombe. La mission primordiale de cet institut est l’apprentissage de la langue chinoise et l’échange culturel. C’est depuis 2004 que la République Populaire de Chine a pris l’initiative d’implanter des Instituts Confucius dans beaucoup de villes à travers le monde en vue de dispenser des cours de chinois et d’accélérer les échanges culturels.

JP Bemba Sénateur

RD Congo: Jean Pierre Bemba, come-back politique réussi

LE FRANCOPHONEPLUS 07 AOUT 2018

Par Jean Bonsenge

Le Sénateur Jean-Pierre Bemba est de retour à Bruxelles, la capitale du Royaume de Belgique, dimanche 05 août, après avoir effectué, avec succès, un come-back politique en RD Congo. Retour solennel à ...

RD Congo : Kabila prend de court les détracteurs de la politique comparée

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LE FRANCOPHONEPLUS 18 AOUT 2018 Par Jean Bonsenge

La RD Congo n’est pas le Rwanda, ni le Congo Brazzaville, ni moins le Burundi où les chefs d’Etat ont brigué un troisième mandat après révision constitutionnelle. La RD Congo a pris l’option de...

RD Congo : Jean-Pierre Bemba à Kinshasa

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LE FRANCOPHONEPLUS 01 AOUT 2018

Par Jean Bonsenge

Le sénateur Jean-Pierre Bemba est arrivé à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) comme attendu, ce mercredi 1er août 2018. Ses militants et la population kinoise lui ont réservé un accueil très chaleureux, en dépit de l’intervention de la PNC (Police nationale Congolaise) qui a fait usage des gaz lacrymogènes vers la foule pour dégager la voie et assurer ainsi la sécurité de l’ancien vice-président de la République. Son come-back politique doit maintenant se...

Le sénateur JP Bemba

RD Congo : le retour de Jean-Pierre Bemba décalé

LE FRANCOPHONEPLUS, 30 JUILLET 2018
Par Jean Bonsenge

Le sénateur Jean-Pierre Bemba devait retourner dans son pays natal, la République démocratique du Congo (RDC) ce lundi, 30 juillet via le Nord-Ubangi. A Gemena, sa circonscription électorale, ses militants se préparaient de lui réserver un accueil très chaleureux. Il était aussi prévu qu’il rende hommage, à titre posthume, à son feu père Jeannot Bemba Saolona, décédé en 2009 alors qu’il était qu’en un an de son incarcération par la CPI à la Haye. Tout vient d’être...

RD Congo : Xi Jinping passe juste à côté de Kinshasa

Chinese President Xi Jinping (C) inspects a guard of honour, accompanied by Rwandan President Paul Kagame (L), upon his arrival at the Urugwiru State house in Kigali on July 23, 2018 during a two-day state visit in Rwanda. / AFP PHOTO / SIMON MAINA
LE FRANCOPHONEPLUS, 30 JUILLET 2018
Par Jean Bonsenge

Le président chinois Xi Jinping a effectué sa 4e tournée africaine en passant par Dakar, Kigali, Johannesburg et Port-Louis. Après la mise en route d’un programme ambitieux de développement économique du continent sous les clauses gagnant-gagnant, cette fois ci, l’homme fort de l’empire du milieu a consacré son mini-périple africain sur le développement de son leadership politique et stratégique. Quelques projets de coopération ont vu le jour. La modernisation d’hôpitaux au Rwanda, et construction d’une...

La RD Congo se recoquille sur sa souveraineté et son émancipation

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LE FRANCOPHONEPLUS  23  juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Le 19 juillet 2018, Joseph Kabila, Chef de l’État de la République démocratique du Congo (RDC), s’est adressé aux...

RD Congo : la subjectivité politique en panne

Partis pol RDC
Le Francophoneplus le 16  juillet 2018 Par Jean Bonsenge

Dépourvues d’idéologies politiques, les formations politiques en République démocratique du Congo (RDC) ont tendance à se liguer en plateformes politiques ou agglomérations politiques en vue de...

GCS 2

Apprendre le chinois ( HOGSKOLAN DALARNA)

Handout 1

自我介绍 (第一部分)

tóng xué men hăo wŏ xìng lĭ wŏ de míng zì shì chóng 同 学 们 好 ! 我 姓 李 , 我 的 名 字 是 崇 huì wŏ méi yŏu yīng wén míng zì 慧 。 我 没 有 英 文 名 字 。

 

 

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